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thethythy
30 abonnés
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2,5
Publiée le 17 mars 2007
Ce film souffre de quelques maladresses du scénario bien que l'intrigue soit assez intéressante. Le mélange de suspens et de drame en fait la force principale. Par contre, je trouve que les actions du jeune couple assez irréalistes. En plus de cela, je pense que la froideur de la réalisation (et non la noirceur de l'histoire qui est délibéremment pas exploité) ne permet pas au spectateur de rentrer dans le film.
On m'avait dit que ce film était exelent, peut-être trop... Je ne veux pas dire par là qu'Ascenseur pour l'échafaud est nul au contraire, il est bon, mais pas extraordinaire. Par moment et surtout vers la fin, c'était long, quand Jeanne Moreau cherche les vrais coupable du meurtre, je m'ennuyais ferme. Mais malgré ce petit dérengement le film vaut la peine d'être vu et revu.
Un film à la sauce Chabrol et Hitchcock, cela ne se refuse pas ! Ascenseur pour l'échafaud réalisé par Louis Malle avec Jeanne Moreau, Maurice Ronet ou encore Lino Ventura est un film qui dès les premières minutes te transportent dans son univers et son histoire. Si la tension est omniprésente au début du film: Comment réaliser un crime parfait? L'ensemble se perd rapidement dans un road-trip entre 2 jeunes qui volent la voiture du fameux assassin. Une réalisation extrêmement précise, millimétré qui permet de mettre en valeur les différents acteurs ou objets de l'intrigue tandis que la bande sonore de Miles Davis enchante nos oreilles. Ce n'est ni réussi, ni rater. Juste décevant car le film avait un potentiel !
Réalisateur un peu en marge de la nouvelle vague, Louis Malle réalise en 1957 Ascenseur pour l’échafaud, film hommage au film noir Américain et qui transpose le genre à Paris. Ce n’est pas pour l’intrigue, très classique mais bien ficelée, avec ses quelques longueurs, qu’on goûte le film. Non, Ascenseur pour l’échafaud est un chef d’œuvre visuel, dont l’ambiance nous envoûte dès les premières images. Sur les musiques de Miles Davis, Malle filme Jeanne Moreau déambulant dans la capitale de nuit, sous la pluie, éclairée par les néons des restaurants. Il développe son intrigue policière en adoptant un style éblouissant (la première demi-heure est bluffante), doté d’une photographie sublime en noir et blanc, avec des essais de renouveau dans les dialogues et la mise en scène qui peuvent tout de même évoquer les prémices de la nouvelle vague.
la perfection ! une mise en scène soignée, des décors nocturnes magnifique que nous fait découvrir une Jeanne Moreau sensuelle, mystérieuse, la musique de Miles Davis, une histoire pleine de rebondissement, une fin en apothéose. Assez parlé, regardez le!
Un (très bon) polar dans un style annonciateur de la nouvelle vague (comme la caméra dans la rue, suivant l’errance de Florence). Un scénario de qualité, des moments de tension intenses (le blocage de l’ascenseur et les péripéties qui l’entourent), une mise en scène simple et efficace, le tout valorisé par la merveilleuse partition de Miles Davis.
Une tentative de crime parfait en noir et blanc, photo soignée, illuminée par la pureté de la trompette noire de Miles Davis, et par les gros plans sur le visage blanc d’une Jeanne Moreau à la recherche de son amant malchanceux dans Paris by night. Une des plus belles réussites de la Nouvelle Vague dont certaines scènes et surtout la musique - improvisée en une nuit – demeurent inoubliables.
Un employé d'une grande firme assassine son patron, sous l'influence de la femme de ce dernier. En voulant retourner sur les lieux du crime, pour supprimer un indice compromettant, il se retrouve coincé dans l'ascenseur du bâtiment. Commence une longue nuit d'attente, alors que dehors, des évènements qu'ils ne contrôlent en rien, concourent à sa perte…
Louis Malle importe le film noir en France. Né aux Etats-Unis avec des chefs d'œuvre de série B, comme le Faucon Maltais ou Assurance sur la mort, qui en ont délimités le style, il en reprend les codes aussi bien esthétiques : photographie en noir et blanc, jeu d'ombres, lumières contrastées, que narratifs et thématiques : amante fatale, héros tourmenté, fin tragique.
Le film maitrise son style, cette errance nocturne parfaitement éclairée, est magnifiée par la musique de jazz de Miles Davies.
Surtout dans son arc principal, on ressent les émotions de ce héros condamné à une attente tragique. Le film s'empâte cependant dans son intrigue secondaire, qui sert scénaristiquement la première. Cette fuite en avant de deux jeunes, qui par leur bêtise, vont déclencher des évènements dramatiques. On comprend qu'elle puisse servir les rebondissements de l'histoire mais on demeure très détaché vis-à-vis de cette partie de l'intrigue.
Une très bonne intrigue et bonne histoire en général (scénario bien construit). Film sur des meurtres et le hasard, des acteurs de grandes classes. Une esthétique splendide dans le Paris de la fin des années 50.
Le Plan était magistralement parfait…. Une erreur et c’est le début des problèmes. Magistrale l’œuvre de Louis Malle, je me suis imprégné au fil des minutes assez aisément au récit, 3 récits bien distincts avec les points de vues de chacun qui se relient à la fin pour conclure une intrigue plus qu’alléchante et brillante. Jeanne Moreau m’a crevé mon être, voilà c’est dit, quand on vous dit que le charisme prime sur tout, elle est l’exemple parfait en plus d’être belle pour incarner son personnage. La mise en scène et la BO de Miles Davis… peut être que ça devrait être interdit de composer des diamants pareils.
Le scénario est certes banal, mais l'on sent ici un désir d'esthétisme et d'originalité, comme si Louis Malle voulait nous livrer le tout dans du papier glacé. Le noir et blanc est de très bonne qualité (contrastes saisissants) et la B. O (Miles Davis aux commandes)nous plonge dans un paris nocturne qui se veut étrange, déroutant. C'est l'histoire d'un homme qui commet un crime, enfin c'est ce que l'on croit comprendre, mais c'est surtout l'histoire de la dérive d'une femme incarnée par Jeanne Moreau, qui aime, qui est prisonnière : prisonnière d'elle-même, de son mari, de ce paris si grand où elle est si seule, pendant tout le film elle est séparée de son Julien et n'est réunie avec lui que sur une photographie, qui appraît lentement à l'écran, comme dans un rêve. Oui, elle vit dans un rêve qui ne prendra jamais vie, car son Julien lui est prisonnier d'un ascenseur qui le ramène sur les lieux du crime. Certains ont cru que Malle avait ici une quelconque prétention à se la jouer à la Hichcocok mais pas du tout, c'est surtout une histoire de romance et de psychologie féminine : la jeune fleuriste rêve d'être Bonnie aux côtés de son Clyde et nous paraît bien naïve, tout comme Florence qui cherche quelque chose qu'elle ne trouvera jamais. Il y a certes des maladresses dans le scripte ou la mise en scène, peut être un peu trop de caricature, pas assez de finesse mais l'idée reste originale, tout comme l'ambiance que Malle réussit à créer.
Sur quatre étages, l’ascenseur s’arrête au troisième. Le moteur de son ascension, c’est un scénario extraordinaire, servi par un acteur principal fantastique. L’intrigue est absolument machiavélique, mais elle ne semble jamais improbable. La musique en fond est envoûtante. Un prémisse de BLOW UP sert un dénouement génial. Et pourtant, demeure ce qui bloque l’ascenseur : la présence de Jeanne Moreau qui, personnellement, m’insupporte. Ceci n’étant qu’un point de vue strictement personnel, je ne m’appesantirai pas. Un film de genre savamment mis en image ; un petit chef d’œuvre à juste titre.
Le film s'ouvre sur une conversation téléphonique entre deux amants qui s'échangent des mots doux. Elle est filmée en gros plan sur le visage de Jeanne Moreau (!) et Maurice Ronet comme pour s’infiltrer dans l'intimité de leurs chuchotements. L'homme raccroche et on découvre qu'il est au travail. Il se lève et se rend dans le bureau de son patron et l'assassine. Le meurtre a de toute évidence été réfléchi, le coupable s'arrangeant pour faire croire que la victime s'est enfermée pour se suicider. Ascenseur pour l'Échafaud est à l'image de son prologue : maîtrisé et rempli d'idée. La caractérisation des personnages est faite habilement, sans rajouter énormément de dialogues et sans insister sur des aspects de leurs personnalités. Par exemple, à un moment Jeanne Moreau traverse la rue d'un pas décidé, sans faire attention aux voitures et manque de se faire renverser, mais elle poursuit son chemin sans même jeter un regard à l'automobiliste. Ce plan doit faire moins de cinq secondes et il révèle en toute simplicité la détermination de la jeune femme. Chaque personnage aura le droit à un (ou plusieurs) plan de ce genre, faisant de l'exposition avec beaucoup de naturel. La lumière est un élément marquant du film, Louis Malle a manifestement réfléchi à son format noir et blanc et a voulu en tirer le maximum, à la manière de ce que fera Woody Allen plus tard dans Manhattan. Les scènes de l'ascenseur sont particulièrement révélatrices de ce soin apporté, tout comme une autre scène vers la fin où le fond est entièrement noir, laissant seulement apparaître les personnages. spoiler: J'ai quelques réserves pour la fin, j'ai cru pendant tous le film que le meurtrier du début allait être arrêté pour un autre assassinat qu'il n'a pas commis, ce qui aurait été d'une ironie redoutable, mais finalement le scénario prend une autre direction, plus classique. C'est inventif et bien mis en scène, Louis Malle n'a rien à envier aux films de Hitchcock.