Un classique de l'age d'or du cinéma. Un Paris moderne de la fin des années cinquante. Un film nostalgique et esthétique. Une intrigue consistante. Une merveille.
Un classique tout à fait invieilli: on nous montre bien ici par ce qui pourrait désormais être une fable - et donc à l'aide de multiples symboles de promiscuité & d'espace ( L'ascenseur/la Rolls de Carala )- comment agit cette classe domniné par cette soif de domination que provoque une accumulation de biens & totalement aveugle aux demandes des autres, sinon; bien sûr, une parfaite " mante religieuse " ou un polar-maître: A ne pas rater !
Alors que l'école est enfin finie (mais oui ! mais oui !) pour tous (au passage : dédicace spéciale à ma naine qui fait désormais une tête de plus que moi pour sa mention TB au brevet), JM VIDEO vous propose de réviser les incontournables du cinéma. Aujourd'hui, leçon n°1 sur Ascenseur pour l'échafaud de Louis Malle, film de la Nouvelle Vague sorti en 1958.
Adapté du roman de Noël Calef, ce film retrace l'histoire passionnelle de deux amants, Julien Tavernier (Maurice Ronet) et Florence Carala (Jeanne Moreau) qui ont mis au point l'assassinat d'un mari trop gênant , et riche homme d'affaires véreux, maquillé en suicide. Or le crime n'est pas parfait. Julien, qui a oublié une corde sur les lieux, reste enfermé dans un ascenseur alors qu'il tentait de la récupérer. Parallèlement, un couple de jeunes, Louis et Véronique, volent la voiture de Julien et usurpent son identité tandis que Florence erre dans Paris à la recherche de son amant.
Ascenseur pour l'échafaud se construit sur le montage alterné (Jean Trubert) entre ces trois parcours qui vont s'entrelacer de manière tragique. Hormis une référence aux Classiques comme Racine, ce film se démarque par sa modernité et par les thèmes chers à Louis Malle. Paris et ses alentours, aux motels et aux immeubles aux lignes géométriques qui ressemblent étrangement à celui du générique de La mort aux trousses, sont un peu rêvés tandis que la nuit vibre au rythme des enseignes lumineuses et de la BO de Miles Davis qui sublime le désespoir et la solitude de Florence, qui est séparée de son amant pendant tout le film, lorsqu'elle traverse les Champs-Élysées - peut-être au détriment du dialogue.
Si les références au cinéma noir et aux mœurs américaines sont évidentes et si Louis Malle anticipe sur les années 1960 à travers le portrait d'une jeunesse de consommation et de marginaux de la bourgeoisie, il n'en demeure pas moins que le réalisateur dresse le témoignage d'une époque traumatisée par l'instabilité politique et les guerres (Indochine et Algérie).
Ascenseur pour l'échafaud est donc incontournable pour son fond et sa forme, pour sa modernité et pour le témoignage qu'il laisse. Alors, après la théorie, n'hésitez pas à passer à la pratique en visionnant ce film à la photographie impeccable (Henri Decae) dans lequel le charme de Jeanne Moreau est irrésistible et dans lequel le jazz de Miles Davis et de son quartet s'illustre pour sa virtuosité. Et si décidément vous preniez goût aux révisions, le DVD propose une interview de Louis Malle à ne pas rater.
Chronologiquement et formellement parlant, «Ascenseur Pour l'Echafaud» se trouve à l'intersection du cinéma de qualité français et de la Nouvelle Vague. Il en résulte un film proche de la perfection, très soigné aussi bien pour ce qui est de l'interprétaion que de la mise en scène impeccable, de la sublime photographie en noir et blanc ou de la musique du génial Miles Davis. Une impression de grande qualité s'en dégage, bridant peut-être un peu trop les passions des protagonistes, mais les laissant tout de même s'épanouir avec force et grâce. Jeanne Moreau est ici inoubliable en maîtresse aimante et fidèle dépasée par ses propres sentiments, tandis que son amant, subtilement campé par Maurice Ronet, fait l'impossible pour conserver son amour. Bénéficiant d'un scénario sans aucun temps mort, la tragédie qui se trame autour d'eux est brillamment amenée et distille un suspense savamment dosé. La modernité des personnages annonce sans conteste la Nouvelle Vague, dans ce qui constitue l'un des plus brillants exemples d'un cinéma français passionné et à l'élégance folle. [3/4] http://artetpoiesis.blogspot.fr/
un bon film traversant les âges , une musique sublime qui booste le scenario et les acteurs , mais une fin approximative , bâclée et tirée par les cheveux
Sur le papier, le film me donnait vraiment envie. Le début est d'ailleurs assez intriguant, cette machination qui se bloque dans un ascenseur. Sauf qu'après ça s'égare dans tous les sens. Probablement que les adorateurs de la nouvelle vague apprécieront, moi, je reste parfois assez retissant sur certains films de la nouvelle vague, et ce fut le cas pour Ascenseur pour l'échafaud. Louis Malle filme Jeanne Morreau errer dans les rues parisiennes à la recherche de son amant, certes, mais ça ne fait pas un film. De plus, les éléments scénaristiques sonnent d'une incroyable fausseté. Je dirais bien qu'on s'en fout, que le film n'est pas là, mais si le reste ne suit pas on voudrait au moins pouvoir se raccrocher à une histoire qui tient la route, or ce n'est même pas le cas. Bref, une déception pour ma part.
Un très bon film comme malheureusement on n'en fait plus. Un scénario prenant et original. Des acteurs convaincants et une BO extraordinaire. Quand on sait qu'elle a été composé en une nuit par Miles Davis ! C'est toujours un grand plaisir de voir L.Ventura dans un rôle qui lui va si bien. A ne pas manquer.
La jaquette du DVD annonçait un concept sympathique : un meurtrier qui venait d'accomplir un meurtre parfait se retrouve coincé dans un ascenseur et doit chercher à en sortir. Le début du film laissait supposer que ces promesses allaient être respectées.
Malheureusement, on quitte vite l'histoire orientée autour de ce meurtrier pour partir sur des personnages beaucoup moins intéressants, limite agaçants.
En effet, les personnages de la jeune fleuriste et de son copain (dont j'ai oublié les noms tellement ils m'ont marqué) n'ont rien pour attirer la sympathie du spectateur : antipathique ou nunuche, naïfs, égoïstes et malpoli, on a l'embarras du choix pour leur jeter la pierre.
Alors, lorsque l'on revient de temps en temps sur l'histoire principale, c'est un souffle d'air. Parce que c'est dans ces scènes que Louis Malle parvient à créer de très beaux plans.
Malheureusement, son talent de mise en scène est affadi par un rythme excessivement lent et par une absence d'ambiance sonore (mis à part quelques morceaux de Miles Davis).
"Ascenseur pour l'échafaud" confirme en tout cas une chose : je n'aime définitivement pas la Nouvelle Vague.
Pourquoi ce film me plaît-il tant ? Parce qu'il est très maîtrisé, sans doute. Le scénario (extraordinaire), l'image (magnifiques lumières), la musique de Miles Davis, bien sûr, tout concorde. Mais pas seulement. Peut-être aussi parce que ce film a un terrible effet cathartique. Immense soulagement, lorsque le mot « fin » apparaît, de n'avoir aucun mort sur la conscience.
Ce film est un véritable chef d'oeuvre de Louis Malle, un emblème, un symbol de l'âge d'or du cinéma français. La mise en scène est magnifique et l'image est toujours à sa perfection. Je ne trouve plus les mots pour vous parler de ce film, tout est mythique, tout est culte: l'errance de Jeanne Moreau dans Paris sur le Jazz de Miles Davis, le fameux "Je t'aime.." du début qui vous fait immédiatement prendre conscience que le film que vous allez regarder est somptueux. De plus l'intrigue vous tient en haleine et la fin est surprenante et évidemment magnifique, comme tout le reste.
Julien commet le crime parfait... ou presque. Ayant omis un détail, il retourne au bureau où il a assassiné son patron... et se retrouve coincé dans l'ascenseur. Pendant ce temps-là, entre un couple malfaisant qui a volé sa voiture, et son amante victime d'un quiproquo, de sinistres événements vont se dérouler. Un scénario juteux, pour un film qui reste en fait assez sage dans on acte central. Dommage car il y avait moyen de bien exploiter la cage de fer de Julien. Au lieu de cela, il passe en second plan, devant les pérégrinations son amante (Jeanne Moreau) dans le Paris nocturne. Certains s'extasieront devant la musique composée et jouée par Miles Davis (tout de même !), qui il est vrai donne une atmosphère brumeuse. Mais n'étant pas amateur de jazz, j'avoue que cela ne m'a pas fait grand effet. Les activités du couple criminel sont également mises en avant, et honnêtement ça pêche un peu. Il faut dire que les tourtereaux ne sont ni bien joués ni très attachants. Mais alors pourquoi une aussi bonne note ? D'abord parce que Louis Malle sait injecter avec sa mise en scène une ambiance aussi étrange qu'intrigante. Le film est d'ailleurs considéré comme l'un des précurseurs de la Nouvelle Vague, avec sa forme moderne. Ensuite parce que le scénario devient assez génial dans le dernier tiers, qui vaut allègrement son pesant de cacahuètes et exploite vraiment le postulat de départ. Et qui est soutenu par de solides seconds rôles. Dont Lino Ventura en commissaire malicieux, ou Charles Denner en adjoint motivé. En résulte un polar dramatique filmé avec caractère, qui peut encore marquer près de 70 ans après sa sortie.
Considéré comme précurseur de la Nouvelle Vague, voire même par certains comme l'un des premiers films de cette période, ce film réalisé par Louis Malle est pourtant bien classique dans sa mise en scène. Mais attention, classique ne veut pas dire ennuyant ; simplement, on est loin des films à la mise en scène déliée, voire expérimentale de la Nouvelle Vague. Alors certes, les déambulations de Jeanne Moreau dans Paris se rapprochent des codes de la période puisque tournées dans de vrais décors mais, encore une fois, nous sommes, pour moi, dans un film noir relativement classique. Et ce sont justement entre autres ces scènes de déambulations qui plombent un peu le film. Tavernier doit tuer le mari de son amante, mais oubli un détail et doit ainsi retourner sur les lieux du crime. C'est lorsqu'il se retrouve coincer dans l’ascenseur qu'un véritable concours de circonstances sinistre et macabre se met en place. Et c'est un scénario particulièrement intéressant mais qui ne décolle qu'en seconde partie de film. On passe en effet beaucoup plus de temps sur Moreau qui interroge chaque passant qu'elle croise ou sur ce couple se rendant au motel. Alors certes, tout se recoupe mais ce sont tout de même des scènes un peu longues et, à l'inverse, la fin est assez frustrante. L'enquête se termine d'un coup alors que le suspense commence justement à décoller. C'est très dommage mais le film parvient malgré tout à maintenir une tension et surtout une frustration - volontaire cette fois - chez le spectateur qui espère voir Tavernier s'en sortir. Le plaçant ainsi dans une position inconfortable puisque, quelque soit le personnage auquel on s'attache, on s'attache forcément à un coupable. Aussi, même si elle est classique, j'ai aimé cette mise en scène très sobre mais qui correspond complètement au ton du film, d'ailleurs alimenter par cette ambiance jazzy signée Miles Davis. "Ascenseur pour l'échafaud" n'a donc pas volé sa très bonne réputation même si je dois bien avouer que le film m'a déçu de par les aspects précédemment relevés.
En 1958, Louis Malle, 25 ans, signe Ascenseur pour l’échafaud, polar à la croisée du film noir et de la Nouvelle Vague. Julien Tavernier (Maurice Ronet) tue son patron et amant de Florence (Jeanne Moreau), mais reste coincé dans un ascenseur, tandis qu’un jeune couple dérobe sa voiture. Louis Malle éclate le récit en quatre fils narratifs, mêlant tension et errances nocturnes dans un Paris filmé à la lumière naturelle par Henri Decaë. La bande originale, improvisée en une nuit par Miles Davis, devient un personnage à part entière et inspire plus tard Kind of Blue. Si le jeu de Georges Poujouly et Yori Bertin divise, Jeanne Moreau hypnotise par sa présence spectrale. Lino Ventura, dans un rôle secondaire, impose son autorité tranquille. Récompensé par le Prix Louis-Delluc et fort de près de deux millions d’entrées, ce premier film reste une œuvre audacieuse, imparfaite mais marquante, où le jazz et la pluie façonnent une atmosphère inoubliable.
Je n'ai pas vu beaucoup de films du cercle des cinéastes qui faisaient "La nouvelle vague" au début des années 60, Louis Malle en faisait partie et "Ascenseur pour l'échafaud" est un polar de la bonne époque tiré d'une jolie patte d'auteur !! On y sut quatre personnages, Tavernier qui vit de passion amoureuse avec la femme de son patron auquel le couple d'amants décident de monter un plan pour l'assassiner, ils y arrivent mais lui reste coincé toute une nuit dans l'ascenseur. Elle 'l'attend dehors errant les rues à sa recherche A coté de ça, un jeune couple de voyou pique la voiture de Tavernier enchainant les 400 coups jusqu'à faire une grosse bétise. Ce long métrage est considéré comme un classique du cinéma Français et c'est vrai qu'il a pas mal de qualités, la mise en scène d Louis Malle très bien orchestré qui filme superbement les personnages, les décors avec de sublimes lumières nocturnes, et certaines scènes mémorables comme l'interrogatoire policière qui est un morceau de bravoure . La musique de jazz qui accompagne le film est signé Miles Davis. Puis les comédiens sont très bons comme la divine Jeanne Moreau, Maurice Ronet et la présence dans un second role de Lino Ventura dans la peau d'un commissaire.