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pietro bucca
93 abonnés
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2,5
Publiée le 20 avril 2021
Un beau casting. Rien ne déroge a la règle, on est bien dans un film de Chabrol. Un rythme très peu soutenue. Une petite intrigue avec sa musique qui va bien. Pas son meilleur film.
Un polar à l'humour noir pas déplaisant mais manquant de rythme, qui dresse un tableau au vitriol de la bourgeoisie provinciale, porté par une excellente interprétation et notamment le savoureux inspecteur Lavardin incarné par Jean Poiret.
Excellent, atmosphère provinciale, le plaisir de voir Jean Poiret, Michel Bouquet, Pauline Lafont...les oeufs de notre cher inspecteur et les commentaires de Claude Chabrol sur le bonus !!
Tour les films de Claude Chabrol se ressemblent. Il y a le décor au milieu de nul part et il y a l'intrigue à la façon Georges Simenon. Une musique toujours très plate. Il y a toujours les principaux protagonistes très spéciaux et très intriguant. Heureusement il y a toujours de bons acteurs et actrices, heureusement car ils sauvent le film du nanar. Après ce film ressemble à un téléfilm commun. C'est lent, il ne se passe pas grand chose. Ce scénario reste même très prévisible. Il y a la regretté Pauline Laffont. Après aller au cinéma pour voir ce film, c'est très difficile à concevoir.
Ca se laisse regarder facilement sans pour autant être passionnant. Certains plans très jolis surprendront car la majorité n'est pas forcément d'une grande réussite. Le casting propose le meilleur et le pire, ce qui forme un contraste assez surprenant.
Un film policier à l'ambiance particulière, typique de Chabrol. C'est surtout la présence de l'inspecteur Lavardin (qui d'ailleurs apparaît tardivement) qui donne une tonalité si particulière au film. Poiret est formidable dans son rôle et donne à Lavardin un caractère bien particulier. Le personnage est truculent et ses méthodes peu orthodoxes le rendent finalement très attachant.
Fidèle à son style, Claude Chabrol signe un polar provincial où il envoie une nouvelle fois des piques à la bourgeoisie. Il y a un problème avec ce film. Un problème de taille: Chabrol prend du temps pour deux choses. La première: présenter tous les personnages importants de l'histoire. Bien sûr que c'est indispensable, mais c'est trop long. Tout comme il prend beaucoup de temps pour instaurer une ambiance pesante à son film. C'est indispensable aussi, et il réussit. Mais c'est aussi trop long. Deux conséquences en découlent: premièrement, son personnage principal arrive bien trop tard. Et deuxièmement, son intrigue paie les pots cassés de cette trop longue mise en place. Elle est alors résolue bien trop rapidement et laisse une désagréable impression de grande confusion. Finalement, ce film vaut surtout pour la qualité de l'interprétation de ses acteurs, Jean Poiret en tête.
Chabrol nous livre un film acide et poisseux. Le ressentiment colle aux doigts et le meurtre n’arrange rien. En voyant le film je me rends compte à quel point les Maigret de Cremer ont totalement puisé leur inspiration dans ce genre de film. Ambiance, personnages louches et pas si innocents et emploi des bois pour la musique
Sincèrement, j'ai presque hésité concernant la note. Claude Chabrol sait y faire pour être à contre-courant de ce qui se fait habituellement en matière de polar. Narration, intrigue, personnages... Son approche est singulière, voire imprévisible par moments, notamment dans la structure, ne faisant, par exemple, intervenir son héros qu'au bout de quarante minutes. Côté casting, c'est également très bon, à l'image d'un savoureux Jean Poiret, bien entouré par Michel Bouquet, Jean Topart ou encore d'un tout jeune Lucas Belvaux, sans oublier, surtout, la magnifique Pauline Lafont, que je découvrais un peu ici et me faisant d'autant plus regretter sa disparition tragique : elle est irrésistible, une grande carrière l'attendait probablement. Maintenant, et même si lire une ou deux critiques professionnelles m'ont un peu aidé pour y répondre : qu'a voulu faire Chabrol ? Un policier ? Au vu du manque d'intérêt qu'il montre parfois pour l'enquête, on peut en douter. Une étude de mœurs ? Sans doute plus, mais là encore, étant donné le peu d'attachement et encore moins de sympathie qu'on a pour les uns et les autres, ce n'est pas très convaincant. Une critique de la bourgeoisie ? Sûrement, il l'a fait très souvent, et après ? Ces notaires, médecins et autres bouchers ont beaux être odieux, je ne vois pas trop ce que ça prouve. Sincèrement, hormis un regain d'intérêt dans la dernière partie où il y a enfin du concret quant aux deux « disparitions », je me suis un peu ennuyé, peu sensible à cette approche très « chabrolienne » (faisant toutefois preuve d'une certaine humanité dans les dernières minutes, même si l'on peut discuter de la manière), peu concernée par le plaisir du spectateur. Reste quelques répliques, quelques situations pas mal, l'ami Claude ayant le sens du détail, et ne serait-ce que pour avoir découvert la belle Pauline, je n'ai pas totalement perdu mon temps. Pas sûr que cela justifie le visionnage de ce vrai-faux polar plutôt original dans sa forme, peu captivant sur le fond. Passable.
Très belle, trop directe comme sa mère, Dominique Lafont, Pauline Lafont explose de sensualité. Caroline Cellier est parfaite en femme libre et extravertie. J'ai toujours beaucoup aimé Josephine Chaplin qu'on voit 3 minutes seulement mais qui prend toute l'attention après le générique. Stphane Audran, Michel Bouquet et Jean Topart exprime tout leur talent bien connu. Et évidemment l'inspecteur Lavardin, je veux dire Jean Poiret, incarne un personnage de Simenon comme s'il l'était depuis sa naissance (depuis qu'il manque deux œufs au plat au petit déjeuner en tout cas). D'excellent acteurs ne font pas un bon film mais ça aide. Avec un bon scénario et un générique génial, Chabrol réalise un de ses meilleurs films. J'oubliais l'ami Lucas Belvaux qui incarne un postier lunaire. Chabrol a de l'humour et un esprit sarcastique, la guerre des classes n'est jamais loin dans ses meilleurs films. Il a raté tellement de films qu'il faut vraiment signaler très fort les 10 qui sont réussis.
Comme souvent chez Claude Chabrol, les ramifications de l'intrigue policière, ici assez complexe, constituent un prétexte pour dresser un portrait au vitriol de la petite bourgeoisie de province et de ses nombreux maux – cupidité, infidélité, suffisance. Le réalisateur offre aussi à ses comédiens, tous superbes, une galerie de personnages hauts en couleur, avec en premier lieu l'inspecteur Lavardin, interprété par Jean Poiret, qui résout ses enquêtes en employant des méthodes bien peu orthodoxes. Un vrai plaisir.
J’avais bien aimé l’Inspecteur Lavardin. Sans m’enthousiasmer non plus, je lui avais trouvé un certain charme. J’attendais donc à peu près la même chose de Poulet au vinaigre : un polar honnête, à peu près divertissant. Il n’en a rien été. En toute franchise, ce ne serait la présence de quelques interprètes efficaces, ce film ne présenterait pas beaucoup d’intérêt. Le casting reste en effet l’attrait essentiel du métrage. Poiret, excellent dans le rôle de Lavardin, même s’il arrive très très tard (beaucoup trop tard en fait). Audran, une étonnante femme folle, épaulé par Lucas Belvaux, tout débutant. Michel Bouquet, Jean Topart, des acteurs bien choisis pour des rôles de bourgeois cachotiers. Et puis le charme de Caroline Cellier, et celui, étincelant, de la regrettée Pauline Lafont. Franchement, les acteurs font le travail, et le métrage vaut le coup de ce point de vue, ce qui est déjà bien, mais très insuffisant pour rattraper la faiblesse du scénario. Pour tout dire, il n’y a pas d’enquête. Le film prend tellement de temps à s’installer, à faire venir son inspecteur, bref, à entrer dans le vif du sujet, qu’elle est bâclée en deux temps trois mouvements à la fin. Chabrol a voulu détailler la vie des notables du village comme il aime le faire, mais là il se plante, en baclant l’enquête, à l’inverse de l’Inspecteur Lavardin. En plus de cela, il faut reconnaitre que le rythme est spécialement mou, voire parfois soporifique, et cela malgré une ou deux scènes violentes et la nudité de Pauline Lafont ! On s’ennuie parfois royalement, et ça c’est très mauvais ! Plus lent qu’un épisode de Derrick, faut pas pousser ! En tout cas amateur de suspens et de grands mystères, vous serez sans doute déçus. Visuellement c’est un peu pépérisant. Le film dégage parfois une ambiance de mystère plaisante, mais trop rarement. Chabrol n’exploite pas assez bien ses décors (même le parc à statues n’est pas aussi inquiétant qu’il aurait dû être), et surtout sa mise en scène est trop lancinante. Le film fait dater à bien des égards, et il manque de l’audace, de la vraie audace visuelle. On sent qu’il y a de la compétence (travelling de caméra par exemple), mais c’est trop pépère (la scène de l’incendie, pas fameuse, l’accident, pas terrible non plus), et cela se sent aussi dans une bande son fort quelconque. Je ne vais pas le cacher, ma déception avec Poulet au vinaigre est réelle. Film mou, trop daté, il rate surtout de plein fouet sa partie enquête. Reste le casting étincelant, le plaisir, toujours, de revoir Pauline Lafont, mais ce n’est pas suffisant pour rattraper l’ensemble. 1.5
Comme beaucoup de films de Chabrol de cette époque, "Poulet au vinaigre" manque de rythme. C'est dommage car l'histoire est bien ficelée et elle a le mérite d'introduire le personnage de Lavardin, inspecteur génialement interprété par Poiret, auquel le cinéaste consacrera un autre long-métrage pour le cinéma et plusieurs pour le petit écran. Ici, les gentils sont à peine plus ragoûtants que les méchants (une mention spéciale à Stéphane Audran dans le rôle de la pauvre infirme persécutée). On regrette finalement que tout cela reste assez tiède...Pauline Lafont mise à part, plus volcanique que jamais, qui joue la postière amoureuse.