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CH1218
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4,0
Publiée le 15 janvier 2022
La lenteur du film devrait malheureusement en débouter beaucoup et les faire passer à côté du film. Western de façade se déroulant dans un ranch du Montana, propriété de deux frères aux caractères opposés, l’histoire se veut une étude à la fois freudienne et toxique de la masculinité. Entièrement tourné en Nouvelle-Zélande, « The Power of the Dog » est magnifiquement mise en images par Jane Campion et peut être vu comme un thriller psychologique et crépusculaire. A la limite parfois d’en faire trop, Benedith Cumberbatch est réellement saisissant dans la peau d’un homme torturé, spoiler: refoulant son orientation sexuelle derrière sa dureté et sa colère. Jesse Plemont et Kodi Smit-McPhee sont très convaincants alors que Kirsten Dunst, affichant une tristesse permanente, aurait mérité un rôle plus fouillé.
Les images sont d'une beauté époustouflante, Benedict Cumberbatch est magnétique de toxicité, le reste du casting est magnifique, cette tension sourde et ce climat homoérotique sont saisissants mais les silences sont pesants et le film amène l'ennui. Dommage car il y a tant de belles choses.
Au tout début du générique de "The power of the dog", une voix off nous dit « Je ne désirais que le bonheur de ma mère. Quel homme serais-je si je n’aidais pas ma mère. Si je ne la sauvais pas ». Tout est dit dans cette courte introduction. Le film peut commencer et nous raconter l’histoire. Deux frères aux caractères opposés et à la manière de vivre différente, une veuve et son fils seront les personnages principaux de ce drame psychologique sur fond d’homosexualité latente et refoulée. Mise en scène, photographie, cadrage, musique et interprétation font un tout pour un résultat hypnotique et fascinant. Dans une lenteur assumée. Faux western, mais vrai film de cow-boys, "The power of the dog" est un film d’une très grande maitrise. Un must si l'on aime le cinema de Jane Campion.
Pas un navet mais bien trop lent pour être même moyen. Malheureusement, ce film passe à côté de son sujet alors qu'il est d'une remarquable intelligence mais trop sous-exploitée pour nous surprendre...
"The Power of the Dog" a pour atout principal l'atmosphère pesante qu'instaure J.Campion tout au long de ce film. Alors que l'histoire multiplie toutes sortes de directions (drame familial vécu entre une mère veuve et son fils, relations contrariées entre deux frères, rivalités dans une famille recomposée, la masculinité différente ou le refoulement de sentiments...), la réalisatrice prend le temps de dérouler son scénario en jouant de mystères et non-dits avec un certain minimalisme pour renforcer le ressentiment. Il en ressort une trame à l'ambiance lourde où l'interprétation collégiale apporte énormément aux personnages sublimement incarnés. Ce faux western renforce ce contraste entre le symbole d'une virilité évidente de façade (l'image du cowboy) et le fort intérieur des sentiments contraires à une idéologie masculine évidente. Mais, soyons honnête: malgré l'indulgence qu'on peut porter au joli travail de J.Campion (dans ce film ou sur l'ensemble de sa filmographie) comme à sa facilité et son efficacité à décrire des personnages à la sensibilité forte mais retenue, on regrettera cette maladresse gênante à faire évoluer son personnage de Phil et ses sentiments contrariés par un trop voyant et trop rapide grand écart. Alors que tous les détails de ce film sont faits de nuances, que le rythme est plutôt lent, le sujet de la virilité du personnage de Phil et à ses amours refoulés saute des étapes qu'on aurait préférées plus progressives. On ne doute pas de la sincérité des sentiments, mais de la crédibilité maladroite et abrupte qui nous y amène. Et ce n'est pas de la responsabilité de B.Cumberbatch qui est parfait dans son rôle. C'est dommage, car le film aurait pu être un sommet, comme un lointain cousin d'un "Brokeback Mountain".
"The Power of the Dog" est un anti-western pertinent qui traite les thèmes de l'éthique et de l'homosexualité avec délicatesse et justesse. On aurait toutefois aimé plus d'originalité dans la mise en scène de Jane Campion.
La réalisation très maîtrisée et la performance de Benedict Cumberbatch donne de l’intérêt au film , ça manque un peu de rythme et d’action pour un western
Je suis tombé sur ce film par hasard et je n'en ressort pas indemne. Je m'attendais un film de cow-boys classique et sans subtilité. Grosse surprise. Des personnages construits, névrosés et à la psychologie complexe. Le film nous enfonce dans un doute perpétuel. Le poids de la mort se fait sentir, mais impossible de l'appréhender. Les scènes débordent d'informations et de réalismes. Un deuxième visionnage doit sûrement permettre de mieux lire plus clairement la vraie nature des personnages. J'ai compris au dernier instant d'où venait ce sentiment de danger. XD Je ne pensais pas accrocher à ce genre de film, mais je suis resté fasciné du début à la fin. Étonnant qu'un film comme celui-ci sorte sur Netflix.
Mon avis pour une personne n'ayant pas lu le livre dont le film est inspiré, ni vu beaucoup de Western, est assez mitigé (et à prendre avec des pincettes). La prestation de Benedict Cumberbatch est exceptionnellement bonne, mais je trouve l'intrigue plutôt longue et calme, et la fin sans vrai saveur. Néanmoins je ne saurais dire pourquoi, je ne l'ai pas trouvé si mauvais, malgré que j'ai piqué du nez, d’où ma note de 3 étoiles.
Film esthétiquement très beau sur les décors, costumes, la photo. L'histoire en elle-même est bien et intéressante mais souffre de manques. Jesse Simons n'est pas un acteur très expressif, et n'aide pas à ressentir le peu de choses qui puisse transpirer de cette histoire assez froide et austère. Cela fait parti du décor, mais la tendance au vide est ici plutôt dommageable.
Je ne suis pas et très loin de la un inconditionnel de cette réalisatrice mais il faut bien constater que ce film est réussi. Certe le rythme est lent mais l atmosphère étouffante de la vie de ce fermier renfermé est assez hypnotique. L histoire prend son sens dans la deuxième partie et le rapport entre lui et le fils de la femme de son frère monte jusqu'au final . Étonnant et surprenant.
J. Campion filme une histoire plutôt charnelle & minérale, avec plein de matière mais aussi des sentiments qu'il faut savoir trouver. Un peu comme un P. T. Anderson aime le faire. Netflix aussi peut produire de bon films
Les plans sin bien composés, la lumière est magnifique, les acteurs sont bons. Mais que c'est convenu et peu palpitant en terme de scenario.Et finir sur un petit twist machiavélique est peu heureux. Le piédestal commence à être un handicap pour Jane Campion.