Une purge ! C'est à se demander si Ozon ne fait pas appel à des stagiaires ! Acteurs mauvais, dialogues d'une pauvreté inouïe, les scènes qui se veulent tragiques sont grotesques ! Bref , autant j'avais aim Frantz autant je suis déçue ! A éviter !
Un grand Ozon... Nostalgie de sa première filmographie et clin d'œil à une robe d'été. Un soupçon d'ambiguïté et une double analyse en fin de parcours.
la question que je me pose, c'est faut-il filmer un film des années 80 comme si on était en 80 ? finalement, les films de guerre ne sont pas filmés en noir et blanc en 8 ou 16mm... le traitement prend pas mal de place et on s'applique à regarder la reconstitution plus que le récit ... mais Ozon est fort et rapidement, ce sont les acteurs et cette belle histoire dramatique qui embarque... Cinéaste indispensable qui se renouvelle en continuant une oeuvre.
Il parait que le film est inspiré d’un livre. Celui utilisé par F. Ozon semble tout droit sorti de la collection Arlequin. C’est d’une mièvrerie à tomber par terre. Le réalisateur pense que raconter une histoire d’amour entre hommes (l’un sorte de Don Juan séducteur, l’autre se construisant et découvrant qu’il peut aimer une personne du même sexe que lui) est suffisamment subversif. Le seul point positif : le jeu des acteurs (genre épicène).
Au nombre des points négatifs, on pourra évoquer :
spoiler: - la mère du séducteur : totalement hystérisée qui se retrouve à genoux en position de pratiquer une fellation à l’amant de son fils et qui manifeste sa forte impression devant son pénis (la taille sans doute). C’est complètement gratuit, sans prolongement.
- le séducteur qui profite de l'inconscience d’un type bourré sur la plage, ce qui s'appelle un "viol" en bon français.
- la française jouant une anglaise avec un accent de française qui joue une anglaise.
- les causes de l’accident de moto qui nous sont données par la mère hystérique, qui à cet instant précis ne le serait plus.
- la scène interminable de la boite de nuit.
- La scène danse dans le cimetière qui s’inspirerait de celle de Denis Lavant dans Mauvais sang est risible.
J’ai vu des critiques qui parlent de film « solaire ». Ennuyeux conviendrait mieux. Le côté sombre du séducteur n’est pas du tout exploité alors qu’il y aurait matière.
Très beau film sur le thème de l'amour avec tout le questionnement autour de cette grande question : pourquoi on aime ? Charmé par le sourire de Félix Lefebvre tout au long de la séance, par la belle photographie du film et la joie de vivre d'un été dans les années 80, sans téléphone portable et sans toutes les problématiques actuelles. Un vrai moment de déconnexion salvateur pour moi. Je ne mets pas 5 étoiles car je n'ai pas été bluffé par spoiler: la scène de danse dans le cimetière.
Du pur Ozon : mise en scène brillante et in fine film terriblement ennuyeux. Depuis plusieurs films, Ozon fait à peu près ce qu'il veut avec sa caméra. C'est bien simple, on a le sentiment que c'est un petit objet très maniable qu'il a au bout des doigts et qu'il déplace absolument comme il veut. Cette aisance est au service d'intentions prévisibles et paresseuses. On aimerait qu'il se pose et qu'il écrive enfin.
NE suis jamais déçue des films de François Ozon. Premiers amour d'un été, Premier serment . Promets moi que ......et certitude à cet age qu' un serment doit être tenu. les deux jeunes acteurs sont excellents , les plus anciens dans les rôles secondaires aussi . Bonne musique . agréable de se retrouver dans une salle de cinéma et de voir un bon film.
Si Été 85 est une réussite, c’est grâce à son récit solaire, à ses interprètes et à son écriture de personnages toujours aussi fine et travaillée. Du sentiment d’un été qu’on ne voudrait jamais vouloir prendre fin, François Ozon en étire le constat jusqu’à la longueur et se répète. La rentrée, malheureusement c’est pour tout le monde la même défaite.
Très beau film qui maîtrise très bien le sujet qu'il traite, avec une certaine finesse notable. Prestation des acteurs et actrices convaincants, à voir !
Peut-être le film le plus attendu depuis le déconfinement pour les amoureux du cinéma car nous n'avons pas été gaté par la programmation jusque là. Film d'été également, d'aventure, d'initiation, de découverte de la vie, de l'amour, du deuil, de la sexualité. Ozon aborde dans Eté 85 de nombreux sujets qui le tourmentent et qu'il aime filmer. Pour autant, il ne parvient pas vraiment à se sublimer. La faute peut être à une mise en scène tout d'abord très classique puis un propos décousu dans la seconde partie. Car clairement, il y a deux parties dans ce film. La première, c'est l'histoire d'amour entre les deux héros jusqu'à sa fin tragique. On se prend à cette romance. Ozon offre du très bon et du moins bon. Le très bon, c'est l'originalité de la relation entre la mère et les deux jeunes, prêtant à de nombreux éclats de rire, des plans en contre-jour magnifiques, la relation homosexuelle filmée avec beaucoup de naturel et un élan qui ne brise jamais, une naïveté et un lyrisme enthousiasmant. Le moins beau, c'est sans doute quelques scènes téléphonées, et une facilité dans les scènes choisies (fête foraine, naufrage...). La seconde partie est à la fois plus créative mais aussi plus disparate. On ne comprend pas toujours où veut nous emmener Ozon mais on sent qu'il tient à ramener toutes ses obsessions au centre du jeu, notamment le travestissement, le secret ou la relation au professeur. La narration, assez littéraire, est intéressante. Le jeu, je trouve, perd dans la seconde partie, avec des scènes qui ne fonctionnent pas, à commencer par celles entre la jeune Anglaise et le jeune héros.
Été 85 est efficace dans le traitement de certains thèmes, tout en reprenant les codes du teen movie classique.
C'est à mon sens le traitement du deuil qui est le plus efficace dans ce film: peut-on/comment accepter le décès d'un être aimé? Le cheminement d'Alexis paraît juste et intéressant. L'atmosphère du film est aussi très agréable. Les lumières, décors, costumes et paysages choisis ainsi que la sélection musicale parfaitement adaptée transportent le spectateur en plein été 85, avec toute l'idéalisation qui va avec la nostalgie de cette période. Sans les avoir connues, François Ozon réussit presque à m'en rendre nostalgique. Malheureusement, ce parti pris est aussi un obstacle: certains dialogues (surtout au début) sonnent très artificiels du moins peu naturels pour un spectateur en 2020. On sent que les deux acteurs principaux ont du mal sur certaines expressions des années 80, et ca sonne parfois faux (la scène ou Alexis emprunte le bateau notamment est extrêmement peu fluide). Ceci dit, j'ai senti ce défaut s'estomper à mesure que le film progresse. Peut-être nous adaptons nous à cet univers? Il faut aussi saluer la performance de ces jeunes acteurs principaux. malgré ces légers défauts de dialogue, ils assurent tous deux dans des rôles difficiles et entourés d'acteurs français solides et expérimentés, sans détonner. Bravo!