Une nouvelle fois, c'est via les projections de films cultes, à l'UGC Ciné Atlantis que j'ai pu voir sur grand écran, ce classique du film français en N&B.
Bien entendu, il ne faut pas regarder ce film avec les codes cinématographiques d'aujourd'hui. Il faut se replacer dans le contexte de l'époque juste avant l'arrivée de la Nouvelle Vague avec en figure de proue François Truffaut et Jean-Luc Godard.
Louis Malle était un maître parmi les maîtres durant les années 50. Décennie qui l'a vu recevoir la consécration suprême en 1956 : la palme d'or au festival de Cannes pour le "Le monde du silence". Un documentaire aux images incroyables coréalisé avec le commandant Jacques-Yves Cousteau !
Avec "Ascenseur pour l'échafaud", Louis Malle retrouve la terre ferme loin des profondeurs abyssales. Et c'est un autre monde du silence qu'il va décrire avec un scénario simple et efficace. Comme dans nombre de vaudevilles (au théâtre comme au cinéma), c'est le trio "mari, épouse et amant" qui sert de base au film. Rien de bien original à priori mais pour atteindre le succès rien de tel qu'un bon casting et bonne B.O. Côté casting : Jeanne Moreau, Maurice Ronet, Georges Poujouly, Lino Ventura, Charles Denner, Hubert Deschamps... Coté musique : le Maestro Miles Davis et sa trompette !
Difficile de ne pas voir les influences d’Hitchcock dans ce polar. Jeanne Moreau et Maurice Ronet sont impeccables. La mise en scène de Louis Malle remarquable. Cerise sur le gâteau la musique de Miles Davis qui plonge Paris dans une ambiance chic et tragique.
Impressionnant pour un premier film (même s'il y avait avant Le Monde du Silence). L'ambiance du film est parfaite, faisant ressortir deux passages : la longue traversée de Paris de Jeanne Moreau sur fond de musique de Miles Davis, et l'interrogatoire sur fond noir où la seule chose que l'on voit, ce sont les personnages. Si on peut y trouver quelques faiblesses, comme le jeune couple volant la voiture, dont le jeu d'acteur ne prend pas, la présence de Jeanne Moreau, en femme froide d'abord, très sophistiquée, mais brûlant de passion sous les apparences, la lave couvant sous la glace, magnifie l'ensemble. Il y a un côté un peu plus humoristique qui fonctionne également, avec l'Allemand de l'hôtel, ou encore la scène du substitut du procureur. Dans l'ensemble, Ascenseur pour l'échafaud n'a pas volé sa réputation de grand film.
Pour un premier film, Louis Malle signe un joli thriller au suspense bien maîtrisé, on est happé du début à la fin. Même si les acteurs peuvent sembler moyens par moment le scénario brille tellement que nous oublions ces petites faiblesses. Jeanne Moreau est sublime avec cette carapace qui nous empêche de connaître ses véritables tourments et son véritable but dans un premier temps puis les différents arcs finissent par se rencontrer. Un beau film, un bon film. Il y a du Hitchcock dedans.
Très bon film noir qui se voit comme un thriller des années 50. Du rythme, de l’action, du bon jazz : on sent l’influence des polars américains. Le scénario est complexe et bien ficelé. Mention particulière pour Jeanne Moreau.
vu au cinéma en 2008, ce qui nous fait donc 50 ans tout rond. A part de la poussière sur la pellicule je n'ai pas vu un signe de déjà vu. C'est beaucoup mieux mais alors vraiment mieux que...je ne vais pas vous le dire quand même (un film que j'ai vu hier soir)!. La morale de cette histoire : "Il n'y a que Malle qui Miles", ben oui.
Voici un film français de la fin des années 1950, aussi captivant qu’inoubliable. Le scénario, d’une intelligence rare, nous plonge dans un thriller haletant où la célèbre réplique « Le crime était presque parfait » prend tout son sens. Jeanne Moreau y incarne avec une justesse bouleversante une amoureuse éperdue, errant dans les rues de Paris, rongée par le doute et la jalousie. Face à elle, Maurice Ronet livre une performance tout aussi convaincante, tour à tour piégé dans un ascenseur puis traqué par la police. Un film à découvrir ou re-découvrir !
On le sait, les anciens films sont forcément plus lents que ceux qui sortent aujourd'hui. Évidemment, un oeil actuel ne peut pas juger une oeuvre qui a 70 ans de manière juste. Mais bon sang que ce film a vieilli, que ce soit dans le jeu des acteurs, la narration, les dialogues, le choix de faire entendre les pensées de Jeanne Moreau... Tout est lent, et cela nuit à la volonté première du film qui est visiblement d'entretenir un suspense. Du suspense, il n'y en a aucun, puisque aucun enjeu n' est vraiment creusé ni relié avec un autre: tout est juxtaposé, sous forme de plans qui se suivent et donc rien ne fait vraiment sens à la fin. Fin qui est expédiée, avec des décisions absurdes qui pourtant sont énoncées comme des évidences par les personnages.
Ascenseur pour l'échafaud est un thriller bien ficelé qui n'a pas trop vieilli en terme de cinématographie. L'intrigue repose sur un couple : Florence Caracala (Jeanne Moreau) et Julien Tavernier (Maurice Ronet). Elle, épouse d'un richissime et respecté vendeur d'armes ; lui, salarié et ancien combattant de la guerre d'Algérie de la dite société de vente d'arme. Ensemble ils élaborent un plan qui ne se passe pas comme prévu. Le film nous tient en haleine tout du long, dans un rythme lent (pas de connexion internet, pas de téléphone portable, une caméra qui avance à la vitesse des personnages) mais pas ennuyeux. Le film se déroule dans une époque où la peine de mort existe encore et où elle passe par la guillotine, d'où le titre. L'ambiance du Paris des années 1950 avec une certaine forme d'austérité, rencontre bien l'ambiance du thriller et des rebondissements assez rocambolesques. Film tourné en 1958, mais Louis Malle réussit un film qui se regarde même 20 ans après.
Excellent...Le cliché français du film noir. Miles Davis fait son entrée avec un jazz digne des plus grands polars, illustre musicalement toute la teneur du film, une attente lourde vers l'inexorable. Une Jeanne Moreau émouvante et mystèrieuse, Un Lino Ventura patient et déterminé....C'est sans doute le scénario qi a donné toute sa réputaton au film. Un bon polar, prévisible mais surprenant. Un film de genre qui, je trouve, reste en marge des autres.
C'est un bon film, même s'il a pas mal vieilli. Jeanne Moreau y apporte beaucoup d'émotion (ce qui contraste singulièrement avec Maurice Ronet qui ne laisse absolument rien transparaître). La première demi-heure est (très) longue mais la suite en vaut la peine.
le premier film de Louis Malle tiré d'un livre bon film à suspense avec un arc narrative de chaque 3 personnage bien différent qui sont relié par un meutre melle différemment