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Inès A
2 critiques
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5,0
Publiée le 22 juillet 2020
Un chef-d'œuvre, ce film m'a fait passer par toutes les émotions. Film qui ma retenu en haleine du début à la fin. Je ne l'oublierais jamais. Une histoire à la fois belle, sensuelle, tragique mais aussi qui fait réfléchir sur le sens des choses et surtout qui fait réfléchir sur comment nous percevons les autres et comment eux nous perçoivent.
Film touchant, romance d'adolescents aux gueules d'ange. Ce n'est pas le film du siècle mais c'est très bien fait, le premier rôle est parfait, les seconds rôles lumineux.
"Si vous n'aimez pas la mort, cette histoire n'est pas faite pour vous" - C'est vrai qu'il y a beaucoup de ruptures abruptes dans ce film, on a davantage droit à la morsure qu'à la douceur de la romance. On est pris de cours comme quand on est sous l'emprise psychologique de quelqu'un qui vous mène en bateau et vous déçoit. J'ai aimé la copine anglaise qui suggère que l'amour ne serait qu'une illusion, une projection d'une partie de soi-même sur un autre. François Ozon a suivie d'un peu trop près le roman d'origine, son adaptation cinématographique rend le film étrange et en effet, plutôt artificiel. J'ai tellement aimé : "Call me by your name" qui m'a plongé dans un profond état de mélancolie amoureuse à chaque fin de projection. Pas dans "Été 85" car la relation entre les deux garçons est malsaine.
Le thème était accrocheur : un premier amour adolescent. Mais on ne croit pas un instant à cette histoire. Les personnages sont tous caricaturaux (sauf Isabelle Nanty) et François Ozon réussit l'exploit de ne susciter aucune émotion !
Je pense un des pires films que j'ai vu depuis longtemps. Je me languissais pourtant tellement de le voir, l'histoire m'intéressait énormément, mais alors quelle déception ! Rien ne va, c'est simple : des dialogues à la bande-son, de la mise en scène au jeu des acteurs... Aucune crédibilité, aucune sensibilité, aucune sensualité, le néant : un peu ballot pour un film sensé respiré la passion amoureuse. D'une nullité sans fond, aussi touchant que l'est un phasme. Certaines scènes m'ont faites pouffer de rire tant je les ai trouvées ridicules. En bref une perte de tempsspoiler:
Le film est très bien fait avec des plans colorés, des beaux paysages et une bande originale génial. Le seul problème et qu'il n'y a pas assez de scène où on les voit filer le parfait amour. Ca n'empêche en rien de savourer ce film avec des acteurs superbes. Il est tout de même très émouvant, je suis encore pas bien alors que je lai vu hier soir.
Été 85 aurait pu être une belle réussite. La première partie solaire et romantique se regarde avec beaucoup de plaisir d'autant plus que les deux jeunes interprètes incarnent parfaitement le personnage notamment le jeune héros avec ses airs de River Phoenix. Mais le film, dans sa partie dramatique, manque de subtilités. On empile les clichés parfois gênants (le lien entre travestissement et homosexualité bien qu'implicite est très malvenu) et certaines scènes, pourtant clef, totalement ratées. L'ensemble se regarde néanmoins sans déplaisir, le portrait d'adolescent est sensible et le thème de l'écriture comme catharsis bien amené. Sans être un grand film, Ozon livre un joli film de vacances que viendrait presque gâché un second rôle grotesque d'anglaise à l'accent caricatural.
la question que je me pose, c'est faut-il filmer un film des années 80 comme si on était en 80 ? finalement, les films de guerre ne sont pas filmés en noir et blanc en 8 ou 16mm... le traitement prend pas mal de place et on s'applique à regarder la reconstitution plus que le récit ... mais Ozon est fort et rapidement, ce sont les acteurs et cette belle histoire dramatique qui embarque... Cinéaste indispensable qui se renouvelle en continuant une oeuvre.
Ce premier émoi, cette première histoire d'amour. On croit toujours qu'elle est unique, qu'il n'y aura jamais mieux, jamais plus fort. Alors on la vit intensément, on la transcende, on s'y accroche comme si cela était une question de vie ou de mort. Que l'on soit homo ou hétéro, fille ou garçon, le premier vrai baiser, la première nuit d'amour restera gravée à jamais. C'est la vie. Et la vie ne se maitrise pas comme un cheval fou, ce serait trop simple. Et quand tout s'arrête, on croit que sa vie aussi va s'arrêter. Qu'il n'y a plus de raison, plus de sens à continuer. Et pourtant... Cet "été 85" sera pour Alexis un parcours initiatique à l'amour, la catharsis de ce qu'il est, de ce qu'il sera. Les deux jeunes acteurs sont parfaits, la caméra d'Ozon les capte au plus près de leur passion, de leurs battements de coeur. et livre un film subtil sur le passage à l'âge adulte. Une réussite.
J'oscille entre Pas mal et Bien. Le film suit un peu trop tôt les traces de Call me by your name. C'est appréciable mais il réside des moments où tout se passe trop vite. La deuxième partie est un peu bâclée à mon goût. La fameuse scène que l'on attendait tous vers la fin est néanmoins source d'émotions : entre gêne et tristesse.
Loin d'être le meilleur film que j'ai vu d'Ozon. A plusieurs moments, c'est difficile de croire à l'histoire comme par exemple, la scène à la morgue aux allures de farce. L'acteur qui joue Alex (Felix Lefebvre) est assez mignon mais manque d'expressivité pour communiquer au spectateur les émotions fortes qu'il ressent. Le film n'est pas mauvais pour autant, car déjà, il se déroule sans ennui et les images sont claires et belles.
Respect à ceux qui ont aimé... mais vous pourriez m'expliquer ?!? Toute la première partie de cet opus me semble n'être qu'une lourde drague dont l'issue est évidente. Toute la dernière partie est fondée sur un défi inepte, relevant du type d'égarements qu'on peut comprendre chez un ado bouleversé par la mort d'un être cher. Entre les deux se glisse la seule scène vraiment convaincante de ce film : un dialogue-dispute entre les deux protagonistes où s'esquisse une réflexion sur le fait d'aimer la relation ou l'être qui la provoque. Les comédiens font assurément une belle entrée dans le cinéma français, à l'exception de cette malheureuse anglaise réduite à l'état de cliché absolu. Mais le reste ne suit pas : le scénario est fade, la mise en scène conventionnelle. Avec Sous le sable, Ozon avait su donner une dimension métaphysique à la perte d'un proche ; ici, tout est convenu et plat.
Une histoire banale, d'amitié et d'amour, qu'on suit avec un plaisir simple. Les deux acteurs sont incroyables, toujours naturels et justes, on y croit dès le début. L'usage de la musique est à très bon dosage, et la réalisation est parfaite. J'ai moins aimé le fait de commencer avec la grande révélation, du coup c'est attendu et mal amener dans le film. Et c'était pas très utile non plus. Mais malgré ça, c'est vraiment un très beau film.
Si le jeu des acteurs est très crédible (j'ai beaucoup aimé celui qui incarne David), l'histoire assez basique mais prenante, l'ambiance des années 80 bien restituée, le film bascule clairement au 2/3 de son temps. Un virage surprenant qui je ne sais s'il est l'oeuvre d'Ozon ou directement inspirée du roman. Ceux qui ont vu le film comprendront et cette "danse" macabre avec la prégnance religieuse gâche hélas la fin. Un peu d'incompréhension de ma part ou quelque chose qui m'a échappé. Un bon divertissement mais qui m'aura laissé sur ma faim toutefois.