J'ai le droit de vivre
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Redzing

1 460 abonnés 4 975 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2022
Comme dans "Fury", son film précédent, Fritz Lang tire ici à boulets rouges sur le système américain, en particulier judiciaire. On s'intéresse dans "You Only Live Once" à Eddie, un bandit repenti sorti de prison. Eddie aspire à sa ranger et fonder une famille, mais le système ne lui en donnera pas vraiment l'occasion. Entre discrimination et injustices, la fameuse deuxième chance à l'américaine parait bien loin ! Un film assez culotté donc, et surtout très efficace. Car l'intrigue est riche pour un film de moins de 1h30, maniant allègrement les ellipses pour se focaliser sur la relation entre Eddie et sa femme. Henry Fonda, que l'on connait surtout pour ses rôles d'Américain noble et intègre, parait être un choix étonnant pour incarner cet ex-bandit qui reste sur les nerfs. Pour autant, l'acteur est en forme, parvenant à incarner à la fois la détresse et l'agressivité de son personnage. Une annonce de l'un des contre-emplois les plus célèbre du cinéma, qu'il jouera 30 ans plus tard ? La mise en scène de Fritz Lang n'est pas en reste. Inspiré par l'expressionnisme allemand, le réalisateur enchaine les jeux d'ombre, les jolis gros plans sur ses acteurs, et quelques scènes qui en jettent visuellement. Si ce n'est pas l'un des films majeurs de son réalisateur, "You Only Live Once" mérite ainsi le coup d'oeil.
Hotinhere

803 abonnés 5 523 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 16 août 2019
Fritz Lang réalise une œuvre forte au romantisme désespéré, à la mise en scène brillante, mais malgré un sujet sociétal intéressant, pas très captivante. Un film qui a pris un petit coup de vieux même s'il se revoit sans déplaisir.
Max Rss
Max Rss

258 abonnés 2 330 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 février 2025
Personne n'est infaillible. Pas même les plus grands cinéastes. Par conséquent, Fritz Lang y est lui aussi allé de ses mauvais films. Du moins, très anecdotique en ce qui concerne "J'ai le droit de vivre". On serait même tenté de croire qu'il s'agissait d'un ersatz de Lang, lui qui décochait "Furie" l'année d'avant. C'est l'une des histoires les plus faibles jamais vue chez le Maître allemand. Entre discours et personnages stéréotypés au maximum et un final qui donnerait presque envie de rire tant c'est forcé au maximum, on est vraiment mal servi. Et ce n'est pas mieux pour les acteurs. Sylvia Sydney est charmante, mais insignifiante. Quant à Henry Fonda, alors jeune et encore débutant, il est presque fantomatique. Heureusement, il ne lui aura pas fallu longtemps pour trouver des rôles pour faire de lui le monstre sacré que l'on sait. Je me demande pourquoi je donne 2 étoiles. Pour quelques idées de mises en scène et par mansuétude ce qui, sur ce coup là, de la malhonnêteté intellectuelle, mais c'est mon problème
BabsyDriver
BabsyDriver

100 abonnés 1 012 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 février 2025
Deuxième film américain de Fritz Lang, J'ai le droit de vivre est un drame criminel épuré, à l'os, dans lequel brille un jeune Henry Fonda encore ténébreux, dans le rôle d'un délinquant courant après une rédemption que la réputation et les circonstances lui refusent. Avec de beaux restes d'expressionnisme, Lang met notamment en scène une séquence de braquage qui ne laisse plus aucun doute sur ce que Batman doit au mouvement allemand, puis s'égare quelque peu dans un épilogue à la Bonnie & Clyde forçant le drame.
Yves G.

1 868 abonnés 4 098 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 avril 2022
Déjà condamné à trois reprises pour de menus larcins, Eddie Taylor (Henry Fonda) sort de prison désormais bien décidé à rester dans le droit chemin. Son épouse aimante (Sylvia Sidney) va l’y aider. Mais la société refuse à Eddie une seconde chance : les propriétaires de l’hôtel où le couple passe sa lune de miel le mettent à la porte après avoir reconnu Eddie, le patron de l’entreprise où Eddie a réussi à trouver un poste de livreur le licencie sans motif. Plus grave : lorsqu’un braquage tourne mal, tous les soupçons se portent sur Eddie qui risque la chaise électrique s’il est reconnu coupable.

En 1937, Fritz Lang fuit l’Allemagne nazie et arrive aux Etats-Unis, après une courte escale en France. "J’ai le droit de vivre" (dont je me demande si le titre original, "You Only Live Once", a directement inspiré les producteurs de James Bond) est le deuxième film qu’il y tourne. Dix ans avant que le genre acquiert ses lettres de noblesse, c’est l’un des tout premiers films noirs dont il contient déjà tous les ingrédients : l’usage envoûtant du noir et blanc pour des scènes presqu’exclusivement nocturnes, la figure du héros maudit, le couple en cavale, la force inéluctable du destin…

Le scénario est inspiré de la fuite de Bonnie et Clyde qui avait défrayé la chronique quelques années plus tôt. Il est mené à un train d’enfer au point qu’on se demande, au bout d’une heure à peine, si le film ne touche pas déjà à sa fin. Sa dernière demi-heure est moins convaincante.

J’ai le droit de vivre donne à Henry Fonda un de ses premiers grands rôles. Il y incarne déjà la figure héroïque de l’Américain vertueux et courageux, seul contre tous, qui constituera sa marque de fabrique dans "Les Raisins de la colère" ou "Douze Hommes en colère".
Cinéphiles 44

1 692 abonnés 4 677 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juin 2019
« J’ai le droit de vivre » est un long-métrage de Fritz Lang réalisé en 1937. Henri Fonda joue un détenu libéré pour la seconde fois. Sa femme qui travaille aux côtés d’un avocat le soutien dans sa réinsertion. Rejeté par la société, il va être victime d’une injustice en étant gratuitement suspecté d’un meurtre qu’il n’a pas commis et condamné à mort. Aidé par sa femme, il va s’évader de prison. Librement adapté de la vie de Bonnie et Clyde, le couple va prendre la fuite. Lang sait diriger ses acteurs qui apportent une charge émotionnelle intense à l’écran. Il nous offre de très belles séquences qui rappellent sa période allemande grâce à l’utilisation d’un éclairage expressionniste. Enfin, le happy-end reste impossible, ce qui est cher au cinéaste et place ainsi « J’ai le droit de vivre » au rang des sublimes tragédies.
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Grouchy
Grouchy

144 abonnés 1 033 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 mai 2013
Aux débuts dans le cinéma américain, Lang retrouve son thème favori, la vengeance et ses conséquences sur l'être humain, mêlée dans une histoire d'erreur judiciaire. Inspiré de l'histoire de Bonnie et Clyde, tout en enlevant la violence, il réussit encore à créer une superbe mise en scène, particulièrement au niveau de la lumière et du cadre, avec de très bonnes idées : le plan en contre-plongée de la prison au début rappelle sa période du muet, il joue aussi avec la direction des éclairages : le visage terrifiant du condamné dans le parloir, l'ombre en croix sur le siège du prêtre, les ombres de barreaux de cellule, ainsi que la séquence d'évasion, à la limite du surnaturel, ajoutant le thème de la rédemption avec les dernières paroles allégoriques du prêtre à la fin du film. Lang parvient alors avec des images simples et travaillés à raccourcir ou enlever des séquences lourdes. Le scénario manque toutefois de profondeur, les personnages sont présentés naïvement, et trop repris de l'affaire Bonnie et Clyde ; mais même avec un script banal, Lang adapte parfaitement son talent et sa mise scène.
Y Leca
Y Leca

47 abonnés 1 182 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 12 novembre 2024
L'accumulation d'invraisemblances et de coups de cravate dans le scénario caricatural et manichéen gâche tout ( spoiler: le héros blessé et sauvé miraculeusement par sa belle, la naissance du bébé dans une cabane)
. Même la photo est rendue grotesque par certains mauvais artifices ( spoiler: ce brouillard lors de l'évasion!
). Le final grandiloquent et tire-larmes est ridicule à souhait. Un mauvais Bonnie and Clyde, mal joué, mal monté, ce film a mal vieilli et, malgré sa bonne intention, est en fait un nanar épouvantable, Fritz Lang où pas !
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 30 août 2019
C'est la version de Bonnie and Clyde, the terrible lovers in America during the Great Depression. Des bandits ces amants passionnels, c'est très bien mis en scène et l'histoire est prenante, les acteurs et actrices sont cool, c'est une charmante réalisation. You only live once plutôt que le droit de vivre comme ce sublime final fatal dans l'âme romance criminelle.
cylon86

2 842 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 9 décembre 2011
Dans sa période américaine, Fritz Lang a su réaliser des films courts mais remplis de rebondissements jusqu'au dernier instant. "J'ai le droit de vivre" n'échappe pas à la règle, le scénario est bien écrit bien que parfois un peu cliché dans la relation des deux personnages principaux, la mise en scène est soignée et Henry Fonda, au début de sa carrière, est très bon.
TTNOUGAT

708 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2011
L'art cinématographique n'est que mise en scène aussi quelques soient ses nombreux défauts ce film mérite 4 étoiles car ici elle est d'une force peu courante tant par les cadrages que par l'utilisation des gris et des noirs L'expressionnisme européen y éclate et le romantisme poussé à l'extrême comme la beauté des protagonistes sont sidérants. C'est un chef d'oeuvre du temps passé certes, mais quel plaisir on a à le revoir car quelque part il garde une place dans l'histoire du cinéma bien que Lang compte à son actifs des chefs d'oeuvre d'une autre dimension. Le gros reproche de ''j'ai le droit de vivre ''reste sa simplicité trop proche de la naïveté. Le scénario est curieux, il alterne des détails hypermanichéens et lourds comme les rencontres avec différents personnages secondaires et d'autres complexes comme la personnalité changeante des deux amants. On ne connaîtra jamais les vrais délits commis par le héros du film et quel a été son rôle dans l'attaque du camion transportant des fonds. On ne voit qu'un seul homme qui ne tue personne et l'on retrouve Eddie avec un revolver et un journal indiquant 6 morts. On ne saura jamais non plus ce que Joan sait vraiment de son mari. C'est impressionnant de constater combien Lang a pesé sur ce film, à tel point qu'il semble provenir d'Allemagne. Il ne ressemble visuellement à aucun autre du même genre et l'amalgame du réalisateur entre un couple de grenouille et ses deux amoureux n'est pas une fantaisie mais un vrai désir de montrer que le destin d'un homme est tracé des l'adolescence dans une société donnée. Il est difficile de ne pas mettre en avant Sylvia Sydney, son merveilleux sourire et ses larmes. Le couple qu'elle forme ici avec Henry Fonda a du laisser quelques souvenir toute sa vie durant à notre homme aux colts d'or.
Pascal
Pascal

266 abonnés 2 510 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 février 2022
Une jeune femme qui travaille dans le cabinet d'un avocat attend la sortie de son compagnon qui va sortir de prison ou il purge une peine pour vol à main armée. Ce dernier est bien décidé à s'amender et à mener une vie honnête. Malheureusement les circonstances, la méfiance et le manque d'empathie de son employeur, ne lui facilite pas le retour à une vie normale. Les complications empirent gravement lorsqu'il est soupçonné d'avoir participé à l'attaque d'un fourgon blindé qui s'est soldé par six morts. Arrete il est jugé et condamné à mort, malgré son innocence. Un événement survient qui devrait le sauver. Deuxième film de la carrière américaine de Fritz Lang " j'ai le droit de vivre" est un film admirable. Monté au cordeau et magnifiquement interprété par Sylvia Sidney et Henry Fonda, ce film est considéré comme un des premiers films noirs de l'histoire du cinéma. Son scénario lorgne sur l'histoire de Bonny and Clyde. Seules certaines incohérences du scénario qui nuisent un peu à sa logique interne ne me conduisent pas à lui donner 5 étoiles ( qu'il mérite peut-être). Un très très grand film qu'aucun aficionado de cinéma d'auteur, de polars, de films de l'âge d'or du cinéma hollywoodien ne doit manquer. J'aime vraiment beaucoup cet opus de Lang.
anonyme
Un visiteur
2,5
Publiée le 23 novembre 2009
Très classique, le film évite cependant de tomber dans la banalité en proposant des rebondissements idéalement placés et une bonne maitrise de la réalisation. Sylvia Sidney a décidement une ressemblance notable avec Marion Cotillard.
Fêtons le cinéma

860 abonnés 3 731 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 octobre 2020
Sorti en 1937, You Only Live Once offre une réflexion passionnante sur la condition de tout ancien détenu de prison soucieux de se réinsérer dans une société civile qui n’a aucune place à lui accorder, sinon celle du stigmatisé et du bouc émissaire : ses tentatives de rachat se soldent par des revers de fortune cuisants, ses efforts ne sont pas pris en compte, ses entreprises semblent d’entrée de jeu destinées à échouer. Le long métrage prend l’aspect d’une lente agonie tragique rehaussée néanmoins par quelques envolées sublimes qui raccordent l’individu à l’unique liberté possible : la liberté qu’il trouvera, à terme, dans la mort. Le parcours suivi par le couple de protagonistes s’apparente à un martyre religieux à l’envers, les portes du Paradis s’ouvrant aux bandits : leur traque par les forces de police, rappelant celle de Bonnie et Clyde, alors que Joan est enceinte rejoue la naissance du Christ, le spectacle des grenouilles dans la mare où se reflètent les deux amants renverse l’image du fléau biblique puisqu’elle devient sentimentale, romantique. Le long métrage agit à la manière d’un miroir inversé qui convertit l’illégalité en loi divine, les présages de mort en présages de vie éternelle : alors qu’Eddie menace le prêtre un pistolet à la main, des nappes de brouillard enveloppent la cour de la prison et transforment une séquence de polar en fantasme où réalité et surréalité se confondent. You Only Live Once interroge et invalide la possibilité du rachat par la société ; son titre annonce une vie unique qui est celle offerte par le monde des hommes contre la vie éternelle qu’offrent Dieu ou tout autre entité supérieure cristallisant les aspirations du fini à s’engager dans de l’infini. Fritz Lang réalise une œuvre noire efficace et économe dans ses effets de mise en scène qui confronte l’injustice et la fatalité de la société au sublime d’un amour résistant au temps, aux préjugés, aux convenances. Un grand film.
Jean-François S
Jean-François S

60 abonnés 671 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 29 septembre 2006
Deuxième film américain de Lang suite à sa fuite du régime nazi. Alors qu'il était le plus reconnu des réalisateurs en Allemagne, Lang doit à nouveau faire ses preuves dans ce nouveau pays d'exil. "J'ai le droit de vivre" est donc un petit film au budget limité. Le cinéaste s'en sort bien de ce film qui manque toutefois d'ambition.
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