Derniers Avis : J’irai mourir dans les Carpates - Page 4
J’irai mourir dans les Carpates
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Benjamin A
46 abonnés
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5,0
Publiée le 29 janvier 2021
Un petit film qui n'a pas à rougir face aux grandes productions.
Le film n'est pas exempt de défauts, il souffre de quelques longueurs et l'on peut ne pas s'attacher aux héros du film qui mènent l'enquête mais l'on ne peut que ressentir toute la sincérité avec laquelle le film est fait, des scènes qui sont une prise de risques (que certains films ne font pas aujourd'hui), l'humour et la présence somme toute d'un scénario qui en devient presque amusant malgré lui mais qui nous fait aimer d'autant plus le film.
Le film est la première oeuvre de fiction de Antoine De Maximy, connu pour ses excellents documentaires immersifs popularisés via sa série TV "J'irai Dormir Chez Vous" (2006-...). D'abord le récit s'encombre de personnages très superflus ou très mal écrit, on pense surtout au stagiaire (réellement tête à claque) et même le policier/Boublil auquel on ne croit pas une seconde (flic psy n'existe pas, enquête seul à l'étranger ?!). C'est d'autant plus gênant que les émissions de De Maximy se base justement sur l'hyper réalisme. Néanmoins, De Maximy est fidèle à lui-même, on s'amuse des quiproquos, sous-entendus, et autres aléas de voyage jusqu'à douter des instants fictions ou docus par instants. Un film qui ne manque pas d'idées, il est dommage que la partie parisienne prennent autant de place, que les parisiens prennent autant de place alors que les habitants des Carpates auraient dû prendre une place centrale. On reste donc un peu sur notre faim, dommage... Note indulgente ! Site : Selenie
J'avais peur d'être déçu surtout en lisant certains critiques professionnels, et quel ne fut pas mon étonnement de voir un film plaisant, bien meilleur que des tas de productions que nous servent les diverses plateformes à prédominance US, je n'ai jamais regretté le prix de la location de mon provider et ma compagne qui ne connaissait pas spécialement l'émission a fortement apprécié le film également
« J’irai mourir dans les Carpates » un film français coécrit et réalisé par Antoine de Maximy, sorti en 2020. Une fiction inspirée de la série télévisée documentaire « J'irai dormir chez vous ». Le film est en partie financé avec une cagnotte de financement participatif. Un thriller comique plutôt original et sympa, avec Antoine de Maximy dans son propre rôle, Alice Pol, Max Boublil et Alex Vizorek. Tourné en Roumanie, Pologne et Ukraine, de beaux paysages et de belles ambiances.
Super film ! Étonnant, bien ficelé, drôle... Un Antoine qui m'a scotchée par son talent d'acteur, aucune différence entre son rôle et ses reportages, très bluffant.
Les dernières aventures sur pellicule de notre globe-trotter national Antoine De Maximy se déroulent sous forme d’enquête dans les Carpates où il a été vu pour la dernière fois car depuis, il est porté disparu. Ainsi, sa monteuse Agnès aidée du policier Laurent, va, en visionnant et montant des rushs, mener une investigation, mais de loin. Ce film ressemble ainsi à un found footage à la française, mâtiné d’humour et de rencontres diverses. Malgré ses problèmes de rythme et son côté inégal, ce métrage est avant tout sympathique, mais on aura tôt fait de l’oublier devant son manque d’envergure et le fait qu’on sache que c’est une fiction avant tout , Alice Pol et Max Boublil, parmi d’autres, ne jouant pas leur propre rôle...
Affligeant. La preuve qu'il faut laisser le cinéma aux professionnels de la chose, ce "film" est mal fichu, ennuyeux, ce n'est que l'empilement de scènes considérées comme des trouvailles : le stagiaire, le tournage du film Dracula,… On s'ennuie beaucoup car rien n'est intéressant et les dialogues inexistants.
Toujours un plaisir de retrouver Antoine et l'idée d'en faire un long-métrage est une superbe idée. J'imagine qu'il a eu l'inspiration dans les moments parfois curieux, dangereux et inquiétants qu'il a dû avoir lors de ses voyages. Un joli moment, drôle et rafraîchissant.
film très amusant et distrayant avec ce qu il faut d emotion ; les personnages sont bien trouvés et les acteurs nous font passer un bon moment- il ne faut pas attendre autre chose - à conseiller
J'aime le personnage et l’émission qui va avec, vrai, direct, Antoine nous fait vivre la réalité du Monde avec des populations authentiques et parfois dangereuses. On retrouve bien évidemment la griffe et les rouages de l’émission à tel point que, sans avoir lu le résumé du film, on ne sait pas s'il s'agit d'une comédie scénarisée ou si tout est vrai. Je me suis laissé emporté par l'histoire, emporté par max Boublil et Alice Pole, tous deux très bons acteurs. La réalité du terrain entrecoupé de scènes indoor sur la recherche d'Antoine déroute et coupe malheureusement l’immersion de l'exterieur mais la plus grande déception est de comprendre qu'il s'agit d'un scénario et que tout est faux. C'est un film, Antoine jouant finalement son propre rôle, tout s’ecroule...Quel intérêt de partir sur ce concept, s'il s'agit d'un film et non de véritables rushs !!!!!
Lorsque l'on ne suis pas Antoine de Maximy, on se rapproche clairement au niveau de la réalisation d'un téléfilm tant aucune idée n'est proposée. Le film est un peu sauvé par son idée de base et par une certaine passion qui s'en dégage.
Derrière l’hommage appuyé à un aventurier et à son émission, J’irai mourir dans les Carpates propose une réflexion subtile sur le pouvoir significatif des images dont la mise en mouvement par la vidéo et le montage, entendu comme articulation des différentes caméras dont disposent le réalisateur, donnant accès à différents points de vue sur un même événement, offre au spectateur une source infinie de fiction. Si le personnage d’Agnès, interprété par Alice Pol, s’improvise détective et part à la recherche d’indices confirmant le rapt du présentateur vedette, c’est parce qu’elle suit une intime conviction qui lui dit dès le départ que la disparition a quelque chose de suspect, qu’elle mérite une enquête fouillée menée contre vents et marées. En réalité, ce que fait Agnès n’est autre qu’agencer les plans pour donner du sens, sinon un sens, aux séquences enregistrées sur cassettes ; la chasse aux indices mute en reconstruction d’un parcours tant physique que mystique, Antoine s’enfonçant toujours plus loin dans l’étrangeté des Carpates, jusqu’à dépasser le gothique de pacotille qu’alimentent les brochures publicitaires pour atteindre une obscurité véritable, brutale, primitive. Agnès s’affirme réalisatrice, met en place un suspense, compose un long métrage à mi-chemin entre le réalisme documentaire et le fantastique. Aussi la clausule du long métrage, que nous ne révélerons pas ici, ne doit pas tant être lue comme le triomphe de la culture contre l’inculture, du raisonnement contre l’instinct, ce qui supposerait un regard ethnocentrique, que comme le triomphe de la fiction élaborée plan après plan, scène après scène, séquence après séquence, par la monteuse. J’irai mourir dans les Carpates constitue alors une leçon de montage habile et intelligente qui se saisit de son spectateur comme d’un jeune stagiaire, préfiguré par ce geek mal coiffé qui gigote sans cesse, pour lui apprendre l’art de monter un film, soit l’art de donner focalisation et sens à une somme d’images en mouvement. Fallait-il pour autant recourir à un comique aussi lourdaud et répétitif que portent des acteurs masculins inégaux sinon mauvais ? Le rire semble souvent forcé, comme si le réalisateur n’avait pas confiance dans la puissance comique de ses situations. Dommage. Reste l’une des meilleures appropriations du found footage, ce qui constitue déjà une belle réussite.
"J'irai dormir chez vous", une émission aussi attachante qu'incongrue dans le paysage audiovisuel actuel. Et la jovialité de Antoine de Maximy est contagieuse. En faire un long métrage est un désir légitime, mais le piège est de tomber dans des facilités scénaristiques pour tendre le fil conducteur. Malheureusement, "J'irai mourir dans les Carpates" n'échappe pas à ce précepte, avec ses scènes "secondaires" sans intérêts (et brisant le rythme du film) ou bien encore ses personnages caricaturaux à la limite du supportable. Un coup d'essai, mais pas un coup de maître.