Apparement on ne peux pas mettre zéro. Une insulte pour les téléspectateurs, aucun rire dans la salle. J'apprécie le palma show, on me l'a vendu comme leurs film. Aucun sens, aucun humour et aucun respect surtout au vue du prix du ciné. C'est désolant de vouloir se divertir et de se faire cracher au visage comme ceci. Personne n'a besoin de ça en ce moment.
Dupieux est un vrai cinéaste ! Pourquoi ? Car il a son univers, il fait tout et arrive à nous plonger dans son délire. Car ce sont toujours de vrais délires. Nous faire croire qu'une mouche géante existe et qu'elle peut être apprivoisée, c'est vraiment fou mais ça marche. Adèle E. est vraiment géniale et la réalisation est bien menée. Bravo Dupieux, tu nous impressionne.
Mouais... le début est plutôt chiant, une fois dans la maison c'est plus sympa grâce à Adèle et aux situations qui prêtent largement à confusion. Mais dans l'ensemble, c'est pas très drôle, plutôt plat, pas très bien joué, et le résultat s'avère assez inutile.
Amis pour la vie, Jean-Gab (David Marsais) et Manu (Grégoire Ludig) n'ont pas inventé le fil à couper le beurre. Associé à une combine louche - apporter contre 500 euros une mystérieuse mallette à son riche propriétaire - Manu vole une vieille Mercédès dont le coffre contient... une mouche géante. Sans guère d'hésitation, les deux compères abandonnent leur mission pour dresser la mouche. Ils kidnappent le propriétaire d'un camping car (Bruno Lochet) avant de croiser la route de Cécile (India Hair) qui croit reconnaître dans Manu un ancien amoureux. Cécile habite avec son frère (Romé Elvis) et deux amies (Adèle Exarchopoulos et Coralie Russier) la grande villa de ses parents en bord de mer où elle accueillera quelque temps Jean-Gab, Manu... et leur mouche géante.
Quentin Dupieux creuse dans le cinéma français un sillon bien à lui : celui d'un humour absurde qui divise les spectateurs. La moitié se gondole tandis que l'autre ne rit pas et ne comprend pas l'hilarité de la première moitié de la salle, qui lui semble de plus en plus incompréhensible et exaspérante, ce qui la conduit, dans un cercle vicieux d'une logique implacable, à trouver encore moins plaisant un spectacle qu'elle ne goûtait guère...
Hélas, j'appartiens à la seconde moitié. Cela ne m'a pas empêché, avec le masochisme qu'on me connaît, de sortir de mon lit pour voir tous les films de Dupieux (lol) : "Steak" mettait déjà en scène deux amis (Eric & Ramzy) passablement demeurés, "Rubber" suivait les traces d'un pneu tueur en série (sic), "Wrong" racontait la disparition d'un chien et l'enquête de son maître pour le retrouver, "Au Poste !" (avec déjà Grégoire Ludig) retraçait le quotidien d'un poste de police, "Le Daim" avait pour héros un Jean Dujardin.... qui se prenait pour un daim.
Replacé dans sa filmographie, "Mandibules" ne détonne pas. Pire : il n'étonne plus. L'effet de surprise sinon de sidération produit par les premiers films de Quentin Dupieux ne joue plus. On sait par avance à quoi s'attendre.... et on est d'autant plus déçu de ne pas en rire. Le duo vedette du "Palmashow" ? Deux acteurs vidés de leurs verves par des rôles surjoués et des dialogues sans étincelles. Une mouche géante ? Son apparition, annoncée par le running gag le plus besogneux qui soit ("T'as pas entendu un bruit ?"), est censée être le moment le plus drôle du film... c'est dire... Adèle Exarchopoulos dans le rôle d'une handicapée dysphonique ? Elle m'a fait penser à Zézette, le personnage du "Père Noël est une ordure" interprétée par Marie-Anne Chazel, la drôlerie en moins.
Ce film, réalisé par Quentin Dupieux et sorti tout récemment, n'est pas mal mais j'avoue que je m'attendais à mieux ! Je n'ai pas vu les deux derniers films du réalisateur mais en revanche, j'adore son humour complètement absurde, notamment celui de ses premiers films dans lesquels il se lâchait complètement. Ici, j'ai eu l'impression que ce côté absurde n'allait jamais assez loin, ce qui m'a personnellement laissé sur ma faim. C'est donc l'histoire de deux potes qui trouvent une (grosse) mouche dans le coffre d'une voiture volée. Ils vont décider de la dresser afin de gagner de l'argent. La base est bien évidemment absurde et on retrouve complètement l'univers de Dupieux, à la fois dans l'histoire mais également dans les personnages, qui sont complètement décalés. Nous avons beaucoup de bonnes idées, notamment Agnès qui parle fort à la suite d'un accident (c'est simple mais c'est du génie) mais malheureusement, nous avons également des scènes un peu longues avec des dialogues un peu lourds. Je trouve que Dupieux était auparavant plus dans la "subtilité", c'est-à-dire que c'était toujours absurde, voire difficilement compréhensible, mais ce n'était jamais lourd. Ici, certains dialogues trainent en longueur, de même que certaines situations, qui ralentissent considérablement le rythme du film. Et dans un film du réalisateur, il ne faut jamais sortir du délire, sinon c'est très difficile d'y rentrer à nouveau. En ce qui concerne les acteurs, Dupieux utilise la même tactique qu'avec Eric & Ramzy, c'est-à-dire qu'il met en scène des acteurs d'humour dit de populaire (ici Grégoire Ludig et David Marsais) afin de les faire sortir de leur zone de confort et ça fonctionne une nouvelle fois très bien. Nous avons également quelques seconds rôles intéressants, notamment Adèle Exarchopoulos et Roméo Elvis qui jouent bien. "Mandibules" est donc un film certes décalé mais pas assez à mon goût.
Très fan du genre Fantastique (j'ai adoré les excellents : Delicatessen /Jean-Pierre Jeunet, Le Bruit des glaçons/Bertrand Blier, Adieu Les Cons/Albert Dupontel ...), j'ai aussi bien aimé Mandibules comédie écrite et mise en scène par Quentin Dupieux. IL nous offre son humour débridé, un bon moment de délire avec d'habiles effets visuels rendant les scènes fantastiques assez crédibles. Son scénario original et délirant se révèle également ingénieux. Il nous conte une histoire surréaliste peuplée de personnages pour le moins pittoresques ; ces rôles sont magnifiquement interprétés par un duo décapant formé par Grégoire Ludig (Manu) et David Marsais (Jean-Gab).
C’est un peu comme si Cronenberg avait rencontré les frères Farrelly pour produire ce film de Dupieux : on y trouve une touche de fantastique, beaucoup de débilité et une inspiration loufoque, surréaliste et absurde, propre au cinéaste français. Le résultat est comme d’habitude joyeusement déroutant, tout en étant très écrit, très structuré. Pas du tout en roue libre comme on peut lire parfois dans certains commentaires. Sur le fond, il ne faut pas s’attendre à autre chose qu’un film de copains-losers à l’humour décérébré ; c’est sympathiquement sans consistance, mais ça marche plutôt bien en la matière, grâce aux dialogues d’une bêtise souvent jubilatoire, grâce à l’interprétation de Grégoire Ludig et David Marsais (le duo comique du Palmashow). Dans le casting, mention spéciale pour Adèle Exarcholpoulos qui donne de la voix comme jamais dans un rôle improbable…
Les films passant, Quentin Dupieux se construit un univers singulier, fait de délires obsessionnels et de narration excentrique. Bienvenue en absurdie, royaume du cocasse et de la vacherie. Comédie oui, mais aussi violence sont de rigueur, par des personnages dérangés et jusqu'au-boutistes. Mandibules se range dans ce monde parallèle que façonne le cinéaste. Prendre le duo du Palmashow amplifie l'émulation du loufoque à la situation. La mouche est douce et obéissante comme un bon chien, tout un art. Film à concept où le réalisateur/DJ français met dans la boîte tout ce qu'il lui passe par la tête. Mais pour autant, est-ce qu'une idée fait un film ? A vous de juger.
Si vous vous attendez à voir un concert de Roméo Elvis mêlé à une série de sketchs du Palmashow, alors peut-être que ce n'est pas le bon film pour vous. Mais si vous aimez l'absurde, Quentin Dupieux et les films uniques en leur genre, alors courrez voir "Mandibules" ! Tout est là. Entre le regard perdu de Grégoire Ludig et David Marsais, la crédulité d'India Hair et le jeu d'Adèle Exarchopoulos, on est transportés par cette histoire de mouche géante qui va de rebondissements en déconvenues. Contrairement au "Daim", on ne s'ennuie pas et on a plaisir à voir ces acteurs déployer leur potentiel. Au-delà de ça, on regrettera que l'histoire n'ait pas pris pleinement son envol (car il y avait de la matière).
Magnifique! Mais quel génie ce Dupieux! Je n'avais plus autant ris depuis longtemps. Les deux personnages principaux forment un duo hilarant, les situations loufoques et absurdes s'enchaînent.. tout est parfait du début à la fin!
"Mandibules" est une comédie plutôt moyenne avec quelques blagues plutôt drôles. L'histoire est plutôt intéressante mais pouvait mieux faire, les personnages sont sympa mais un peu caricaturé et j'ai trouvé qui y avais des scènes un peu gênante.
Mandibules retrouve la capacité d’émerveillement d’un Rubber, la fascination devant le non-sens qui pourtant signifie dans la logique des personnages. Mais mieux qu’un Rubber, Mandibules ne s’enlise pas dans un propos politique – dénoncer le tourisme de masse par exemple –, s’en affranchit pour ne fonctionner qu’en circuit court à la manière d’une boucle. Notre duo de benêts va d’ailleurs jusqu’à se moquer des phrases toutes faites du type « la vraie richesse c’est l’amitié », déjouant la morale en clausule en lui substituant un retournement de situation qui ouvre des perspectives narratives savoureuses. Quentin Dupieux signe une comédie réussie, peut-être l’une de ses œuvres les plus abouties, qui investit l’absurde avec une chaleur humaine contrastant la noirceur du Daim (2019) et mobilise pour cela toutes les ressources du comique : mots, caractères, quiproquos, gestes. Les personnages disposent d’une épaisseur véritable, à la fois fantoches apparents et grands enfants qui substituent au monde une somme de fictions déjantées pour mieux en appréhender la méchanceté et l’inertie. Pour les incarner, deux acteurs de talent, épaulés par une Adèle Exarchopoulos hilarante qui tient là l’un de ses meilleurs rôles. Preuve que l’insignifiance d’une mouche peut divulguer un grand film. Que la folie détient en elle une vérité. Et que Dupieux s’affirme tel un alchimiste moderne.
Il est incongru de vouloir juger le travail de Quentin Dupieux. Chaque film apporte un plaisir nouveau, celui de découvrir un nouvel univers improbable. Mandibules est une modeste comédie surréaliste qui, bien qu'elle se traîne au démarrage, devient hilarante à partir de l'entrée en scène d'Adèle Exarchopoulos dont on découvre l'énorme potentiel comique. Merci Quentin Dupieux de nous offrir de nouvelles surprises à chaque film.