Avis : La Plus Précieuse Des Marchandises - Page 5
La Plus Précieuse Des Marchandises
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Jean-luc G
88 abonnés
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3,5
Publiée le 11 octobre 2024
Hazanavicius aime les aventures risquées, le voilà dans l'animation à partir de ses propres dessins! Quelques réticences quant aux personnages sombres au début et spoiler: un flash sur les charniers trop insistant: dommage car le résultat global est attachant et inclut des scènes très réussies de paysages forestiers et de passage de trains en route vers l'enfer. avant-premiere Festival Roman et Cinéma . Vernoux en V oct 24
De Michel Hazanavicius (2024). En portant à l'écran le conte de Jean-Claude Grumberg, le réalisateur de ''The Artist'' nous livre un beau conte certes mais qui aurait pû être plus critique et incisif . S'attelant à l'animation pour nourrir son projet, il livre un bon film d'animation ''fait main'' sans avoir recours à l'artifice du numérique . Bel et si bien que les images parfois ne semblent pas totalement abouties. Est ce un choix ? je ne sais mais le résultat est malgré tout une réussite car le c^té un peu grossier des dessins, les couleurs parfois ternes et sombres sont au service de la narration sombre mais zébrée d'étincelles d'espérance . Le génie communicatif du film tient à la fois à la narration, à l'évocation de l'horreur au travers des dessins même imparfaits et plus suggérés et surtout des flemmes d'humanité . C'est souvent poignant et beau . Jusqu'à la conclusion comme un clin d'oeil à l'espérance . On a en plus le plaisir d'entendre pour la dernière fois la voix de Jean-Louis Trintignant en conteur .
Un conte douloureusement beau. Les dessins et les décors sont magnifiques. Le graphisme des personnages, quoique simple, parvient à faire passer toutes leurs émotions. Michel Hazanavicius réussi un exercice risqué en parlant de la Shoah à travers une image animée au design enfantin. Dans cette histoire en apparence classique, qui rappelle nos livres de contes d'enfance, se glissent des scènes glaçantes particulièrement évocatrices, comme ces trains qui vont et viennent en crachant bruyamment leur fumée, les scènes dans le camp, sans oublier les insultes crues des bûcherons. Et au milieu de ces horreurs, de la guerre, du froid, de la faim, une petite marchandise réveille l'humanité des personnages. Fortement recommandé !
Dans les bois et le froid, il était une fois une pauvre bûcheronne qui n'arrivait pas à avoir d'enfant. Son rêve va se réaliser un jour de tempête grâce à l'un des nombreux trains qui passent tous les jours. Nous sommes en Pologne, en pleine Seconde Guerre mondiale et ce nouveau-né a été abandonné par ses parents juifs qui savaient ce qui les attendait au terminus. "La Plus Précieuse Des Marchandises" raconte cette histoire... Premier film d'animation du réalisateur Michel Hazanavicius qui a lui-même dessiné les images, ce triste conte est un puissant témoignage de la réalité. Maîtrisé par ses aspects techniques, le film manque toutefois de consistance dans les dialogues et la voix off de Jean-Louis Trintignant.
En reprenant le conte de Jean-Claude Grumberg, Michel Hazanavicius, illustre ses écrits de manière très insistante, sur un sujet maintes fois repris au cinéma. Et qui ne cessera de l’être tant l’histoire de la Shoah, et du massacre de milliers de gens à travers l’Europe, demeurent le fondement d’une Histoire à jamais universelle. Ce sont alors des images percutantes, insistantes qui émaillent l’histoire de ce bébé jeté d’un train aux wagons plombés. Un couple de « pauvres bûcherons » ( c’est ainsi qu’on les prénomme ) recueille tant bien que mal. L’enfant et sa mère adoptive deviennent le leitmotiv d’un apprentissage de la liberté, au dépend d’un monde sclérosé, voire haineux. Pour bien nous le faire comprendre, rappeler la déportation, ses camps de concentration, le cinéaste appuie sur la dramaturgie de scènes, qui ont déjà révélé toutes leurs atrocités. Au détriment de quelques touches allusives qui en disent tout autant : la mèche à la Hitler du méchant bûcheron, le wagon qui ne cesse de siffler la mort à travers la forêt . La voix off, un rien plaintive, assombrit le récit déjà pesant. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
« La Plus précieuse des marchandises » est le premier film d'animation du réalisateur Michel Hazanavicius. Il fut projeté en compétition au dernier Festival de Cannes. L'auteur de « The Artist » et d’« OSS 117 » laisse un temps la comédie et la légèreté en s'emparant du roman de Jean-Claude Grumberg pour raconter une histoire dans la grande histoire, sous forme d’un conte... Il était une fois un bébé jeté d’un train en partance pour les camps qu’un couple de misérables bûcherons recueillit et éleva en pleine forêt polonaise, malgré les menaces alentour, tandis que sa famille échoua dans l’enfer d’Auschwitz... Il va pourtant être sauvé grâce à la générosité de cette femme, de son mari, et d'un soldat à la "gueule cassée". Comme dans tous les contes, il y a des méchants et des gentils, des trahisons et du dévouement, des drames et de l'espoir... Se déroulant lors d'une des pires périodes de l'humanité, c’est un plaidoyer contre l’antisémitisme et toute forme d’ostracisme génocidaire sans jamais y prononcer les mots « juif » et « Shoah ». Tout juste le nourrisson en question est désigné au début par le vieux bucheron comme un "sans-cœur", parce qu'issu de "la race maudite" (terme utilisé par les nazis pour qualifier les juifs). Oui, mais les sans-cœur ont un cœur, le vieux bucheron le ressentira, la bûcheronne et le bûcheron sont des Justes et ce film intemporel, narré par la voix enveloppante d’un Jean-Louis Trintignant à l’hiver de sa vie, est bouleversant de grâce et de pudeur. Raconter l’Holocauste aux (grands) enfants par le biais d’un film d’animation, déjà, il fallait oser. Il le fait à rebours de toute modernité, dans une esthétique où la noblesse de la nature contraste avec l’épure biblique des faciès...des visages semblent qui sont dessinés au fusain ou sculptés dans l’écorce d’un arbre...Le récit graphique traverse les saisons et les décors et s'inspire de la peinture de Gustave Courbet ou des esquisses japonaises. Au paroxysme de l'horreur, on y décèle même une référence au « Cri », la célèbre toile d'Edvard Munch. Le trait, plutôt épais au début, s'affine au fur et à mesure de la progression de l'histoire. L'animation s'épure et laisse place à de sobres illustrations, notamment pour figurer les camps de concentration. Si les dialogues sont rares, la musique d'Alexandre Desplat peut sembler prendre trop de place dans la narration et appuie, parfois inutilement, la dramaturgie. Mais « La Plus précieuse des marchandises » demeure un film important et beau.
Premier film d'animation de Hazanavicius. Sujet costaud (l'holocauste a travers l'histoire d'un bébé jeté d'un train de la mort et recueilli par un couple de bucherons). Graphiquement c'est poétique, l'histoire est bien amené et à l'intelligence d'éviter le sensibilisme gratuit et la page d'histoire scolaire. Cette période sombre de l'humanité on la connaît donc on ne l'explique pas. Elle est la toile de fond de l'intrigue qui sert l'action. Seul bémol pour moi, etait-il du coup nécessaire de montrer au 3/4 du film l'horreur des camps avec ses visages d'effroi cadavériques en plan fixés ? Je suis pas sur car l'horreur était déjà bien là.
Film d’animation parfaitement réalisé, c’est un conte, une tragédie ou les voix et les images nous emportent dans les forets sombres et enneigées de Pologne. Je n’ai pas été complètement emportée par l’émotion.
Un film exceptionnel avec des dessins de très grande qualité. Les voix magnifiques de JL Trintignant ; D Blanc et G Gadebois donnent une dimension incroyable au film. À voir !
un film d'une beauté qui laisse sans mot, prendre le temps d'admirer est rare au cinéma et cette si précieuse marchandise nous l'offre avec autant de fond que de forme.
Magnifique visuellement, une histoire touchante qui débute, malheureusement l'histoire n'est pas passionnante jusqu'au bout. À voir pour les visuels tout de même qui sont sublimes.
Un film d'animation dans la même veine que le tombeau des lucioles mais qui traite ici de la Shoah.
Michel Hazanavicius s'essaye au film d'animation, ça change de OSS 117.
Durant la seconde guerre mondiale, un couple de bucherons vit dans une campagne enneigée isolée. Non loin de là passe un train de "marchandises". Un jour, une marchandise est jetée du train. Réalisant que c'est une petite fille, la femme décide de l'élever comme la sienne malgré les protestations de son mari qui se doute des origines de l'enfant.
Ce film est a l'animation ce que le Maus d'Art Spiegelman est a la bande dessinée , un bijou, vu avec ma femme et mon fils de 15 ans qui ont tous reconnu immédiatement un chef d'oeuvre. Bravo et merci Mr Hazanavicius. A diffuser dans les colleges et lycees.
Un film d'animation, signé Michel Hazanavicius plein de bons sentiments et une Oeuvre Cinématographique majeure. Un long-métrage accompagné par la musique sublime composée par Alexandre Desplat
Chef d'œuvre du film d'animation. C'est comme un conte mais pas vraiment de Noël. Très effrayant, comme tous les contes mais en même temps super émouvant. Images très esthétiques et scénario philosophique.