Armageddon Time
Note moyenne
3,7
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296 critiques spectateurs

5
34 critiques
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77 critiques
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83 critiques
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68 critiques
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24 critiques
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vidalger

378 abonnés 1 311 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 janvier 2023
Ceux qui ont apprécié le James Gray de Little Odessa ou de La Nuit nous Appartient, auront du mal à reconnaître la patte de l'artiste. Celui qui maniait avec adresse le champ/ contre-champ ou le montage énervé, nous livre ici un film intimiste et autobiographique, qui prend son temps - parfois, un peu trop...- à exposer les situations. Puisant dans ses souvenirs d'une famille juive issue de l'immigration, d'une jeunesse pas toujours facile à vivre, de la fréquentation du mépris de classe, il nous dresse un tableau émouvant, sorte de "roman d'apprentissage" d'un jeune New-Yorkais au début des années Reagan, vieux cow-boy populiste d'extrême-droite que les Américains se sont donné comme président en 1981.
L'interprétation du film, d'Antony Hopkins au jeune Banks Repeta en passant par la très juste Anne Hathaway (et tous les autres) est excellente. La photo est remarquable.
Le mystère demeure sur son absence au palmarès cannois, tant les raisons de palmer ce film et ses interprètes sont évidentes.
Ça tourne
Ça tourne

40 abonnés 55 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2022
Quelle déception... Tant de bruit (en particulier des critiques) pour un film si moyen. Bien des cinéastes ont déjà dénoncé ce racisme si pesant de la société américaine avec plus ou moins de brio. En traitant ce thème, James Gray se mettait déjà la barre très haute, exigeant une grande originalité. Le réalisateur a donc fait le choix de développer une dimension autobiographique en représentant en quelque sorte une partie de son enfance. Un peu compliqué lorsqu'on a visiblement oublié ce que c'était, à cinquante ans passés. L'hypertrophie de la naïveté de l'enfance en devient agassante, voire ridicule. James Gray ne masque même pas ses leçons de morale. Plutôt que de les sous-entendre ou de les dissimuler subtilement pour accroître leur force, le cinéaste préfère les faire déblatérer par la bouche d'un Anthony Hopkins dont la mort était plus que prévisible dès le début du film. Pourquoi en effet rechercher la nuance et la complexité quand on peut faire simple ? Pour émouvoir les spectateurs, montrons l'agonie larmoyante d'un grand-père au milieu de sa famille. Pour bien exhiber les sentiments des personnages, faisons des gros plans sur les visages. Pour montrer la détresse du protagoniste, tournons une scène de violence à coups de ceinture. Ce qui pourrait être montré, et de ce fait ressenti, dans toute sa pureté et sa finesse, James Gray le fait tomber dans la sensiblerie et le dépouille dès lors de toute sensibilité. Notons cependant le bon jeu des acteurs dénué cependant d'originalité. Bref, un film décevant, tombant dans l'archétype de l'auteurisme américain.
soulman
soulman

140 abonnés 1 401 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 novembre 2022
La figure du patriarche emporte ici une partie des doutes de l'enfance. Oser s'opposer à la bien-pensance adulte n'est possible, pour un enfant, que si l'intuition de ce qui est juste est confirmée par la parole d'un être admiré et aimé. Ce passage de relai est remarquablement narré par le cinéaste d'"Ad Astra", pour qui l'exemple du père (ou du grand-père) est incontournable. La justesse des jeunes interprètes participe grandement à la réussite de ce beau film qui laisse le spectateur à la fois nostalgique et amer.
Valérie Kaspar
Valérie Kaspar

1 abonné 1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 novembre 2022
Une œuvre d'une force inouïe qui par l'exemple donne les clés d'une rentrée réussie dans la vie d'adolescent et d'adulte ... tout en nuances autour du thème de l'éducation... c'est remarquable
I. GIZ
I. GIZ

30 abonnés 113 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 novembre 2022
Alors qui a dit que les américains ne savaient pas faire de films d'auteurs. James Gray, réalisateur de talents qui passe de l'aventure aux policiers bien violent , ici ils nous offre un film plus intimiste, autobiographique. La réalisation est maîtrisée, le film est touchant, les différents messages qu'il veut passer comme le racisme est réussi, les acteurs sont excellents. On ne s'ennuie pas et ça fait du bien de retrouver un vrai film.
Jean-Marc P.
Jean-Marc P.

37 abonnés 131 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2022
Un récit d'enfance où les discussions à table, les valeurs humanistes transmises par une famille juive de la classe moyenne tranchent avec la brutalité qui vient et dont la couleur de la ségrégation est si américaine. Un portrait intimiste magnifiquement porté notamment par Anne Hathaway et Antony Hopkins. Pas le plus grand film de Gray mais peut être le plus personnel.
patanouillette
patanouillette

2 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2022
Pas compris…. Pas d’histoire. Les personnages sont fades. Seul Anthonyy Hopkins paraît crédible dans Son rôle de grand père. Décevant mais bon il en fait pour tout les goûts…
tupper
tupper

190 abonnés 1 570 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 novembre 2022
Le film de James Gray est un récit d’apprentissage ultra concentré et ultra maîtrisé. Il balaie large, famille, amitié, école, mort, racisme, vocation… sans se perdre et sans nous perdre. C’est poignant.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 14 novembre 2022
1980 dans le Queens, c'est les débuts de Sugarhill Gang et la fin de l'enfance pour Adam, qu'on pourrait appeler James tant il semble proche de son auteur. C'est aussi sa découverte de Kandinsky et de l'injustice mais également les conseils d'un grand-père qui le poussera à vivre son rêve : devenir artiste. Récit d'apprentissage, Armageddon est un bon film, de toute façon il n'en sera jamais autrement avec James Gray, mais son écriture un peu attendue et des dialogues parfois fades font qu'il ne m'a pas autant touché que son magistral Ad Astra.
stanley
stanley

83 abonnés 769 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 novembre 2022
Armageddon times pourrait faire partie d'une trilogie composée de Once Upon a time in Hollywood et surtout de Licorice Pizza car il partage avec ces films le fait de s'insérer dans une époque très "fin de règne". A chaque fois, le monde bascule. La fin du disco accompagnée de la crise pétrolière de 1973 pour le film de Paul Thomas Anderson et ici la montée en puissance de l'ère reeganienne, le déclin des studios chez Tarantino. Chez Mark Gray, le point d'appui, au contraire des deux autres films cités, est la structure familiale. Remarquablement écrit, le scénario est d'une éblouissante subtilité et chargé émotionnellement. Le film montre la difficulté pour les individus de changer de classe sociale, de s'émanciper de leur origine et d'oublier le regard excluant des autres, de leurs préjugés. Ceci, alors que le personnage de l'enfant black est clef, peu d'allusions sont ainsi faites au racisme mais plutôt à la difficulté de réussir en raison de la situation de vie. Autre personnage clef, celui du grand-père, remarquablement interprété par un Anthony Hopkins très émouvant et dans un de ses meilleurs rôles. Il est le passeur du film, un catalyseur humain, bien visible à travers la scène émouvante et juste du lancement de la fusée. Pour le grand-père, il ne faut jamais abandonner. Pour le père, qui frappe, qui sermonne, il ne faut jamais se retourner mais celui-ci est faible, voire chétif, ce petit bonhomme à la tête précocement chenue. C'est la mère qui semble plus incarnée. Tous les personnages sont parfaitement ciselés. A travers ces parents, le film évoque largement Les 400 coups de François Truffault, par exemple à travers la scène du vol. L'acteur qui joue l'enfant est superbe, comme la bande originale du film dont les morceaux sont parfaitement choisis et portés avec une grande douceur à l'image de la mise en scène, ultra classique et sans esbrouffe. Il faut un laps de temps pour le film nous emballe mais après il ne nous lâche plus. Mark Gray nous livre un film autobiographique très personnel, à la fois très intime mais qui porte une vision des USA du début des années 80 où le monde bascule. Mais faut-il lutter ? Les scènes ultimes sont déchirantes.
Raphael H.
Raphael H.

1 abonné 4 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 13 novembre 2022
Le jeu des acteurs est magnifique le thème et les sujets sont abordés avec finesse. Malheureusement la fin est décevante.
boudaju
boudaju

9 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 novembre 2022
Un film ennuyeux. l'histoire de ces 2 gamins est banale avec bourage non nécessaire des événements historiques. acteurs très connus mais au final il y a rien d intéressant dans ce film. Surréaliste avec 2 gamins de la classe de 6ème.. je ne pouvais plus à la fin..
Golem passif
Golem passif

38 abonnés 196 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 6 février 2023
Ce n'est clairement pas un mauvais film mais je ne vois toujours pas l'intérêt. James Gray nous expose pendant 2h que son grand-père et lui sont des gens biens mais que la société est méchante... c'est au minimum vain, au pire malsain.
Ninideslaux
Ninideslaux

105 abonnés 284 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 novembre 2022
​         Retour vers un cinéma plus intimiste, vers l'intimité des familles, mais cette fois il n'y a pas de voyous ou de flics: James Gray explore le monde de l'enfance, et on devine qu'il y a mis beaucoup de la sienne.... C'est une famille juive très soudée, très aimante; les déjeuners, avec les oncles et les tantes, sont sacrés, même si au départ, les deux familles n'appartenaient pas tout à fait au même milieu; celle d'Esther (Anne Hathaway) était très à l'aise; le père d'Irving (Jeremy Strong) était plombier. 
        C'est une famille aimante, donc, même si parfois ça flashe assez fort. Il faut dire que Paul (Banks Repeta), le second des deux garçons, est assez désespérant; il est charmant, affectueux, quand il veut, même en même temps rebelle, insolent. A l'école, il rêvasse; il dessine; il a décidé qu'il serait artiste! Il va dans une école publique plutôt déshéritée, les professeurs crient beaucoup mais ne punissent jamais.. Face aux désobéissances, Irving se met parfois très en colère et sort sa ceinture, Esther est très fâchée, mais le marmot terrible est vite pardonné.
      Dans la classe de Paul, il y a Johnny (Jaylin Webb). Johnny est noir, pauvre, il n'a pas de parents, il vit avec une grand-mère grabataire. C'est dire que l'école, il n'en a rien à faire; c'est le perturbateur en chef. Evidemment, ça matche entre les deux rebelles, bien qu'il y ait, intrinsèquement, une grande différence entre eux. Johnny sait qu'il a tiré la mauvaise carte; noir, orphelin, pauvre, il n'a aucune chance de s'en sortir; même s'il rêve des fusées, des astronautes, de la Nasa, ce n'est pour lui présent que sous forme de vignettes Panini.... Alors que Paul fait la crise d'adolescence du petit bourgeois trop gâté...
    Dans cette famille, il y a un ange gardien, plein de sagesse et de grandeur d'âme, c'est Aaron, le grand-père maternel. C'est lui qui tient les fils de la famille; il y a entre Paul et lui, beaucoup d'amour, beaucoup de complicité, et à vrai dire c'est la seule personne capable de raisonner ce jeune poulain indocile. Mais les grands pères ne sont pas éternels. Anthony Hopkins est formidable!!!
    C'est lui qui convainc Paul d'aller dans la luxueuse école privée (la famille Trump fait partie des mécènes) que fréquente déjà le frère aîné. Uniforme, cravate, chaussures cirées.... Paul essaye tant bien que mal de s'intégrer. Mais Johnny ne va pas laisser son copain l'abandonner comme cela!
spoiler:     Et quand ils feront une très grosse bêtise, celui qui s'en tirera, on sait bien qui ce sera.
C'est l'apprentissage de la vie. Voilà, c'est une histoire d'apprentissage de la vie. Tellement bien écrite, tellement vraie!! Tout est tellement juste dans la description de cette famille marquée par sa judéité et les rebuffades éprouvées à cause de cette judéité, qui vote à gauche -mais préfèrerait quand même que Paul ait un copain plus présentable. Qui a américanisé son nom. Qui envoie ses fils dans une école où ils auront toutes les chances de réussite.... à condition de ne pas mettre en avant leurs origines. Une famille pleine d contradictions, donc, comme tout le monde. Magnifique.
  A signaler: les deux jeunes acteurs sont épatants! Alors que souvent les enfants acteurs sont d'agaçants petits singes savants.....

Henning P
Henning P

82 abonnés 280 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2022
Ne faisons pas la fine bouche, quand les critiques spectateurs et presse se rejoignent pour parler d'un film complet et réussi, on peut aller voir celui-ci sans se tromper. C'est le cas ici. C'est un film proche de la perfection. Mise en scène, comédiens, atmosphère, tout est au diapason. Un film sur l'adolescence qui nous fait réfléchir. Un film qui a du sens. À conseiller aux jeunes qui s'interrogent sur leur avenir. On ressort du film avec le sentiment d'avoir vu une grande histoire à une période de l'Histoire qui comme aujourd'hui était pleine d'incertitudes. 19/20
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