7863 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
469 critiques spectateurs
5
88 critiques
4
150 critiques
3
122 critiques
2
55 critiques
1
34 critiques
0
20 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Simon R.
7 abonnés
51 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 18 décembre 2021
Bof... Je n'ai pas accroché au scénario du début à la fin donc voilà malheureusement je ne peux pas avoir un avis positif sur ce film. Un mélange entre plusieurs films du même genre qui fait un truc bizarre, avec une relation bizarre et une fin tout aussi bizarre....
Bouleversant film français traitant de tant de questions d'actualités. Mettant en scène les deux excellents jeunes acteurs qui apportent de la fraîcheur dans les distributions françaises.
Par leur fraîcheur et complicité, Félix Lefebvre et Benjamin Voisin illuminent l'écran de leur fausse insouciance de jeunes premiers. Grâce à une brillante mise en scène, "Eté 85" retranscrit ainsi avec force et subtilités l'atmosphère de ces années décomplexées ; le scénario en lui-même ne présentant, à regret, qu'un intérêt secondaire. Mais l'essentiel est acquis.
Décidément la mort rode dans les films de François Ozon. Depuis « Sous le sable » il en a fait le thème central de plusieurs de ses long-métrages que ce soient « Le temps qui reste » ou « Franz » sans oublier « Tout s’est bien passé », son dernier opus consacré à l’euthanasie. Pourtant, au regard de son affiche montrant deux ados accrochés l’un à l’autre sur une bécane, cheveux au vent, on pourrait s’attendre, avec « Eté 85 », au récit d’une histoire d’amour entre deux lycéens des années 1980. Il n’en est rien : les thèmes de l’adolescence et de l’homosexualité passent au second plan pour laisser la première place au thème de la mort. Ozon nous prévient d’ailleurs dès le départ lors d’une première scène dominée par la voix-off d’Alex nous expliquant sa fascination pour la mort malgré sa répulsion des cadavres et conclue par une réplique que le personnage central adresse directement au public : « Si la vue des cadavres vous effraie, alors cette histoire n’est pas pour vous ». Magnifique clin d’œil au Pierrot le Fou de Godard, qui, au volant de sa décapotable, se retournait pour interpeler le spectateur… La mort comme thème principal donc. Le pari peut sembler risqué pour un film qui gravite autour d’adolescents et des préoccupations qui sont les leurs (études, argent, épanouissement, lien familiaux, place au sein de la société …). Ozon s’en sort d’abord plutôt bien en faisant d’un sauvetage en mer miraculeux le point de rencontre d’Alex et David, en nous présentant ensuite Alex comme un jeune homme que les Egyptiens et leur conception de la mort fascine et en décrivant David comme un garçon dont le destin a été fondamentalement changé par le décès de son père un an auparavant. En revanche, l’addition d’éléments funèbres au fur et à mesure que le film progresse devient indigeste. L’épilogue tragique de l’histoire d’amour, même si annoncé dès le départ, ressemble à un dénouement forcé. L’engagement mutuel que prennent Alex et David d’aller danser sur la tombe du premier des deux qui mourra (quelle idée quand on a 16 ou 18 ans !) peut paraitre saugrenu tout comme la visite d’Alex à la morgue locale déguisé en fille ou sa condamnation pour profanation de sépulture. La force des films d’Ozon tient souvent dans la manière originale dont il les construit. On se souvient de l’histoire d’un couple racontée à l’envers dans « 5 x 2 », du récit successif des trois victimes d’un même prêtre pédophile dans « Grâce à Dieu » ou encore de l’apparition progressive des « Huit femmes » dans le film du même nom. « Eté 85 » n’échappe pas à la règle : en prenant le parti de nous révéler dès le départ l’issue tragique de l’histoire d’amour éclair entre Alex et David, Ozon mène deux récits en parallèle, celui des six semaines que les deux adolescents passeront ensemble et celui de l’enquête policière à laquelle est confrontée Alex peu après l’accident de David. Cette manière habile de raconter son histoire permet à Ozon de mieux mettre en valeur ses personnages secondaires, notamment Melvil Poupaud méconnaissable en professeur de français homosexuel et Sophie Nanty en mère déboussolée par le comportement de son fils (sans nul doute un des meilleurs rôles de sa carrière). En revanche, Valérie Bruni-Tedeschi est moins convaincante en jeune veuve juive débordante d’amour pour son fils et d’énergie dans la gestion de sa boutique d’articles de pêche. Par son titre évocateur « Eté 85 » nous donne également l’occasion de pouvoir replonger dans nos souvenirs des années 1980. Outre les décors, tant intérieurs qu’extérieurs, minutieusement reconstitués, Ozon retranscrit parfaitement l’air du temps de cette époque pas si lointaine faite d’insouciance et de liberté, où la jeunesse avait une pression moins forte sur les épaules et où les inégalités sociales étaient moins criantes qu’elles ne le sont aujourd’hui. Une époque où un lycéen issu d’une famille modeste pouvait s’éprendre d’un adolescent venu d’un milieu plus bourgeois. Une époque où la musique électronique balbutiait. Une époque aussi où insouciance rimait trop souvent avec inconscience, où les accidents de la route étaient encore légion et où la mort pouvait vous cueillir froidement à chaque virage.
Cela faisait un moment que Ozon m'ennuyait. Avec "été 85" et grâce à ses deux acteurs il filme le sentiment amoureux fort ;furtif et qui effraie. Les deux personnages incarnent chacun une partition bien connue: l'amour romantique et idéalisé et de l'autre l'amour fuyant et incapable de se poser. C'est simple et puissant.
Manque évident d'originalité. Sans remettre en question le talent des comédiens, c'est l'histoire déjà vue et revue qui est lassante. Retour dans les années 80, pendant l'été, deux garçons amoureux dont la romance se termine obligatoirement par un drame, bref aucune surprise. D'ailleurs je ne vois pas ce que ce genre de film vient faire au Festival de Cannes. Il serait grand temps de sortir de sa zone de confort et de nous présenter une histoire et des personnages avec davantage de crédibilité, tout cela avec subtilité, nous imposant un suspens où il nous serait impossible de deviner ce qui va se passer et une fin qui pour une fois nous laisserait sur une note bien plus optimiste.
Ce film est un réel chef d'œuvre, où l'amour est roi et où chaque émotion et sentiment traverse l'écran pour atteindre le spectateur. Une vraie énergie se dégage, c'est puissant, touchant, bouleversant.
Un petit Ozon vite oublié, se plaçant entre les sublimes "Grâce à Dieu" (2019) et "Tout s'est bien passé" (2021).
Si le thème de la romance adolescence sur la plage en été est toujours porteur ("Un été 42", "À nous les petites anglaises"...), dans ce film le sujet est survolé et l'ensemble fait trop artificiel. On a l'impression que la surenchère de costumes, décors et de chansons des années 80 sert à combler un scénario assez simple avec un suspense aussi vide. La première demi-heure du film ne fait pas du tout naturelle, surtout de par le jeu des comédiens quant ils se draguent, tombent amoureux et se mettent en couple (en une journée à peine :)), passant de dialogues récités jusqu'au surjeu tota (celui de la mère juive notamment). Et après la tragédie (dont on est à peine émus...), tout part réellement en sucette entre la scène déguisées à la morgue, les pensées suicidaires mises en scène du héros, le héro menotté au tribunal alors que son délit n'a rien de grave, etc.
Franchement, François Ozon m'a sur le coup déçu. On dirait que son film a été fait à la va-vite et n'est pas très approfondi alors qu'il sait d'habitude creuser son sujet et ses personnages. Même côté direction d'acteurs, lui qui est d'ordinaire très bon, il a laissé passer certaines scènes qui font mauvais téléfilm de TF1... Felix Lefèvre sauve un peu le film car il est émouvant et qu'il danse bien sur les tombes mais Benjamin Voisin a un jeu arrogant et fier de lui-même.
Ce n'est pas le plus connu des films de François Ozon et finalement, on comprends pourquoi.
Ça n’est pas un mauvais Ozon mais c’est un petit Ozon pour moi. Pourtant il arrive dans sa première partie à donner du souffle à une histoire d’amour de fin d’adolescence on ne peut plus classique. Ceci en instaurant une vraie alchimie entre ses deux personnages, en filmant cet été 85 de manière très positive comme si c’était ses propres souvenirs qu’il portait à l’écran et qu’il voulait sublimer, le tout souligné par une bande originale typique de l’époque. Malheureusement le film ne garde pas tout le long ce souffle et se banalise au fur et à mesure. La mort annoncée d’entrée d’un des personnages qui intrigue forcément est finalement d’un banal décevant tout comme l’ensemble de la dernière partie qui fait vraiment retomber le film. Dommage.
Ce film est un réel chef d'œuvre, où l'amour est roi et où chaque émotion et sentiment traverse l'écran pour atteindre le spectateur. Une vraie énergie se dégage de ce film, c'est puissant, touchant, bouleversant.