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joelle g
103 abonnés
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3,0
Publiée le 24 juin 2020
Difficile de noter un tel film...culte ...quand on le regarde pour la première fois en 2020.. Désuet...il a beaucoup vieilli....et semble vraiment d'un autre temps...on pense à Hitchcock évidemment....un cinéma avec ses codes....tout un époque....révolue.... presque le bon temps... mais un plaisir quand même de voir Paris....sans voiture ou presque...les ambiances qu'on ne peut plus connaitre....tout cela fait passer au second plan l'énigme...
Si l'on excepte "Le monde du silence", co-réalisé avec Cousteau, "Ascenseur pour l'échafaud" est le premier long-métrage de Louis Malle. Porté par Jeanne Moreau et Maurice Ronet, celui-ci met en scène deux meurtres qui s'entrechoquent sur fond de relation passionnelle. Malgré un intérêt historique certain, notamment sur la vision de l'Occupation, l'Indochine ou l'Algérie, le relais cinématographique ne suit pas. L'intrigue est globalement très lente, limite ennuyeuse, et sans suspense. La dernière partie centrée sur l'enquête policière est la plus rythmée en ce sens qu'elle fait intervenir Lino Ventura, dans l'un de ses premiers rôles importants. Sur ce point, il est vrai que le film une pléthore de futurs grands acteurs français comme Charles Denner ou Jean-Claude Brialy. La partition de Miles Davis nous laisse parfois entraîner. Mais Louis Malle a fait beaucoup mieux par la suite.
Premier long métrage mais grosse expérience auparavant pour Louis Malle qui accouche de l'une de ses plus belles oeuvres. Et quelle musique du maître Davis!
Sur une musique de Jazz de Miles Davis, trompettiste de génie, et un rythme très en vogue à l'époque, Louis Malle nous entraîne dans le sombre univers de l'homme livré à son sort, en l'occurrence un assassin coincé dans un ascenseur. Maurice Ronet endosse le costume de Julien Tavernier qui croit avoir tout prévu mais que la malchance va poursuivre jusqu'au bout. Jeanne Moreau, sa complice erre les rues pour le retrouver. Pendant ce temps, un jeune couple d'aventurier "emprunte" la voiture de Tavernier. Que va-t-il advenir de tout ce petit monde ? Louis Malle nous a concocté une œuvre intéressante basée sur une intrigue à suspense dans le style du film noir inspiré du style américain mais sans véritablement l'approcher et encore moins l'égaler. Le film manque cruellement de rythme et les acteurs sont trop mous, que ce soit Maurice Ronet et Jeanne Moreau, ou bien la jeune et ingénue Yori Bertin, que l'on ne reverra guère au cinéma, tout comme le jeune Poujouly, dont le seul rôle mémorable sera celui du jeune garçon de "Jeux interdits". L'on retiendra quelques rôles secondaires qui ne feront qu'une brève apparition : Lino Ventura en inspecteur perspicace, Hubert Deschamps en substitut jovial … Si l'ensemble ne déçoit pas, il n'enchante guère par sa cadence apathique et son manque d'efficacité.
Petit film noir a la Française de la fin des années 50 avec une aussi bonne réalisation qu'une aussi bonne bande son aux airs de jazz . La réalisation nous offre un magnifique noir et blanc aux cadrages et aux plans minutieux, la bande son aussi envoutante renforce le rythme posé et hypnotisant .
Ascenseur pour l'échafaud respire dès son premier plan suivit du générique la classe des années 50, cette classe est bien évidemment soignée grâce a la bande son ( oui je me répète mais elle est vraiment parfaite ) Les acteurs eux jouent a la perfection entre le petit rôle de policier pour Lino Ventura, Jeanne Moreau, Maurice Ronet ou encore Yori Bertin .
Ensuite on a un scénario finement ciselé nous plongeant dans trois histoires durant une nuit fatale ou se mêle une jeunesse en quête de liberté et de folie en usurpant une identité et en volant une voiture, d'une liaison et bien évidemment de meurtres .
Toute l'effervescence du film noir est magnifiquement retranscrit dans un style des plus sobre et une ambiance glacial, un film captivant et soigneux, une perle dans son genre .
Avec un récit de film noir classique, deux amants, Julien et Florence, décident d'assassiner le mari de cette dernière, faisant passer cela pour un suicide, avant de s'enfuir, Louis Malle chercher à créer un long-métrage anxiogène.
Car c'est bien dans cet ascenseur que tout se joue. Le cinéaste parvient parfaitement à créer la tension, avec des éléments peu originaux certes, mais que le montage et la mise en scène parviennent à rendre efficaces : comme l'ascenseur qui se remet en marche alors que Julien est suspendu dans le vide.
Mais malgré une maitrise formelle évidente, qui parvient à créer un sentiment claustrophobique, Malle décide de multiplier les points de vues. La narration alterne donc entre Julien, Florence qui est à sa rechercher dans les rues de Paris, ainsi que la virée nocturne de Louis et Véronique. Et autant dire qu'aucun de ces récits n'est intéressants. Leurs déroulés sont convenus et les ficelles narratives beaucoup trop grosses.
Le pire restant tout de même la déambulation de Florence, avec laquelle le cinéaste ne semble pas savoir où aller. Si la photographie est à saluer, sublimant les rues de Paris, ce pan du récit est d'une indigence et d'une répétitivité qui agace.
Le film alterne donc entre huis-clos efficace et bien mené, et intrigues parallèles, formellement en deçà tout d'abord, mais surtout à l'écriture pénible. Tout cela mène à une dernière demi-heure à laquelle se rajoute, en plus du reste, une enquête policière, qui vient un peu plus étouffer une narration qui n'en avait pas besoin. spoiler: Et ce, même avec la présence inattendue de Lino Ventura.
"Ascenseur pour l'échafaud" est un long-métrage qui se perd. Alors que son concept de base, ainsi que son traitement formel, pouvait donner une œuvre passionnante, Louis Malle a fait le choix de densifier inutilement ses axes narratifs. Tout est très lourd et évident, et la mise en scène n'est réellement percutante que lorsqu'elle accompagne Julien. Le résultat n'est pas honteux, notamment grâce au montage dynamique et millimétré, ainsi qu'aux acteurs, Jeanne Moreau en tête. Reste que ce récit, qui se voudrait fataliste, ne réussit qu'à être vain.
Mériterais presque 1 étoile... Aucun dialogue percutant, aucune réplique marquante. Les acteurs restent moyens à part Ventura qu'on a toujours plaisir à voir à l'écran. La voix off Jeanne Moreau est insupportable et mal utilisée. La musique de Miles Davis est parfaite mais mal utilisée. Il n'y a aucune musique dans les moments crucial (assassinat des allemands par exemple), bizarre pour un réalisateur qui dit s'être inspiré de Hitchcock ! Ce qui sauve le film est le scénario qui tient bien la route mais est hélas mal utilisé dans ce film qui aurait pu avec un autre casting et un autre réalisateur être une merveille...
Belle histoire de trois vies parallèles qui finissent par s'entrecroiser. Sinon, la fin est tellement surprenante (rapide) qu'elle laisse un goût d'inachevé.
Non amateurs d'airs de saxophones et autres pianos mélancoliques , passez votre chemin. Garni de la trompette du Maître du Jazz, "Ascenceur pour L'échafaud" heureusement ne se repose pas sur ses lauriers comptant essentiellement sur sa musique. Le scenario est bien ficelé du début à la fin , le casting est bien fait (Jeanne Moreau éblouissante dans ses scènes de marche solitaire dans les rues parisiennes) , une très belle photographie notemment grâce aussi à une superbe lumière et ainsi donc une musique importante. Il est cependant assez regrettable que le film comporte des dialogues oisifs et des personnages parfois mal joués , je pense directement aux deux jeunes personnes que le scenario laisse le spectateur incompréhensif. Quelques scènes m'ont paru saisissantes de beauté en revanche comme celle où le personnage principal se fait cuisiner par les flics ou la scène finale somptueuse. Le premier réel long métrage de Louis Malle reste un drame policier convaincant.
Un film particulièrement arrogant dans sa mise en scène. Les acteurs sont insipides, médiocres (Jeanne Moreau ne m'émeut pas du tout, froide et hautaine). J'en avais beaucoup entendu parler mais j'en sors très déçu. Dommage car l'intrigue paraissait prometteuse.
La déambulation de JM dans Paris avec ce jazz feutré est déjà tout dans le film: le doute, la peur, l'inquiétude et l'absence. Et quand le meurtre devient finalement secondaire par rapport à l'accusation d'un autre meurtre!!!!!! Cette double histoire reliée au final par une JM prise au piège par une photo, sublime fin quand le cliché se dévoile et qu'elle voit sa vie tout à coup se dérober sous elle. Un film excellent.
Un très beau film, surprenant, déroutant et plein de puissance , surtout pour un 1er film d&rs;un jeune débutant de 25 ans . Revu en 2024 le film garde toute sa puissance de fascination. spoiler: Tout d’abord le scénario très astucieux, bon polar, assez classique mais dont le montage, très moderne, très nouvelle vague, révolutionne le sens du récit, avec des rebondissements en cascade. Même si Louis Malle ne s’est jamais revendiqué « Nouvelle vague » , ce film-là est probablement le plus proche , le plus représentatif du mouvement initié par Godard et Truffaut , on est en 1958 et le récit est là aussi dynamité, avec des séquences en extérieur , etspoiler: tout particulièrement les déambulations nocturnes de Jeanne Moreau dans les rues de Paris, tout bonnement formidable, d’une beauté fascinant e, si bien filmée, on retrouve avespoiler: c grand plaisir des lieux , des établissements de nuit , avec plein de naturel et de nostalgie . Il y a bien sûr cette musique de Miles Davis, bande son originale, qui colle tellement , bien à l’esprit noir du film . Ce désespoir latent qui envahit tout, le héros, sa maîtresse, les petites frappes en blouson noir qui volent sa voituspoiler: re, le riche allemand et sa superbe Mercedes , ex nazi, arrogant, non repent i . On comprend que la vie va se compliquer pour tous, et probablement spoiler: mal finir. Sans être aussi noir, voir suicidaire que le chef d’œuvre « le Feu follet », on assiste plus à un couple maudit qui se dilute , qu’à un amour heureux. Un très grand moment de cinéma.
Polar sauce film noir / Hitchcock à la française, bien ancré dans sa décennie, captivant, remarquablement interprété et brillamment mis en scène. Rajoutez à cela un noir et blanc impeccable et la musique signée Miles Davis, résultat on obtient un incontournable petit bijou de qualité.
Doté d'une atmosphère particulière par son bichrome raffiné et sa voix off fort littéraire, le récit souffre de maladresses dans l'entrelacement de deux histoires d'amour criminelles même si l'ironie du propos se manifeste aisément. Un déséquilibre similaire se dessine au niveau des interprétations, certaines prestations sonnant artificielles tandis que Lino Ventura et Maurice Ronet transmettent pleinement leur plaisir de comédien. Un charme suranné auquel il faut accepter de succomber!