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    J'ai le droit de vivre
    note moyenne
    4,0
    157 notes dont 28 critiques En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
    répartition des 28 critiques par note
    4 critiques
    12 critiques
    3 critiques
    6 critiques
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    28 critiques spectateurs

    Fêtons le cinéma
    Fêtons le cinéma

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    4,0
    Publiée le 28 octobre 2020
    Sorti en 1937, You Only Live Once offre une réflexion passionnante sur la condition de tout ancien détenu de prison soucieux de se réinsérer dans une société civile qui n’a aucune place à lui accorder, sinon celle du stigmatisé et du bouc émissaire : ses tentatives de rachat se soldent par des revers de fortune cuisants, ses efforts ne sont pas pris en compte, ses entreprises semblent d’entrée de jeu destinées à échouer. Le long métrage prend l’aspect d’une lente agonie tragique rehaussée néanmoins par quelques envolées sublimes qui raccordent l’individu à l’unique liberté possible : la liberté qu’il trouvera, à terme, dans la mort. Le parcours suivi par le couple de protagonistes s’apparente à un martyre religieux à l’envers, les portes du Paradis s’ouvrant aux bandits : leur traque par les forces de police, rappelant celle de Bonnie et Clyde, alors que Joan est enceinte rejoue la naissance du Christ, le spectacle des grenouilles dans la mare où se reflètent les deux amants renverse l’image du fléau biblique puisqu’elle devient sentimentale, romantique. Le long métrage agit à la manière d’un miroir inversé qui convertit l’illégalité en loi divine, les présages de mort en présages de vie éternelle : alors qu’Eddie menace le prêtre un pistolet à la main, des nappes de brouillard enveloppent la cour de la prison et transforment une séquence de polar en fantasme où réalité et surréalité se confondent. You Only Live Once interroge et invalide la possibilité du rachat par la société ; son titre annonce une vie unique qui est celle offerte par le monde des hommes contre la vie éternelle qu’offrent Dieu ou tout autre entité supérieure cristallisant les aspirations du fini à s’engager dans de l’infini. Fritz Lang réalise une œuvre noire efficace et économe dans ses effets de mise en scène qui confronte l’injustice et la fatalité de la société au sublime d’un amour résistant au temps, aux préjugés, aux convenances. Un grand film.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 18 août 2020
    La mythologie du vaincu confère ici quelque chose de romantique! C'est l'excellent Henry Fonda qui s'y colle pour jouer ce type de hèros au destin cruel! Fritz Lang montre vraiment la violence, d'où qu'elle vienne,comme une chose sordide! Aucune èchappatoire pour ce pauvre Eddie Taylor, aucun bonheur n'est possible avec la sensible Jo qui se sacrifie pour sauver l'homme qu'elle aime [...] il est difficile d'oublier la scène finale des deux èvadès pris en embuscade par la police! Cette sèquence n'est point sans rappeler le mythique "Gun Crazy" (1950). Cette très belle oeuvre lyrique d'avant-guerre constitue un virage majeur dans la carrière prestigieuse de Lang, considèrè pour la petite histoire comme l'un des premiers classiques du film noir....
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    4,0
    Publiée le 17 septembre 2019
    Tout est dans l’étang aux grenouilles du début.
    Le reflet est une image du bonheur. Il est une illusion.
    Le film semblait se diriger vers une sorte de « fatalitas  » mais en vérité il se dirige vers une vengeance dramatique.
    Tension et noirceur pour ce très bon film noir.
    anonyme
    Un visiteur
    4,0
    Publiée le 30 août 2019
    C'est la version de Bonnie and Clyde, the terrible lovers in America during the Great Depression. Des bandits ces amants passionnels, c'est très bien mis en scène et l'histoire est prenante, les acteurs et actrices sont cool, c'est une charmante réalisation. You only live once plutôt que le droit de vivre comme ce sublime final fatal dans l'âme romance criminelle.
    Hotinhere
    Hotinhere

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    2,5
    Publiée le 16 août 2019
    Fritz Lang réalise une œuvre forte au romantisme désespéré, à la mise en scène brillante, mais malgré un sujet sociétal intéressant, pas très captivante. Un film qui a pris un petit coup de vieux même s'il se revoit sans déplaisir.
    Cinéphiles 44
    Cinéphiles 44

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    4,5
    Publiée le 2 juin 2019
    « J’ai le droit de vivre » est un long-métrage de Fritz Lang réalisé en 1937. Henri Fonda joue un détenu libéré pour la seconde fois. Sa femme qui travaille aux côtés d’un avocat le soutien dans sa réinsertion. Rejeté par la société, il va être victime d’une injustice en étant gratuitement suspecté d’un meurtre qu’il n’a pas commis et condamné à mort. Aidé par sa femme, il va s’évader de prison. Librement adapté de la vie de Bonnie et Clyde, le couple va prendre la fuite. Lang sait diriger ses acteurs qui apportent une charge émotionnelle intense à l’écran. Il nous offre de très belles séquences qui rappellent sa période allemande grâce à l’utilisation d’un éclairage expressionniste. Enfin, le happy-end reste impossible, ce qui est cher au cinéaste et place ainsi « J’ai le droit de vivre » au rang des sublimes tragédies.
    D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
     Kurosawa
    Kurosawa

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    4,0
    Publiée le 9 février 2019
    Au début du film, un homme sort de prison pour la troisième fois de sa vie et l'on apprend qu'une nouvelle arrestation l'enverrait directement sur la chaise électrique. Visage tendu, Eddie Taylor (Henry Fonda dans le premier grand rôle de sa carrière) en veut aux autorités qui ont détruit sa vie et quitte son lieu d'incarcération en sachant pertinemment que l'avenir qui lui est réservé n'est pas des plus idylliques. Si l'ouverture est quelque peu schématique (on oublierait presque que les précédentes condamnations du personnage sont méritées), elle a le mérite de poser clairement les intentions du film, lequel est construit comme une tragédie qui accompagne un couple dans son irrémédiable chute. Fritz Lang met à nu une liberté illusoire, conscient qu'Eddie est désormais perçu comme un récidiviste qui ne mérite plus qu'on lui donne sa chance. Il faut voir comment son nouveau patron profite de la moindre petite erreur pour le licencier ou comment une foule est prête à le lyncher à la sortie d'un tribunal alors qu'elle ne connaît pas la vérité : ce regard méprisant mais lucide sur une société qui s'attribue un pouvoir qui ne lui appartient pas ou qui en abuse est une constante chez Lang, il ne trouve pas ici la force qu'il pouvait avoir dans "M le Maudit" ou "Furie" mais s'inscrit dans la mécanique d'un destin défavorable. Implacable dans son constat et dense au vu de l'efficacité avec laquelle s'enchaînent les diverses actions, "J'ai le droit de vivre" est un film haletant qui fait preuve d'une ébouriffante capacité de synthèse et d'un attachement profond à des personnages conduits vers un final ambigu, qui sonne à la fois comme une tragédie et comme une libération.
    Estonius
    Estonius

    Suivre son activité 925 abonnés Lire ses 4 023 critiques

    5,0
    Publiée le 2 juin 2016
    Un polar d'une noirceur absolue qui frôle le mélodrame, (jamais l'expression faire porter le chapeau n'a si bien été illustré) mais le savoir-faire du réalisateur fait que tout cela est parfaitement maîtrisé. Fonda incarne avec brio un type pas trop malin que lequel le destin s'acharne et Silvia Sidney une amoureuse tout à fait crédible. La mise en image est brillante, le scénario intelligent, bref un chef d'œuvre.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    4,5
    Publiée le 2 juillet 2014
    Alors qu’il est condamné pour un meurtre qu’il n’a pas commis, un homme aidé de sa femme s’évade de prison et seront évidemment pris en chasse par la police... "J’ai le droit de vivre" est un drame particulièrement prenant et poignant à suivre et s’impose sans conteste comme l’un des chefs-d’œuvre de ce metteur en scène mythique qu’est Fritz Lang. Sylvia Sydney et Henry Fonda forment un couple particulièrement attachants et ils sont magnifiques dans leurs interprétations. La mise en scène de Fritz Lang est également de très grande qualité, la photographie est très belle et l’histoire prenante de bout en bout. Du très grand art que je ne pourrais que conseiller aux amateurs de film noir.
    Benjamin A
    Benjamin A

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    4,0
    Publiée le 9 mars 2014
    Second film Américain de Fritz Lang "You Only Live Once" est basé sur la vie de Bonnie et Clyde. C'est un beau drame qu'il nous livre, à travers un homme, d'abord rejeté à cause de son passé de prisonnier, puis accusé à tord. Mais Lang décrit le monde autour de manière bien plus cruel, des policiers, de la population jugeant un homme sans rien savoir et uniquement sur son passé. Le scénario est classique, mais a son lot de rebondissement, et il est bien écrit. La mise en scène est parfaite, tout comme ce beau noir et blanc que Lang utilise bien. C'est un film rapide, que ce soit sa durée ou son rythme. Le jeune Henry Fonda est très convaincant, tout comme Sylvia Sidney. "J'ai le droit de vivre" est un très beau drame, intelligent, cru et poignant.
    halou
    halou

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    4,0
    Publiée le 23 mai 2015
    Excellent film noir de Fritz Lang du début de sa carrière américaine et et acteurs formidables pour ce couple inspiré des légendaires Bonnie&Clyde. Henri Fonda face aux préjugés d'un taulard tentant la réinsertion grâce à l'amour passionné de sa femme mais qui se heurte à ce que l'homme produit de pire. Un film sombre mais touchant et magistralement mise en scène par Lang. Un classique de sa filmographie (à rajouter dans sa longue liste).
    TheDarkKnight74
    TheDarkKnight74

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    4,5
    Publiée le 22 mai 2013
    En 1937, Fritz Lang achève son deuxième film sur le sol américain après Fury. J'ai le droit de vivre continue de poursuivre ses analyses de la justice avec acharnement, sans doute suscitée par son départ précipité d'Allemagne suite à l'avènement de l'idéologie nazie. Cette idée de justice était donc bien en accord avec son temps. You only live once affiche Henry Fonda en tête de casting, excellent comme à son habitude, dans un rôle intéressant, dont la performance a peut-être été amélioré grâce à la mésentente entre le réalisateur et l'acteur sur le plateau (car il en résulte souvent que l'acteur poussé jusque dans ses dernières limites livre le meilleur de lui-même) et Sylvia Sidney rempile encore en tant que femme du personnage principal. Le scénario offre un prolongement de Fury, les deux films se complétant et proposant un enchaînement thématique parfait. Je trouve d'ailleurs que J'ai le droit de vivre va plus loin que Fury dans son exploration du concept de la justice, en allant puiser dans le pouvoir évocateur de l'esthétisme de la mise en scène (magistrale, comportant de magnifiques morceaux dignes de l'expressionnisme des chefs d’œuvres allemands de Lang : le travail sur les ombres dans la prison, le brouillard qui envahit la cour lors d'un échange s'imposant comme coup de force majeur du film, et un final dans une forêt aux reflets quasi oniriques, métaphore d'un paradis inaccessible). Son œuvre est plus noire, plus puissante, plus destructrice encore que Fury, non par la violence des sentiments qui s'en dégagent (il faut dire que Fury poussait loin l'indignation et l'agitation émotionnelle du spectateur), mais par le message pessimiste qui s'en dégage, par l'impression d'assister à de grands cycles ténébreux qui ne peuvent se refermer qu'inévitablement. Les protagonistes sont poussés dans leurs derniers retranchement au sein de situations sombres qui ressemblent à un jeu grotesque de la fatalité, ceci ayant un impact encore plus terrible si l'on considère les multiples et géniales trouvailles formelles utilisées à cet escient. La dernière partie fonce dans la tragédie de couple en route sur les grands chemins en forme de pré Bonnie & Clyde, oui carrément, dont l'issue promet d'être violente et inévitable. Sylvia Sydney peut davantage exploiter son personnage que dans Fury, fissurant les codes de l'époque où la femme est réduite à de la quasi figuration. Bourré à raz bord d'évocation, desservit par des plans cadrant avec rigueur un maximum d'informations utiles, un rythme vigoureux et un noir et blanc sublime, You only live once est trop méconnu dans la filmographie du grand maître. Il mérite une relecture détaillée et une reconnaissance à la hauteur de son statut frôlant le chef d’œuvre.
    Grouchy
    Grouchy

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    2,5
    Publiée le 1 mai 2013
    Aux débuts dans le cinéma américain, Lang retrouve son thème favori, la vengeance et ses conséquences sur l'être humain, mêlée dans une histoire d'erreur judiciaire. Inspiré de l'histoire de Bonnie et Clyde, tout en enlevant la violence, il réussit encore à créer une superbe mise en scène, particulièrement au niveau de la lumière et du cadre, avec de très bonnes idées : le plan en contre-plongée de la prison au début rappelle sa période du muet, il joue aussi avec la direction des éclairages : le visage terrifiant du condamné dans le parloir, l'ombre en croix sur le siège du prêtre, les ombres de barreaux de cellule, ainsi que la séquence d'évasion, à la limite du surnaturel, ajoutant le thème de la rédemption avec les dernières paroles allégoriques du prêtre à la fin du film. Lang parvient alors avec des images simples et travaillés à raccourcir ou enlever des séquences lourdes. Le scénario manque toutefois de profondeur, les personnages sont présentés naïvement, et trop repris de l'affaire Bonnie et Clyde ; mais même avec un script banal, Lang adapte parfaitement son talent et sa mise scène.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    2,5
    Publiée le 16 mars 2013
    Un tout petit Fritz Lang d' avant la période fructueuse des films noirs qui ont fait sa réputation. S’il en était restait là il ne serait pas devenu la légende que l’on connaît aujourd’hui et serait demeurér un dinosaure du film muet. Le film est manichéen comme ce n’est pas permis. Au final on ne sait pas trop quel message veut délivrer Lang ? Il est sûr que si c’est un plaidoyer pour la réinsertion des délinquants c’est raté. Le héros campé par un tout jeune Henry Fonda cumule de façon éhontée les fautes de parcours. Alors qu’il a la chance d’avoir une jolie fiancée qui l’attend et un travail, il ne trouve pas mieux que d’arriver en retard pour son jour d’embauche parce que monsieur a décidé de devenir propriétaire. Pour en rajouter un peu il abandonne son camion de livraison à la station service plutôt que de le ramener à son patron qui vient de le licencier. Cela ne l’empêche pas d’implorer ensuite son pardon. A tomber par terre ! Tout le reste est à l’avenant. Lors de sa fuite avec sa femme qui a délibérément choisi son parti il guérit miraculeusement d’une balle dans le ventre après que madame lui ait posé un une bande velpeau. Mieux, madame accouche comme une fleur de son premier bébé à l’arrière de la limousine. Tout ce tombereau d’invraisemblances dessert grandement le film. Vraiment un Fritz Lang en petite forme qui accentue encore le manichésime déjà à l'oeuvre un an plus tôt dans Furie, oevre beaucoup plus méritoire.
    QuelquesFilms.fr
    QuelquesFilms.fr

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    3,0
    Publiée le 16 juin 2013
    Noir et lyrique, parfaitement maîtrisé sur le plan formel, mais on a vu des oeuvres de Fritz Lang plus subtiles. Le message sur l'injustice sociale est un peu lourd. Et le titre du film en français en rajoute malheureusement une couche. Les acteurs principaux appuient leur composition d'innocents écrasés par la fatalité, surtout Sylvia Sydney. Cela dit, l'ensemble est de facture honnête. Pour son deuxième film américain, après Furie, Fritz Lang réalise une sorte de "Bonnie and Clyde" avant l'heure, en jouant plus sur la corde sentimentale que sur le thème de la balade sauvage.
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