6576 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
431 critiques spectateurs
5
57 critiques
4
110 critiques
3
134 critiques
2
67 critiques
1
48 critiques
0
15 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Pauloleloup
9 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 25 juin 2020
Un film a double tranchant. D'une part, une très bonne prestation de Lambert Wilson dans son rôle, ainsi qu'un beau brin de poésie qui marque cette période d'avant guerre. D'autres part, un film qui s'étend trop, avec des longueurs. Certains passages sont parfois inutiles et l'ennuie peut prendre le dessus. L'originalité du scénario qui se penche sur sa vie privée plutôt que sur l'histoire de France est un point interressant. C'est un film à voir, pour les amateurs d'Histoire.
il serait bon ton de jurer d'avance sur des projets aussi opportunistes et académiques que les deux précédemment cités. Si la documentation de l'un est discutable (à défaut d'un résultat tout bonnement intéressant et honnête), l'autre avait tout pour siéger à la place du "blockbuster" français de l'année, qui aurait pu prendre la relève de "J'accuse" de Roman Polanski tout en compensant le succès (très) modeste de productions historiques récentes telles que "L'Empereur de Paris" et surtout le maladroit mais attrayant "Un peuple et son roi". Trois ans après le film résistant "Nos patriotes", Gabriel Le Bomin livre en toute bonhomie la période décisive de la politique gaullienne s'étendant sur deux semaines de juin 1940 (quand j'écrivais que la séance avait une valeur symbolique à mes yeux). Le général en devenir (Lambert Wilson) est appelé à se rendre à Londres pendant que son épouse Yvonne (Isabelle Carré) s'occupe de la petite famille marquée par l'insolence sans relâche de Anna, leur enfant atteint de trisomie. Au fil des débats politiques auxquels le grand Charles est conviés, mère et enfants se retrouvent au sein de contraignants mouvements migratoires les écartant du domaine familial... "De Gaulle" possède une reconstitution historique démesurée renforçant le respect pour la production. C'est un biopic au format très classique, quoique au récit fortement réduit, et proche du docu-fiction mais sans démagogie énervante qui ne se contenterait que de faire l'éloge d'un personnage respecté d'une majorité. Lambert Wilson brille de mille feux à ma grande surprise, ayant lu ça et là que son jeu était surfait, il est largement convaincant dans le rôle du général et a la tête de l'emploi. Ses moments forts sont tout particulièrement agrémentés par les nombreux plans en contre-plongée, par rapport aux personnages des alentours, accentuant sa grandeur physique et sa place imposante dans la pièce, tout à son honneur. C'est justement tout l'inverse par rapport aux autres grandes figures politiques qui trouvent leur place dans le récit, frôlant parfois le ridicule et particulièrement celle de Churchill dont l'accent nuit toute crédibilité au célèbre premier ministre britannique, au point de s'interroger sur les intentions de cinéaste et consorts. La quelconque bande originale du certain Romain Trouillet, nous conduit au point invalide du film ; c'est terne, aux bornes du soporifique, presque frustrant en songeant au potentiel qui aurait pu être exploré. spoiler: L'affiche amorçant effectivement une fresque généreuse en moments forts d'émotions, l'ensemble souffre d'un certain souffle épique qui aurait offert au général le traitement mérité. La famille manque de justesse le bateau ? Les conditions de bord nuisent la santé de certain passagers ? Pas de tension, la bande-son reste tout aussi sobre que lorsque le général et Yvonne se promènent aux portes de la Grande-Bretagne, et généralement les protagonistes en sortent indemnes. Le film ne laisse non plus place au lyrisme, s'intéressant modérément à la vie intime de De Gaulle et le couple fusionnel formé avec Yvonne ; l'occasion de s'éloigne quelque peu de la figure du politique, mais humanisant maladroitement le personnage. Sortie encourageante, mi-coquille vide mi-document historique tout bonnement pertinent, "De Gaulle" souffre dans l'ensemble des nombreuses attentes insatisfaites récurrentes du genre et de la géographie. Le travail a été confié à un novice, là où d'autres cinéastes plus expérimentés et novateurs comme Gans, Beauvois ou feu Chéreau (pour un film plus théâtral qu'historique tiens) auraient pu lui donner un souffle semblable à certaines aventures passées. Une curiosité que les historiens et autres passionnés prendront sans doute plaisir à décortiquer.
Si la mise en scène et le casting se révèlent efficace, ce n’est malheureusement pas le cas du scénario encore trop instable sur ces ambitions. Gabriel Le Bomin nous offre un biopic honorable : « De Gaulle », mais malheureusement pas à la hauteur de mes attentes.
La critique complète : https://mediashowbydk.com/2020/03/20/critique-film-de-gaulle/
C'est vraiment pas bien. On ne s'ennuie pas car c'est quand même le général mais le film n'est pas intéressant. Presque 2h sur 3 jours de sa vie beaucoup trop riche et intéressante. C'est l'histoire d'un mec qui fait 3 aller retours Paris Londres... C'est vraiment dommage. Ils auraient du faire un film sur lui pendant la guerre, sur des histoires autour de lui... Tellement de choses à faire. Mais si vous avez le brevet des collèges ce film est inutile. Je ne parle pas du jeu d'acteur pourri de la plupart des personnages spoiler: (sa femme est vraiment insupportable) . Je ferme les yeux sur la réalisation et la photographie (j'ai failli sortir au moment où il y a eu le plan sur les blés). Mais le plus gros soucis du film spoiler: c'est sa bien pensance qui met beaucoup trop en avant la fille handicapée de De Gaulle. Alors, je n'ai rien contre les handicapés ou les films sur les handicapés mais la ils essaient de créer de la tristesse autour de ce personnage et ça ne marche pas parce-que c'est mal fait. Sinon j'ai trouvé que le film faisait trop faux. Les décors faisaient trop décors et ça m'a bien sorti du film (spoiler: je pense à la scène inutile de la petite famille de Gaule qui va en Bretagne ). Donc ce film n'a vraiment rien pour lui et ça me saoule de voir du mauvais cinéma français. 0/5
Qu’avons-nous retenu du symbole de la Résistance Française lors de la drôle de guerre ? À la fois de l’estime et un acharnement aveugle dans l’espoir de retrouver des campagnes pleines de vie. Cependant, Gabriel Le Bomin échoue misérablement dans sa mise en scène qui ne contemple sa figure nationaliste que d’un côté, en plus de se répéter tout au long de son essai. Pourtant, il y a déjà goûté avec “Nos Patriotes” et “Les Fragments d'Antonin” et il n’y avait pas de quoi s’enthousiasmer pour autant. L’existence même de ce film constitue un combat dont on ne parvient pas à en tirer quelconque leçon. On se contente simplement de dérouler cette figure mythique qui a fait qu’un avec la France dans des moments de doutes, chose que l’on ne sentira pas un seul instant dans ce drame. Et la transparence du personnage n’aide pas non plus à remodeler son manque de profondeur, de même que sa bêtise morale ne saura pas rectifier cette sacralisation à la fois plate et hideuse.
Il ne faudra pas longtemps pour comprendre dans quelle sorte de piège le réalisateur s’est enfermé, malgré ses intentions louables. Or, ce film ne repose que son une date anniversaire dont il serait judicieux de repenser sur un support différent. Cet épisode de l’Histoire ne s’éparpille pas et sait de quoi il veut parler, mais l’appel du 18 juin 1940 relève d’une nuance plus forte, dans le sens patriotique du terme. L’intrigue traine allègrement dans les allers-retours entre la vie privée et la vie professionnelle d’un homme qui ne se caractérise pas forcément de lui-même. Il gravite autour de ce repas de famille que l’on interrompt par un soupçon de méfiance quant au gouvernement qui manipule ses valeurs et qui implose de l’intérieur. Cependant, la démarche est maladroite. Mettre en avant une enfant atteinte d’une trisomie que l’on considère égal à l’attachement morale d’une France « résistante » ne peut satisfaire tout le monde, même les plus indulgents. Il en va de même dans ce jeu systématique de vouloir identifier le grand Charles De Gaulle, interprété par un Lambert Wilson qui ronronne, par la caricature de son profil. Nous en sommes à ce point de non-retour, à cette rupture qui manque de rigueur et à ces plans imparfaits, comme s’il y avait un contre-jour pour gâcher un symbole ou une pensée.
Mais s’arrêtera donc cette triste épopée, si ce n’est dans l’inconscient du public du moment ? Il fallait donc placer la femme de ce guerrier dans le même jeu et en face d’une autre plus sournoise. La dualité fonctionne sans doute sur papier, mais sur l’écran, l’hésitation entraine des failles beaucoup trop visibles et profondes pour qu’on les néglige ou qu’on les oublie. Pourtant, ces moments de légèrement auprès d’une famille d’aisée devraient ramener le spectateur sur le front que les hautes instances redoutent et esquivent. Mais pour le peu que cela fonctionne, rien n’est sans limites. Lorsque le film se confronte à ses idéologies et ses échanges conflictuelles, l’impasse sur « Les Heures Sombres » semble inévitable. Mais la personnalité britannique reste plus palpable dans un projet de ce genre, qu’un homme qui ne vit et qui s’alimente uniquement dans le symbole d’une renaissance. Et toute la complexité de l’homme politique revient nous provoquer à chaque instant où il trouvera l’opportunité de hisser le drapeau tricolore au sommet d’une nation, appauvrit par ses mœurs et une crise omniprésente de l’amour pour sa patrie.
Cet entêtement peut en convaincre quelques-uns, mais tel manque de recul sur l’appréciation de « De Gaulle » à l’écran peut plus que troubler, car nous y extirperons de la frustration. Tout aura beau promettre le courage et la détermination du discours de conclusion et d’ouverture pour une nouvelle génération, mais les ambitions font rarement mouche ou se condamnent bien avant l’exécution. Il suffit d’observer l’écriture des personnages s’opposant aux héros pour comprendre que la subtilité peut rendre nerveux. Le périple est donc sans retour et ironiquement sans appel, sachant l’enchantement que l’on a négligé dans l’intime et le quotidien de personnages secondaires, presque plus imposants qu’un personnage emblématique qui piétine la réalité historique.
De Gaulle, un grand Homme qui méritait enfin d'avoir son long métrage au ciné, campé par un grand comédien également, Lambert Wilson, sur qui je n'aurais pas misé un kopeck dans ce rôle, j'aurais eu tort. Il est clairement l'atout principal de ce biopic, un biopic par ailleurs très réducteur en terme de période historique mais également de la vie du Général. Si l'ensemble reste intéressant tout de même concernant l'Histoire, l'existence du Général est survolée d'une part et d'autre part, le réalisateur s'attarde sur des éléments peu exaltants la plupart du temps. Son couple si fort avec sa femme ressemble à l'écran à une amourette et pourquoi autant de plans serrés et longs sur Anne, leur fille trisomique ? Ça ressemble à s'y méprendre à du misérabilisme ... Un film finalement utile et important mais handicapé par de nombreux tics du réalisateur qui le desservent complétement, ça ne remet aucunement en cause le parcours héroïque du Général mais gâche un tant soit peu l'ensemble du métrage, peu palpitant au final.
Je suis sortie bouleversée de ce film. Il ne relate qu’une période courte de la vie de de Gaulle, mais au travers de laquelle on voit l’homme derrière la légende. On voit la détresse en temps de guerre, et la force d’Yvonne, merveilleusement campée par Isabelle Carre. C’est un moment de vie extrêmement touchant et humain : bravo à Gabriel le Bomin d’avoir osé faire un film humain sur un personnage historique ! Ça reste l’un des films les plus poignants que j’ai vu au cours de cette dernière année.
Si Gabriel Le Bomin "[assume]l’espace de la fiction à l’intérieur de la rigueur historique", il nous propose peut-être une vision trop romancée, voire trop héroïque du général. Il est en effet présenté comme un patriote, un mari et un père parfait, dans un scénario beaucoup trop lisse pour être vrai. Ce film constitue donc un très bel hommage à ce grand homme de l’histoire de France sans nous convaincre pleinement sur le fond. En résulte un biopic parfois longuet qui peine à se rendre palpitant pour nous tenir de bout en bout.
Réaliser la biographie au cinéma du Général de Gaulle, pouvait sembler casse gueule tant les chausses trapes étaient nombreuses. En choisissant de centrer le récit sur le mois de juin 1940, lors de la déblacle qui conduira au célèbre appel, Gabriel Le Bomin évite les films fleuves, comme trop souvent le sont les biographies. La seconde bonne idée tant au choix des personnages. Ce n’est pas tant un film sur le Général mais sur la famille De Gaulle. Sa femme Yvonne, mais également sa fille Anne lourdement handicapée, sont omnis présent que ce soit à l’écran (en montrant leur exode), ou à travers leur nombreuse correspondance.
Figure historique française majeure, le général de Gaulle n'avait pourtant jamais eu son biopic au cinéma. Ma curiosité de cinéphile ne pouvait pas manquer à l'appel ! Mais d'emblée, dans la forme et dans les dialogues, le récit se veut pompeux, académique. C'est comme si le spectateur se trouvait démuni de son imaginaire, obligé de suivre ce récit pédagogique sans sourciller. Très franchement, on est pas loin des docufictions diffusés sur Arte. Les partis pris de Gabriel Le Bomin manquent d'audace, de risques, de spectaculaire. Bref, on s'ennuie ! Et même si c'est intéressant de découvrir la face privée du représentant de la France Libre, les scènes familiales semblent artificielles. Alors oui, son combat personnel pour sa cadette trisomique éclaire et nuance cette personnalité politique. Mais ça ne nous parvient pas, comme si les émotions ne débordaient pas. De plus, il n'y a pas grand chose qu'on ignore dans ce récit historique redondant et donc soporifique. Et niveau interprétation, on ne peut pas dire que ce soit digne d'un biopic américain. Pas d'incarnation pour le rôle titre mais un acteur choisi pour sa prestance, son charisme et son autorité naturelle. Lambert Wilson fait du Lambert Wilson, et c'est assez difficile de s'imaginer le général de Gaulle avec cette élocution suave et précieuse... Je n'ai pas saisi l'essence des personnages et leurs tiraillements. Rien, en fait, ne m'a surpris et accroché dans cette réalisation. Faiblard, prétentieux, manichéen, illustratif, cette fiction n'a pas matière à passionner. Ici, pas de Gaulle...
Très bon biopic sur De Gaulle, tout du moins autour de l'appel du 18 Juin....Lambert Wilson est bluffant. La suite de l'histoire est survolée avec des textes sur fond d'images.
Beaucoup de sensibilité et d'élégance dans la façon de nous présenter une période très courte mais néanmoins cruciale de la vie de De Gaulle. Ce film est servi par de très bon acteurs. Allez y ,dès que cela redeviendra possible.
Film historique bien mené entre histoire politique et familiale du Général De Gaulle. Lambert Wilson est très bon. Révisez vos cours d'histoire avant d'y aller !
Un film très lent, assez décevant.. on pensait voir un De Gaulle assez vaste, et le film semble manquer de budget sur plein d'aspect. On a l'impression que le réalisateur aurait pu aller plus loin mais qu'il s'est arrêté.. déçu..