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Mac Murphy
9 abonnés
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3,0
Publiée le 13 avril 2026
Ce n'est pas ici mon Chabrol préféré, lui préférant la tension dramatiques des plus anciens Le Boucher, Que la bête meure ou encore Les Noces Rouges. Si on retrouve bien ici la satire de la petite bourgeoisie provinciale, l'introduction du personnage de l'inspecteur Lavardin, brillamment interprété par Jean Poiret, rend le film plus ironique et aussi plus léger. Le Chabrol des années 80 se veut plus joueur avec ses personnages et les codes du polar provincial. Il renouvelle un cinéma qui peut flirter avec la comédie. J'aime moins mais je comprends qu'on apprécie.
Nettement moins réussi que Inspecteur Lavardin. Ici, le propos est trop outrancier et des acteurs en font trop, comme ce jeune homme qui court sans arrêt, on se demande pourquoi, ou le personnage joué par la belle Pauline Lafont dont on peine à croire qu’elle est attirée par le jeune homme précité. Autrement, les notables « voyous » sont bien choisis, et on apprécie la présence de certaines actrices (Caroline Cellier en péripatéticienne locale, Stéphane Audran en handicapée moteur). Pourtant issu d’un roman, le scénario m’a paru moins abouti que celui d’Inspecteur Lavardin.
Ce film de Chabrol malgré le casting de prestige piétine dans la semoule et surtout dans les incohérents. L’inspecteur Lavardin au jeune facteur qui avait mis du sucre dans le réservoir d’essence d’un individu provoquant sa mort, je cite: je connais un jeune homme qui a voulu faire une farce en mettant du sucre dans le réservoir d’un véhicule (qui a causé, j’ose le répéter. Je ne le poursuis pas !
Avec "Poulet au vinaigre", Claude Chabrol ouvre la série des enquêtes menées par l’inspecteur Lavardin, figure aussi cynique qu’insaisissable. L’histoire se déroule dans un village, où une famille vit sous la menace d’un promoteur immobilier prêt à tout pour récupérer leur terrain. Lorsque plusieurs morts suspectes surviennent, l’inspecteur Lavardin débarque et mène l’enquête à sa manière : brutale, ironique, presque amorale. Très vite, ce qui semblait être un simple conflit de voisinage se transforme en portrait venimeux d’une communauté où chacun a quelque chose à cacher. Malgré ses promesses, le film manque de mordant. L’intrigue policière est correcte, mais jamais vraiment captivante.
« Poulet au vinaigre » est un très bon film policier réalisé par Claude Chabrol en 1985 avec Jean Poiret (Inspecteur Lavardin), Stéphane Audran(Mme Cuno), Lucas Belvaux (Louis Cuno), Michel Bouquet (le notaire Lavoisier) et Caroline Cellier (Anna). Avec ce film, Chabrol renoue avec le succès commercial. La grande force de « Poulet au vinaigre » est le personnage de l'inspecteur Lavardin, il arrive dans cette petite ville de Normandie pour enquêter sur un double meurtre. Il applique des méthodes policières atypiques et peu orthodoxes, parfois brutales, avec des interrogatoires musclés. Il s'agit d'une personne cynique néanmoins originale, fin gourmet et passionné de cuisine. Chabrol montre ici une bourgeoisie provinciale avec des notables abjects, vénaux et dépourvus d'empathie. A noter les bonnes interprétations des seconds rôles tels que Pauline Lafont, Jean Topart et Jean-Claude Bouillaud.
Hormis la bonne idée de ce duo mère-fils qui espionne ses ennemis locaux par la lecture de lettres détournées par le second, et les personnages de la maman, puissamment incarnée par Stéphane Audran, et, à un degré moindre, celui de l’inspecteur Lavardin, il n’y a pas grand-chose à se mettre sous la dent. L’intrique policière est mal développée, la psychologie et les moteurs internes des notables du cru est à peine effleurée, et l’on assiste à une succession de saynètes, pas désagréables, mais anecdotiques voire superficielles. La réalisation est impersonnelle, pas très éloignée de celle d’un banal téléfilm. La musique est envahissante et laisse à penser que le cinéaste a voulu mettre en avant le compositeur qui n’est autre que son fils. On est vraiment loin du chef d’œuvre que Chabrol avait livré avec « Juste avant la nuit » !
Un de mes Chabrol préférés, sans doute largement grâce au délicieux Jean Poiret, disparu trop tôt, qui respire l’intelligence et l’humour. La distribution est extraordinaire. Tous ces grands acteurs français font de ce concentré de Chabrol un petit chef-d’œuvre. La petitesse, la mesquinerie, la vilenie, l’hypocrisie, tous les défauts humains sont là. Je sauverai les jolies fesses de Pauline Lafont, si tôt et si tragiquement disparue, malheureusement.
Poulet au vinaigre est un film policier somme toute assez banal. Certes il est bien réalisé, les acteurs font de leur mieux, mais l’histoire est un peu poussive et ne m’a en tout cas pas tenu en haleine. De la part de Chabrol, on attendait mieux !
Claude Chabrol a tant fait pour le cinéma français que l’on ne lui en voudra pas d’avoir raté la cuisson de ce « Poulet au vinaigre » rance et sans consistance. Un polar dans une bourgade tricolore où les notables ne sont pas bon à mettre tous à la même table. Si ce n’est celle des aveux quand les accidents et fuites à l’étranger deviennent de plus en plus suspects aux yeux du commissaire Lavardin qui débarque dans la ville pour y remettre un peu d’ordre. Sa descente épice enfin cette histoire peu palpitante menée de façon très prosaïque par un réalisateur un brin dépassé par la superbe affiche qu’il s’est offerte. Alors saluons l’avènement de Jean Poiret en flic pas très orthodoxe et celle de Lucas Belvaux encore tout jeunot dans son rôle de postier amoureux transi de la belle Henriette. Pauline Lafont tout en grâce et bavardage dont le souvenir se ravive à la vue de cette présence qui aurait dû porter le cinéma hexagonal des années durant. Pour en savoir plus : lheuredelasortie.com
L'intrigue criminelle qu'aura à élucider l'inspecteur Lavardin compte moins, comme on pouvait s'y attendre, que le regard que Chabrol porte sur une bourgeoisie provinciale infecte et sur ses notables grotesques et perfides. D'ailleurs, le dénouement de l'énigme sera vite expédié, voire bâclé, tant l'intrigue est accessoire. Prenant plaisir à bousculer le petit monde médiocre de la province (et Lavardin-Jean Poiret ne s'en prive pas), Chabrol ne se montre pas plus tendre avec les victimes -une vieille folle et son fils, facteur indiscret, que des notables du bourg tentent de faire expulser de chez eux- qu'avec la clique de bourgeois de la petite ville. Quand Lavardin y débarque, tardivement dans le film, le policier joue le rôle de redresseur de moeurs avec ses méthodes musclées et insolentes, son cynisme et son aversion pour ce microcosme délétère. Cependant, le récit nous semble par moments un peu indolent ou terne, à l'image du facteur, figure centrale de l'intrigue, qu'interprète Lucas Belvaux. Et puis, cette peinture de moeurs chabrolienne n'est pas toujours très subtile ni approfondie; Chabrol se livre à une sorte de jeu de massacre malicieux qui donne le ton du film et fait son originalité mais qui est aussi une façon caricaturale pas toujours convaincante.
Dans une petite ville, trois notables mettent la pression au postier et à sa mère handicapée afin de récupérer leur maison. Jusqu'à une mort qui attire un flic intrusif, l'inspecteur Lavardin... Si comme moi vous avez vu "Inspecteur Lavardin" avant de découvrir "Poulet au Vinaigre" (qui introduit ce personnage), vous risquez d'être déçus. Le policier n'apparait qu'au bout d'une quarantaine de minutes, et se montre assez en retrait, à part peut-être dans le tout dernier acte. Jean Poiret est néanmoins excellent, avec quelques bons mots. Par contre si ce personnage est perspicace, son mépris des procédures et ses interrogatoires dignes de la Gestapo n'en font pas vraiment un fin limier (il sera plus finaud dans le film suivant !). Mais l'enquête n'est pas ce qui intéresse Chabrol. Qui ménage son intrigue policière pour dresser un portrait de la petite bourgeoisie, comme à son habitude. C'est froid et antipathique, ça ne plaira pas à tout le monde. Entre nos notables infects, le facteur hagard (un tout jeune Lucas Belvaux), sa maman givrée, et sa sublime collègue qui le drague inexplicablement (Pauline Lafont, au milieu de sa courte carrière), les personnages ne sont guère attachants ! Mais aujourd'hui, il y a quelque chose d'amusant à voir ce portrait très rétro et authentique de la France des années 80. Car Chabrol aime à représenter la vraie vie en région, et ne s'enlise pas chez des bourgeois parisiens. Citroen CX ; gros billets & paiements en espèces ; importance des lettres & télégrammes, et par extension des postiers : toute une époque !
Vu à sa sortie en salle et oublié depuis. Claude Chabrol aime la province et sa petite bourgeoisie comme le notaire Lavoisier (Michel Bouquet) et le médecin Morasseau (Jean Topar). Il aime aussi les petites gens comme le jeune facteur Louis Cuno (Lucas Belvaux), fils d’une mère aigrie (Stéphane Audran), et Henriette (Pauline Lafont) employée à la Poste et amoureuse du brave facteur. Claude Chabrol aime aussi prendre son temps pour installer la scène d’exposition. Un peu trop longue à mon goût. Son inspecteur Lavardin sous les traits espiègles de Jean Poiret apparaît après 41 minutes de jeu. C’est long. Ce poulet aurait pu virer au vinaigre tant l’enquête menée par Lavardin m’a paru presque secondaire. Elle ne m’a pas du tout convaincu. Je l’ai trouvée précipitée et très superficielle. Pas plus je n’ai été convaincu des méthodes musclées dudit inspecteur : je ne crois pas au jeu des acteurs où Jean Poiret emploie la force physique pour maltraiter le notaire et le facteur. Réalisation et scénario sont un peu datés. Toutefois, la distribution sympathique de ce « Poulet au vinaigre » avec l’apport coquin de Pauline Lafont reste tout à fait digeste. PS : une pensée pour Caroline Cellier...