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Guillaume
156 abonnés
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3,0
Publiée le 15 juillet 2021
Un humour "so british", on aime ou s'en indiffère. Les acteurs prennent un malin plaisir dans leur personnage truculent, voir parodique. La trame ne brille pas d'originalité, mais l'ensemble reste léger et divertissant, à défaut de se démarquer des productions du même ordre.
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1,5
Publiée le 23 août 2021
C'est un film tellement décevant et pourquoi refaire un merveilleux classique et le faire si mal. Margaret Rutherford et Rex Harrison ont toujours été difficiles à suivre mais cette tentative est un échec sur toute la ligne. En général tout ce dans quoi Judi joue est bon mais dans L'Esprit s'amuse elle n'a pas atteint la cible et elle a été terriblement sous-utilisée. Isla Fisher est une grande actrice comique mais elle n'a pas été choisie pour ce rôle tout comme Dan Stevens qui était minable. Leslie Mann était probablement la seule bonne représentation d'Elvira si brillamment interprétée par Kay Hammond dans l'original de 1945. En fin de compte lorsqu'on a l'occasion de travailler avec un classique il ne faut pas trop y toucher. Ce film était dépourvu de toute sophistication et avait un humour facile quel dommage...
"L'esprit s'amuse", comédie fantastique britannique réalisée par Edward Hall, sortie en 2020. Adapté de la pièce de théâtre de Noël Coward de 1941 et du film réalisé par David Lean en 1945. Une réalisation de qualité, propre et soignée, belle photo, belle reconstitution des années 30/40, beaux travail sur les décors et costumes. Un soin très british, avec l'humour qui va avec. Avec Dan Stevens, Isla Fisher, Judi Dench et Leslie Mann. Un bon film, mais qui, d'après les critiques, n'égale pas la version de 1945.
Il n'y a vraiment aucun réalisateur derrière ce truc, il n'y a pas la patte d'un artiste, la réalisation est complètement banale et pas du tout remarquable. Un scénario bancal, c'est du vu et du revu, tous les personnages sont mals écrits et antipathiques, d'autant plus que ce n'est pas les acteurs qui vont améliorer le truc, même Judie Dench que j'aime beaucoup n'est pas vraiment très bonne dans ce film. Les décors et les costumes font très faux même si ca instaure une abibe ancienne plutôt plaisante. Les couleurs du film sont cools mais la photographie n'est pas très jolie et la BO est oubliable mais sans être nulle. L'humour n'est pas du tout fin et ce n'est pas génial.
Remake d'un film que je ne connais pas, cette comédie britannique d'humour noir n'est pas parvenue à me convaincre. A aucun moment je n'ai trouvé ça distrayant même si je n'ai pas trouvé ça mauvais. En résumé, ça fait passer le temps mais rien de plus.
Comédie romantique et fantastique, réalisée par Edward Hall et adaptée de la pièce de théâtre éponyme de Noël Coward, L'Esprit S'Amuse est un long-métrage très plaisant. L'histoire se déroule dans les années trente, et nous fait suivre Charles Condomine, un écrivain confronté au syndrome de la page blanche, ne parvenant pas à trouver l'inspiration pour son prochain livre. S'intéressant de près à la question de l'au-delà, il décide d'inviter chez lui Madame Arcati, une voyante, pour une séance de spiritisme afin de remédier à son blocage, entouré de sa femme Ruth et d'un couple d'amis. Malheureusement pour lui, la voyante entre en contact avec l'esprit de son ex-femme Elvira, décédée depuis quelque temps. Toujours amoureuse de lui, elle va alors tout faire pour saboter son mariage, alors que Charles est le seul à pouvoir la voir. Ce scénario est particulièrement appréciable à visionner tout du long de sa durée d'un peu plus d'une heure et demie. L'intrigue nous plonge au milieu d'un triangle amoureux savoureux ou règne la passion et la vengeance, en atteste les nombreux coups bas dus à la jalousie maladive de la revenante. Le récit évolue de façon surprenante. Ce qui, au début, ressemble à des retrouvailles inespérées et heureuses, vont au fil des minutes se transformer en véritable calvaire. La situation se retournant petit à petit contre celui que l'on prend pour un fou, hanté par le fantôme malveillant d'une muse utile mais encombrante qui jubile à faire le mal. L'humour vache et piquant est un véritable régal, décrochant de nombreux sourires de bout en bout à travers des scènes inspirées. Mais derrière cet humour acerbe se cache en réalité une réflexion questionnant sur la situation si une chose pareille pouvait arriver dans la réalité. Le film joue parfaitement avec son sujet via ses personnages hautement sympathiques et gracieux, interprétés par une distribution semblant prendre plaisir à jouer ces rôles entre Dan Stevens, Isla Fisher, Leslie Mann et Judi Dench, pour ne citer que les quatre principaux. Tous les comédiens sont tout simplement excellents, y compris les rôles plus secondaires. Les relations entretenues par ces individus donnent lieu à des échanges succulents, riche en malice, soutenus par des dialogues amusants très bien écrits et déclamés dans un phrasé distingué. Si le fond est un délice, la forme est pour sa part rayonnante à la faveur d'une esthétique ravissante. La réalisation d'Edward Hall se veut particulièrement soignée. De plus, sa mise en scène évolue dans des environnements resplendissants, notamment le domaine ou se déroule la majorité de l'action. De surcroît, le travail de reconstitution est remarquable, nous immergeant intégralement dans cette époque révolue. C'est visuellement très élégant, les couleurs sont éclatantes et la photographie lumineuse. Même les effets spéciaux sont font oublier tant ils sont imperceptibles. Ces images charmantes sont accompagnées par une b.o. aux airs entraînants franchement agréables, se mariant parfaitement au ton du propos. Ce ménage à trois farfelu s'achève sur une fin réjouissante, venant mettre un terme à L'Esprit S'Amuse, qui, en conclusion, porte bien son nom tant c'est un film divertissant méritant grandement d'être découvert.
Pour cette seconde adaptation au cinéma de Blithe Spirit, après la version de David Lean sortie en 1945, la théâtralité de la pièce de Coward est artificiellement convertie en dynamisme de mise en scène au moyen de subterfuges à la mode tels que l’accumulation de plans courts, le recours abusif à des chansons sur le rythme desquelles se cale le montage, la direction d’acteurs promouvant l’excentricité à la place d’une interprétation véritable. C’est que le film lorgne davantage du côté de la parodie fantastique Death Becomes Her (1992) sans disposer ni de l’ingéniosité de Robert Zemeckis ni du propos satirique croquant avec délices les méfaits de la quête de jouvence éternelle. En effet, spoiler: la thématique du plagiat ne le conduit pas à interroger la nature même de son geste artistique, et cette résurgence spectrale d’œuvres déjà existantes semble refuser son état et le cacher derrière des pièces bariolées de couleurs criardes aux meubles et autres objets de décoration soigneusement disposés. Dommage car la prestation de Judi Dench, spoiler: oscillant entre la bouffonnerie et la quête spirituelle , séduit.
Un scénario qui semble alléchant sur le papier, plutôt bien exploité, quelques retournements inattendus et une progression globale de l'intrigue assez cohérente. Il y avait peut être mieux à faire sur certains points mais globalement le film tient carrément la route et est un vrai bon divertissement.