Derniers Avis : La Plus Précieuse Des Marchandises - Page 2
La Plus Précieuse Des Marchandises
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cdo
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4,0
Publiée le 9 novembre 2025
Format original et beau (animation) pour un sujet très sérieux. Une fusion entre le meilleur de l'Homme (initié, souvent, par la femme !) et le pire de l'Homme (haine et xénophobie irrationnelles).
Aborder la Shoah sans la nommer et à hauteur de pré-ado, la gageure était double pour ‘La plus précieuse des marchandises’. Le choix de l’animation, dans sa version naturaliste-réaliste, joue sans doute un rôle de facilitateur…de même que sa facture de conte, à propos d’un bébé éjecté d’un wagon plombé et recueilli par un couple de pauvres bûcherons : l’homme bourru, hostile, craignant qu’il n’apporte le malheur sur eux, la femme, qui voit le nourrisson comme un cadeau du ciel et même les autres personnages peuvent aisément être reliés à des archétypes traditionnels. De cette manière, il est moins nécessaire de montrer pour émouvoir, une règle à laquelle se tient strictement le film durant les deux tiers de sa durée, avant que le point de vue et le ton basculent subitement : quel concours de circonstances a permis que ce bébé soit recueilli par les bûcherons ? Toujours sans nommer quoi que ce soit, Michel Hazanavicius privilégie alors une approche beaucoup plus frontale et explicite de l’horreur des camps de la mort. C’est une douche froide, après la relative bienveillance des débuts et de ce ton, de ces répétitions des actes et des concepts qui donnaient l’impression que tout aller se passer comme dans un conte de fées, mais une douche froide nécessaire et certainement pas inopportune.
Avec ce long-métrage d’animation, sorti en 2024, Michel Hazanavicius prouve qu’il peut aborder tous les genres avec une parfaite maîtrise. Adapté du conte de Jean-Claude Grumberg, le film évoque la Shoah à travers l’histoire d’un nourrisson recueilli par un couple de bûcherons polonais. Le graphisme bénéficie d’une ligne épurée et sombre totalement adaptée au propos (les dessins initiaux ont d’ailleurs été effectués par le réalisateur lui-même). L’horreur côtoie ainsi une tendre relation filiale dont le caractère naïf s’adresse davantage aux enfants. Cette double ligne directrice fait appel à des émotions variées qui finissent pourtant par se diluer. On notera la dernière apparition au cinéma de Jean-Louis Trintignant assurant ici la voix du narrateur. Bref, une œuvre humaniste perpétuant l’indispensable travail de mémoire de l’Histoire.
Un animé avec une histoire lourde. Un bébé promis au camp de concentration est recueilli par un couple de bucherons. Le plus dur ne fait que commencer pour tous ces personnages. Une suite de drames où les moments joyeux sont rares.
Un film d'animation dans la même veine que le tombeau des lucioles mais qui traite ici de la Shoah.
Michel Hazanavicius s'essaye au film d'animation, ça change de OSS 117.
Durant la seconde guerre mondiale, un couple de bucherons vit dans une campagne enneigée isolée. Non loin de là passe un train de "marchandises". Un jour, une marchandise est jetée du train. Réalisant que c'est une petite fille, la femme décide de l'élever comme la sienne malgré les protestations de son mari qui se doute des origines de l'enfant.
Je n'ai pas eu la sensation de retrouver le livre que j'avais lu et tant aimé. Le film m'a paru être une réadaptation de l'histoire et est bien plus dur...
Par contre vraiment excellent pour le devoir de mémoire et dénoncer ce qui s'était passé !
un film d'une beauté qui laisse sans mot, prendre le temps d'admirer est rare au cinéma et cette si précieuse marchandise nous l'offre avec autant de fond que de forme.
DES TRAINS PAS COMME LES AUTRES. Sur une terre en détresse, les sang du coeur donnent un sens à leur vie. Quand les promesses de l'homme s'envolent, l'humanité agonise et les Justes brillent sur le sentier de la mémoire, pour ne pas oublier.
Film d'animation ambitieux dans le fond, ce film reprend le compte du même nom que j'avoue ne pas avoir lu avant de visionner le film
L'animation d'abord est originale, certes assez sommaire (mais c'est voulu), mais ce rendu qui tire très fortement vers le blanc, gris, noir marque bien la noirceur de la période et de la guerre en générale D'ailleurs même si l'auteur du compte a demander à Michel Hazanavicius de ne pas trop rentrer dans la noirceur car c'était avant tout un compte destiné aux enfants, j'avoue que cela reste à mon sens un peu trop noir pour les enfants et que c'est plus dirigé vers les plus de 10ans minimum.
L'histoire est prenante, triste mais terriblement réaliste et presque d'actualité. Ce film est là pour nous rappeler l'horreur de la guerre , de ce que peut amener le rejet et la haine de l'autre. C'est osé de le faire sous forme de film d'animation mais le pari est réussi
Une histoire humaniste et émouvante au coeur de la grande histoire, celle de l'extermibation des juifs par les nazis lors de la Secobde Guerre Mondiale. On notera le rrès beau traitelent visuel soutenu par l'écriture.
Agréablement surpris, un conte original et émouvant, plein de poésie, un graphisme étonnant qui pourtant ne sort pas des grands studios de dessin. Un bémol pour les enfants, j'ai l'impression que ça risque de choquer les plus jeunes ?
Il y a si longtemps que je n’ai pas vu une telle merveille en animation ; le dessin et la palette évoquent Henri Riviere; les cadrages et les lumières sont splendides; ces choix graphiques soutiennent bien le récit profond sur la place du destin et du courage quand l’histoire humaine devient odieuse
Michel Hazanavicus frappe fort avec « la plus précieuse des marchandises ». Un film très simple mais à l’animation originale et très charmante, avec un scénario classique mais qui frappe toujours fort quand il s’agit d’émotions et des personnages qui sonnent juste. Et surtout : il faut saluer le travail d’Alexandre Desplats, dont la musique vient renforcer cette émotion et sans laquelle ce long métrage paraîtrait bien moins marquant. Une très belle œuvre, très touchante !
Un conte qui aborde le thème de la déportation avec délicatesse. Émouvant et d'une grande beauté plastique malgré un parti pris radical et une esthétique un peu austère de prime abord. Mais le travail sur l'ombre et la lumière est remarquable.