Shrek
Note moyenne
4,2
77511 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

666 critiques spectateurs

5
230 critiques
4
304 critiques
3
84 critiques
2
32 critiques
1
11 critiques
0
5 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Shiwamada
Shiwamada

46 abonnés 559 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 décembre 2019
L'anti-conte de fées par excellence ! Un ogre, un ane qui parle exaspéramment, une princesse intriguante, dans une quête vraiment comique.
Quand un roi se retrouve contraint d'envoyer un ogre aller chercher sa future épouse dans la plus haute pièce du donjon d'un chateau gardé par une dragonne, on devine tout de suite à quel type de situation l'on va se trouver confronté...
On ne se tord pas de rire, mais les scènes comiques sont omniprésentes, la théorie du conte de fées complètement remise en cause, intrigue et romance dictent de plus cette oeuvre incontournable de la comédie d'animation Pixar.
Régalez-vous, c'est le roi qui paye sa tournée.
Theo
Theo

35 abonnés 1 074 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 11 juillet 2025
Avec Shrek, DreamWorks a lancé un projectile bien visé contre l’univers policé des contes de fées, une œuvre d’animation qui, sans renier ses propres codes, s’évertue à les déformer avec une jubilation parfois irrésistible, parfois un peu forcée. Ce long-métrage est moins une révolution qu’une fronde maîtrisée, moins un chef-d’œuvre accompli qu’un coup d’éclat téméraire et inégal.

spoiler: L’histoire de Shrek — ogre bourru, solitaire invétéré, contraint de faire alliance avec un Âne volubile pour retrouver la paix de son marais
— épouse d’abord le parcours classique du héros malgré lui. Pourtant, le film s’en amuse à chaque tournant. Rien ici n’est sacré : ni les princesses, ni les dragons, ni même les chevaliers en armure. Le film renverse les attendus, mais ne les abandonne jamais vraiment. Il se sert du conte pour mieux en rire… tout en l’accomplissant, au fond, avec une sincérité plus profonde qu’elle ne veut l’admettre.

Ce double jeu constitue à la fois sa force et sa faiblesse. Car si l’ironie est mordante et les références bien senties — on pense notamment à la parodie grinçante de Disneyland dans la ville de Duloc ou aux piques lancées à Disney en général —, le film oscille entre moquerie et hommage, sans jamais trancher franchement.

Le duo Mike Myers / Eddie Murphy fonctionne sur une dynamique de contraste redoutablement efficace. Shrek, tout en sarcasme et en rugosité, se révèle peu à peu émouvant, notamment grâce à l’intonation de Myers et à son accent écossais volontairement décalé. Eddie Murphy, en L'Âne, insuffle une énergie incontrôlable à l’ensemble. Trop, parfois. Le débit incessant de son personnage alourdit quelques scènes qui auraient gagné à respirer davantage. On rit, mais à la longue, l’exubérance fatigue un peu.

spoiler: Cameron Diaz, en Fiona, apporte à son personnage une nuance inattendue, surtout dans le dernier tiers du film. Sa transformation nocturne et son ambivalence identitaire confèrent une complexité bienvenue à un rôle qui, sur le papier, aurait pu rester archétypal.
John Lithgow campe un Lord Farquaad caricatural à souhait, incarnation assumée de l’autoritarisme grotesque — mais dont l’humour manque parfois de finesse.

En 2001, l’animation 3D de Shrek était impressionnante. Aujourd’hui, certains choix visuels ont vieilli, mais l’ambition est indéniable. Le travail sur les textures — en particulier la peau de Shrek et la fourrure de L'Âne — témoigne d’un soin qui dépasse le simple gadget numérique. Le marais de Shrek et le château du dragon sont visuellement aboutis, quand d’autres décors, plus génériques, trahissent des limites techniques et esthétiques.

Les visages humains, notamment, manquent de chaleur ou tombent dans l’étrangeté involontaire. La palette visuelle n’est pas toujours harmonieuse, oscillant entre réalisme texturé et exubérance cartoon. Le résultat est une esthétique inégale, mais audacieuse.

Le scénario, fruit d’un travail collectif, brille par son concept et certaines lignes de dialogue mordantes. Le discours sur l’apparence, l’exclusion et l’acceptation est habilement tissé, sans être trop appuyé. Le film évite le piège du didactisme, mais peine parfois à maintenir son équilibre entre émotion sincère et moquerie désinvolte.

Certains gags fonctionnent à merveille — l’entrée à Duloc et ses marionnettes est un moment d’anthologie — mais d’autres paraissent plus mécaniques, comme si le film s’obligeait à rire toutes les trente secondes. On sent une certaine peur du vide, un refus du silence, qui affaiblit les rares moments d’intimité émotionnelle. spoiler: Quand Shrek évoque sa solitude ou que Fiona doute de sa véritable forme, le film atteint une profondeur touchante, qu’il évacue presque aussitôt par une vanne ou une pirouette.


L’utilisation de chansons pop connues (Smash Mouth, Rufus Wainwright, etc.) participe à l’identité sonore du film. Ces choix contribuent à sa modernité et à son second degré assumé. Mais leur insertion peut aussi paraître opportuniste, voire envahissante. Elles donnent du rythme, certes, mais au détriment d’une atmosphère musicale propre au récit. L’équilibre entre bande originale orchestrale et compilation radio est imparfait, bien que mémorable.

Il serait injuste de nier l’influence profonde de Shrek sur le cinéma d’animation. Sa liberté de ton, sa subversion des codes, sa mise à distance ludique du conte de fées ont redéfini ce qu’un film pour enfants pouvait oser. Mais son ton désinvolte et sa culture du clin d’œil ont aussi engendré une vague de films qui ont voulu faire rire avant de raconter. Et parfois, Shrek lui-même tombe dans ce travers.

C’est un film qui brille davantage dans ses promesses que dans son exécution. Il fait rire souvent, touche parfois, fascine par moments, mais ne parvient pas à tout unifier. C’est une œuvre à la fois généreuse et un peu agitée, pleine d’idées, de malice, et de moments suspendus… mais qui manque d’unité.

Shrek est une pierre angulaire de l’animation contemporaine. Ce n’est ni un manifeste parfait, ni une simple moquerie. C’est une œuvre hybride, audacieuse, rugueuse, drôle, attachante, qui réussit beaucoup, tente énormément, et trébuche juste assez pour que l’on en garde une trace à la fois affectueuse et critique.

On y retourne volontiers, pour l’Âne qui parle trop, pour Shrek qui grogne trop peu spoiler: , pour Fiona qui déjoue le sort
. On en ressort avec un sourire franc, une légère frustration, et une réelle admiration. Ce n’est pas un chef-d’œuvre. Mais c’est un film qu’on n’oublie pas.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 mars 2011
Dans la catégorie film d'animation, au tour de Dreamworks maintenant avec ce classique qu'est Shrek, pure parodie jubilatoire du conte pour enfant, qui par sa légère (quoique!) vulgarité nous fait un bien fou! Pour moi y'a pas photo, mon perso préféré est l'Âne, même si la voix brusque et géniale d'Alain Chabat nous rend un Shrek tout aussi génial!
landofshit0

314 abonnés 1 745 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 octobre 2008
Shrek se veut prendre le contre pied des productions niaise d'animation,sans en sortir car l'humour est vraiment trop basique et n'est vraiment pas si éloigner des films sur lesquels il tapote faiblement.C'est fait sans imagination puisque tout est fait dans la facilité d'écriture du film qui se veut trop décalé,et qui souhaite se démarquer des autres.C'est simplement pas drôle puisque trop attendu et prévisible.
DarkParadise
DarkParadise

153 abonnés 1 032 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 mai 2010
Ce dessin animé est extra et hyper drôle, j'adore surtout son côté parodie. Sans aucun doute, le meilleur dreamworks.
Danny Wilde
Danny Wilde

133 abonnés 502 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 septembre 2014
Avec l'importance qu'a pris désormais l'animation digitale, le succès considérable de "Shrek" (après celui de "Fourmiz" du même studio Dreamworks) et l'attrait que suscitent ces films, le stade de l'émerveillement technologique est aujourd'hui dépassé. Les spectateurs ont mis de côté l'étonnement face aux progrès des dernières années pour s'intéresser au côté artistique. C'est le cas ici, où l'animation reproduit des personnages consistants aux émotions complexes, inscrits dans un récit structuré. Avec son impertinence, ses dialogues ironiques, son dynamitage des contes de fée, et ses clins d'oeil à d'autres films, "Shrek" prouve qu'il n'est plus possible d'appréhender l'animation comme étant l'émerveillement estampillé Disney, et que d'autres studios peuvent occuper le terrain pour distraire tous les publics. Les voix françaises sont excellentes, notamment Med Hondo aussi déchaîné que quand il double le vrai Eddie Murphy.
Tanguy Faucon
Tanguy Faucon

10 abonnés 112 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 12 février 2024
Après avoir visionné ce film une fois de plus, il m'a semblé opportun de partager mes réflexions afin de reconnaître ses mérites à leur juste valeur. Ce long-métrage est indubitablement remarquable, remettant en question de nombreux contes pour enfants, et infligeant à Disney une critique acerbe.

L'histoire de cet ogre marginalisé en raison de sa différence résonne profondément, offrant une critique poignante des préjugés et de la discrimination envers ceux que la société considère comme différents, sans prendre la peine de les connaître véritablement. Cette thématique est omniprésente tout au long du récit. De plus, le film déconstruit habilement les conventions établies, offrant une princesse non pas en détresse, mais forte et indépendante, brisant ainsi les stéréotypes traditionnels.

Cette œuvre est désormais devenue culte, en grande partie grâce à ses personnages hauts en couleur, tous plus excentriques les uns que les autres. Son humour, bien que parfois burlesque et dénué de subtilité, s'accorde parfaitement avec le message que le film cherche à transmettre.

Ce film est une véritable pépite du cinéma contemporain !
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 2 mai 2013
Pour rester dans le domaine de la nostalgie, petit récapitulatif. Juillet 2001. Mon très cher paternel apprend qu'un conte de fées parodiant les contes de fées (génial la description, je sais...) s'apprête à sortir en salles et que cela me ferait un excellent passe-temps d'aller le voir (disons que, même pour un adulte, mon père avait une grosse envie d'aller voir le film et il fallait bien qu'il trouve un prétexte). Bref, avec des yeux encore enfantins, j'avais bien apprécié ce "Shrek", l'aspect parodique apportant un certain charme à l'ensemble. Puis les années passèrent, et passèrent, jusqu'à ce que "Shrek" revienne squatter mon lecteur DVD, pour le plaisir de le revoir par curiosité. Et là, la magie n'opéra plus. Ce qui me faisait rire à l'époque, me laissa de marbre. Quelques fois, c'est triste d'avoir une autre perception d'un film, quelques années plus tard. Inutile de le préciser, je pense que vous le savez, "Shrek" s'est révélé être une petite déception pour ma personne. Certes, ce n'est pas non plus la grosse bouse de tous les temps, mais on a vu mieux en la matière. Disons que "Shrek" marque définitivement le passage de l'animation "intelligente" à l'animation en-dessous de la ceinture qui peuple la majorité des productions enfantines de nos jours. "Shrek" a pu paraître innovant lors de sa sortie, toutefois, avec du recul, le film souffre d'un gros problème de scénario. Alors oui il y a des blagues plus subtiles qu'il n'y paraît, mais dans l'ensemble, l'humour est facile histoire que les gamins puissent rire facilement (mais seulement les gamins...). "Mais c'est un film pour les gamins!", me direz-vous. Et à cela je vous répond: "Blanche-Neige" aussi était un film pour les gamins. "Pinocchio" aussi était pour les enfants. (Bouh! Il ne trouve que des exemples auprès des premiers Disney! Remboursez!) Peut-être mais à l'époque, on savait faire de très bons divertissements pour ces chères têtes blondes, chose qui se perd aujourd'hui dans des délires scatophiles sans une once d'intelligence. Certes, "Shrek" se porte plutôt bien par rapport à ce délire. Le film n'abuse pas trop de ces gags (et tant mieux). Le scénario est amusant dans l'ensemble, mais on tombe trop vite dans le cliché du méchant lord avide de gloire et l'aspect lutte contre le bien et le mal aurait mérité plus ample subtilité. Toutefois, "Shrek" cherche justement à jouer avec ces clichés. Mais il le fait pas si bien que ça et c'est dommage. En résumé, "Shrek", aux yeux d'un enfant, peut être un bon divertissement, malheureusement, l'adulte pourra trouver le tout un peu "useless".
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 28 avril 2013
Je n'ai toujours pas fait la critique de ce film d'animation ? Excellent voilà le début d'une belle aventure avec un dernier volet en dessous des autres. Et des graphismes pour l'époque énorme et encore maintenant.
heathledgerdu62
heathledgerdu62

173 abonnés 1 613 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 mai 2013
Un Dreamworks réussit !!! L'histoire d'amour entre Fiona et l'ogre Shrek est digne des contées de fées !!! L’âne qui tombe amoureux du dragon femelle !!! Un Roméo et Juliette contemporain !!! Far Far Away c'est Fort Fort Lointain !!! Cela s'inspire des lettres d'Hollywood !!!
ocelot
ocelot

30 abonnés 927 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 juillet 2010
Génial ! A voir absolument ! Cela nous change des "vrais" contes pour enfants !
Lankaiyi
Lankaiyi

16 abonnés 526 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 juillet 2010
Super scénario, super graphisme. Shrek entame là ses premières aventures avec brillo! Rires et action garantis !
belo28
belo28

84 abonnés 1 130 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 août 2010
Pas si loin de ça des grands films Pixar mais pourtant il y manque quand même ce petit quelque chose.... Est ce un dessin animé qui veut viser un trop large public??? Sans doute... En revanche son casting (en VO) laisse rêveur et montre qu'il s'agit la d'une grande équipe de doublage qui se prête au jeu à la perfection!!!
Stéphane D
Stéphane D

174 abonnés 2 354 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 décembre 2013
L'ogre qui pète et qui rote, c'est parfait pour les enfants. Sincèrement. Par contre le concept ne résidant qu'à se moquer de Disney pour sortir in fine un message à la Disney passe plus difficilement pour moi. En tous cas techniquement, c'est le meilleur concurrent de Pixar en 2001.
Sildenafil
Sildenafil

87 abonnés 1 029 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2010
Drôle, une vraie parodie des Disney, à voir !
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse