Le MI6 comprend que l'une de ses sections de bureaucrates laisse transiter des informations vers Moscou. La chasse à la taupe commence ! Le protagoniste sera Maurice Castle, l'un des fonctionnaires, qui a un passé trouble en Afrique du Sud. On sent que pour son dernier long-métrage, Otto Preminger était fatigué. La mise en scène de "The Human Factor" étant très sobre, oserais-je dire vieillissante pour l'époque : on croirait voir un film d'espionnage tourné 15 ans plus tôt. Idem pour les grandes thématiques, pour la plupart déjà abordées par le cinéma d'espionnage à ce moment. A part peut-être l'évocation de l'apartheid, courageuse à l'époque. Pour autant, "The Human Factor" dispose d'une histoire qui fonctionne bien. Avec son lot de coups fourrés et de manipulations, ou de petits coups de pression parfois bien cyniques (la première apparition de Richard Attenborough est assez savoureuse à ce titre !). Pour peu que l'on adhère à l'aspect totalement anti-spectaculaire du film, l'intrigue est donc intéressante à suivre. Tandis que l'ensemble est bien porté par ses comédiens. Richard Attenborough, Derek Jacobi, ou Robert Morley en seconds rôles colorés. Et Nicol Williamson à l'aise en fonctionnaire ambigu. En somme, c'est un petit film d'espionnage tout à fait correct... qu'il ne faut aucunement juger au regards des coups d'éclats précédent d'Otto Preminger !
Un néo film d’espionnage plutôt intéressant, qui se passe dans une agence style MI 5. Il y aurait un traitre dans l’équipe en charge de l’Afrique ,mais on ne comprend pas tout de suite . La mise en place est longue et lente parce qu’ on ne connait pas vraiment les arguments reprochés. Il n’y a que 3 suspects, c’est maigre, pas beaucoup d’action . Quelques flash-back pour expliquer pourquoi le héros principal, chef du service, a épousé une très belle femme africaine, somalienne, excellent jeu de Iman . Mais l’intrigue est trop mince, dernier film de Preminger, on sent la commande de studio, réalisée à peu de frais . Le plus intéressant est probablement l’humour très british dans lequel baigne le film, beaucoup d’autodérision sur ces espions de pacotilles ,un peu trop pantouflards.
Sur fond d'apartheid en Afrique du Sud et de secrets transmis à Moscou, cette adaptation du roman de Graham Greene est un excellent film d'espionnage, dans lequel la dimension humaine prend le pas sur l'intrigue classique. Le couple formé par Nicol Williamson et Iman est en effet criant de vérité, le comédien britannique donnant à son personnage une épaisseur remarquable. Filmé au cordeau, avec un minimum d'effets, "The Human Factor" ne souffre en rien de son budget limité et prouve qu'un grand cinéaste au service d'un bon scénario n'a pas besoin de moyens importants.
Ce film d'espionnage tire son histoire d'un livre de Graham Greene, il a donc de bonnes références. Il se comprend parfaitement ce qui n'est pas toujours le cas pour les films d'espionnage. Et les dialogues entre ces bons acteurs anglais comprennent des répliques truculentes. Seule la fin m'a déçue car cela se termine curieusement comme si le film avait été coupé pour une suite, ce qu'il n'y aura pas, bien sûr.
La demeure des otages, c'est le Foreign Office de Londres, où de simples diplomates ou fonctionnaires comme Maurice Castle peuvent, sans qu'il leur soit besoin d'avoir l'activité spectaculaire d'un James Bond, se retrouver les sujets d'une intrigue d'espionnage ordinaire. Le titre original "The Human factor" indique mieux les contingences affectives à cause desquelles le même Castle est rattrapé par son passé de diplomate dans l'Afrique du Sud de l'Apartheid. L'originalité du dernier film d'Otto Preminger (et du roman de Graham Green dont il est issu) est précisément de se consacrer à une intrigue anodine, dénuée de l'action animée, de l'exotisme courant (hormis deux ou trois flashback africains) et des figures typées que recouvre généralement l'espionnage au cinéma. Ici, tout se passe sans éclats, dans le cadre feutré d'un ministère dont Preminger montre très simplement le fonctionnement terne et cloisonné. Les intentions et le but du scénario, d'abord incertains, se précisent progressivement et l'absence d'une action échevelée ou d'un suspense intense ne nuit pas à l'intérêt qu'on porte au sujet en ce qu'elle favorise la justesse des personnages humbles, au sens où ils ne sont pas plus héroïques que crapuleux.
" the human factor" ultime film d'Otto Preminger, sans doute un des meilleurs cinéastes de l'âge d'or hollywoodien, est à mes yeux un film d'espionnage de premier ordre.
La relation sentimentale que Preminger eut avec son interprète afro américaine de " Carmen jones" Dorothy Dandridge n'est sans doute pas étrangère à l'intérêt du cinéaste pour cette adaptation d'un roman de G. Green.
Par amour pour une jeune femme noire rencontrée lors de son affectation en Afrique du Sud lors de l'apartheid, un agent des services de renseignements britanniques est conduit à entamer des contacts avec les soviétiques.
On n'est ici pas très loin de l'univers des meilleures adaptations des livres de John Le Carré.
Certes, la photo et les décors n'ont vraiment rien de clinquant et constituent le point faible de " the human...", mais la qualité d'interprétation, le scénario et la réalisation en font un classique du genre injustement trop méconnu.
On notera la présence de Iman, mannequin africain renommée pour sa beauté, future épouse de David Bowie, dans le premier rôle féminin.
Certes ce n'est pas le meilleur film de Preminger, mais il tient sacrément la route et les amateurs des films d'espionnage cérébraux et manipulateurs, ne le laisseront surtout pas passer.
Une dernière réalisation honorable pour Otto Preminger qui la joue très british avec ce film d'espionnage. Le scénario vient tout de même d'un spécialiste du genre Graham Greene. Le réalisateur a du mal à faire un emballage final très efficace c'est son plus gros défaut.
A la fin des années 70, le grand style du Preminger auteur de films noirs américains est bien oublié. Il signe là une réalisation curieusement à l’image du monde de fonctionnaires britanniques filmé : terne, banale, un peu raide et guindée. Reste heureusement l’habileté du scénario, très progressif dans les révélations du fond de l’affaire, et le roman de Graham Greene adapté, qui raconte une histoire très poignante.
Si "The human factor" commence comme un film d'espionnage intrigant et assez classique, il prend une bien plus grande ampleur émotionnelle lorsqu'il s'attarde sur la relation de couple entre un héros (aux failles passionnantes et débordant d'humanité) et sa femme.
Peut-etre le seul vrai film d'espionnage: non pas l'idéalisme gnangnan mais le réalisme sordide. Pas de girls; pas de gadgets; pas de héros; pas d'hôtel de luxe;pas de piscine;pas de bronzage; pas d'idéal; pas de bagarre; pas de beaux mecs; pas de belles filles.... Tout est laid, tordu, sinistre... que ce soit à Londres en Afrique ou à Moscou. Cynisme et manipulation: « En matière de crime d'État, il faut fermer la porte à la pitié"( Richelieu) mais aussi au spectacle.
Otto Preminger ne nous avait pas habitué à ce cinéma là. Mise en scène d'une platitude ahurissante, jeux des acteurs inexistants, scénario ennuyeux à en mourir. Si vous ne connaissez pas l'oeuvre de ce réalisateur, ne commencez pas par ce film qui risque de vous faire passer à côté des autres film d'Otto Preminger, par exemple "Autopsie d'un meurtre".
Je n'ai pas tenu jusqu'à la fin. L'histoire pourrait être intéressante, mais le film est vraiment trop mou, à tous les niveaux. L'acteur principal tire toujours une tronche d'enterrement, la réalisation est inerte et ressemble à celle d'un mauvais Derrick. Les éléments intéressants du scénario sont très mals exploités au profit de scènes particulièrement mièvres. J'aurais aimé aimer ce film, mais ce n'est pas vraiment un film. Plutôt un téléfilm. Une étoile pour l'idée de départ.
Le dernier film d'Otto Preminger est longtemps resté inédit en France. Tourné en 1979, il ne fut distribué qu'en 2000. Preminger réalisa ce film à l'age de 73 ans et visiblement sans moyens. Le réalisateur dut même se séparer de quelques toiles de sa collection privée pour finir le film. "The human factor" bénéficie d'un scénario très bien charpenté avec l'apartheid en Afrique du Sud en toile de fond. Un sujet encore peu exploité en 1979. Cette d'histoire d'espionnage internationale se construit comme un chateau de cartes en partant de quelques faits anodins. Malheureusement si le sujet est interessant et la mise en scène réussit, le film est techniquement très loin des chef-d'oeuvres du cinéaste et le manque de moyens y est surement pour beaucoup. Des décors horribles, des lumières qui ne valent gèrent mieux, des cadrages serrés. On est plus proche du téléfilm policier que d'un film de cinéma. Pour le coup la technique ruine vraiment ce chant du cygne d'un grand réalisateur.