Mank
Note moyenne
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132 critiques spectateurs

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Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 14 avril 2025
Un film prétentieux et décousu où tout semble patauger: les acteurs, le scénario, etc. etc. Et le noir et blanc ne sauve rien.
bobbyfun
bobbyfun

55 abonnés 1 313 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 janvier 2021
Ce bien bel hommage sincère au cinema d'autant tranche avec l'élitisme et la rigueur que Fincher semble imposer à son public.
NarnoNarno
NarnoNarno

49 abonnés 718 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 5 janvier 2022
"Mank" est donc ma première déception D.Fincher. Doit-on pour autant dire que le film soit mauvais? Non, car techniquement parlant, il est irréprochable: dans ses images, sa reconstitution, par l'interprétation remarquable de G.Oldman, la richesse des anecdotes. Mais, D.Fincher se fait ici plaisir à lui-même, en rendant son hommage à l'âge d'or de Hollywood, et au travail de son père qui a signé le scénario dans les années 90. Un film hommageS, avec un grand S. Mais, si la fascination qui nous est ici narrée ne vous touche pas, c'est un immense ennui qui pointe vite le bout de notre nez. Exercice de style, certes, mais exercice vain pour l'intérêt qu'il suscite à peine. Beau, méticuleux, comme un objet personnel qui n'appartient qu'à lui.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 janvier 2021
Quelle déception ! Une très bonne réputation, une histoire super intéressante, un réalisateur que j'apprécie beaucoup... Bref je dois avouer que j'attendais beaucoup de ce film, réalisé par David Fincher et sorti directement sur Netflix en 2020. Nous suivons donc ici l'histoire du scénariste Herman Mankiewicz et plus précisément, au moment où il écrit le film à succès d'Orson Welles ; "Citizen Kane". Je ne connaissais pas du tout la vie de ce scénariste et j'apprécie beaucoup lorsque des biopics de ce genre reviennent sur la création d'une œuvre en particulier, comme cela avait pu être le cas avec "Hitchcock" (Sacha Gervasi ; 2013) par exemple. Mais le problème, c'est qu'ici, le film est dans l'ensemble beaucoup trop lisse, ce qui me surprend d'ailleurs d'un réalisateur comme Fincher, qui nous a habitué à bien plus captivant ! L'histoire n'est en effet pas attrayante car elle ne se concentre pas assez sur le réel propos du film, qui est donc la création du scénario de "Citizen Kane", et nous présente de plus un personnage qui est certes sans gêne, mais dans une histoire beaucoup trop américanisée et trop gentillette. Le film ne prend pas vraiment de risques, notamment en restant bien dans les clous et je me demande d'ailleurs si cela vient du réalisateur (qui ne se gêne pourtant pas pour faire des films beaucoup plus osés) ou si cela vient de Netflix, à la ligne éditoriale très morale et très prude. Bref, on est donc devant un film qui manque cruellement de personnalité, c'est finalement un biopic très lisse et sans saveur. Malgré tout, les flashbacks sont assez intéressants car on en apprend beaucoup sur le fonctionnement des studios durant le fameux âge d'or d'Hollywood (sur lequel les réalisateur aiment beaucoup revenir d'ailleurs, sûrement par une certaine nostalgie des grandes productions de cette époque). La mise en scène est par ailleurs très intéressante puisque nous avons réellement l'impression de regarder un film des années quarante, notamment avec ce superbe noir et blanc, mais également avec les voix qui résonnent même en extérieur (qui témoignent donc d'un tournage en studio) et nous allons même jusqu'à voir les repères de changement de bobine. En ce qui concerne les acteurs, je trouve dommage d'avoir pris un acteur "aussi vieux" pour incarner un personnage d'une trentaine/quarantaine d'années, même si Gary Oldman joue très bien, de même que Amanda Seyfried d'ailleurs ! "Mank" est film qui m'a donc beaucoup déçu par rapport au résultat attendu.
Ghighi19
Ghighi19

98 abonnés 2 064 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 avril 2023
Évidemment le casting fait rêver et les comédiens sont parfaits. La photo remarquable et le scénario intéressant mais la longueur et le rythme lent du film ne pas convaincu au final . J aime beaucoup les films de David Fincher mais celui-ci m a laissé un peu de marbre .
Glouyie
Glouyie

20 abonnés 300 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 février 2021
D'un point de vue de la réalisation faisant de nombreux clins d'oeil à celle développée par Orson Welles dans Citizen Kane et du jeu d'acteurs, je dis chapeau. Malheureusement les dialogues sont hermétiques, il faut vraiment connaître le contexte politique et cinématographique pour vraiment profiter des allusions, des blagues, sinon on se sent un peu à côté, rejeté du film...
Marcelo_Di_Palermo
Marcelo_Di_Palermo

15 abonnés 168 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 2 mai 2021
Nombriliste, long, bavard, ennuyeux, fatigant... pour comprendre ce film, il faut savoir ce qui s'est passé à Hollywood, bien connaitre les personnages (les noms et surtout les prénoms car le name-dropping est constant) sinon on est perdu dans ce film d'Hollywood sur Hollywood. On se fatigue vite, la musique est omniprésente, fatigante, stressante. Bref, pas DU TOUT aimé.
Alolfer
Alolfer

178 abonnés 1 740 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 janvier 2024
Quel déception ce film de David Fincher ! Cela devait arriver à un moment et c est tombé sur ce film. Autant j aime le style de David Fincher dans ce film, j ai beaucoup aimé les interprétations notamment Gary Oldman mais le reste c est... long ! Rien de concret. Le problème du film vient de là : Son histoire ne m'a absolument pas envoûté malgré le fait que je peux aimer des films auquel l'histoire peut être maigre voir "long". Mais pour ce film, je n ai absolument pas accroché et c est bien dommage !
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 février 2023
C’est à un double hommage aux scénaristes que se livre David Fincher avec « Mank ». A Hermann Mankiewicz, qui a donné son titre au film, et au propre père du cinéaste, qui fut l’auteur du scénario dans les années 1990. Il est rare (et assez jouissif pour le cinéphile) de mettre en scène ainsi des cinéastes réputés du passé comme Orson Welles (puisque le cœur du film se passe lors de l’écriture du scénario de « Citizen Kane ») et Joseph Mankiewicz, le petit frère de « Mank ». Au-delà du portrait réalisé, le film montre bien les rapports de pouvoirs dans le milieu du cinéma Américain de l’immédiat avant-guerre, et ses liens avec les politiques. Il comporte aussi quelques moments très forts. Mais les nombreux flash-backs ne semblent pas correspondre à une vraie nécessité ou logique, et l’on a l’impression de naviguer un peu au hasard dans différents épisodes de la vie du personnage principal, ce qui rend le film difficile à pénétrer. Et tant du fait du scénario que de la mise en scène, qui fait parfois référence au style de Welles, on reste un peu sur sa faim, en tous cas bien loin, faute peut être d’émotion, du sommet atteint par le chef d’œuvre du maître.
Marika1004
Marika1004

22 abonnés 193 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2021
Bien sûr la photographie est magique et les acteurs jouent extrêmement bien. Mais l'histoire est tellement intéressante. Quel ennui...
stanley.k 2
stanley.k 2

18 abonnés 34 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2020
Fincher montre avec une certaine ironie une période de la vie du scénariste Hermann Mankiewicz frère du célèbre réalisateur du même nom. Le film qui suit une période relatant la construction du scénario de citizen Kane et qui nous montre ce dernier (Welles, ainsi que d'autres personnalités comme le célèbre Louis B. Mayer en autre) assume un rythme assez lent avec des dialogues plutôt bien senti dans l'ensemble. Fincher n'est jamais dans la démonstration (mise en scène très Sobre) mais plutôt dans une certaine maîtrise de vieux briscard qui nous éloigne de certains films de sa filmo.
Pour résumer pédagogique et appliqué
Marc L.
Marc L.

68 abonnés 1 828 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mai 2021
Six ans après son dernier film (mais après avoir déjà travaillé pour Netflix via quelques épisodes de ‘Mindhunter’), David Fincher revient aux affaires avec ce projet quelque peu hors-sol, basé sur un script écrit par Fincher père voici 30 ans, que ce dernier avait vainement tenté de faire accepter un peu partout avant de le proposer à son fils qui avait apparemment mieux à faire à ce moment là. Excepté auprès de certains cinéphiles, Herman Mankiewicz est sans doute une figure un peu oubliée aujourd’hui mais pour un homme ayant grandi dans les années 30, il s’agissait ni plus ni moins du plus grand scénariste du monde, celui qui avait pondu le script du ‘Magicien d’Oz” et, surtout, de ‘Citizen Kane’. Puisqu’on parle de ce fait d’arme légendaire, Mank' obéit justement à une narration circulaire, parfois difficile à suivre, qui bondit sans cesse de l’écriture du script du “Plus grand film de tous les temps” à une multitude d’événements disséminés tout au long des années 30, comme la course au poste de gouverneur de Californie de l’écrivain socialiste Upton Sinclair, contre qui tous les grands studios vont se coaliser mais aussi les anecdotes sur les coulisses du Hollywood de ces années-là, le paternalisme autoritaire des pontes du cinéma comme Louis B. Mayer ou la relation entre Mankieiwcz et le magnat de la presse Randolph Hearst, d’abord teintée de sympathie mais qui tournera à l’aigre lorsque le second se reconnaîtra dans le portrait de Charles Foster Kane. Sans le savoir, Mank lui-même était un personnage taillé sur mesure pour le cinéma : scénariste de génie, dont le sens de la répartie foudroyant lui attire autant d’admiration que d’inimitiés mais aussi personnalité ingérable en raison d’un alcoolisme jugé problématique même au regard des standards plus que tolérants de cette époque et de ce milieu. Sur la forme, le résultat est une merveille, que ce soit dans les plans choisis, les dialogues ciselés ou la bande sonore : on peut faire confiance au perfectionnisme de David Fincher pour proposer un authentique film sur l’ ge d’or des studios en Haute-Définition. Si la proposition reste plus que recommandable pour ceux qui s’intéressent à l’histoire du cinéma, son sujet très ciblé et la précision du traitement exigent du spectateur qu’il possède une connaissance au minimum superficielle des figures célèbres de cette décennie et du fonctionnement des grands studios, sous peine de se sentir quelque peu mis à l’écart de ce “biopic cinéphile”.
GéDéon
GéDéon

134 abonnés 711 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 septembre 2021
En 2020, David Fincher s’attaque à la biographie d’Herman J. Mankiewicz, dit Mank (Gary Oldman), le méconnu scénariste du célèbre « Citizen Kane ». A travers cette histoire, le réalisateur dresse un tableau acerbe du monde d’Hollywood à la fin des années 1930 tout en abordant les affres de la création littéraire. Ce film en noir et blanc possède une mise en scène très soignée et une photographie de qualité. Malgré toutes ces qualités, la narration ne présente aucune folie ni passion et plonge progressivement le spectateur dans l’ennui. Les allers-retours dans le temps et les incessants bavardages ne permettent pas de s’attacher aux personnages, créant même une grille de lecture confuse. Bref, une œuvre d’une grande beauté plastique mais sans aucune sensualité !
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 mai 2021
Premier noir et blanc (du moins je l'pense) depuis le succès "The Artist" en 2011, il fut le grand favoris des Oscars de cette année Covid. Particularité supplémentaire en plus d'être noir et blanc puis tourné juste avant le premier grand confinement, il s'agit du 2ème film produit et distribué par une plateforme après le très long "The irishman" et à obtenir une majorité de nomination. C'est donc là la grande nouveauté et moralité d'Hollywood, Netflix et les autres plateformes se sont officiellement imposer comme nouveau studio de cinéma majeur. La modernité du 21ème siècle et donnant un nouveau cap pouvant être une réelle menace face aux studios légendaire et "physique". Mêlant biopic, drame, retraçant la vie d'Hollywood, une œuvre de plus de 2h nous plongeant dans le premier âge d'or de la plus grande cité planétaire du divertissement mondial. Un biopic pour la vie de ce scénariste que l'on découvre dans un premier temps malade à la suite de ses abus constent d'alcool et accident routiers, drame pour le contexte global ou la crise financière de l'époque, le quasi démarrage de 2ème guerre mondiale et les relations tendues entre notre héros et l'ensemble de son entourage pro, et retraçant puisque l'on découvre en plein cœur Hollywood à cette période qui n'en est pourtant que son début. Un début qui propage de suite la cité au rang de n°1 mondial, et c'est ça qui est intéressant dans ce récit, le cinéma muet vit ses heures de gloires, d'un côté le cinéma à démarrer ainsi, puis l'o, découvre le démarrage du parlant à l'image de "Chantons sous la pluie" ou justement "The Artiste" traitant du même sujet. La guerre concurrentielle entre les premiers majors qui le sont d'ailleurs toujours à savoir la Warner, la Paramount et la MGM (qui ne produisent plus autant de nos jours). Un noir et blanc qui à su être esthétique et dont son casting fut convainquant mis qui à de nombreuses scènes offrait des longueurs pas du tout agréable, comme si le fait de montrer les relations tendues entre nos personnages firent au scénario, un handicap sévère et c'est ce que j'en est cruellement penser. Gary Oldman est impeccable dans son rôle ou d'un côté il travail en mode quarantaine et de l'autre vit sa joie Hollywoodienne, une prestation qui l'aura bien changer de la plupart des œuvres ou il dû subir des changement physiques d'envergure, loin le temp des "Batman" de Nolan ou il fut très mince. Une quarantaine surveillée par Lily Collins que j'ai trouvé très bonne au démarrage, mais qui s'essouffle au fil du récit tant sa présence devient très secondaire. Un rôle clairement de femme de chambre et de compagnie. Amanda Seyfried en amie, complice qui va rapidement trouver nos scénariste lourd à cause de ses maux et mauvaises relations, la grande scène finale du diner fut réellement évocatrice sur plein de sujets personnels pour lui-même, un silence laissant place à l'exaspération tentaculaire de cet homme qui comprit que plus personne ne voulait travailler avec lui. Si le récit m'aura perdu en cours de route et que ses longueurs le furent aussi, je peux retenir en très positif la qualité moderne de ce noir et blanc, des décors parfaitement reconstituer sans ou presque d'effets numérique (là ou "King Kong" de Jackson montrait trop bien la limite entre le réel et l'irréel), des costumes là-aussi splendide pour un ensemble visuel réussit. Retracer les années 30 en noir et blanc fut très bien osé, un grand casting mais presque trop long et pas mal de longueurs un moment donner.
Remi S.
Remi S.

20 abonnés 135 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2020
C'est comme le projet d'une vie pour David Fincher. Un scénario écrit à partir des années 90 par son propre père, Jack Fincher, décédé depuis, dont le jeune David va très vite vouloir adapter au cinéma. Choses promises, choses dues, près d'une vingtaine d'années après. Mais c'est aussi un signe : celui d'un retour au cinéma (certes, à travers la puissance des plateformes qui tracent leurs petit chemin), d'autant plus important puisqu'il puise sa forme et son fond à travers un récit imprégné de l'âge d'or Hollywoodien. Une époque qui rejoindrait presque le mythe et dont chaque cinéphile y pose un regard fasciné, amoureux, se remémorant les autres grandes œuvres d'antan comme *Sunset Boulevard* ou *Singin' in the Rain* en autres. Mais le *Mank* de Fincher nous fait encore plus trembler puisqu'il s'immisce dans les pas d'Herman J. Mankiewicz, le coscénariste (si l'on peut dire) du chef d'œuvre *Citizen Kane* réalisé par Orson Welles et sorti en 1941. Scénariste pris entre l'alcool, les jeux et un Hollywood des années 30 assoiffé de folie, Herman J. Mankiewicz, superbement interprété par Gary Oldman, se retrouve chargé d'écrire le scénario du fameux *Citizen Kane* pour le compte d'un mystérieux et jeune prodige new-yorkais répondant du nom d'Orson Welles, et ainsi voit l'opportunité de s'inspirer pour son script d'un être haut en couleur, véritable grand magnat de la presse et de l'immobilier qui l'a longtemps fasciné : William Randolph Hearst, dont la vie imprimera donc la grandeur et la fureur du personnage fictif Charles Foster Kane.

Il y'a un véritable petit plaisir à suivre *Mank*, ou la ballade enivrée d'Herman Mankiewicz au cœur d'un Hollywood année 30 remplie de folie, de cinéma et de politique, où les deux s'avouent d'ailleurs intimement liés. La rédaction du scénario de *Citizen Kane* n'apparait finalement qu'au second plan, tant le spectre d'Orson Welles apparait comme une voix céleste ou quasi-fantomatique, mais toujours présente à travers des coups de téléphone rapides ou des apparitions fulgurantes et mystérieuses. Orson Welles est finalement comme un ange gardien, loin d'Herman mais près de son cœur, croyant perpétuellement au talent de cet ivre scénariste capable d'écrire au bout de sa plume l'un des plus grands récits de tous les temps. Malgré leurs brouilles, ces deux-là sont infiniment liés, tant la fougue et l'envie de contrebalancer le système du premier (Herman), et le regard lointain et quasi-douteux de cette société des "rêves" du deuxième (Orson) sont des caractéristiques qui font d'eux les piliers nécessaires pour le projet *Citizen Kane*, un film qui viendra pousser le cinéma à un niveau de narration encore jamais atteint, et ainsi s'inscrire dans la légende du 7ème art.

Mais le véritable premier plan de *Mank* est donc bien le regard que porte Fincher, père et donc fils, sur le Hollywood des années 30. Un monde frénétique, manœuvré par les grands studios et magnifié par les auteurs. Alimenté par les spectateurs, et le regard toujours tourné vers la politique. Au milieu de cet valse en noir et blanc navigue Herman Mankiewicz, où Fincher rejoue d'ailleurs sur le style *Citizen Kane* et s'appuyant sur les flashbacks d'un Herman M. prisonnier de sa maison de campagne après un accident de voiture. De ces déboires avec la MGM, à sa liaison folle avec l'amante de William Randolph Hearst, jusqu'à la lutte politique effrénée et corrompue pour le poste de gouverneur de Californie marqué par la grande dépression, *Mank* pose un regard émerveillé et critique sur cette usine à rêve. Herman Mankiewicz en serait comme le parasite, en s'appuyant sur les faiblesses et la folie de cet Hollywood pour en extraire l'art et ainsi écrire *Citizen Kane*. **David Fincher s'aventure dans un film au multiples intrigues, mais ne serait-ce peut-être pas là le véritable défaut de *Mank* ?**

C'est un film complexe, à la rapidité des dialogues et d'informations parfois déconcertantes. Mais David Fincher ne viendrait-il pas, à travers certains dialogues véritable "brasseurs d'air", combler les vides de *Mank* ? Le film aligne perpétuellement les mots et s'exposent ainsi à cette véritable question rendant le spectateur parfois dubitatif face à l'œuvre une fois terminée : Que doit-on retenir ? De même maintenant, à l'écriture de cette critique plusieurs heures après vu le films, qu'est-ce que j'ai retenu ? Le film envoie constamment, ne laissant que de peu de place pour le spectateur de divaguer, mais aussi de se questionner sur la véritable teneur de certains dialogues et certaines scènes. *Mank* amène à un malheureux constat final : celui d'avoir eu parfois affaire à un beau mur fragile. Tel un mur au noir et blanc magnifique, il faut l'avouer, mais dont la consistance est à revoir.

Le nouveau film de David Fincher est très surement un plaisir de cinéphile, pouvant laisser de côtés certains s'attendant à retrouver la tension qu'émettait le réalisateur de *Seven*, ou la beauté universelle de *Benjamin Button*. Mon attente de *Mank* était très certainement à égal de mon petit plaisir à voir le film, et ainsi à retrouver un regard cinématographique sur cette époque folle dont l'on ne se lasse jamais. **En revenant sur les pas de l'imprévisible Herman J. Mankiewicz, David Fincher m'a passionné, mais m'a aussi et surtout conduit à me questionner sur la véritable intention finale derrière le film, tant *Mank* parait faible à certains moments : N'est-ce finalement pas un simple plaisir de Fincher de réaliser un film imprégné de style de l'âge d'or ? Un plaisir personnel, peut-être, mais qui fonctionne indéniablement tant cette ballade enivrée fait relativiser ses défauts immanquables.**
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