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Ponce Pilate
2 critiques
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0,5
Publiée le 19 mars 2022
Un film dont le scénario tend vers de la propagande à la "liberté" des minorités par le dévergondage et une fausse réalité appuyée par des clichés bien amplifiés
Ce film est une belle surprise, sur un sujet qui peut vite tomber dans des écueils (2 femmes, de 2 bandes rivales, qui s'aiment dans un quartier populaire de Paris). Mais ici il n'en est rien tant le traitement est subtil, donnant à voir la complexité de ces personnages interprétés par une brochette de jeunes actrices formidables et très bien dirigées. C'est puissant et lumineux,
Un beau et ambitieux film sur les premiers émois amoureux et leurs cataclysmes entre deux jeunes femmes d'un quartier populaire à Paris. Histoire défiant toutes les représentations attendues, magnifiquement incarnée par Lina El Arabi et Esther Bernet-Rollande et mise en scène avec vivacité, finesse et intelligence.
Un film scolaire. Ça se veut original mais c’est plutôt ... ennuyeux. On nous ressort l’éternel premier amour lesbien sous couvert d’originalité (ben oui les acteurs sont de la communauté maghrébine ! Ouah fallait y penser !) Encore ce genre de film en 2022. C’est du déjà vu. La deuxième partie du film : c’est clair il ne se passe rien. Plutôt très déçu ....
Alors oui c’est une belle image (heureusement) et les actrices sont de talent indéniable. Heureusement parce que c’est le film qu’on a vu un milliard de fois. Et puis le pseudo laïus sur le voile de la mère ! WTF ??? Ce qui me gêne c’est la non originalité du scénario, c’est toujours la même trame archi rodée et scolaire. Je m’attendais un plus d’audace, Plus de prise de risque. Mais non. Il y a mieux à voir en ce moment c’est sûr !
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3,0
Publiée le 19 août 2022
Pour vivre heureux, vivons cachés... À part ce qu'elle est censée représenter, on ne sait pas grand-chose de Nedjma. En tant que fille de cité, elle sait qu'elle doit se faire discrète pour préserver sa "réputation". Un jour, elle croise Zina et son cœur chavire. De nouveaux sentiments pour Nedjma qui ne sait pas comment réagir. Ce qu'elle sait, c'est qu'elle risque de tout perdre, mais l'amour mérite surement ce risque... "Les meilleures" montre la stupidité de « l'effet de groupe » avec des gens qui changent de comportement en fonction de leur fréquentation, mais c'est parfois difficile de faire autrement. Le premier long-métrage de Marion Desseigne-Ravel montre également à quel point c'est difficile de s'accepter et encore plus dans certains milieux. Le film n'est d'ailleurs pas très optimiste et l'on n'a pas le droit à une histoire à l'eau de rose. C'est réaliste, mais ce pessimiste pèse sur le développement de l'histoire qui devient très frustrant notamment dans le dernier acte qui stagne totalement. J'ai apprécié le film notamment grâce aux actrices et principalement Esther Bernet qui crève l'écran, mais il y avait matière à faire quelque chose de beaucoup plus marquant et puissant.
Chronique d'un amour interdit en terrain miné qui aborde avec justesse (malgré quelques lourdeurs) le thème sensible de l’homosexualité féminine en banlieue, portée par l’interprétation touchante de son duo d’actrices. 2,75
Malgré toute la bonne volonté qui semblait l'animer, Marion Desseigne-Ravel pond un premier film d'une linéarité déconcertante sur un sujet qui nécessitait bien plus de poigne et d'émotion. La sensibilité, la subtilité, font cruellement défaut à ce scénario qui ne semble jamais vouloir aller au fond des choses, et aux dialogues d'une pauvreté absolue.
« Les Meilleures » propose une mise scène simple et limpide à la française, en jouant les codes d’une histoire amoureuse entre deux femmes. Mais contrairement à « La vie d’Adèle » de Kechiche, ce dernier ne reflète ni l'intensité, ni la sensualité de la relation. Au contraire, il aborde plutôt l’aspect social d’une relation qui semble dans l’immédiat impossible. Mais partant de ce concept, le long-métrage ne fait que survoler son thème et sa problématique sans rentrer dans le vif du sujet. Malgré le talent des actrices (Lina El Arabi et Esther Bernet-Rollande), j’ai eu du mal à entrer et ressentir la profondeur de la relation. Une légèreté qui relève peut-être d’un manque d’affirmation dans le scénario et les personnages. En somme, l’idée est là mais mériterait plus de force et de conviction pour en faire un film percutant et mémorable.
Malgré un sujet délicat peu abordé au cinéma (celui de l'homosexualité dans les cités) et des actrices de talent, on sent tout de même qu'il manque quelque chose à ce film dont la morale pourrait être "Pour vivre heureux, vivons caché". Cela aurait pu prendre ainsi la forme de deux, trois scènes clés voire chocs pour que le métrage soit plus long et ait davantage d'ampleur car on sent tout de même que le thème central aurait pu être plus développé.
Une merveille !!! Sans doute ce qu'on appelle un "petit film" au sens où il est fait sans esbroufe (et probablement sans beaucoup de moyens). Mais justement, ce que cette jeune réalisatrice arrive à tirer de son histoire et de ses comédiennes est vraiment prodigieux.
Dans Les meilleures, Marion Desseigne-Ravel a voulu jouer avec des sentiers narratifs un peu balisés, tout en évitant le stéréotype. On peut en effet y trouver beaucoup de West Side Story (1961), sur la dramaturgie de l’impossibilité d’aimer ce qui est censé faire rivalité. La force est qu’ici, il s’agit comme d’une double entrave avec l’homosexualité qui vient aux yeux des autres et d’une morale parfois religieuse, parfois culturelle, souvent inepte, mais en tous les cas encore très ancrée, complexifiant d’autant plus leur amour naissant.
A West Side Story, vient donc en quelque sorte s’ajouter Le secret de Brokeback Mountain (2005). Les époques, les pays, les contextes diffèrent mais le ressort de l’impossibilité est le même, s’inscrivant avec un malheureux systématique dans le regard de l’autre qui vous rend sale et hors du modèle dominant. Nos deux héroïnes au cœur d’un quartier parisien où des codes absurdes pseudos viriles font loi, vont donc devoir s’aimer sur les toits, à l’abri des regards. Pourtant le début de l’histoire de Nedjma et Zina embrasse les codes classiques du caractère incandescent et sismique d’une rencontre amoureuse. Leur ambigüité initiale d’emblée très sensuelle et corporelle est assez fascinante. C’est immédiatement un duo, un couple, un embrasement. Il y a les frôlements, les gênes, les respirations, et une forme de retenue qui s’abandonne progressivement. Les regards de Nedjma et Zina évoquent avec pudeur et authenticité leur propre incompréhension de ce désir incompressible et ce besoin physique de l’autre dans son insolente beauté. Dont on sait très vite à quel point il va être incompris et d’une urgence brulante et brillante. L’incandescence va devenir indécence aux yeux des autres…
Les meilleures, grande histoire d’amour entravée, qui s’inscrit dans une lignée talentueuse de nombreux pairs en la matière. Cette histoire pop et contemporaine, face à des haineux comptants pour rien est percutante et prenante pour un cinéma d’utilité publique qu’il est bon de soutenir, pour la force de son combat, mais aussi pour le simple plaisir cinéphile.
J'ai aimé le thème original, le jeu des 2 actrices principales et les émotions qu'elles transmettent. Quelques longueurs inutiles Je suis resté sur ma faim pour la conclusion trop rapide. Et après ?