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Noise&sound
157 critiques
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3,5
Publiée le 14 juillet 2024
Bien mieux que « dans la maison », le film en est pourtant presque une version bis. L’angle et l époque diffèrent mais on y retrouve un adolescent qui découvre ses talents littéraires et écrit pour panser ses plaies avec l aide bienveillante, voir ambiguë, d un professeur d exception. On y retrouve la découverte de sa sexualité et des premiers amours. On y retrouve une galerie de personnages, tous, sous l influence d un être charismatique. Ces thèmes sont posés et répétés comme une obsession et on ne peut s empêcher de se demander où Ozon, lui-même, se situe dans ces obsessions. Toujours est il que « Été 85 » nous offre de bons moments de cinéma. D abord avec son ouverture, il capte ses spectateurs. Puis quelques belles scènes : à la fête foraine, dans la discothèque, enlacés tendrement sur le lit, dans la morgues, dans le cimetière. Enfin le dénouement avec la révélation de la scène de crime. Et là, Ozon applique à la lettre les conseils qu il prodiguait dans « dans la maison » au sujet de la construction du récit. C est d ailleurs peut-être la faiblesse du cinéma d Ozon qui tend à proposer une grille de construction un peu trop mécanique. Personnellement j apprécie des instants de folie dans le cinéma comme la fuite de la morgue qui n est pas sans rappeler un certain Almodovar. Vœu pieux, je rêverais d un Ozon libéré et plus spontané…
Chronique sentimentale et estivale autour d'un post-ado, en été 85, de sa douloureuse expérience amoureuse, entre la découverte passionnelle et le drame indélébile qui le suit, cet "Eté 85" alterne la légèreté et la fougue des (premiers) sentiments amoureux, avec une ambiance grave pesante par sa tragique destinée. Etonnamment, F.Ozon persiste par sa réalisation un peu carte postale (image, lumière, musique) année 80, à maintenir un ton léger et libre. Il semble qu'il y ait beaucoup de lui dans cette histoire, une forme d'insouciance de l'âge malgré la brutalité des évènements. Dommage que certaines scènes dispensables (scènes du bain, du travestissement à la morgue) viennent gêner des moments de grâce (le casque sur les oreilles en boîte de nuit, la relation entre Alexis et David), et que l'interprétation des acteurs n'est pas toujours parfaite. Car "Eté 85" aurait pu atteindre un zénith s'il n'était pas plombé par ces maladresses. Il reste néanmoins séduisant et attachant.
Vu à la télé en 2024 pour la première fois et franchement déçu. Rien que le rôle du type que Ozon nous impose cigarette au bec ou en main à chaque apparition suffit à démontrer à quel point ce film est ridiculement forcé. L'histoire gay des 2 jeunes est ridiculement traitée, à l'image de ce toc en toc du rôle lourdement à clope. Film bidon, lisse et sans relief, sans désir crédible. Fadasse. Tout le contraire de ce à quoi doit prétendre ce type de sujet. Tout le contraire de ce à quoi prétend François Ozon.
Encore une fois, le maître Ozon a frappé ! Après "Huit femmes", "Potiche", "Dans la maison" ou encore "Grâce à Dieu", le cinéaste le plus doué de sa génération nous offre un chef-d’œuvre de sensibilité, comme lui seul en a le secret. Plongé dans l'atmosphère des années 80, sublimée par l'esthétique léchée de la photographie, le spectateur se laisse embarquer dans les pulsions des personnages, humains, différents, mais terriblement amoureux. Cette merveille d'émotion repose sur un casting d'exception : les deux jeunes comédiens, Félix Lefebvre et Benjamin Voisin (récompensé depuis par un César) crèvent l'écran. Bien que la fin tragique de leur idylle soit évoquée dès le début par un récit rétrospectif qui sert de fil rouge (sous forme de "flash-backs") à l'intrigue, le scénario est tellement bien écrit que l'on se laisse happer par la beauté d'une telle histoire. Ce n'est pas un "teen movie" comme les autres, non. "Été 85" est enrobé de mystères, jalonné de scènes fortes, déchirantes et saisit par les tripes dans sa dimension la plus dramatique. Comme lorsque le personnage, chamboulé, découvre la réalité de ses sentiments : ce n'est pas David qu'il aime, mais un corps et l'image qu'il se fait de David ("Tu crois qu'on invente les gens qu'on aime ?" s'interroge-t-il pertinemment). Malgré tout, il offre un magnifique tableau érotique, une ode à l'amour adolescent, aussi tourmenté que passionnel. Ce film est un miracle. Ozon ne cessera jamais de nous émerveiller, de nous enchanter. Alex a chaviré. De son bateau, certes, mais pour David aussi. Et c'est beau, tout simplement.
Un des plus beaux films de François OZON. On y retrouve quelques unes des plus belles scènes de ses courts-métrages. C’est une magnifique histoire d’amour, absolue, idéalisée, la plus belle : le premier amour. Le premier chagrin d’amour, et l’immense difficulté de le surmonter. Ce film c’est aussi l’homosexualité chez des adolescents en province au milieu des années 80. Est-ce la vision personnelle de François OZON sur son adolescence ? Celle qu’il aurait aimé vivre ? Il faudrait lui poser directement la question. Je précise quand même que l’histoire d’amour relatée est intemporelle et que les modifications du film seraient marginales si on voulait le transporter dans une autre époque. Moralité : l’amour est universel. Bravo !
Film dramatique sobre et efficace dominé par l'interprétation des 2 jeunes acteurs . Le soin est apporté sur les années 80 ,notamment les costumes et l'ambiance , ainsi que la musique de Bonnie Tyler à Cure et sans oublié la boite de nuit avec boule à facette et l'atmosphère enfumé . Du bon cinéma à voir .
Un peu dans la lignée d'un Call me by your Name, Été 85 sent bon l'été et l'amour d'adolescence qui finit par être tragique. Porté par un superbe duo d'acteurs qui comptent déjà dans le cinéma français, ce film de François Ozon vaut le rattrapage !
Loin d'être le meilleur film que j'ai vu d'Ozon. A plusieurs moments, c'est difficile de croire à l'histoire comme par exemple, la scène à la morgue aux allures de farce. L'acteur qui joue Alex (Felix Lefebvre) est assez mignon mais manque d'expressivité pour communiquer au spectateur les émotions fortes qu'il ressent. Le film n'est pas mauvais pour autant, car déjà, il se déroule sans ennui et les images sont claires et belles.
Rarement un film ne m'a laissé aussi indifférent. Tout me semble faux, les sentiments entre les 2 adolescents, leur rupture. Les rapports avec leurs parents. La fin exactement celle qui n convenait pas. Pas une once de sincérité dans ce film et une réalisation académique, sans la moindre invention. Ozon ne s'intéresse pas à ses personnages. Il cherche à plaire. Il semble qu'il y soit parvenu !
Film très littéraire, à la limite de poétique. C'est une romance bien écrite, que l'on prend plaisir à regarder et à suivre. spoiler: je trouve juste ça dommage qu'on sache dès le début que David meurt, ça enlève de l'émotion au décès.
François Ozon réussit ce que la plupart des films ne sont pas parvenus à exprimer : parler d'une passion dévorante là où le cinéma en général nous aurait faire croire à une histoire d'amour... biaisant ainsi notre représentation du couple et d'une relation amoureuse. Ça fait du bien !
Un film que j'ai bien apprécié. Le scénario, adapté du livre éponyme, est tout supplément superbe. La réalisation est simple et efficace et les acteurs son vraiment très bons.