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Pascale C.
1 critique
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1,5
Publiée le 29 août 2020
Quel dommage avec de si bons acteurs de découvrir cette histoire tirée par les cheveux, une vraie déception alors que le synopsis ouvrait de belles possibilités
Super film. Il est à 10 000 lieux des comédies bobo type petits mouchoirs. Oui il dérange en même temps qu'il fait rire. Oui c'est la vie de certains d'entre nous, il faut le savoir. Alors bravo pour faire ce type de film, ça fait du bien, ça détonne. Sortez des comédies gentilles et bien-pensantes. Ce monde-là existe, le film ne s'en moque pas bien au contraire.
De même que Thalasso partait de son centre thermal pour donner vie à une collection de récits enchâssés et d’instants hilarants, vaste chambre d’échos où résonnaient une pluralité de voix, Effacer l’Historique orchestre des variations autour d’un même thème – le désarroi de trois personnages devant les nouvelles technologies – et réussit d’entrée de jeu à construire un comique constamment en demi-teinte, toujours prêt à vaciller, à tomber dans le pathétique le plus authentique parce qu’issu d’une base voulue comique ou présentée comme telle. La scène d’anniversaire durant laquelle Blanche Gardin allume les bougies du gâteau de son fils absent commence par une tonalité absurde fort drôle pour soudain choir dans une profonde tristesse, et le spectateur, devant ce spectacle qu’il n’attendait pas, retient ses larmes sans comprendre. Ce sentiment complexe de rires et de larmes mêlés atteste la virtuosité d’écriture du long métrage qui, sous couvert de la grossièreté apparente de ses protagonistes – masturbation frénétique dans la salle de bain, danse sous alcool au Badaboum, fesses grattées sur un tronc d’arbre –, témoigne d’une foi en l’humanité qui va à rebours de la virtualité dénoncée, du livreur qui n’a pas même le temps de prendre un café à cette défilade de corps penchés sur un clavier d’ordinateur et occupés à faire des vues, à aimer par cœurs cochés. Car il serait erroné de réduire la structure du film à une succession de sketchs ; s’il y a bien succession de sketchs, celle-ci dit quelque chose du thème abordé, soit l’amoncellement de problèmes liés à une technologie toujours plus présente et avilissante, la peinture glaçante de notre société dématérialisée où tout se paie en sans contact. Les scènes s’enchaînent très vite, les sujets filent à toute allure sans ordre sinon celui de la lutte désordonnée contre un envahisseur invisible qu’il faut aller chercher tout en haut d’une éolienne ou de l’autre côté du monde. L’insolite tonal est cultivé comme droit à la bizarrerie de chaque être et opposé à la machinisation uniformisatrice ; aussi Gustave Kervern Benoît Delépine prolongent-t-ils leur univers de marginaux attachants, campés par d’excellents acteurs, mais ils le font avec une virtuosité, une franchise et une fluidité jusque-là inégalées. Ils signent avec Effacer l’Historique l’un de leurs meilleurs films.
Comédie plus profonde qui n'y paraît. Derrière l'esprit potache et irrévérencieux de Kervern et Delepine, une vraie interrogation sur notre société actuelle.
C vraiment lent :( qq moments de poésie et surtout d humour. Mais bon je me suis quand même ennuyée. Pas un grand cru c sûr malgré des acteurs fabuleux qui sauvent l histoire rocambolesque mais qui partait vraiment d'une très bonne idée.
Si vous avez vu la bande annonce, vous vous attendez à un film 100 % comédie. Or ce n'est pas le cas. On rit, c'est vrai. Mais pas tout le temps. On est pris à rebrousse-poil pour nous faire réfléchir sur notre vie à tous face à cette société de consommation et toujours connectée. On partage des moments tragi comiques de la France des ronds points. Un film qui fait rire mais aussi réfléchir. Je recommande.
Ce n'est pas du cinéma, pardon Messieurs les critiques presse. On est à mille lieues du très bon Mammuth. Quelques sketchs Groland à la TV pdt vingt minutes, OK. Ici je n'ai souri qu'à l'épisode des mdp dans le frigo et Houellebecq désirant acquérir une Megane diesel pour son suicide. Sinon Masiero dont je déteste le style est excellemment adaptée à cette histoire où dans le fond les gilets jaunes sont dépeints tels que je les vois. Je vous fais grâce du qualificatif .
Dieu que c'est lourd mais lourd. On esquisse à peine deux sourires, on cherche désespérément une once d'humour et de subtilité. Et on souffre autant de l'indigence du scénario, que d'une mise en scène catastrophique, que d'une photo en-dessous de tout. Voir le brillant Denis Podalydès dans cette galère n'est pas la moindre des souffrances. En résumé : n'écoutez pas les déclarations énamourées, c'est franchement mauvais.
Très déçue comment de bons acteurs ont ils pu se fourvoyer dans un tel film ? J ai failli partir et je suis pourtant bon public en général. Passez votre chemin, il n y a rien à voir !
Première 1/2h très pénible. Film cultivant l'absence de moyens ( cadrage, 16mm ). Peu de scènes faisant sourire. Et l'on essaye de nous faire croire que le français de province ressemble à ça ... un gilet jaune qui jongle entre surendettement et vie pitoyable . C'est un cinéma de parisianisme méprisant. Peu dans la veine de Groland ... étrange et navrant.
Sujet intéressant mais c’est pas drôle , c'est long on s’ennuie, qualité d’image pourri. J’avais l’impression de regarder pendant 1h30 des archives de la caméra qu’on pris les acteurs pour aller en vacances
Film déprimant ,ennuyeux, vide l humour tombe toujours à côté du rien du moche , l humain vu par la lorgnette du médiocre et sans compassion sans humour on ressort consterné Plus mauvais film vu depuis des années j aurai du sortir dès le départ comme ressenti