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3,5
Publiée le 12 août 2025
En 1958, Louis Malle, 25 ans, signe Ascenseur pour l’échafaud, polar à la croisée du film noir et de la Nouvelle Vague. Julien Tavernier (Maurice Ronet) tue son patron et amant de Florence (Jeanne Moreau), mais reste coincé dans un ascenseur, tandis qu’un jeune couple dérobe sa voiture. Louis Malle éclate le récit en quatre fils narratifs, mêlant tension et errances nocturnes dans un Paris filmé à la lumière naturelle par Henri Decaë. La bande originale, improvisée en une nuit par Miles Davis, devient un personnage à part entière et inspire plus tard Kind of Blue. Si le jeu de Georges Poujouly et Yori Bertin divise, Jeanne Moreau hypnotise par sa présence spectrale. Lino Ventura, dans un rôle secondaire, impose son autorité tranquille. Récompensé par le Prix Louis-Delluc et fort de près de deux millions d’entrées, ce premier film reste une œuvre audacieuse, imparfaite mais marquante, où le jazz et la pluie façonnent une atmosphère inoubliable.
Le premier film de Louis Malle est resté dans l'histoire du cinéma français et pourtant sa vision a été décevante. Il commence très bien, l'histoire est bonne, mais c'est plutôt du côté des acteurs que ça ne fonctionne pas. C'est assez curieux, ceux qui deviendront célèbres - Jeanne Moreau, Maurice Ronnet, Lino Ventura, Charles Denner - n'ont pas grand chose à faire, alors que les deux jeunes acteurs - qui eux n'ont pas connu une grande carrière - qui ont le plus de scènes et de lignes de dialogues sont assez mauvais. Déception aussi côté musique puisque les compositions du grand Miles Davis restent anecdotiques et ne sublimes en rien le résultat final.
La disparition de Jeanne Moreau nous offre de revoir un suspense ( on ne disait pas « thriller » à l’époque) de Louis Malle que n’aurait pas renié Hitchcock. Le diabolisme et les rebondissements du scénario sont d’ailleurs le plus réussi de ce film. Depuis les progrès de la police scientifique rendent obsolètes et simplistes les conditions d’exécution du mari. Qu’importe, on revoit avec plaisir le Paris nocturne des années cinquante, et l’autoroute de l’ouest – déjà lui- qui conduit à un motel à Trappes. La Moreau démarre en fanfare sa carrière avec ce rôle de femme sure d’elle-même, mais qui vacille sous les coups du sort. La trompette de Miles Davies assaisonne le tout pour faire de ce film suranné un divertissement de qualité. TV 1 – aout 17
Florence (Jeanne Moreau) est amoureuse de Julien (Maurice Ronet). Celui-ci est l’employé de M. Carala, un riche homme d’affaires, qui est le mari de Florence. Ils construisent un plan pour que Julien tue M. Carala mais après avoir commis son crime, il est coincé dans l'ascenseur. En parallèle, il se fait voler sa voiture par des jeunes gens qui commettent eux-mêmes un crime dont Julien devient accusé. C’est une histoire prenante, pleine de rebondissements, on est vite pris dedans, c’est malin et assez plaisant dans l’ensemble.
Je ne suis pas particulièrement fan des films noirs, mais “Ascenseur pour l’échafaud”, réalisé par Louis Malle et reconnu comme un classique du cinéma, a su piquer ma curiosité. J’ai été agréablement surpris par la qualité du scénario, qui se révèle vraiment très bon. Cependant, j’avoue que je n’ai pas totalement adhéré à l’ensemble du film. L’ambiance est lourde, presque étouffante, et les réactions des personnages m’ont souvent semblé étranges. La bande originale, interprétée par Miles Davis, accentue cette atmosphère pesante. En somme, bien que ce film ait des qualités indéniables, je suis resté un peu en dehors de son univers. 6/10
Des amants pris bêtement dans un piège tragique. Une Jeanne Moreau déambulante dans les rues désertes de Paris au son de la trompette de Miles Davies. Pour son premier long métrage, Louis Malle réalise un thriller assez envoûtant, à l’atmosphère à la fois morbide et sensuelle, mais qui a malgré tout un peu vieilli.
Premier grand long métrage de Louis Malle, Ascenseur pour l'échafaud est un des premiers films de La Nouvelle Vague. Louis Malle surprend dès le départ : si on pense regarder un huis clos, le réalisateur détache son récit d'une manière à la Thelma & Louise. Se suit une succession de quiproquo génial jusqu'à son dernier acte.
Jeanne Moreau est d'une classe incommensurable avec un Vino Ventura surprenant.
Il y a fallu plus de trente minutes pour que ce film démarre enfin . Mais aussitôt démarré on ne lâche plus rien tellement ce film nous tient en haleine jusqu'à la dernière minute. Moi qui a dû mal avec la nouvelle vague , là je suis agréablement surpris
Polar signé Louis Malle, ça tient bien la route et le piège se renferme bien vite sur le meurtrier, coincé dans ce fameux ascenseur qui le maintient tout près du lieu du crime. Bien réalisé, intrigue parfaite.
Louis Malle fait son Hitchcock. Un air du crime qui était presque parfais du cinéaste américain. En 5 minutes on connaît les tenant et aboutissant du film, mais néanmoins ça fonctionne car le caractère imprévisible de l'action est préservé. Du reste, on retiendra l'étoile Jeanne Moreau, errante à corps perdu à la recherche de son amant, l'amour de sa vie pour qui elle confiera la tâche ingrate du crime passionnel.
Une petite perle du film noire entachée de maladresses comme le catastrophique jeu d'acteur des deux jeunes interprètes jouant la fleuriste et le voyou. Tout le reste fonctionne avec une lumière nocturne très travaillée et un scénario alambiqué, on reconnait déjà dans le style et la mise en scène les prémices de la nouvelle vague française notamment par la fluidité des plans et du contenu. Un polar à voir malgré ses inégalités.
Un film à la sauce Chabrol et Hitchcock, cela ne se refuse pas ! Ascenseur pour l'échafaud réalisé par Louis Malle avec Jeanne Moreau, Maurice Ronet ou encore Lino Ventura est un film qui dès les premières minutes te transportent dans son univers et son histoire. Si la tension est omniprésente au début du film: Comment réaliser un crime parfait? L'ensemble se perd rapidement dans un road-trip entre 2 jeunes qui volent la voiture du fameux assassin. Une réalisation extrêmement précise, millimétré qui permet de mettre en valeur les différents acteurs ou objets de l'intrigue tandis que la bande sonore de Miles Davis enchante nos oreilles. Ce n'est ni réussi, ni rater. Juste décevant car le film avait un potentiel !
Un (très bon) polar dans un style annonciateur de la nouvelle vague (comme la caméra dans la rue, suivant l’errance de Florence). Un scénario de qualité, des moments de tension intenses (le blocage de l’ascenseur et les péripéties qui l’entourent), une mise en scène simple et efficace, le tout valorisé par la merveilleuse partition de Miles Davis.
Un employé d'une grande firme assassine son patron, sous l'influence de la femme de ce dernier. En voulant retourner sur les lieux du crime, pour supprimer un indice compromettant, il se retrouve coincé dans l'ascenseur du bâtiment. Commence une longue nuit d'attente, alors que dehors, des évènements qu'ils ne contrôlent en rien, concourent à sa perte…
Louis Malle importe le film noir en France. Né aux Etats-Unis avec des chefs d'œuvre de série B, comme le Faucon Maltais ou Assurance sur la mort, qui en ont délimités le style, il en reprend les codes aussi bien esthétiques : photographie en noir et blanc, jeu d'ombres, lumières contrastées, que narratifs et thématiques : amante fatale, héros tourmenté, fin tragique.
Le film maitrise son style, cette errance nocturne parfaitement éclairée, est magnifiée par la musique de jazz de Miles Davies.
Surtout dans son arc principal, on ressent les émotions de ce héros condamné à une attente tragique. Le film s'empâte cependant dans son intrigue secondaire, qui sert scénaristiquement la première. Cette fuite en avant de deux jeunes, qui par leur bêtise, vont déclencher des évènements dramatiques. On comprend qu'elle puisse servir les rebondissements de l'histoire mais on demeure très détaché vis-à-vis de cette partie de l'intrigue.