Note moyenne
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Impressionnant pour un premier film (même s'il y avait avant Le Monde du Silence). L'ambiance du film est parfaite, faisant ressortir deux passages : la longue traversée de Paris de Jeanne Moreau sur fond de musique de Miles Davis, et l'interrogatoire sur fond noir où la seule chose que l'on voit, ce sont les personnages. Si on peut y trouver quelques faiblesses, comme le jeune couple volant la voiture, dont le jeu d'acteur ne prend pas, la présence de Jeanne Moreau, en femme froide d'abord, très sophistiquée, mais brûlant de passion sous les apparences, la lave couvant sous la glace, magnifie l'ensemble.
Il y a un côté un peu plus humoristique qui fonctionne également, avec l'Allemand de l'hôtel, ou encore la scène du substitut du procureur. Dans l'ensemble, Ascenseur pour l'échafaud n'a pas volé sa réputation de grand film.
Il y a un côté un peu plus humoristique qui fonctionne également, avec l'Allemand de l'hôtel, ou encore la scène du substitut du procureur. Dans l'ensemble, Ascenseur pour l'échafaud n'a pas volé sa réputation de grand film.
Pour un premier film, Louis Malle signe un joli thriller au suspense bien maîtrisé, on est happé du début à la fin. Même si les acteurs peuvent sembler moyens par moment le scénario brille tellement que nous oublions ces petites faiblesses. Jeanne Moreau est sublime avec cette carapace qui nous empêche de connaître ses véritables tourments et son véritable but dans un premier temps puis les différents arcs finissent par se rencontrer.
Un beau film, un bon film. Il y a du Hitchcock dedans.
Un beau film, un bon film. Il y a du Hitchcock dedans.
Très bon film noir qui se voit comme un thriller des années 50. Du rythme, de l’action, du bon jazz : on sent l’influence des polars américains. Le scénario est complexe et bien ficelé. Mention particulière pour Jeanne Moreau.
Voici un film français de la fin des années 1950, aussi captivant qu’inoubliable.
Le scénario, d’une intelligence rare, nous plonge dans un thriller haletant où la célèbre réplique « Le crime était presque parfait » prend tout son sens. Jeanne Moreau y incarne avec une justesse bouleversante une amoureuse éperdue, errant dans les rues de Paris, rongée par le doute et la jalousie. Face à elle, Maurice Ronet livre une performance tout aussi convaincante, tour à tour piégé dans un ascenseur puis traqué par la police.
Un film à découvrir ou re-découvrir !
Le scénario, d’une intelligence rare, nous plonge dans un thriller haletant où la célèbre réplique « Le crime était presque parfait » prend tout son sens. Jeanne Moreau y incarne avec une justesse bouleversante une amoureuse éperdue, errant dans les rues de Paris, rongée par le doute et la jalousie. Face à elle, Maurice Ronet livre une performance tout aussi convaincante, tour à tour piégé dans un ascenseur puis traqué par la police.
Un film à découvrir ou re-découvrir !
Ascenseur pour l'échafaud est un thriller bien ficelé qui n'a pas trop vieilli en terme de cinématographie. L'intrigue repose sur un couple : Florence Caracala (Jeanne Moreau) et Julien Tavernier (Maurice Ronet). Elle, épouse d'un richissime et respecté vendeur d'armes ; lui, salarié et ancien combattant de la guerre d'Algérie de la dite société de vente d'arme. Ensemble ils élaborent un plan qui ne se passe pas comme prévu. Le film nous tient en haleine tout du long, dans un rythme lent (pas de connexion internet, pas de téléphone portable, une caméra qui avance à la vitesse des personnages) mais pas ennuyeux. Le film se déroule dans une époque où la peine de mort existe encore et où elle passe par la guillotine, d'où le titre. L'ambiance du Paris des années 1950 avec une certaine forme d'austérité, rencontre bien l'ambiance du thriller et des rebondissements assez rocambolesques. Film tourné en 1958, mais Louis Malle réussit un film qui se regarde même 20 ans après.
Excellent...Le cliché français du film noir.
Miles Davis fait son entrée avec un jazz digne des plus grands polars, illustre musicalement toute la teneur du film, une attente lourde vers l'inexorable.
Une Jeanne Moreau émouvante et mystèrieuse, Un Lino Ventura patient et déterminé....C'est sans doute le scénario qi a donné toute sa réputaton au film.
Un bon polar, prévisible mais surprenant.
Un film de genre qui, je trouve, reste en marge des autres.
Miles Davis fait son entrée avec un jazz digne des plus grands polars, illustre musicalement toute la teneur du film, une attente lourde vers l'inexorable.
Une Jeanne Moreau émouvante et mystèrieuse, Un Lino Ventura patient et déterminé....C'est sans doute le scénario qi a donné toute sa réputaton au film.
Un bon polar, prévisible mais surprenant.
Un film de genre qui, je trouve, reste en marge des autres.
Malgré quelques saut perilleux scénaristique pour que cela soit crédible, le film fonctionne a merveille. Aucune scène de remplissage tout les scèbes et dialogue servent a la naration d'ou l'agréable moment qu'on y passe. On est entre le polar américain et la nouvelle vague. Musique inoubliable de miles davis.
Une histoire d'amour avec un charme totalement désuet (ce n'est pas une mauvaise chose) !
Malgré sa lenteur, ce film est un bijou d'élégance. Un noir et blanc magnifique , particulièrement soigné. On aime Paris. On aime J Moreau qui déambule dans les rues. On aime Ronet qui se retrouve coincé dans l’ascenseur. On adore découvrir Ventura, Denner, Brialy qui n'ont pas encore acquis leurs statuts de célébrité à l'inverse de Moreau et Ronet . Les deux jeunes petits cons joués par Georges Poujouly et Yori Bertin manquent de crédibilité. Je n'ai pas accroché une seule seconde à la scène du suicide. Tout comme je n'ai pas accroché à la soirée improvisé dans le motel. Que deux vieux finissent la soirée avec deux petits jeunes en vadrouille m'a semblé irréel. Mais cela ne suffit pas pour rendre le film insipide. C'est élégant, soigné, magnifiquement illustré par la musique de Miles Davis. Un opéra .
Une pépite pour ce qui est de mon point de vue une des premières enquète criminel qui révolutionneront le genre;iconoclaste ou inclassable,mais qui ne vous laissera pas indifférent.
C'est avant tout pour la musique que je me suis intéressé à ce film. Je la connaissais avant, et je n'ai pas été déçu de la retrouver, s'ancrant harmonieusement avec l'intrigue et des scènes "sans actions", descriptives et psychologiques, en tout cas, hautement esthétiques, de part les plans de Paris la nuit, le noir et blanc, les expressions faciales de Jeanne Moreau, et la trompette de Miles Davis.
L'intrigue, elle, est étonnamment fine, on la comprend et la devine petit à petit. Le spectateur, pour une fois, n'est pas pris pour un imbécile. Sinon, le personnage principal, Julien Tavernier, même si il est proche du "personnage blanc" par son manque d'émotions manifestes et son self-contrôle, nous est rendu très empathique, et on ne peut que s'indigner par la conduite des deux jeunes gens qui volent sa voiture.
On n'a pas une fin happy-end, pas une fin moraliste (enfin pas trop), pas une fin révélations, mais une fin qui est juste, qui est vrai, ce qui fait plaisir à voir.
Un film à voir un soir de solitude, pour en tirer toute sa quintessence.
L'intrigue, elle, est étonnamment fine, on la comprend et la devine petit à petit. Le spectateur, pour une fois, n'est pas pris pour un imbécile. Sinon, le personnage principal, Julien Tavernier, même si il est proche du "personnage blanc" par son manque d'émotions manifestes et son self-contrôle, nous est rendu très empathique, et on ne peut que s'indigner par la conduite des deux jeunes gens qui volent sa voiture.
On n'a pas une fin happy-end, pas une fin moraliste (enfin pas trop), pas une fin révélations, mais une fin qui est juste, qui est vrai, ce qui fait plaisir à voir.
Un film à voir un soir de solitude, pour en tirer toute sa quintessence.
"Ascenseur pour l'échafaud" est d'abord porté par la musique de Miles Davis et cela en fait déjà un objet d'art. Si le film commence comme une romance stylisée (avec cet échange téléphonique), il se mue en polar, avec une riche idée : un tueur reste coincé dans un ascenseur, tandis qu'un quiproquo glisse vers le parcours meurtrier. Le casting est solide et ne manque pas d'élégance. Et les quelques petites incoherences n'érodent pas la qualité de ce grand film.
Une femme marche seule dans Paris la nuit, et tout le film bat dans ce pas qui cherche quelqu'un qui ne vient pas. Louis Malle l'a filmée sur les Champs-Élysées avec la seule lumière de la rue et des vitrines, sans maquillage lourd ni éclairage de star. Le visage de Jeanne Moreau, éclairé par les restaurants et les bijouteries, a un réalisme inédit et touchant. Dans cette déambulation, qui est le cœur du film, passe tout ce qui ronge quand on attend quelqu'un : l'incertitude, l'angoisse, le vide. La trompette de Miles Davis épouse chaque pas avec une vraie finesse. Un pur poème. Ce Paris désert, ces rangées de machines à écrire, cet immeuble sans âme... Bref, ce portrait de la nuit vaut aussi témoignage d'une époque, et c'est ce qui en fait un rendez-vous incontournable pour qui s'intéresse à cette période.
C'est fou de se dire que Louis Malle a 24 ans à peine lorsqu'il signe ce film. Un premier film d'une maîtrise rare, et son idée de l'assassin coincé dans l'ascenseur est géniale. Le destin y tourne comme une mécanique cruelle, le piège se referme et l'ironie du sort est tragique, presque racinienne. Julien est prisonnier d'une cabine, Florence d'une ville entière, et ils ne se retrouvent jamais à l'écran, sauf par la voix et, tout à la fin, par une photo. Leur amour n'existe qu'au bout du fil, en silhouette dans la nuit, en image sur un tirage. Une passion qui s'ignore. Le revers de cette double narration est pour moi le jeune couple, nécessaire au récit mais agaçant, et moins réussi que la passion et le manque. Après une première demi-heure magistrale, le ventre mou relâche la tension, avant une dernière demi-heure fabuleuse.
À presque trente ans, Jeanne Moreau enchaîne les rôles sans avoir encore atteint le rang de star. C'est Louis Malle qui la livre à la nuit et lui donne peut-être le plus grand rôle de sa carrière. Sa Florence est tragique, désespérée, et elle se tient droite pour ne pas s'effondrer. Maurice Ronet est très bon, il tient presque tout par le silence, mais reste sous elle. C'est finalement un film de nuit, de pluie et de solitude. Malgré un récit qui s'éparpille, on se souvient d'une femme sous la pluie, des néons qui clignotent et d'une trompette au loin.
C'est fou de se dire que Louis Malle a 24 ans à peine lorsqu'il signe ce film. Un premier film d'une maîtrise rare, et son idée de l'assassin coincé dans l'ascenseur est géniale. Le destin y tourne comme une mécanique cruelle, le piège se referme et l'ironie du sort est tragique, presque racinienne. Julien est prisonnier d'une cabine, Florence d'une ville entière, et ils ne se retrouvent jamais à l'écran, sauf par la voix et, tout à la fin, par une photo. Leur amour n'existe qu'au bout du fil, en silhouette dans la nuit, en image sur un tirage. Une passion qui s'ignore. Le revers de cette double narration est pour moi le jeune couple, nécessaire au récit mais agaçant, et moins réussi que la passion et le manque. Après une première demi-heure magistrale, le ventre mou relâche la tension, avant une dernière demi-heure fabuleuse.
À presque trente ans, Jeanne Moreau enchaîne les rôles sans avoir encore atteint le rang de star. C'est Louis Malle qui la livre à la nuit et lui donne peut-être le plus grand rôle de sa carrière. Sa Florence est tragique, désespérée, et elle se tient droite pour ne pas s'effondrer. Maurice Ronet est très bon, il tient presque tout par le silence, mais reste sous elle. C'est finalement un film de nuit, de pluie et de solitude. Malgré un récit qui s'éparpille, on se souvient d'une femme sous la pluie, des néons qui clignotent et d'une trompette au loin.
J’ai enfin pris le temps de voir Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle, et franchement, ça m’a rappelé pourquoi j’aime autant le cinéma des années 50-60. Ce film a tout d’un polar noir à l’américaine, mais avec cette élégance et cette mélancolie bien françaises. À 4,5/5, c’est presque un coup de cœur, il lui manque juste un petit quelque chose pour atteindre la perfection absolue à mes yeux.
Dès les premières minutes, on est plongé dans une ambiance tendue et hypnotique. L’histoire suit Julien Tavernier (Maurice Ronet), un ancien parachutiste qui met au point un meurtre "parfait". Mais comme souvent dans ce genre de films, rien ne se passe comme prévu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont Malle filme Paris : une ville froide, pluvieuse, presque hostile. Les plans dans l’ascenseur sont devenus cultes à raison (on ressent physiquement l’angoisse du personnage coincé entre deux étages). Et que dire de Jeanne Moreau ? Elle est absolument magnétique. Son visage expressif, ses regards perdus dans la nuit… elle porte une bonne partie de la charge émotionnelle du film sur ses épaules.
Le vrai génie du film, pour moi, c’est la bande originale de Miles Davis. Improvisée en direct pendant le montage, elle colle parfaitement à l’image. Ce jazz lancinant, un peu désabusé, renforce l’atmosphère crépusculaire et donne au film une dimension presque onirique. On est loin des musiques hollywoodiennes trop appuyées de l’époque, ici, c’est subtil, sensuel et terriblement moderne.
J’ai un peu moins accroché sur certains aspects du scénario qui, avec le recul, paraissent un brin mécaniques, surtout dans la résolution. Mais c’est vraiment un détail face à la maîtrise formelle de Malle, qui n’avait que 25 ans à l’époque ! C’est fou de voir à quel point ce premier long-métrage est déjà aussi abouti.
Bref, si vous aimez les polars atmosphériques, les acteurs charismatiques et les bandes-son qui restent dans la tête pendant des jours, foncez. Ascenseur pour l’échafaud est un classique qui mérite largement sa réputation. Je le recommande chaudement, surtout un soir de pluie.
Dès les premières minutes, on est plongé dans une ambiance tendue et hypnotique. L’histoire suit Julien Tavernier (Maurice Ronet), un ancien parachutiste qui met au point un meurtre "parfait". Mais comme souvent dans ce genre de films, rien ne se passe comme prévu. Ce qui m’a le plus marqué, c’est la façon dont Malle filme Paris : une ville froide, pluvieuse, presque hostile. Les plans dans l’ascenseur sont devenus cultes à raison (on ressent physiquement l’angoisse du personnage coincé entre deux étages). Et que dire de Jeanne Moreau ? Elle est absolument magnétique. Son visage expressif, ses regards perdus dans la nuit… elle porte une bonne partie de la charge émotionnelle du film sur ses épaules.
Le vrai génie du film, pour moi, c’est la bande originale de Miles Davis. Improvisée en direct pendant le montage, elle colle parfaitement à l’image. Ce jazz lancinant, un peu désabusé, renforce l’atmosphère crépusculaire et donne au film une dimension presque onirique. On est loin des musiques hollywoodiennes trop appuyées de l’époque, ici, c’est subtil, sensuel et terriblement moderne.
J’ai un peu moins accroché sur certains aspects du scénario qui, avec le recul, paraissent un brin mécaniques, surtout dans la résolution. Mais c’est vraiment un détail face à la maîtrise formelle de Malle, qui n’avait que 25 ans à l’époque ! C’est fou de voir à quel point ce premier long-métrage est déjà aussi abouti.
Bref, si vous aimez les polars atmosphériques, les acteurs charismatiques et les bandes-son qui restent dans la tête pendant des jours, foncez. Ascenseur pour l’échafaud est un classique qui mérite largement sa réputation. Je le recommande chaudement, surtout un soir de pluie.
Un assassin se retrouve malencontreusement bloqué dans un ascenseur. Un superbe film noir de suspense du jeune Louis Malle avec un scénario tragique dans le Paris nocturne, une photographie réussie, des dialogues parfois littéraires, une musique de Miles Davis en adéquation et des acteurs (Jeanne Moreau, Maurice Ronnet principalement) au top.
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