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Mélany T
43 abonnés
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3,5
Publiée le 1 juillet 2021
Très beau film à la mise en scène soignée et au récit sensible et intelligent. Le réalisateur jongle joliment entre les personnages même s'il est dommage que la sœur soit quelque peu en retrait et la dernière séquence inutile.
J'attendais sans doute trop de ce film après les magnifiques critiques que j'avais lues. Or il s'agit d'un bon film, sans plus. Sa seule originalité vient du fait qu'il se situe dans le milieu sud-coréen des États-Unis mais le reste est un peu plat. Le rôle du père qui veut le bien de sa famille mais ne songe jamais à demander l'avis de sa femme et, pire, s'obstine contre elle est vu et revu, ce qui est d'ailleurs une surprise à une époque où on tente de libérer les femmes. La grand-mère n'est pas aussi excentrique et originale qu'on a pu le dire : elle joue aux cartes, jure par moments et ne fait pas la cuisine... comme je pense la moitié des grand-mères au 21ème siècle. La recherche d'une source est bien plus poignante et vivante dans Jean de Florette. Reste de beaux personnages secondaires, dont l'homme à tout faire.
Une famille américaine d’origine sud-coréenne s’installe dans l’Arkansas où le père de famille veut devenir fermier.
C'est la seconde réalisation de Lee Isaac Chung. Il en a aussi écrit le scénario. Ce film a reçu de multiples récompenses dont l'Oscar de la Meilleure actrice dans un second rôle pour Yuh-Jung Youn, mais aussi le BAFTA Awards pour la même catégorie, et le Golden Globes du Meilleur film en langue étrangère. Il a aussi été récompensé dans le prestigieux Festival de Sundance.
Ce drame est le dernier lauréat qui n'était pas encore sorti en France. Comme la plupart de ses camarades, on sent une qualité qui se traduit par une séance agréable.
C'est un drame tout ce qu'il y a de plus classique qui nous est proposé. Cependant, l'application est sans accroche et permet d'en faire une valeur sure. On va donc suivre l'histoire de cette famille d'origine Coréenne, qui vient vivre dans l'état de l'Arkansas pour faire une ferme. Le récit va donc nous amener dans l'Amérique rurale, d'autant plus que cela se passe dans les années 80. Par la dureté de gagner leur vie grâce à leur propre affaire, j'avais l'impression d'avoir affaire à un anti "American Dream".
J'ai donc apprécié être plongé avec eux dans cette nouvelle aventure de leur vie. Chaque membre ne va pas s'adapter de la même manière à ce renouveau. Le mari veut tout donner pour montrer qu'il est digne de subvenir aux besoins des siens, la femme subit ce changement, et les enfants n'aiment pas voir leur foyer mouvementé.
Tout cela est très touchant. La simplicité aide à trouver facilement de la beauté. Le film va beaucoup jouer sur le côté nature. Les personnages se doivent d'être en osmose avec leur environnement pour avancer. Pour le père cela va être avec sa terre, et pour le fils, la nature soulageant son corps. L'apport de la grand-mère apporte une touche d'originalité qui est la bienvenue.
Le casting, qui n'est pas des plus connus au cinéma, se débrouille merveilleusement bien. J'ai aimé le caractère de Steven Yeun. L'enfant joué par Alan S. Kim est aussi à croquer. Il donne une touche affectueuse à ce drame. Avec son Oscar et son BAFTA, Yuh-Jung Youn reste sans doute celle qui se démarque le plus à l'écran.
C'est une famille coréenne qui s'installe dans un bout de paradis vert, au cœur des USA. Le père de famille boude les conseils des habitants, notamment lorsqu'il s'agit de trouver une source d'eau. Le couple prend place dans une baraque de fortune, tous les rêves du père étant de cultiver des légumes de son pays. "Minari" a à voir avec l'histoire du rêve américain. La famille a quitté la Corée et voit dans cet exil, une opportunité à s'enrichir et à prospérer. Mais les choses n'arrivent pas toujours comme on le souhaite.
La mise en scène, absolument intelligente, est d'une grande sensibilité. Les enfants, et particulièrement David, le petit garçon maladif, occupent une place étonnante et attachante. Ils regardent les parents se disputer, ils vivent dans cette atmosphère angoissante. Pour autant, ils sont remplis de vie et tentent de construire un destin commun avec cette grand-mère originale qui débarque à la maison. En réalité, les comédiens sont formidables. Ils portent ce récit autobiographique avec une véritable sincérité, permettant de mesurer l'ancrage identitaire qui les façonne et la volonté d'intégrer le modèle américain. Le film n'échoue jamais dans la complaisance et ne force jamais à l'émotion. On regarde ces gens s'aimer, se battre et se déchirer non sans plaisir car, finalement, ils trahissent quelque chose de nos propres existences.
"Minari" est une belle surprise. Le format ne pèse jamais et on ressort de cette tranche de vie, rempli de joie et de projets.
Un film décevant qui en traitant plusieurs sujets n’en traite aucun : la difficulté de repartir à zéro (le fait que la famille Yi soit coréenne n’apporte pas grand-chose), le déchirement d’un couple qui diverge sur l’orientation professionnelle de chacun, la confrontation d’une grand-mère fantasque avec ses petits-enfants, très américanisés. On est loin de Jean de Florette, dans le film éponyme (1986) de Claude Berri, qui tentait de cultiver des cougourdes et d’élever des lapins, en vain, faute d’eau en quantité suffisante. spoiler: Ici, seul le cresson de fontaine (minari en coréen) planté par la grand-mère près d’un ruisseau, prospère. Les relations entre le benjamin, David et sa grand-mère maternelle (venue de Corée) rappellent le film (ennuyeux et faussement drôle) « Bonjour ! » (1959) de Yasujirō Ozu ; le regard porté par le cinéaste sur la société américaine rurale [l’action se déroule dans l’Arkansas (à 8 h de route de Dallas et à 5 h d’Oklahoma City), état agricole du sud et sous la présidence de Ronald Reagan mais le tournage a eu lieu à Tulsa (Oklahoma)] reste d’une grande bienveillance (absence de racisme, accueil de la famille Yi à l’église et entraide d’un voisin, Paul, certes un peu illuminé) et d’une douce moquerie. Bref, un film lent (1h55) et insipide, manquant de piment coréen ! Un montage et une narration différentes auraient pu le rendre plus intéressant, tel que les souvenirs d’enfance de David (auquel le réalisateur s’identifie probablement) qui aurait réussi sa vie d’américain. Seul intérêt du film (certes documentaire), faire découvrir un métier peu connu, celui de sexeur de poussins de 1 jour (où les Japonais notamment, ont un réel talent grâce à l’observation fine et rapide du cloaque éversé et ce, depuis 1933) et l’élimination des poussins mâles, frères de poulettes futures pondeuses (prochainement interdite dans l’Union Européenne grâce au sexage dans l’œuf).
Sans pour autant être un navet, c'est loin d'être un grand film.. Plutôt décevant cette belle famille à qui il n'arrive en définitif pas grand chose .... un jeu d'acteur au ralenti, un scénario d'un facilité ennuyeuse et une mise en scène plus que minimaliste .... On s'ennuie mais au moins le film est vraiment beau ! Au moins on enlèvera jamais ça aux Coréens qui sont les maître de l'esthétisme
On aimerait que le rythme soit un peu plus rapide. On aimerait que cet enfant puisse courir. On aimerait que le père réussisse, que sa femme lui donne davantage de plaisir, que la mamie vive encore un peu et que la petite sœur voie son rôle développé. Mais à regarder tel quel ce film nous permet de prendre le temps de vivre et d'espérer dans un monde contemporain où tout va si vite.
Très bon film. On s'attache à cette famille des le début du film. La musique, la lumière, l'ambiance est parfaite. Pendant le film je n'avais pas envie de quitter ces personnages, jamais. Ils sont attachants, beaux, humains. Encore une fois Brad Pitt signe une excellente production. Ce film est beau, nécessaire, emouvant. Bravo !
Minari est un film modeste. Son propos n'est en effet pas très ambitieux : il s'agit de montrer les difficultés d'adaptation d'immigrés coréens dans l'Arkansas profond. Sa structure est simple et sa mise en scène sans effet particulier.
Il se dégage pourtant quelque chose de profond du film, de poignant et d'universel : une évocation de l'espoir, un aperçu de ce qui se joue dans un couple, un questionnement sur le sens de la vie.
Pour rendre sensible le propos ténu du film, il faut de grands interprètes. Minari peut s'appuyer à ce propos sur des performances remarquables : le petit garçon et la grand-mère sont incroyablement justes (Youn Yuh-Jung, magnifique en aïeule d'abord pimpante, puis terriblement affaiblie, a reçu l'oscar du meilleur second rôle).
Lee Isaac Chung filme son histoire avec une application à la fois sereine et pénétrée. Il parvient à donner à son film une résonance apaisée, qui se conclût de façon exemplaire par un plan de toute beauté.
Une jolie découverte, toute en nuance, primé à Sundance.
Du cinéma que les cinéphiles aimeront sans doute, pour la grande douceur des moments choisis de cette famille coréenne émigrée aux USA, dans les années 80...Une chose amusante, c'est le mélange constant des langues américaines et coréennes, qui font apprécier les sous titrages.....Je me demande ce que fut l'accueil aux états Unis de ce film....Il y a peu de personnages, mais il faut reconnaitre qu'ils sont forts, au sens classique du cinéma, puisqu'ils maintiennent notre attention par des petits dialogues, des histoires ordinaires.....C'est l'histoire d'un couple bien sûr, mais surtout de la grand mère et de ses petits enfants (le petit garçon surtout)....Le film est réalisé avec élégance, décors, musique très douce et délicate, et nous permet de rentrer dans ce qui va devenir un drame humain....Personnellement je reprocherais sa longueur, 90 minutes aurait plus marqué les esprits....Je conseille ce film sensible mais qui manque peut être un peu d'originalité ...
Jolie histoire très bien interprétée notamment le petit garçon très attachant. On préfèrerait une happy-end plus festive mais cela rend le film encore plus beau.
Ai vu "Minari" du metteur en scène américano-coréen Lee Isaac Chung. Sans jamais démériter vraiment, ce long métrage est une déception. Ce film qui nous est présenté comme un film d'auteur n'en a pas souvent les qualités mais par contre tombe régulièrement dans les pièges du film "marketé" des studios américains... bonnes intentions mais scénario linéaire, lisse et prévisible, images illustratives, musique sirupeuse, interprétation au cordeau (particulièrement les enfants qui sont excellents et c'est le point fort du film), rôle principal féminin inexistant, photographie très (trop) léchée et spoiler: happy end bien évidemment . Ni film coréen (la langue principale du film), ni film américain (production de Brad Pitt) ce long métrage dont on sent que le metteur en scène y a mis beaucoup de sa propre enfance, a bien du mal à s'installer et à choisir sa forme. On ne comprend pas très bien si le point de vue est celui du garçonnet (les meilleurs moments indiscutablement) ou celui de la famille dans son ensemble (ici beaucoup de scènes inutilement explicatives). Et on a bien du mal à croire aux turpitudes de cette famille coréenne qui vient s'installer dans le fin fond de l'Arkansas pour y faire pousser des légumes. On n'est pas très loin de "Jean de Florette" chez les Rednecks ... ici pas de papé mais une mémé spoiler: qui perd la tête avec toutefois les même problèmes hydrauliques. Le spectateur est malmené par deux facilités de scénario indigestes et digne d'un film pour enfantspoiler: (une passation de maladie particulièrement bizarre et un incendie en Deus ex machina). On ne s'ennuie pas vraiment mais on décroche souvent. Un film, tout comme les légumes qui sont cultivés par le père de famille, bien trop propret et rutilant pour avoir une saveur dont on garde le souvenir.
Un épisode peu raconté au cinéma sur l'immigration Coréenne aux USA. Mais le film est surtout une chronique de l'intégration d'une famille et de ses difficultés. C'est raconté simplement et en finesse. Joli film.