Armageddon Time
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Pierre Kuzor
Pierre Kuzor

176 abonnés 567 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 novembre 2022
Ai vu "Armageddon Time" de James Gray. J'ai toujours eu beaucoup de mal à entrer dans le cinéma de James Gray que je trouve fabriqué et vieillot. Jamais je ne serai allé voir ce dernier opus, si la presse n'avait pas été aussi unanimement dithyrambique. Et à nouveau au bout de 5 minutes je n'avais qu'une envie... sortir de la salle. Je suis quand même resté jusqu'au bout... mais que le temps m'a paru long. "Armageddon" est dans la bible le lieu de bataille entre les hommes et les Dieux. Ici nous comprenons très vite que le lieu de bataille (New York dans les années 80) met en confrontation Paul Graff jeune adolescent et le monde des adultes : ses parents, ses profs, la police...Tout est surfait et convenu. Convenu le discours sur le choc des générations, sur le racisme, l'échec de l'école quand à la mixité sociale, les conseils (avérés mais tellement attendus) du Grand-Père (Anthony Hopkins). Et surfait le jeu des acteurs. Anne Hathaway dans le rôle de la mère n'a strictement rien à défendre tant son rôle est monolithique, Jérémy Strong dans le rôle du père joue avec la légèreté d'un fer à repasser... et surtout Banks Repeta (Paul Graff) petit génie du cabotinage in-sup-por-table. Le scénario répétitif et qui laisse le spectateur avoir toujours un coup d'avance, n'est pas toujours crédible tant on ne comprend pas la rébellion surfaite de cet adolescent et ce dès la première scène le premier jour de la rentrée. Gray n'a pas toujours la rigueur qu'il faudrait et plusieurs scènes sont totalement "incredible" comme on dirait à New York. spoiler:
Par exemple le jeune Paul veut faire un cambriolage d'un ordinateur qui est juste sous la fenêtre par laquelle il entre... au lieu de se saisir de l'objet convoité et de partir, il se promène calmement dans les couloirs pour contempler plusieurs dessins (dont le sien) spoiler:
. Cet exemple est un parmi plusieurs qui m'ont empêchés d'entrer dans ce cinéma suranné et surestimé. Seul morceau de bravoure l'interprétation de Jessica Chastain dans le rôle de Maryanne Trump (la soeur effrayante de...) mais la scène dure 3 minutes. Si vous voulez voir un film américain sur l'adolescence dans les années 80 c'est indéniablement "Licorice Pizza" de Paul Thomas Anderson qu'il faut voir. Là il y a de la vie et du cinéma.
norman06

425 abonnés 1 823 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juin 2022
Le grand retour de James Gray. Ce récit semi-autobiographique est au carrefour de tous ses films antérieurs, même si le canevas policier est plus que marginal. Du grand art, avec une interprétation au top de Anthony Hopkins et Anne Hathaway.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 17 décembre 2022
Un film sui se traine en longueur et n'a pas réussi à m'émouvoir, avec cette peinture d'une famille moyenne juive dans le un quartier de New-York au début des années 80, dont le plus jeune des enfants, ado, un eu en rupture de ban familial et scolaire, va découvrir d'abord dans une école publique, puis dans une école privée élitiste, les dures réalités de la vie américaine sur fond de racisme antinoir et de crainte de l'antisémitisme.
J'ai trouvé que tout ça restait plutôt descriptif, et qu'à part la figure tutélaire du grand-père maternel (excellent Anthony Hopkins) le film n'était guère émouvant et du coup, malgré Reggan et la famille Trump, le titre un peu loin de la réalité de l'époque
Mdln
Mdln

4 abonnés 12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 novembre 2022
excellent film dans lequel le réalisateur nous relate ses souvenirs d'enfance, mention spéciale pour la plongée dans les années 80 et les acteurs, tous brillants
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 17 novembre 2022
À lire la quasi unanimité des critiques pour déclarer ce film comme un chef d’œuvre, je m’attendais à…un chef-d’œuvre. Quelle déception : le scénario est plat comme une limande, peu d'intérêt ( sauf pour celles et ceux qui seraient intéressés à voir l’Amérique des années Reagan… je pense qu’ils ne sont pas très nombreux !).
Les acteurs sont bons, oui, mais on leur fait jouer ici des rôles tellement plan-plans, qu’on se demande ce qu’ils font là.
Un suspense digne de « la poule va-t-elle pondre un œuf ?». Rrrrrr….
Bref un film à éviter, sans relief ni intérêt et se terminant brutalement sans qu’on comprenne bien pourquoi.
Et pourtant je suis fan d’Anne Hathaway et d’Anthony Hopkins…Mais là, je ne vois pas du tout l’interêt de ce film.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2022
Armageddon times pourrait faire partie d'une trilogie composée de Once Upon a time in Hollywood et surtout de Licorice Pizza car il partage avec ces films le fait de s'insérer dans une époque très "fin de règne". A chaque fois, le monde bascule. La fin du disco accompagnée de la crise pétrolière de 1973 pour le film de Paul Thomas Anderson et ici la montée en puissance de l'ère reeganienne, le déclin des studios chez Tarantino. Chez Mark Gray, le point d'appui, au contraire des deux autres films cités, est la structure familiale. Remarquablement écrit, le scénario est d'une éblouissante subtilité et chargé émotionnellement. Le film montre la difficulté pour les individus de changer de classe sociale, de s'émanciper de leur origine et d'oublier le regard excluant des autres, de leurs préjugés. Ceci, alors que le personnage de l'enfant black est clef, peu d'allusions sont ainsi faites au racisme mais plutôt à la difficulté de réussir en raison de la situation de vie. Autre personnage clef, celui du grand-père, remarquablement interprété par un Anthony Hopkins très émouvant et dans un de ses meilleurs rôles. Il est le passeur du film, un catalyseur humain, bien visible à travers la scène émouvante et juste du lancement de la fusée. Pour le grand-père, il ne faut jamais abandonner. Pour le père, qui frappe, qui sermonne, il ne faut jamais se retourner mais celui-ci est faible, voire chétif, ce petit bonhomme à la tête précocement chenue. C'est la mère qui semble plus incarnée. Tous les personnages sont parfaitement ciselés. A travers ces parents, le film évoque largement Les 400 coups de François Truffault, par exemple à travers la scène du vol. L'acteur qui joue l'enfant est superbe, comme la bande originale du film dont les morceaux sont parfaitement choisis et portés avec une grande douceur à l'image de la mise en scène, ultra classique et sans esbrouffe. Il faut un laps de temps pour le film nous emballe mais après il ne nous lâche plus. Mark Gray nous livre un film autobiographique très personnel, à la fois très intime mais qui porte une vision des USA du début des années 80 où le monde bascule. Mais faut-il lutter ? Les scènes ultimes sont déchirantes.
eldarkstone

305 abonnés 2 407 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 novembre 2022
Sur le papier, le film fait envie, mais la réalité rattrape vite tout ça ... c'est chiant a mourrir, les dialogues sont beaucoup trop longs ...
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2022
La figure du patriarche emporte ici une partie des doutes de l'enfance. Oser s'opposer à la bien-pensance adulte n'est possible, pour un enfant, que si l'intuition de ce qui est juste est confirmée par la parole d'un être admiré et aimé. Ce passage de relai est remarquablement narré par le cinéaste d'"Ad Astra", pour qui l'exemple du père (ou du grand-père) est incontournable. La justesse des jeunes interprètes participe grandement à la réussite de ce beau film qui laisse le spectateur à la fois nostalgique et amer.
ANDRÉ T.
ANDRÉ T.

94 abonnés 485 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 novembre 2022
Bien sûr James Gray n’en est pas à son coup d’essai (The Yards, La nuit nous appartient, The lost city of Z, etc )
mais comme dans Two Lovers, on retrouve une sensibilité extrême avec des personnes fortes et vulnérables en même temps ! De plus, on me dit qu’il raconte sa propre histoire: bouleversant !

Sa relation privilégiée avec son grand-père; et plus encore son amitié, avec ce garçon « noir » où amitié indéfectible et petites trahisons, sont contées avec tant de délicatesse.
Comme souvent chez de jeunes adolescents, l’amitié naissante entre Paul qui aime dessiner et Johny qui l’admire, les conduit vers la « provocation ». Paul est issu d’une famille aisée juive, pendant que Johny vit seul avec une grand-mère « dépendante » .
Et bien sûr, cette amitié pose problème à la famille de Paul qui l’éloigne vers un collège privé.
C’est cette amitié, cette complicité et aussi ses petites trahisons qui font la grandeur du film. Les parents de Paul avec leurs limites et leurs complexités nous interrogent…
Tout est plutôt subtil, complexe, mais dans ces années 80, une si belle amitié est elle possible ? Une sensibilité et une délicatesse de tous les instants.
UN GRAND FILM !
NotThatYouThink
NotThatYouThink

46 abonnés 281 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 décembre 2022
“Armageddon Time”, c’est une ambiance, un amour pour le New York des années 80, une immersion dans l’enfance du réalisateur James Gray, quelque chose d’assez personnel au final. Cela se sent rapidement, au devant de la caméra, par delà la photographie, les filtres et les couleurs, ainsi que le soin dans les décors et les costumes. L‘atmosphère du film nous transporte rapidement, on s’y croirait tellement, la bande originale ne fait qu’ajouter une immersion des plus agréable dans le quartier du Queens, à l’époque des Sugarhill Gang de du fameux “Rapper’s Delight” song. Mais “Armageddon Time”, c’est surtout l’histoire d’un enfant lucide, Paul Graff (Banks Repeta) victime des diktats de la société Américaine, des familles de riches comme la famille Trump qui impose son modèle de société et souhaite éduquer les générations à venir, qui assurera une Amérique forte sur le plan économique, stratégique et démographique. Un racisme omniprésent qui rayonne au travers du jeune Johnny Davis (Jaylin Webb), l’immigration marque également une partie de l’histoire et de la famille Graff. Un passé qui fait ce que Paul est ce qu’il est aujourd’hui. Et face au vaste monde, il essaye de se faire une place, écoute ses envies. Une ode à la jeunesse, à l’écoute de soi, au détriment des codes de la société. Paul rentre dans un conflit intérieur, déchiré entre l’état d’esprit de sa famille, un modèle forgé par la société, et celui qu’il souhaite réellement, une âme d’artiste. Une scission marquée dans les relations entre le père et son fils très autoritaire, et entre la mère et son fils d’autant plus basée sur la médiation et le partage. Ainsi qu’une relation grand-père/petit-fils d’une grande force et d’une grande sagesse. Anthony Hopkins dans le rôle de Aaron Rabinowitz est juste, je rêve de l’avoir comme grand-père dès les premiers échanges, si amoureux pour sa famille, si attentionné, avec un regard plein d’espoir de bienveillance. Le long-métrage met du temps à trouver un rythme, car d’une inertie plutôt lente, mais quand on regarde l’ensemble, nous avons un récit sincère, authentique et probant. Marquant la fin du citoyen américain qui reproduit inlassablement le modèle patriotique, familial et s’épanouit de la beauté de la vie, des gens qu’il rencontre, des opportunités qui s'offrent à lui, de son âme de créateur.
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2022
Avec « Armageddon Time » James Gray questionne à nouveau la réalité du rêve américain. Ce petit fils d’émigré russe le fait cette fois à travers le portait autobiographique de Paul, 11 ans en 1980, année de l’élection de Ronald Reagan. Pour James Gray cette élection constitue à jamais un tournent vers une société américaine de plus en plus clivante, et sûre de son hégémonie mondiale....
Empreint de nostalgie tout en retenue, baignée par une très belle image sépia, il raconte le passage à l’âge adulte de Paul. Ce récit d’apprentissage se construit tant à partir de l’émancipation de l’autorité familiale et ses dilemmes affectifs, qu’avec son éveil à une conscience politique qui refuse cette idéologie ancrée dans la soif du pouvoir et de l’argent, la segmentation sociale et raciale. James Gray signe une magnifique chronique familiale intime et puissante.
Pascal
Pascal

254 abonnés 2 410 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 novembre 2022
James Gray, sans doute un des meilleurs cinéastes nord américain de sa génération proposait "Armageddon times" ( on sait que la bataille d'Armaguedon est dans la Bible celle du Bien contre le Mal) cette année en compétition officielle à Cannes, où il est repartit la corbeille vide.

Sans doute l'opus le plus intimiste de son auteur, Gray aborde un passage clef de la vie d'un être, celui de la transition douloureuse entre le monde de l'enfance et le passage à l'âge adulte.

L'événement décrit est ici multifactoriel et fait de "Armageddon" un film plus complexe qu'il n'en à l'air, sous son apparente simplicité.

Cet événement se présente à l'instar de l'Armageddon, cité une seule fois dans la Bible, comme un hapax existentiel (événement qui bouleverse tout et qui n'arrive qu'une seule fois dans l'existence ).

Cet hapax est représenté par la conjonction de plusieurs événements réunis en un court instant temporel ou le jeune homme fera l'expérience et prendra conscience, de l'injustice de la vie, du monde et de sa tragédie ( perte de la seule figure admiree et aimée, conjointe à celle du meilleur ami provoquée par sa propre faute, associée de surcroît au sentiment de culpabilité dévastateur).

Ce passage existentiel est d'autant plus brutal qu'il comprend aussi une prise de conscience : celle de la découverte du poids de la classe sociale ( l'alter ego de Gray s'en tire grâce à l'entregent familial mais le sépare à jamais de son ami) dont le mur symbolique est encore plus épais que celui de l'appartenance à la communauté raciale discriminée à laquelle appartient son ami.

Malheureusement, l'ambition du cinéaste dont l'opus est certes très attachant, ne se traduit pas à l'écran tout le temps d'un film qui m'a semblé d'inégale qualité.

La première partie tire beaucoup trop en longueur, malgré une photo et une mise en scène soignée et l'on doit attendre le second volet de "armaggedon times" pour voir son meilleur profil.

Les scènes tres réussies du film y figurent ( échanges entre le grand-père et l'adolescent, arrestation des deux amis, scène finale entre le père et le fils qui explicite le propos général) mais ce huitième long métrage de Gray laisse malgré tout, une impression en demi-teinte.

A mes yeux, " the yards", " la nuit nous appartient " voire " the lost city of Z", me semblent toujours représenter les sommets de la filmographie du cinéaste.
Timoté L.
Timoté L.

68 abonnés 385 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 14 novembre 2022
Ennuyeux à mourir, film sans rythme et intérêt, difficile de pas être dissiper pendant ce film, il y a tellement mieux !
Simoun
Simoun

18 abonnés 135 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 novembre 2022
Les deux gamins ont été au départ si agaçants que j'ai eu par la suite beaucoup de mal à être touché par leurs errances. J'ai donc regardé ce film en comprenant qu'il était beau et fort et en sachant qu'il fallait être ému, mais sans l'être réellement.
L'homme sans nom
L'homme sans nom

178 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 novembre 2022
James Gray est un de mes réalisateurs préférés. Armageddon Time touchera surtout les personnes qui accrochent à ses thématiques de prédilection. Ce film pourrait être son dernier, tant il embrasse toute sa filmographie, dans un récit des plus personnels. Intimiste, beau visuellement et qui semble simple, il est pourtant extrêmement dense dans son discours. Mes larmes ont coulé comme jamais car on ressent que James Gray se livre totalement mais aussi grâce à la grande prestation des acteurs, des jeunes aux vieux. Hopkins et Hathaway sont bouleversants. Emporté par ce flot d'émotion, je n'ai jamais trouvé le temps long.
Le résultat est très touchant et chacun pourra se reconnaître dans cette belle autobiographie, un film à voir absolument pour ceux qui ne cherchent pas uniquement le cinéma popcorn.
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