Full Metal Jacket
Note moyenne
4,4
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1 055 critiques spectateurs

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Florian Malnoe
Florian Malnoe

142 abonnés 557 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2016
Le temps ne semble avoir aucune emprise sur cette satire Kubrickienne de la Guerre du Vietnam. Si l'on excepte tout la partie d'entraînement des marines, un peu redondante à mon goût (bien que réussie évidemment), je n'ai rien à y redire à cette réalisation de Kubrick. C'est une œuvre, comme souvent avec le célèbre cinéaste cynique, mais aussi sans doute sa plus limpide ; d'où mon grand contentement. Ce film frôle tellement l'irréprochable que je vais me contenter, comme beaucoup, de dresser une petite liste plus ou moins exhaustive des points positifs de ce "Full Metal Jacket". L'aspect formel est d'abord une vraie tuerie, que ce soit dans la photo, avec les reconstitutions (c'est simple, j'avais l'impression de visionner un film sortie en 2014) qui sont à la fois d'un réalisme époustouflant mais aussi magnifiques sur le plan esthétique, et dans la façon de filmer avec notamment des plans séquences ciselés. Une grosse claque technique ! Le script est dans l'ensemble assez simple mais celui-ci prend vie dans sa narration géniale avec des dialogues qui alternent les ruptures de ton, passant plusieurs fois du comique outrancier, à une dramaturgie pointue qui fait mouche. La direction d'acteur est aussi très forte faisant avec un casting pas dès plus connus mais non moins puissants avec des personnages devenus cultes. Tout ceci est accompagné par une poignée de tubes musicaux mythiques d'époques. Un chef-d'oeuvre pour l'un des Kubrick qui m'a le plus convaincu avec "2001" et "Shining".
Jake S.
Jake S.

87 abonnés 231 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 décembre 2018
Cette guerre du Viêt Nam aura décidément alimenté les créations de bon nombre de cinéastes américains dans les années 70-80 (et on comprend pourquoi). « Full Metal Jacket » est d’ailleurs l’un des derniers à avoir été réalisé après les « Apocalypse Now » de Coppola (1979) et « Platoon » d’Oliver Stone (1986). Son intrigue se décompose en deux parties bien distinctes mais tout de même liées grâce aux deux personnages Joker et Cow-Boy : une première axée sur l’entrainement militaire aux États-Unis et une seconde sur la guerre du Viêt Nam (particulièrement « l’offensive du Têt » à la fin des années 1960). Bien que tout le film soit une bataille psychologique pour le spectateur, je pense que l’entrainement militaire du début reste le plus emblématique à ce niveau-là ; rarement un film ne nous a fait vivre avec tant de violence et de cruauté la formation de marines. Il y a ce côté très authentique et cru, notamment via les méthodes employées par le Sergent pour mener à la baguette sa future unité. Ensuite, la seconde partie du film se concentre sur les militaires américains du Viêt Nam et leur quotidien. Ce n’est pas moins intéressant que le début en soi, mais il y a quelques longueurs pour arriver jusqu’au climax tant attendu. On se lie aux personnages petit à petit et on a peur pour eux (voilà pourquoi je disais que tout le film était psychologique). Les scènes d’interviews sont aussi très intéressantes et montrent à quel point les soldats américains ne savent pas ce qu’ils font dans ce pays. Quel est le but de cette guerre pour eux ? Qu’ont-ils à y gagner ? Cette ambiguïté est encore plus identifiable lorsque Joker se fait interpeller par un colonel pour porter à la fois un badge symbole de paix et un casque avec écrit dessus « Born to kill ». Seulement voilà, la première partie du film finie un peu « comme un cheveu sur la soupe » à mon goût et n’explique pas plus ce qui s’est passé dans la tête de Lawrence : mal-être personnel ? Folie ? Ras-le-bol d’être sous des ordres ou d’être humilié ? Un peu de tout ça ? Stanley Kubrick a souhaité nous présenter deux histoires en un film, sauf qu’au final il y a un léger sentiment d’inachevé de part et d’autre. Si la vie militaire est un processus, il a sans doute voulu nous montrer que tout le monde ne peut pas en passer les étapes qui sont le courage, le physique, la soumission et surtout la capacité/volonté de tuer pour sa patrie. Pour terminer je parlerais de la musique car certains choix m’ont quelque peu surpris. Non pas que je n’aime pas « Surfin Bird » ou « Wooly Bully » mais ils m’ont paru en décalage total avec les scènes en question. Peut-être que Kubrick a souhaité amplifier le fait que les américains n’étaient finalement au Viêt Nam que pour du « loisir » avec un effet « cours de récré » à plusieurs moments (les railleries à propos de l’ennemi et les répliques des soldats face aux caméras de la TV américaine sur place).
Ricco92
Ricco92

284 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 février 2014
Comme à chaque fois qu’il réalise un long métrage, Stanley Kubrick signe avec Full Metal Jacket un grand film. Il réussit à signer deux films en un grâce à une construction en deux parties qui pourrait chacune être séparée l’une de l’autre, structure très inhabituelle. La froideur avec laquelle Kubrick filme ses personnages peut rebuter mais cela est complètement en phase avec son sujet puisque Kubrick nous montre la déshumanisation causée par la guerre. Suivant son habitude, Kubrick a fait un tournage extrêmement long (17 mois) pour pouvoir s’approcher de la perfection et, une fois de plus, il y arrive si on accepte la froideur de l’ensemble. La réalisation est parfaite mais il faut souligner la très grande qualité de l’interprétation. Pour son premier rôle au cinéma, Vincent D’Onofrio réussit à incarner le basculement psychologique de son personnage qui passe du type dont on se moque facilement au psychopathe dangereux. Autre révélation, R. Lee Ermey réussit avec son rôle de Sergent Hartman à créer un archétype du militaire qui a marqué la culture contemporaine. Le reste de l’interprétation est également d’une très grande justesse mais ce sont ces deux acteurs (présents tout deux uniquement dans la première partie) qui sont le plus marquant. Enfin, il faut noter le réalisme de la séquence vietnamienne qui a été tournée à… Londres. Avec Full Metal Jacket, Kubrick signe un des films les plus marquants sur la guerre du Vietnam.
Noah N
Noah N

33 abonnés 210 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 septembre 2023
Je suis impressionné par ce film : il est tellement réaliste non pas seulement sur la Guerre du Vietnam, mais surtout sur la psychologie des soldats de leur entrenaiment jusqu'à sur le terrain. On ressent bien le malaise psychologique des personnages et ce grâce aux mouvements de caméra bien dirigés et à la musique, un peu comme celle d'"Apocalypse Now".
Les deux parties du film (l'entrainement et la Guerre) sont bien ficelées, mais par contre, j'ai l'impression que la première partie ne semble pas avoir affecté Guignol : spoiler: il n'y a pas de scènes où on le voit se remémorer des moments douloureux, comme si ça n'avait pas existé
(après je suis peut-être vieux jeu).
Comme je l'ai dit, c'est bien filmé : on voit ce qui se passe et la caméra suit bien l'action jusqu'au bout, comme si on était présent dans le film.
Les personnages sont tous sympas, Guignol est un bon sympathique bien développé (j'avais même pas reconnu que c'était Papa de "Stranger Things" 藍). Pour les autres, il y a bien le sergent Altman qui reste tout aussi mémorable de par ses répliques. Et bien sûr, n'oublions pas ce pauvre Baleine spoiler: qui n'a pas vécu sa meilleure vie 
. Pour ce qui est des autres soldats au Vietnam, il y en a certains qui sont empathiques mais je ne sais pas si c'était comme ça à l'époque, mais je les trouve vraiment bêtes pour la plupart.

"Full Metal Jacket" est le premier film de Kubrick que j'ai vu et je dois reconnaître qu'il est doué, qu'il filme bien et qu'il sait faire ressortir le malaise présent au sein des personnages.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 novembre 2022
Kubrick scinde son film en deux parties distinctes. La première est donc la formation des jeunes GIs qui est sans doute celle qui a le plus marqué avec les diatribes aussi vulgaires qu'hilarantes du sergent-instructeur Hartman alias R. Lee Ermey, mais aussi la dernière et terrible scène avec Baleine alias Vincent d'Onofrio. Mais cette partie apprentissage de la guerre est surtout pour Kubrick le moyen d'aborder le sujet du conditionnement psychologique qui fait alors écho au reconditionnement du délinquant dans son film "Orange Mécanique" (1971), ce martèlement par Hartman serait donc une sorte de lavage de cerveau pour faire des tueurs bêtes et disciplinées. La seconde partie se déroule déjà plusieurs mois après le centre de formation et on retrouve plusieurs des Marines en militaires aguerris. Surtout, Kubrick insiste sur la propagande américaine via "Guignol" en reporter de guerre/GI en pleine "dualité". Certains passages restent malgré tout un peu râté comme le massage cardiaque ou quelques ralentis (d'où le point en moins). Le film demeure un monument du genre à voir, revoir et à conseiller.
Site : Selenie
Jerem69tt
Jerem69tt

138 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 28 octobre 2012
Mouais. Certains appellent ça un chef d’œuvre. Est- ce qu’ils ont remarqué qu’il n’y a pas de scénario ? ou qu’il y a deux parties sans lien logique entre les deux ? Ou encore qu’on a un film sans réel but, sans réel objectif (parce que a la guerre, il y a des morts, on est déjà au courant). A partir de là, comment on peut dire que c’est un chef d’œuvre ? Personnellement je ne sais pas. Alors je vais parler pour moi. J’ai bien aimé le début du film et toute la première partie : on rentre tout de suite dans le film (dès la première scène) et l’entrainement est bien fait. Le chef instructeur a un certain charisme ainsi que des dialogues particulier qui font qu’on ne s’embête pas. Il y a même pas mal de passage et réplique assez drôle. Cependant même dans cette partie, on ne sait pas trop où on va, où le réalisateur veut nous amener. Et malheureusement on ne le saura encore moins dans la deuxième partie. En effet, on change complètement de décor, de situation, et même de … personnages ! Mais le pire, c’est qu’il n’y aucun lien entre les deux ni même aucune explication. On passe d’une scène d’entrainement à une « scène de guerre » d’un claquement de doigts ! Il n’y a que moi que ça dérange ? Enfin même, on n’oubliant ça, on arrive dans un nouvel environnement (comme dans un nouveau film) sans pour autant savoir où l’on va. On assiste juste à une guerre et le rythme de cette 2ème partie est cruellement ralenti au point où on commence à trouver le temps long ! Et pour finir, sans dévoiler la fin, le personnage est content d’être encore envie, ça je peux le comprendre mais le réalisateur met se point en avant alors que ses amis sont morts. Mais c’est pas un peu débile ? Un film de guerre, censé faire naitre des émotions, des sentiments, qui ne se conclut pas par "la guerre fut dur, j’ai vu mes amis mourir sous mes yeux" mais par "ouf, c’est bon, je suis en vie" ! Autrement dit dans la première partie, on parle du travail d’équipe et de famille ; et dans la deuxième, c’est plutôt : j’ai fait la guerre, il y en a qui sont mort mais on s’en fou moi je suis en vie. WTF. En bref, bien que la première partie ne soit pas trop mal, le film en reste assez moyen et peut être trop américain...
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 4 décembre 2015
Un Chef D'Oeuvre. Après les incontournables Orange Mecanique et Shining,le cinéaste Stanley Kubrick nous livre ici une véritable leçon de cinéma avec ce long métrage devenue une véritable référence en matière de film de Guerre qui est encense par la presse et le public.Pour Commencer la Réalisation est maîtriser a la perfection qui est accompagné d'une BO inoubliable qui sert parfaitement le long métrage. Ensuite le Scénario est remarquablement écrit en nous montrant avec horreur et d'une façon saisissante les dessous d'un camp d'entrainement militaire et de la guerre du Vietnam a travers un rythme trés soutenue,ajouter a tout ceci une multitude de Séquences devenus Cultissimes avec notamment un Humour dévastateur qui est parsemé de Répliques savoureusement ciselés qui font mouche a chaque fois mais qui n'oublie pas pour autant de réserver quelques Scènes particulièrement Dérangeante ainsi quelques Séquences d'Actions d'une grande intensité qui sont inoubliables qui son parvenus a rester graver dans les annales. Enfin la Distribution est quand a elle monumentale dont on peut saluer la prestation respectives de Matthew Modine,Arliss Howard et Adam Baldwin mais la palme revient a l'épatant Vincent D'Onofrio qui est troublant dans la peau de l'engagé Baleine tout comme le comédien R. Lee Ermey qui est impressionnant dans la peau de l'impitoyable et hargneux Sergent Instructeur Hartman qui entre au panthéon des plus grand personnages de l'histoire du cinéma. En Conclusion, Full Métal Jacket est l'un des grands films de Guerre comme en on voit rarement au cinéma en étant a la fois Corrosif,Éprouvant,Dérangeant et Brillant avec le savoir faire incontesté de Kubrick qui nous livre l'un des meilleurs films des années 80 a redécouvrir et qui a posséder d'urgence dans sa vidéothèque.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 26 juin 2013
Après s'être essayé au genre historique avec le très réussi "Barry Lyndon", le réalisateur Stanley Kubrick, pas moins de douze ans après "Les sentiers de la gloire", revient à ses premiers amours avec le phénoménale Full Métal Jacket. En portant l'oeuvre de Gustav Hasford sur grand écran, il dresse un portrait de la guerre du Vietnam, dénonciateur et très pessimiste. Un moment de cinéma unique dont la patte Kubrick n'est pas étrangère à son succès. Vraiment un grand moment.

Le génie de ce réalisateur est indéniable. Dans tout les moments du film, et cela du début jusqu’à la fin, il nous le prouve. Que ce soit dans l'entrainement (qu'on imagine bien fastidieux) des jeunes recrues ou dans l’immensité des ruines du champ de bataille. Ces travellings sont extraordinaires. Une reconstitution impressionnante a été fait pour rendre cette guerre la plus réaliste possible. Et c'est très réussie. Les décors apocalyptiques sublimés par la mise en scène "Kubrick" est un véritable bonheur des yeux.
Le réalisateur a instillé de nombreuses répliques savoureuse, politiquement incorrecte et méchamment drôle. Malgré le côté dramatique du film, le réalisateur, en tout cas pour moi, arrive à me faire rire par le biais notamment de l'acteur jouant le Sergent Instructeur, vraiment très bon.

Mais, comme dit précédemment, Kubrick critique avant tout une guerre. Une guerre inutile et absurde. Alors que la première partie, durant bien quarante minutes, montre l'entraînement intensif des jeunes recrues ainsi que leurs endoctrinement progressif (Kubrick le dénonce fortement par la folie de "Grosse Baleine" qui se flingue en plein milieu de film), Stanley (Et ouais c'est mon pote) oriente la seconde partie sur l'affrontement entre les deux blocs. Il montre une guerre en qui personne ne croit ou la plupart des soldats ne comprennent pas pourquoi ils sont là. Cela fait réfléchir sur "Est ce que la guerre est elle une solution ?"

Je n'ai mis que quatre étoiles car, il y eu une petite longueur (vingt minutes quand même) quand les soldats viennent juste d'être envoyés sur le front. De plus, la musique, contrairement à d'autre de ces films (qui est un élément d'habitude distinctif), est beaucoup moins bonne dans celui-ci.

Ce film est excellent. Il est l'un des meilleurs Kubrick pour moi. Ce n'est pas un chef d'oeuvre mais c'est un film de guerre à l'opposé des autres, bien différent dans son approche comme dans sa réalisation. Très bien. A voir évidemment !
Xavier D
Xavier D

82 abonnés 1 146 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2014
comme tous les films de Kubrick sont des chef d'œuvre, celui-ci ne manque pas à l'appel, le meilleur film de guerre de tous les temps, même si le soldat Ryan est magnifique, celui-ci ce classe premier dans le classement de mes film de guerres. Les décors, la réalisation, les acteurs, les dialogues, la musique, sont d'une perfection inégalé. Sur les deux séquence: l'entrainement avec l'officier Baleine qui se flinguera sur le trône marque les esprits, et la guerre, la guerre du Vietnam, cruel et réaliste. Sublime et captivant. on s'y plonge dedans tant que l'atmosphère est oppressante et droit. Le meilleur film de guerre, point barre!!
 Kurosawa

674 abonnés 1 509 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 juillet 2013
En réalisant "Full Metal Jacket", Kubrick nous dépeint la guerre du Vietnam sous deux aspects: la psychologie d'avant-guerre, et la dure réalité des combats. La première partie où l'on voit tous ces soldats entrainés par leur instructeur est sensationnelle. Grâce à des dialogues savoureux, et des scènes d'anthologie, le spectateur découvre la transformation de ces hommes en véritable machines de guerre. Cette évolution est donc fascinante, car on constate les absurdités de cette préparation et des conséquences tragiques qu'elle cause. On est même entièrement immergé dans cette atmosphère, grâce à une mise en scène qui n'épargne rien. Quant à la seconde partie, qui s'attarde sur les conséquences de cette formation atypique, est un peu moins passionnante. Les scènes de combat sont, dans un premier temps, très anodines. On retombe même dans une certaine banalité, pour ce qui est de montrer l'horreur de cette guerre au cinéma. Mais la tension remonte petit à petit, et c'est ainsi que Kubrick capte de nouveau l'attention du spectateur au plus haut point. La fin est sublime en suspense et par conséquent, d'un point de vue émotionnel. Elle a d'ailleurs certainement inspiré Spielberg pour son film "Il faut sauver le soldat Ryan". "Full Metal Jacket" est donc un grand film, grâce notamment à la capacité de son metteur en scène d'allier maitrise formelle et capacité à faire ressortir les émotions.
Dr.Reid
Dr.Reid

20 abonnés 405 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 11 mai 2012
Pas spécialement fan de Kubrick, j'ai trouvé ce film excellent! Surtout la 1ère partie, les répliques du Sergent Hartman sont cultes. La 2ème partie perd un peu en intensité, mais le film reste très bon.
yohanaltec
yohanaltec

107 abonnés 767 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2013
Stanley Kubick réalise un bon film de guerre, mais pas le meilleur sur le Vietman qui est pour moi Apocalypse Now.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 juillet 2018
Hallucinant, grandiose, vulgaire à souhait, un bijou de guerre comme j’en ai rarement vue. Un départ de dingue voir de barge sur l’entrainement sans aucun respect des futurs marines. Un sergent instructeur chiant, vulgaire, provocateur comme c’est pas permis, mais c’est tellement mort de rire ces insultes qu’on n’y prête même plus attention. Un one man show plutôt qu’une humiliation publique. Une scène de violence entre « grosse baleine » et ses camarades en pleine nuit de sommeil qui va le transformer en machine à tuer sans pitié, un sergent qui aurait mieux fait de s’la fermer au moment fatidique mais çà, je l'ai vue à 3 km. Un moment de baisse mais heureusement rattraper par les scènes de guerre. Des chansons cultes servant de magnifiques bandes son. Des effets sonores à couper l’souffle. Du visuel mordant, des décors pharaoniques et somptueux. Dommage, j’ai pas pu voir la fin complète, l’enregistrement s’est arrêter en cours de route, dégoutter, j’étais à fond les ballons. Plaisir de revoir l’un des acteurs phares de la trilogie « The dark Knight », également, mais ça c’est grâce à Allociné, le marie le plus célèbre des série TV, j’ai nommé Vincent D'Onofrio qui était celui de Gabie dans « Desperate Housewives ». MORTEL !!!
7eme critique

622 abonnés 2 778 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 avril 2015
Stanley Kubrick collectionne les chefs-d’œuvre, et nous en fait part une fois de plus avec cet avant-dernier long-métrage. On ne va pas s'amuser à critiquer le travail cinématographique porté sur ce film, car tout est bon. De la réalisation, au jeu d'acteurs, en passant par les dialogues, on trouvera forcément notre bonheur. Tout s'enchaîne comme un mécanisme pour nous offrir une crédibilité intense. Direction la guerre du Vietnam, un sujet porté de nombreuses fois à l'écran ("Apocalypse now", "Platoon", "Voyage au bout de l'enfer"...) et bizarrement, c'est souvent réussi. De la formation au terrain, on accompagne ces jeunes soldats qui accrocheront l’œil du téléspectateur grâce à cette mise en scène réaliste. La psychologie des personnages, l'impact sur le mental, l'esprit de groupe, l'évolution du citoyen lambda en tueur au service de sa nation, tout est parfaitement retranscrit. Coup de cœur (comme la plupart des fans) pour l'énorme prestation du sergent instructeur, un personnage mémorable aux discours métaphoriques et vulgaires, agissant comme une vague de fraîcheur humoristique au sein d'un destin chaotique inévitable. Un GRAND film !
NoSerious Man
NoSerious Man

209 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2018
Je ne vais pas ré-entamer des lignes interminables faisant part de toute l'affection que je porte pour Stanley Kubrick puisque tout a déjà été dit dans plusieurs de mes précédents écrits (voir celles que j'ai faites sur "Orange Mécanique" et "Barry Lyndon"), entre autres ; ainsi, puisque même un Dieu a droit à l'erreur, il se peut qu'il soit ici question de l'imperfection de ce film faisant pourtant facilement partie du top 20 de mes films préférés. "Full Metal Jacket" se découpe en deux parties bien distinctes, se déroulant en pleine guerre du Vietnam lors de l'implication des Etats-Unis au conflit, à la fin des années 60. La première partie nous projette dans le camp d'entraînement militaire de Parris Island dans lequel un groupe de marine est dirigé par le tyrannique et sadique sergent Hartman (R. Lee Ermey). La seconde partie nous emmène directement au Vietnam, pour retrouver la plupart des personnages principaux de la première partie effectuer leur devoir pour protéger leur patrie. C'est sous les yeux du soldat James Davis, dit Joker (Matthew Modine), narrateur, qu'on observe le travers des événements. Adapté du roman semi-autobiographique "Le Merdier" de Gustav Hasford et sorti en 1987, soit sept ans après son dernier chef d'oeuvre, "Shining" (1980), "Full Metal Jacket" est un bijou d'écriture et de mise en scène, certainement dû à ses personnages mémorables et à son ambiance jonglant entre le délectable grâce à la solidarité ressentie entre les personnages et les décors extérieurs riches en éléments ne suscitant pas directement la compassion du spectateur, et le maussade principalement dû au personnage du sergent Hartman. Cru, drôle, provoquant et détestable à la fois, accompagné en VF par la superbe VF de Bernard Fresson, Hartman représente à lui seul ce qui éloigne fatalement l'Homme de la société dans son destin ; chacun d'entre nous avons tous connu un professeur, un patron ou même un collègue nous prenant en grippe et déterminé à vouloir nous détruire mentalement voire psychologiquement. On a tous voulu y changer quelque chose quitte à y laisser sa peau, spoiler: ce qui est parfaitement peint ici: le personnage de Leonard Lawrence est surveillé de très près par Hartman, l'exposant à un dilemme: tuer, ou être tué ; grosso modo, si tu n'allumes pas le feu à temps, c'est toi qui grille. Enchaînant humiliation sur humiliation à cause de son poids et de son manque d'agilité, "Gomer Pyle" va finalement faire naître en lui le soldat contraire à sa nature véritable.
Beaucoup d'entre nous pouvons alors se reconnaître, le film est donc ouvert à tous. Le film nous offre un point de vue réaliste de la guerre du Vietnam en désacralisant tout ce qui fait un homme (voir le célèbre slogan figurant sur le casque de Joker présent sur l'affiche: "Born to kill", paradoxe avec le but basique du soldat: "Tuer pour vivre"). De plus, à terme ils ne sont pratiquement plus des hommes, mais des robots, résignés à obéir à leur "créateur", les traitant tel un troupeau de bétail destinés au mal, et tous "renommés" par des surnoms humiliants et leur enlevant toute trace de crédibilité dans la société. Par ailleurs, toute la scène d'ouverture se déroulant chez un coiffeur montre d'entrée de jeu le début d'une transformation morale de la part des soldats: durant la Seconde Guerre Mondiale, on a parlé de "déshumanisation". Enfin, malgré de très nombreux revisionnages du film, je suis de ceux qui pensent que Kubrick aurait pu faire beaucoup mieux pour la suite du film. En 45 minutes, il m'a présenté le film de guerre le plus convaincant que j'ai vu d'un point de vue psychologique des personnages, chose qui retombe totalement dans la suite: on retrouve avec plaisir Joker et Cowboy dans leur destinée mais celle-ci manque cruellement de quoi offrir d'autres émotions à nous, spectateurs. Les dialogues n'y sont pas aussi pointus et marquants qu'ils ne l'ont été dans un premier temps, l'avalanche de personnages secondaires présentés est oubliable en plus... En revanche, il faut en extraire la substantifique moelle: on y voit un Joker acteur des faits, tandis que la première partie du film, on le voyait davantage spectateur, car cette suite s'intéresse au devenir du personnage. Et puis, cette scène finale est impressionnante puisqu'en plus de voir Cowboy, son "frère", se faire tuer sous ses yeux, il sera contraint de choisir entre éliminer un soldat féminin ou lui laisser la vie sauve, un choix moral rejoignant directement la mort d'Hartman et de Leonard à la fin de la première partie. La bande originale est très plaisante, en particulier la musique d'ouverture: "Hello Vietnam", ainsi que les morceaux originaux composés par Abigail Mead (sa seule oeuvre musicale?) et les nombreux chants militaires détournés qui la compose en large partie. "FMJ" est donc l'un de mes films de guerre de références, grâce à la diversité des tons, des situations et de la mise en scène, et mettant en avant un portrait réaliste de personnages, à la recherche d'une part cachés d'eux-mêmes. Hélas, l'inégale première moitié de la seconde partie du film me laisse de marbre à chaque visionnage, ce qui m'empêche de lui mettre la note maximale. Pour avoir un point de vue tout aussi réaliste mais plus riche en émotions sur la guerre du Vietnam, on peut lui préférer "Platoon" d'Oliver Stone (1986), "Voyage au bout de l'enfer" de Michael Cimino (1978), ou encore "Apocalypse Now" de Francis Ford Coppola (1972), plus sombre et plus dur, sur fond de rock psychédélique ; et, aussi, pour aller plus loin, voir "La déchirure" de Roland Joffé (1987).
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