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Jean Ingalls
4 abonnés
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4,0
Publiée le 23 mai 2025
Pour un premier film, Louis Malle signe un joli thriller au suspense bien maîtrisé, on est happé du début à la fin. Même si les acteurs peuvent sembler moyens par moment le scénario brille tellement que nous oublions ces petites faiblesses. Jeanne Moreau est sublime avec cette carapace qui nous empêche de connaître ses véritables tourments et son véritable but dans un premier temps puis les différents arcs finissent par se rencontrer. Un beau film, un bon film. Il y a du Hitchcock dedans.
Très bon film noir qui se voit comme un thriller des années 50. Du rythme, de l’action, du bon jazz : on sent l’influence des polars américains. Le scénario est complexe et bien ficelé. Mention particulière pour Jeanne Moreau.
Voici un film français de la fin des années 1950, aussi captivant qu’inoubliable. Le scénario, d’une intelligence rare, nous plonge dans un thriller haletant où la célèbre réplique « Le crime était presque parfait » prend tout son sens. Jeanne Moreau y incarne avec une justesse bouleversante une amoureuse éperdue, errant dans les rues de Paris, rongée par le doute et la jalousie. Face à elle, Maurice Ronet livre une performance tout aussi convaincante, tour à tour piégé dans un ascenseur puis traqué par la police. Un film à découvrir ou re-découvrir !
Ascenseur pour l'échafaud est un thriller bien ficelé qui n'a pas trop vieilli en terme de cinématographie. L'intrigue repose sur un couple : Florence Caracala (Jeanne Moreau) et Julien Tavernier (Maurice Ronet). Elle, épouse d'un richissime et respecté vendeur d'armes ; lui, salarié et ancien combattant de la guerre d'Algérie de la dite société de vente d'arme. Ensemble ils élaborent un plan qui ne se passe pas comme prévu. Le film nous tient en haleine tout du long, dans un rythme lent (pas de connexion internet, pas de téléphone portable, une caméra qui avance à la vitesse des personnages) mais pas ennuyeux. Le film se déroule dans une époque où la peine de mort existe encore et où elle passe par la guillotine, d'où le titre. L'ambiance du Paris des années 1950 avec une certaine forme d'austérité, rencontre bien l'ambiance du thriller et des rebondissements assez rocambolesques. Film tourné en 1958, mais Louis Malle réussit un film qui se regarde même 20 ans après.
Excellent...Le cliché français du film noir. Miles Davis fait son entrée avec un jazz digne des plus grands polars, illustre musicalement toute la teneur du film, une attente lourde vers l'inexorable. Une Jeanne Moreau émouvante et mystèrieuse, Un Lino Ventura patient et déterminé....C'est sans doute le scénario qi a donné toute sa réputaton au film. Un bon polar, prévisible mais surprenant. Un film de genre qui, je trouve, reste en marge des autres.
Malgré quelques saut perilleux scénaristique pour que cela soit crédible, le film fonctionne a merveille. Aucune scène de remplissage tout les scèbes et dialogue servent a la naration d'ou l'agréable moment qu'on y passe. On est entre le polar américain et la nouvelle vague. Musique inoubliable de miles davis.
Malgré sa lenteur, ce film est un bijou d'élégance. Un noir et blanc magnifique , particulièrement soigné. On aime Paris. On aime J Moreau qui déambule dans les rues. On aime Ronet qui se retrouve coincé dans l’ascenseur. On adore découvrir Ventura, Denner, Brialy qui n'ont pas encore acquis leurs statuts de célébrité à l'inverse de Moreau et Ronet . Les deux jeunes petits cons joués par Georges Poujouly et Yori Bertin manquent de crédibilité. Je n'ai pas accroché une seule seconde à la scène du suicide. Tout comme je n'ai pas accroché à la soirée improvisé dans le motel. Que deux vieux finissent la soirée avec deux petits jeunes en vadrouille m'a semblé irréel. Mais cela ne suffit pas pour rendre le film insipide. C'est élégant, soigné, magnifiquement illustré par la musique de Miles Davis. Un opéra .
Une pépite pour ce qui est de mon point de vue une des premières enquète criminel qui révolutionneront le genre;iconoclaste ou inclassable,mais qui ne vous laissera pas indifférent.
C'est avant tout pour la musique que je me suis intéressé à ce film. Je la connaissais avant, et je n'ai pas été déçu de la retrouver, s'ancrant harmonieusement avec l'intrigue et des scènes "sans actions", descriptives et psychologiques, en tout cas, hautement esthétiques, de part les plans de Paris la nuit, le noir et blanc, les expressions faciales de Jeanne Moreau, et la trompette de Miles Davis. L'intrigue, elle, est étonnamment fine, on la comprend et la devine petit à petit. Le spectateur, pour une fois, n'est pas pris pour un imbécile. Sinon, le personnage principal, Julien Tavernier, même si il est proche du "personnage blanc" par son manque d'émotions manifestes et son self-contrôle, nous est rendu très empathique, et on ne peut que s'indigner par la conduite des deux jeunes gens qui volent sa voiture. On n'a pas une fin happy-end, pas une fin moraliste (enfin pas trop), pas une fin révélations, mais une fin qui est juste, qui est vrai, ce qui fait plaisir à voir. Un film à voir un soir de solitude, pour en tirer toute sa quintessence.
"Ascenseur pour l'échafaud" est d'abord porté par la musique de Miles Davis et cela en fait déjà un objet d'art. Si le film commence comme une romance stylisée (avec cet échange téléphonique), il se mue en polar, avec une riche idée : un tueur reste coincé dans un ascenseur, tandis qu'un quiproquo glisse vers le parcours meurtrier. Le casting est solide et ne manque pas d'élégance. Et les quelques petites incoherences n'érodent pas la qualité de ce grand film.
Un assassin se retrouve malencontreusement bloqué dans un ascenseur. Un superbe film noir de suspense du jeune Louis Malle avec un scénario tragique dans le Paris nocturne, une photographie réussie, des dialogues parfois littéraires, une musique de Miles Davis en adéquation et des acteurs (Jeanne Moreau, Maurice Ronnet principalement) au top.
Florence attend son amant pour convoler en injustes réjouissances. Celui-ci, Julien, est à son bureau : il traficote et semble avoir un méfait à accomplir. Sa décapotable flambant neuve, qui s'attarde pendant ce temps-là au bord du trottoir, attire l'attention de Louis qui n'hésite pas à en profiter pour usurper les injustes réjouissances aux côtés de Véronique. On se laisse emporter et, aux côtés des 4 principaux protagonistes, on sent un piège se refermer, un piège dans lequel on ne peut que se débattre ... à moins que ... à moins qu'en suivant un courant d'air ou une lueur lointaine, on finisse par trouver une issue de secours ? Film noir à suspense non dénué d'humour, scénario à rebondissement subtils - les moins réalistes étant tout de même joliment crédibilisés par la réalisation réfléchie et maîtrisée. Louis Malle sait raconter une histoire en déroulant une narration parfaite, en peignant des situations incisives et des personnages vivides. Le plus grand défaut de ce film est de rater son début et sa fin. Le plan d'ouverture un peu expérimental a mal vieilli (ou alors le jeu de Jeanne Moreau sonnait déjà faux à l'époque de la sortie du film). Heureusement le zoom arrière auquel aboutit de plan dévoile la causticité du réalisateur et rattrape la scène. La scène de dénouement du film, quant à elle, pêche par une simultanéité invraisemblable spoiler: de trois événements qui rappelle plus le théâtre de boulevard grossier - le spectateur ayant apprécié le reste pourra de manière indulgente étendre un peu sa crédulité, passer l'éponge, voire interpréter le tout comme une dernière touche d'humour et s'en accommoder. Dernier petite remarque : je m'attendais à ce que la musique de Miles Davis soit plus présente que ça tout au long du film et je suis un peu déçu de ce côté.
Des rebondissements, des acteurs incroyables. Un rythme qui s'impose peu à peu. Surtout un scénario en béton. Bravo Louis Malle (j'oubliais la musique !).