Le film débute en mettant vite les pieds dans le plat : Maria Grayson est une femme "prête à tout" pour réussir, une ambitieuse aux dents longues et affûtées comme des rasoirs s'il le faut, comme une pelle de bulldozer si c'est nécessaire. Si impitoyable, si coeur de pierre, sans pitié, si froide, qu'on ne peut jamais s'attacher à elle. Ainsi, lorsqu'elle se retrouve à lutter contre la mafia, à se battre pour son bout de gras contre le parrain russe, on espère bien qu'ils vont faire payer cette femme qui n'a strictement rien pour elle. Ainsi elle est si impitoyable et froide qu'elle n'a jamais peur de la mafia, sorte de femme dénuée de sentiment et d'émotion, une dure à cuire en tailleur et talon aiguille en un plan elle fait passer ces mafieux pour des enfants de coeur. Par là même, on nous explique tout de même que ce clan mafieux a fait montre d'une redoutable efficacité depuis plus de 40 ans, mais ils sont assez couillons pour tenter un enlèvement en plein jour façon bourrin, assez stupides pour rouler avec une voiture en règle avec plaque et adresse !?! Dommage... Site : Selenie
Marla est spécialisée dans l’arnaque au troisième âge. Elle parvient régulièrement à isoler des retraités fortunés en maison de repos, et à se faire nommer tutrice légale afin de jouir de tous leurs biens. Une combine aussi immorale qu’efficace, et un excellent point de départ pour ce film qui critique les dérives du capitalisme et du « géronto-business ». Cependant, « I Care a Lot » pose lui-même de nombreux pièges qu’il ne parvient pas à éviter. En premier lieu, les situations sont vraiment très grossières et parfois tirées par les cheveux, si bien que l’on a du mal à adhérer à l’histoire. Par exemple, Marla bénéficie visiblement systématiquement de la complicité d’un médecin pourri, d’une andouille de juge, et d’un directeur peu scrupuleux de maison de retraite (et de son personnel), sans que le scandale ne soit remonté ni que les interlocuteurs changent, malgré la foule de cas qu’elle a arnaquée. Ou encore spoiler: Marla qui dispose miraculeusement, à la fin du film, de tasers et de produits médicaux qui lui permettent de venir à bout, sans sourciller, de criminels endurcis… Ou Marla qui devient tutrice d’un gangster sans papier en deux minutes chrono, sans que personne ne lui ait demandé son identité… L’autre problème majeur est la protagoniste. Rosamund Pike excelle dans ce rôle de femme froide, sans empathie, déterminée et arriviste, sorte de variante de son personnage de « Gone Girl » (et raison pour laquelle elle a été embauchée ?). Mais le souci est qu’elle est rapidement très antipathique, et que le récit est centrée sur elle. Difficile en conséquence de s’impliquer émotionnellement dans l’intrigue, ou dans des rebondissements où l’on a qu’une seule envie : qu’elle échoue et qu’elle en prenne plein la figure ! Enfin, le film semble hésiter dans son ton. Défini comme une « black comedy », il mélange des éléments de thriller à peu près sérieux, avec des éléments satiriques forcés sur le système américain lié à la vieillesse. Mais il ne semble pas savoir sur quel pied danser, les passages sérieux n’étant jamais vraiment inquiétants, et les éléments satiriques jamais vraiment drôles. Bref, beaucoup de ratés, non compensés par une mise en scène anecdotique. Reste tout de même, face à Rosamund Pike, un Peter Dinklage très convaincant. Et un sous-texte presque féministe qui contient des éléments intéressants ou originaux, tels qu’un couple de protagoniste lesbiens (pas si fréquent au cinéma) qui s’oppose essentiellement à des hommes.
Un film qui oscille entre satire et farce, critique sociale et policier. Cela fait beaucoup et trop compliqué. On ne sait plus trop comment aborder le scénario . La volonté de se moquer des tuteurs de personnes fragiles étaient louables, mais le film part dans tous le sens. On ne croit pas à l’intrigue , les mafieux russes sont ridicules et se laissent berner par deux JF en talons aiguilles. Le film vaut surtout par la très bonne interprétation de Rosamund Pike , impeccable ,machiavélique , redoutable ,et charmeuse. Mais le scénario , trop light , trop simpliste, nous lasse très vite.
Soit Rosamund Pike aime qu'on la déteste, soit elle est malheureusement cantonnée malgré elle aux rôles de psychopathe en puissance. Dans tous les cas, on la retrouve ici quasiment comme on l'avait laissée dans Gone Girl. C'est à dire détestable à souhait notamment. Pour autant dans Gone Girl, l'intrigue était absolument palpitante, du coup même avec des personnages plus ou moins antipathiques, on restait focus. Et c'est là tout le problème de I Care A Lot, les personnages sont tous absolument ignobles, impossible donc de s'attacher à qui que ce soit, mais en outre le scénario abracadabrantesque et truffé d'incohérences finit par agacer plutôt qu'autre chose, voire à faire rire. Pour autant on a de l'émotion, négative certes puisque l'on s'indigne du début à la fin mais ça fait réagir et puis la bande originale est superbe, rappelant également Gone Girl au passage. Ça se laisse suivre au final mais l'ensemble est tout de même très agaçant et très tiré par les cheveux malgré de solides interprétations. La toute fin, quoique bien amorale également, remet tout de même un peu de baume au cœur. Très partagé sur ce métrage.
Une satire du monde moderne, il y a les proies et les prédateurs ou comment s'enrichir au dépens des plus faibles. Un scénario plutôt astucieux pour un thriller prenant et dont le dénouement est un vrai contre-pied. R. Pike est délicieusement détestable en escroqueuse très organisée, qui ne recule devant rien face à l'appât du gain même s'il y a toujours un prix à payer!
Une bonne surprise que ce thriller machiavélique doté d'un scénario original et bien travaillé !! C'est vachement malsain par moment et quelque surprises viennent nous surprendre !! Rosamund Pike joue super bien en incarnant un personnage sans scrupules, très détestable !! A noter un final réussi et juste !!
Rosamund pike est parfaite pour ce rôle, mais Gone Girl est encore bien mieux ! Le scénario est assez simpliste au final, la bande son est pas hyper bien choisi et rien y ressort de marquant. Ça reste un bon divertissement mais pas un énorme film quand même !
Voici un film qui joue sur l’esbroufe, mais qui ne fait illusion que lors d'un premier quart d'heure intriguant. Ensuite c'est zéro ou presque : pirouettes scénaristiques invraisemblables, personnages secondaires insignifiants, mise en scène faiblarde. Et malgré les noms à l'affiche, les acteurs ne sont pas brillants...
Amoralement votre, Rosamund pike s'en donne à coeur joie dans son rôle d'escroc ayant appaté un trop gros poisson pour elle, le film aurait gagné à être encore plus irrespectueux et dévastateur, 'n'est pas les frères Coen qui veut),
Production Netflix dans toute sa démesure. Usant de tous les effets possibles d'habillage pour faire matière autour d'un scénario inepte. Produit en plastique recyclé. Mais au delà de la nullité de fond comme de forme, le film est proprement insupportable à regarder pour son "immoralité" de pacotille, car clairement de marketing puisque finalement non assumée, et pourtant subie pendant deux heures (et c'est une torture).
Bon film sans être un chef d'œuvre. Le début et le milieu du film sont très bien par contre la fin est incohérente, spoiler: pourquoi le fils s'associe à celle qui a fait vivre à sa mère un enfer, ça ne tient pas debout.
Une fois de plus on est dans le délire avec 2 lesbiennes qui triomphent de la mafia russe à elles toutes seules, la cupidité à l'américaine et à une fin bien mérité.
Rosamund Pike est encore une fois parfaite dans le rôle de cette femme qui escroque des personnes âgées riches en les faisant déclarer incapables de gérer leur fortune et leur vie. Le choix de Peter Dinklage est plus discutable, parce qu'en tant que patron de la mafia russe, on se demande comment il réussit à maintenir une réelle pression sur les personnes avec lesquelles il travaille. Pour le reste, les péripéties fonctionnent bien, le film réussit à être drôle par moments et à nous tenir en alerte de manière générale. Je ne comprends pas l'acharnement sur ce film, que certains prennent un peu trop au sérieux alors que tout est fait pour le décrédibiliser. A la base, je pensais que c'était inspiré d'une histoire vraie et franchement à l'image de "Fargo"… ça pourrait. Avez-vous vu "Le loup de Wall Street", "War Dogs" ? On vit dans un monde complètement fou où les gens sont prêts à faire les pires choses pour s'enrichir et j'ai beau avoir un proche dans une situation qui en ferait une victime de ce genre d'individus, j'ai quand même été sensible au personnage.