Paula Alquist qui est en vacances en Italie rencontre un charmant pianiste du nom de Gregory Anton, qui la séduit. Ils se marient.Gregory parle qu'il a connu la tante de Paula et lui propose d'aller habiter Londres dans la belle demeure de sa tante qui fut assassinée mais sans avoir retrouvé le coupable, qu'elle a eu en héritage. Dans la demeure, au début, tout se passe bien et le couple vit heureux. Mais plus tard, il se passe des phénomènes étranges dans la maison que Paula entend des bruits de pas au grenier, des meubles déplacés et son mari croit qu'elle a des hallucinations et en même temps, il ne manifeste aucun soutien et semble froid. Tout est fait pour que Paula devient folle, et son mari n'y est pas innocent ! Heureusement, un détective de Scotland Yard qui est amoureux de Paula, réexamine le dossier du meurtre non résolu de sa tante et lui, sait que Paula n'est pas folle et finira par découvrir la vérité que Gregory est non seulement le meurtrier de la tante mais aussi est responsable de la manipulation de folie chez sa femme pour la faire interner dans un asile et lui, aurait eu la demeure et sa fortune.
"Hantise" illustre parfaitement l'âge d'or des studios hollywoodiens. Avec ses acteurs, d'abord, tout simplement adulés à l'époque : Ingrid Bergman, Charles Boyer et Joseph Cotten (en phase pré-Citizen Kane). Ensuite par ses décors, sublimes, et par la qualité du noir et blanc. Mais là où le film se détache du reste, c'est par son intrigue et sa mise en scène. La première, est scandaleuse pour l'époque (imaginez, un homme ayant épousé une femme dans un but purement intéressé), et la seconde (la mise en scène, pour ceux qui auraient du mal à suivre), formidablement tendue. Parlons plus en détails maintenant. Les interprètes sont remarquables, Charles Boyer le premier, avec ses rictus agressifs. Ingrid Bergman, est formidable dans le rôle de la jeune femme qui ne comprend absolument rien à ce qui lui arrive. Les décors, ensuite, sont parfaits. Les chefs décorateurs (ils méritent d'être nommés : Cedric Gibbons, William Ferrari, Edwin B. Willis et Paul Huldschinsky) ont visiblement été jusqu'à recréer des maisons italiennes pour les scènes du début. L'intrigue, passionnante, est de plus doublée de nombreuses petites idées, comme celle de la lumière qui s’éteint et s'allume sans cesse (d'où le titre original, "Gaslight", bien mieux que le banal "Hantise"). Si vous avez la chance de pouvoir vous procuez ce film, alors surtout n'hésitez pas. Mon blog : http://cinemagnifique.over-blog.fr/
George Cukor signe un film magistral, magnifié par la présence inoubliable d'une Ingrid Bergman plus belle et mystérieuse que jamais. La mise en scène est brillante, resserrée à l'extrême pour coller au plus près de l'intrigue. Le scénario fait preuve d'une simplicité et d'une linéarité exceptionnelle permettant à son réalisateur d'y ajouter toutes ses fulgurances. Un chef-d'œuvre.
Du grand cinéma, intense et vrai comme l'est souvent celui de cette époque. Un casting parfait et une trame passionnante! Un film culte, tout simplement.
Il est difficile, quand on visionne ce chef d'oeuvre absolu de George Cukor, de ne pas parler de la fabuleuse prestation d'Ingrid Bergman. L'actrice suédoise est vraiment inoubliable dans le rôle de Paula Alquist, une jeune femme timide, fragile et qui pense perdre peu à peu la raison. Grâce à cette performance remarquable, tout en finesse et en totale harmonie avec son personnage, Ingrid Bergman remportera un premier oscar amplement mériter. A ses côtés, nous retrouvons l'acteur français Charles Boyer ( qui tournera quelques années plus tard dans un autre film avec Ingrid Bergman, Arc de Triomphe ) qui est absolument parfait dans le rôle du mari manipulateur et il s'avère terrifiant à souhait. Autre interprétation de qualité, celle de Angela Lansbury qui fit alors ses débuts au cinéma de la plus belle des manières dans le rôle de la servante au mauvais caractère. Quand à la mise en scène de George Cukor, elle est vraiment très habile en terme de suspense et contribuera grandement au succès de l'oeuvre. Ce long métrage se distingue également par une photographie admirable en noir et blanc qui lui donnera une atmosphère lugubre et morbide des plus réussis. A noter également que le film remportera un oscar grâce a ses fabuleux décors intérieur, ce qui n'est que justice tant ceux-ci s'avère vraiment réaliste de l'époque Victorienne et qui donne un charme supplémentaire à ce petit bijou des années 40 que tous fans du 7 ème art se doivent de voir ou de revoir.
Du cinéma haut de gamme, un beau film au charme désuet et au délicieux suspense, qui n'est pas sans rappeler les atmosphères hitchcockiennes de l'époque. Super casting avec Angela Lansbury dans son premier film.
Un très bon suspens et une belle réalisation, de plus Ingrid Bergman est absolument superbe et époustouflante dans ce rôle de femme fragile et influençable. A voir
George Cukor réalise avec Hantise (1944) le remake de Gaslight (1939). Dans cette nouvelle version, nous suivons Paula Alquist & Gregory Anton, fraîchement mariés qui décident d’emménager à Londres, dans une grande maison sombre et lugubre qui appartenait à la tante de Paula. Cukor nous offre ici sa vision de l’angoisse, prenante et particulièrement stressante. La relation qu’entretiennent Charles Boyer & Ingrid Bergman est stupéfiante, à la fois manipulatrice et perverse, l’un manipulant l’autre. Un scénario palpitant, une atmosphère palpable et très réussit, avec une qualité photo particulièrement belle pour l’époque. A noter que pour ce film, Ingrid Bergman fut récompensée d’un Oscar mais aussi d’un Golden Globe de la Meilleure Actrice en 1945 !
Très réussi esthétiquement avec ses clairs obscurs, Hantise ne nous illumine pas cependant par son scénario, sans grande surprise même pour l'époque, bien que tout à fait solide. Et si Charles Boyer est glaçant, Ingrid Bergman surjoue parfois. Le jeu des acteurs manque parfois d'entrain et de conviction (pour certains), ce qui ne masque donc pas le fait que la facette "psychologie" est abordée de façon un peu académique, voir vaine. Hantise manque donc un peu de conviction pour être un grand chef-d'oeuvre, même si la seconde moitié du film sait être inquiétante...