La Plus Précieuse Des Marchandises
Note moyenne
4,2
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347 critiques spectateurs

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coraly
coraly

19 abonnés 188 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 23 novembre 2024
Un conte douloureusement beau. Les dessins et les décors sont magnifiques. Le graphisme des personnages, quoique simple, parvient à faire passer toutes leurs émotions. Michel Hazanavicius réussi un exercice risqué en parlant de la Shoah à travers une image animée au design enfantin. Dans cette histoire en apparence classique, qui rappelle nos livres de contes d'enfance, se glissent des scènes glaçantes particulièrement évocatrices, comme ces trains qui vont et viennent en crachant bruyamment leur fumée, les scènes dans le camp, sans oublier les insultes crues des bûcherons. Et au milieu de ces horreurs, de la guerre, du froid, de la faim, une petite marchandise réveille l'humanité des personnages. Fortement recommandé !
Nanto Nantais
Nanto Nantais

3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2024
Superbe film, un chef d'oeuvre. Emouvant sans tirer les larmes des spectateurs, ce conte en dit bien plus sur l'amour que sur la haine. C'est son parti pris et c'est ce qui explique que certains spectateurs ne le comprennent pas. Il est moins question du nazisme que de l'amour parental.
Michel C.

376 abonnés 1 836 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2024
Michel Hazanavicius s'est lancé dans ce projet assez incroyable d'une animation à la densité époustouflante et audacieuse. Avec la voix de Jean-Louis Trintignant ( enregistré avant son départ ) juste parfaite, et les décors tristement célèbres du camp de concentration d' Auschwitz, notamment les cheminées et ses grilles d'entrée, les rails de chemin de fer en terminus, ce conte met en lumière magistralement qu'au delà de l'abomination, du drame et de l'obscur, la vie réserve des surprises, la lumière peut jaillir là où elle semble éteinte. Avec Jean-Claude Grumberg, cette animation réussit à nous captiver et provoquer une forte émotion rare. Etonnant, face à des sorties modernes à des mondes de celui-ci, comme ce conte si simpliste, certes un peu sinistre, relève le défi de la mémoire et du souvenir, de la beauté et de l' amour malgré l'horreur..... !!**
Sylvie Coiffard Cailleau
Sylvie Coiffard Cailleau

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2024
Je connaissais l'histoire car j'avais lu le livre et il m'avait déjà bien secoué. J'avais très envie de voir le film d'animation. J'ai retrouvé cette même sensation, c'est beau mais "ça pique" et même plus. Dans cette nature si belle mais aussi si dure, le papa et bûcheronne nous montre notre belle humanité que beaucoup d'humains ont oublié à cette époque. Au delà de l'esthétique, ce film nous dit de NE PAS OUBLIER ce que les humains peuvent faire a d'autres humains.
Merci
Béatrice Habourdin
Béatrice Habourdin

2 abonnés 3 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 23 novembre 2024
Une émotion intense et subtile.
La sobriété des dialogues, la musique et la force des images sont exceptionnelles.
Ce film d’animation devrait être projeté dans les lycées !
Caro Cinéma
Caro Cinéma

82 abonnés 387 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 novembre 2024
Toujours des projets intéressants et originaux,
un premier film d'animation
pour Michel Hazanavicius pertinent.
Une atmosphère sobre et sombre...
Pas pour les trop jeunes...
ConFucAmuS

655 abonnés 1 047 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2024
Décidément, un touche-à-tout ce Michel Hazanavicius. Le réalisateur a sur tirer vers le haut le pastiche 007/Belmondo, oser le muet avec brio, dynamiter les conventions du biopic et se dépêtrer d'un remake en service commandé. Allons-y pour le film d'animations maintenant. Un projet des plus complexes, La Plus Précieuse des marchandises adaptant le livre éponyme de Jean-Claude Grumberg qui traite de la guerre et plus particulièrement de la Shoah. Hazanavicius respecte à la lettre l'essence de l'œuvre et délivre un conte puissant où chaque étape rappelle cette humanité qui se glisse entre les visions horrifiques. On regrettera cependant que le metteur en scène surligne certains moments avec une musique hyperbolique alors que plus de sobriété aurait été bienvenue. Le film se montre plus fort dans la simplicité, aussi brutale soit-elle. On supporte les moments les plus rudes parce qu'après le passage de ces sinistres trains qui tranchent avec la blancheur immaculée de ce décor, derrière les visages esquintés des victimes, une lueur subsiste. On la nomme compassion, et elle n'a besoin d'aucun artifice, d'aucune musique pour toucher.
Danielle G
Danielle G

14 abonnés 66 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
c’est tout simplement magnifique. un film d’animation de 1h22 résume toute l’atrocité des uns et les « justes » de l’autre. a ne pas manquer de voir ce film bouleversant
Philgood
Philgood

8 abonnés 49 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
Un film très fort avec des voix d’exception, le propos est mené à son terme avec sa conclusion. Sous forme du commentaire glaçant mais tellement vrai par la voix de Jean Luis Trintignant. Que d’émotions ! La salle a applaudi à la fin.!
Isabelle E.C.
Isabelle E.C.

85 abonnés 340 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2024
Film d’animation parfaitement réalisé, c’est un conte, une tragédie ou les voix et les images nous emportent dans les forets sombres et enneigées de Pologne.
Je n’ai pas été complètement emportée par l’émotion.
Nat ATHIMON
Nat ATHIMON

3 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
Une très belle histoire illustrée sous forme d'un dessin animé.
Toutefois, je ne comprends pas le "Tout public".
Des scènes sombres et difficiles liées à la Shoa ne me semblent pas du tout adaptées à de jeunes enfants...
Cinévore24

463 abonnés 968 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
Michel Hazanavicius fait clairement partie de ces cinéastes qui ne restent jamais dans leur zone de confort et savent se renouveler sans cesse (quitte à se mettre en "danger" artistiquement parlant), touchant à plein de genres/exercices de style différents (le grand détournement des films Warner, les parodies vintages, le film muet, le film de guerre, le biopic à la Godard, le remake zombiesque).
Et il nous le prouve une nouvelle fois aujourd'hui avec son premier film d'animation, adaptation de l’œuvre homonyme du dramaturge et scénariste Jean-Claude Grumberg, et sans nul doute son œuvre la plus marquante d'un point de vue émotionnel.

Présenté en compétition à Cannes et ayant fait l'ouverture du dernier festival d'Annecy, cet anti-Petit Poucet est un conte sur fond de réalité historique, faisant continuellement se confondre la vie et la mort, la beauté et l'horreur, l'innocence et la déshumanisation.

C'est l'histoire d'un choix et d'un espoir qui nous est conté : le choix d'un père désespéré, en route pour la mort avec sa femme et ses 2 bébés, qui va "sacrifier" l'un d'eux pour lui offrir, il l'espère, une autre issue.
Et l'espoir d'une femme, qui va recueillir celui-ci, s'occuper de lui et le protéger coûte-que-coûte, pour devenir ainsi l'enfant qu'elle et son mari ont perdu.

Mis en images à travers une animation traditionnelle d'une grande beauté et poésie (dont la création graphique des personnages par Hazanavicius lui-même), rappelant certains tableaux de la fin du 19e/début du 20e siècle, le film nous y dépeint la complexité du cœur des Hommes (à l'image du mari bûcheron, rabaissant et rejetant dans un premier temps ce petit "sans cœur", avant d'ouvrir les yeux (et les oreilles) et de se prendre d'affection pour cet enfant innocent) et l'effet des horreurs des guerres, présentes comme passées (à l'image de cet ancien soldat à la gueule cassée et vivant en ermite).

Et plus le film avance, plus la réalité va s'immiscer dans le conte, et plus les mots vont s'estomper pour laisser la parole aux images
Ces images de l'intérieur d'un train, et ces visages sans espoir. Ces images d'un camp où ne règne plus que la mort, et ce regard émacié et vide.
Ces visages figés qui ont disparu dans l'obscurité du néant, dans un lieu où l'humanité n'a jamais existé.
Ces images que nous connaissons toutes et tous et que le film a l'intelligence de traiter par le biais d'une symbolique sobre, mais évidente, frontale, parlante (et ce malgré une composition musicale, signée Alexandre Desplat, un peu trop présente parfois, là où le silence aurait été encore plus impactant).

Un film, traversé par les rails et les trains, qui se charge peu-à-peu de quelque chose d'indicible et de profond.
Et qui déploie toute sa force émotionnelle lors d'une scène capitale et toute en regards : spoiler: l'un se reflétant dans la vitre d'un bar, révélant au personnage, méconnaissable, toute l'horreur qui s'est imprimé sur son visage (avec une référence directe au célèbre «Cri» d'Edvard Munch) ; l'autre étant renvoyé par les yeux d'une petite fille, dressant un parallèle instantané et tragique dans la tête de son père (comme du spectateur), et lui démontrant que son "sacrifice" a été la seule bonne chose à faire, et que l'espoir a trouvé son chemin.


Co-produit notamment par les frères Dardenne, Robert Guédiguian et Riad Sattouf, cette nouvelle réalisation de Michel Hazanavicius s'avère être une œuvre courte mais forte sur le combat pour la vie face à la mort, une œuvre juste et lumineuse pour faire face à la noirceur du monde.

Un film humaniste se concluant sur les derniers mots, impactants et intemporels, du regretté Jean-Louis Trintignant (dans son ultime rôle), faisant de celui-ci l'un des moyens les plus judicieux de lutter contre l'effacement progressif de notre mémoire collective.

L'un des meilleurs films d'animation de cette année ne devrait laisser personne indifférent, dans le fond comme dans la forme.
Car la plus précieuse des marchandises n'est autre que la vie elle-même. Et tant qu'il y a la vie, il doit toujours y avoir de l'amour et de l'espoir.
octopus_fr2002
octopus_fr2002

96 abonnés 165 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 novembre 2024
Magnifique évocation de la tragédie XXL du 20 e siècle. Tout est dit et même montré mais avec beaucoup de retenue. La bande son est superbe tant la musique que les voix. Le graphisme est très réussi et n’est pas sans rappeler le Cri de Munch dans la terrifiante évocation des charniers nazis. Espérons que cet appel à la part d’humanité en chacun de nous sera entendu!
selenie

7 482 abonnés 6 719 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2024
D'abord on savoure le dessin de Hazanavicius, à la fois simple et très humaniste, idéal au vu du sujet et pour souligner un style BD qui atténue l'horreur ambiante. Si le narrateur insiste pour ne pas être comparé au conte du Petit Poucet il n'en demeure pas moins que le début y emprunte beaucoup. Finalement la première partie est un peu redondante et se focalise trop sur l'isolement de la petite famille même si ça reste touchant. Le drame concentrationnaire se résume trop au passage du train. Il faut attendre que des soupçons s'éveillent pour que le récit devienne un peu plus palpitant. Par contre le récit est composé de deux passages maladroits... SPOILERS visitez site !... Mais le récit évolue enfin avec la seconde partie, c'est aussi tragique qu'émouvant, montrant l'horreur sans être démonstratif, laissant l'imagination faire le reste. On note l'inspiration du réalisateur par "Les Lumières de la Ville" (1936) de Chaplin. En conclusion, un joli conte dramatique, bien fait bien construite et bien mis en image, et d'un point de vue pédagogique juste assez intéressant pour le conseiller à tous.
Site : Selenie.fr
Nath Visuals
Nath Visuals

86 abonnés 282 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 novembre 2024
"Je m'étais toujours dit que je ne ferais jamais un film sur la shoah". Ces mots de Michel Hazanavicius montre bien à quel point le roman d'où est tiré le film l'a marqué. De plus il a choisi de le réaliser en film d'animation. Tout d'abord tourné vers les premiers Disney avec "Dumbo" ou "Blanche neige et les 7 nains", le réalisateur s'est rendu compte que les dessins étaient "trop rond et enfantin". Il est alors par la suite tombé sur des estampes japonaises qui lui a donné le style graphique du film, complétés par les illustrations de Henri Rivière, un français. Un style plutôt desaturé que j'ai trouvé très réussi et vraiment en accord avec le propos.
Avec ce film d'animation, Michel Hazanavicius parvient à être sélectionné en compétition au festival de Cannes, ce qui relève presque du miracle. Pas dans le sens où le film n'est pas bon mais plutôt dans le sens où les films d'animation sélectionné en compétition à Cannes se comptent sur les doigts d'une main. Surtout que parmis ceux qui ont été sélectionnés on a des films d'animation tellement en dessous d'autres qui auraient mérité d'y être. Shrek par exemple a été sélectionné en 2001 mais il y a tellement de chef d'œuvre du cinéma d'animation qui aurait tellement plus mérité que DreamWorks.

"La plus précieuse des marchandises" met donc en scène une Pologne plus que jamais antisémite où une jeune bûcheronne va recueillir un enfant tombé jeté par ses parents d'un train. Tout tourne autour du fait que cet enfant est évidemment un enfant juif. Et ce qui est intéressant sont les réactions tout d'abord de son mari mais aussi de son entourage.
spoiler: Spoiler : Maintenant j'ai eu quelques incompréhensions dans l'histoire notamment le fait qu'à un moment du film, des bûcherons attablés avec le père, disent qu'enfin, la guerre est fini. Cela porte à confusion, car à ce moment là, on a pas encore les plans des déportés juifs dans les trains. On se dit donc que oui ça y est c'est la fin de la guerre. Sauf que plus tard, nous avons des plans dans les trains et les camps de concentration. Je me suis donc dit que nous avions un film monté sur deux axes avec deux temporalité différentes, sauf que les deux vont se rejoindre et il s'avère que non, tout est dans une seul temporalité. Peut être que j'ai un manque de connaissances historiques de l'histoire de la seconde guerre mondiale en Pologne, peut être que la guerre était vu comme terminé une fois que le pays a été envahi mais c'est quand même très bizarre.


La question d'un film sur la Shoah est toujours délicat, car cela fait parti des sujets qui vont forcément toucher le public et comment mal noter un film sur cela ? Cela peut être aussi vu comme une manière de faire du cinéma "facilement". Peut être que Hazanavicius a prononcé cette phrase en ayant aussi un peu cela en tête.
Claude Lanzmann lui a par exemple vraiment choisi de ne rien montrer dans son documentaire "Shoah" de 9h mais de se concentrer uniquement sur les témoignages et des images actuelles qui nous laisse imaginer l'horreur à travers les témoignages.
Mais dans ce film on montre quand même l'horreur des camps. spoiler: Spoiler : Par contre on a à un moment une superbe idée, où le père de cette petite fille est en train d'entrer dans le camp poussé par les nazis, et subissant l'horreur mais en ayant rien autour de lui, avec l'obscurité qui l'entoure et nous laissant imaginer ce qu'il subit. C'est quelque chose que j'ai trouvé vraiment bien vu et je pense qu'il aurait pu être plus long.


Au niveau des musiques, c'est assez original et ça colle vraiment bien que ce sois avec l'histoire et le style du film, on a des musiques vraiment glaçante en fonction de l'action ou mignonne pour le début avec l'enfant.
Pour conclure, j'ai bien aimé, pour moi c'est une réussite et je me demande comment fonctionne la réalisation d'un film d'animation pour un réalisateur comme lui qui n'en a jamais fait, c'est aussi ce qu'a fait Guillermo Del Toro par exemple avec Pinocchio même si on parle de stop motion.
Ce n'est pas du tout le film le plus marquant sur la shoah que j'ai vu, mais il apporte son originalité en mettant en scène deux bûcherons polonais.
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