Note moyenne
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Difficile de savoir quoi penser de cet OVNI qu'est Babylon ! Une première heure assez épileptique, trop de bruit, trop de vice – tout cela était largement dispensable. Puis le film commence, Margot Robbie entame sa masterclass, c'est bien plus séduisant malgré des longueurs indéniables et manifestement voulues (notamment l'interminable tournage de la scène du coup de téléphone). Quant à la fin... elle a le mérite d'être audacieuse, même si elle confirme le caractère quelque peu too much du projet.
Quel film incroyable, ça bouge, ça danse, c'est trash, on ne s'ennuie pas. Quelle ambiance, et quelles musiques, c'est une lettre d'amour au cinéma. Avec pas mal d'humour, des scènes déjà cultes, un film pour les amoureux du cinéma et d'Hollywood.
Casting 5 étoiles qui sombre dans une caricature totale. Des plans très longs, longueur du film 3 heures, qui aurait pu durer beaucoup moins pour le bien du spectateur. A noter le peu d'implication de B.Pitt mais l'excellente performance de Diego Calva, qui est la révélation du film. Film aux nombreuses scènes de grande vulgarité. Bref un hommage au cinéma assez décadent.
Que ce film est difficile à évaluer !
Je n'ai pas du tout aimé les 90 premières minutes durant lesquelles j'ai eu l'impression de regarder un mauvais film de Baz Luhrmann : une mise en scène ultra démonstrative, des mouvements de caméras qui donnent le tournis, un jeu d'acteurs outrancier, une profusion de moyens, de décors, de figurants, de bruit...rien n'est fait avec subtilité. Illustration parfaite de tout ce que je déteste du cinéma US. Si on ajoute à ça la merde, le vomi, les crachats, le sang, le sperme et la pisse, l'on peut dire, sans trop de risques, que Damien Chazelle en fait beaucoup trop (n'est pas subversif qui veut...).
Puis soudain, un gros plan sur la pancarte d'un plateau de cinéma : "Silence, please !" et, enfin, un plan fixe pendant plusieurs secondes sans un bruit... Quel bonheur ! C'est presque un nouveau film qui commence alors durant lequel la caméra se pose davantage. A partir de là, même si d'autres scènes assez improbables continuent à venir s'immiscer, rappelant davantage Tarantino maintenant, la narration devient moins superficielle et les personnages, tout en se désincarnant peu à peu, gagnent paradoxalement en profondeur, ce qui permet enfin de ressentir autre chose que de l'agacement. Le final est très beau et même assez émouvant.
En résumé, je crois que j'aurais pu détester ce film mais, finalement, l'on ne peut que pardonner à Damien Chazelle ses excès tant son film est une déclaration d'amour passionnée au cinéma.
Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Je n'ai pas du tout aimé les 90 premières minutes durant lesquelles j'ai eu l'impression de regarder un mauvais film de Baz Luhrmann : une mise en scène ultra démonstrative, des mouvements de caméras qui donnent le tournis, un jeu d'acteurs outrancier, une profusion de moyens, de décors, de figurants, de bruit...rien n'est fait avec subtilité. Illustration parfaite de tout ce que je déteste du cinéma US. Si on ajoute à ça la merde, le vomi, les crachats, le sang, le sperme et la pisse, l'on peut dire, sans trop de risques, que Damien Chazelle en fait beaucoup trop (n'est pas subversif qui veut...).
Puis soudain, un gros plan sur la pancarte d'un plateau de cinéma : "Silence, please !" et, enfin, un plan fixe pendant plusieurs secondes sans un bruit... Quel bonheur ! C'est presque un nouveau film qui commence alors durant lequel la caméra se pose davantage. A partir de là, même si d'autres scènes assez improbables continuent à venir s'immiscer, rappelant davantage Tarantino maintenant, la narration devient moins superficielle et les personnages, tout en se désincarnant peu à peu, gagnent paradoxalement en profondeur, ce qui permet enfin de ressentir autre chose que de l'agacement. Le final est très beau et même assez émouvant.
En résumé, je crois que j'aurais pu détester ce film mais, finalement, l'on ne peut que pardonner à Damien Chazelle ses excès tant son film est une déclaration d'amour passionnée au cinéma.
Ma page ciné insta : fenetre_sur_salle
Les avis divergent totalement sur ce film, et je vais me classer dans les "pro" tant Damien Chazelle (dont c'est le premier film que je vois) m'a époustouflé. Si je dois tout de même mettre un bémol sur le dernier tiers, qui rallonge sans trop de but, le cinéaste conte avec merveille la grandeur et décadence du Hollywood des années 1920 et ce fameux passage du muet au parlant. Cette thématique a déjà été très bien traitée avant ("Boulevard du Crépuscule", "The Artist"), mais Damien Chazelle en propose une autre version, largement plus ébouriffante. On ne peut que saluer la bravoure visuelle et sonore des deux premiers tiers du film donc (la séquence de fête en intro et les tournages épiques), mettant brillamment en scène un casting inspiré, notamment Margot Robbie et le méconnu Diego Calva. Presque parfait.
On peut admirer les décors fabuleux et les millions qui défilent à l'écran, mais ce film s'apparente malgré lui à son univers et à ses personnages : bourré de pognon mais superficiel, voire totalement vide de sens. Scénario décousu, où des scènes pharaoniques dans le luxe et la luxure se succèdent sans véritable lien, on ne comprend pas l'enjeu, sinon une ode malhabile au cinéma, tel le presque aussi raté Once upon time in Hollywood. En fait on peut déplorer le manque de crédibilité de films qui se déroulent il y a des décennies, mais où l'on joue avec un style de 2020, sans faire attention à cet anachronisme. Ici tout est indigeste et indécent dans le snobisme, l'étalage des signes extérieurs de richesse, voire la vulgarité. Tout dans la forme, rien dans le fond.
Le fil est d'un beauté folle. Tout est magnifié. Le sujet est passionnant et les personnages incarnés par des acteurs charismatiques. Mais il n'y a aucun enjeu ni aucune histoire. On attend. dommage. Avec un réalisateur de ce niveau et des acteurs incroyables, le résultat est décevant. vraiment dommage.
Ce film est un chef d'œuvre. Un des plus beaux hommage au cinéma que j'ai pu voir. La réalisation est excellente, bravo Damien Chazelle
Que ça fait plaisir de voir du vrai cinéma. Délirant, provoquant, excessif, caricatural... mais beau. Un spectacle pour les yeux, un spectacle pour les oreilles. Bravo Brad Pitt, bravo Margot Robbie et Diego Calva. Mais il ne faut pas oublier les autres et surtout Justin Hurwitz pour la musique. On peut chercher la petite bête en disant qu'il dure un quart d'heure de trop mais quand on aime on ne compte pas.
J'ai vraiment de la peine à rentrer dans le film, c'est censé se passer en 1926, mais les gens dansent, se comportent comme aujourd'hui.
C'est bon , j'ai compris pourquoi j'aime autant le cinéma ! Ce film est juste incroyable. Brad Pitt , Margot robbie sont géniaux, et Diego calva quelle belle découverte ! Damien Chazelle a tout compris. Pour moi , le meilleur film depuis longtemps.
L'aube de l'industrie cinématographique
Margot Robbie livre une nouvelle performance phénoménale, digne de la récompense suprême. Brad Pitt excelle comme à son habitude et Diego Calva lui vole littéralement la vedette dans son interprétation de Manny Torres.
Un jeune immigré mexicain qui assiste à la folie du cinéma muet, puis à l'apparition du son et enfin à la révolution du cinéma parlant en couleur, qui met fin aux règnes d'avant-guerre et consacre Hollywood en qualité de capitale universelle du cinéma.
Il est utile de rappeler que “Babylon” est un film qui demande un niveau de maturité bien développé. Par conséquent, le film n'est pas destiné à un jeune public.
4.3/5
Margot Robbie livre une nouvelle performance phénoménale, digne de la récompense suprême. Brad Pitt excelle comme à son habitude et Diego Calva lui vole littéralement la vedette dans son interprétation de Manny Torres.
Un jeune immigré mexicain qui assiste à la folie du cinéma muet, puis à l'apparition du son et enfin à la révolution du cinéma parlant en couleur, qui met fin aux règnes d'avant-guerre et consacre Hollywood en qualité de capitale universelle du cinéma.
Il est utile de rappeler que “Babylon” est un film qui demande un niveau de maturité bien développé. Par conséquent, le film n'est pas destiné à un jeune public.
4.3/5
"Babylon", le dernier film de Damien Chazelle, est une véritable œuvre audacieuse qui plonge les spectateurs dans l'univers tumultueux de la transition du cinéma muet au parlant dans les années 1920. Avec un casting exceptionnel et une mise en scène flamboyante, Chazelle nous offre un récit riche et foisonnant qui oscille entre humour, tragédie et moments de pure grâce.
Le film s'ouvre sur un prologue déjanté et anachronique qui capture immédiatement l'attention du public. Chazelle modernise l'époque de façon excessive, créant une atmosphère débridée et dynamique. Cependant, il est important de noter que cette approche peut parfois être trop grotesque, vulgaire et de mauvais goût, ce qui peut devenir assommant. Certaines scènes hasardeuses ou maladroites peuvent être dérangeantes, mais elles sont contrebalancées par des moments d'une grâce folle et d'onirisme captivant.
Le réalisateur parvient à créer une ambiance irrévérencieuse, tragique et drôle, rappelant les chefs-d'œuvre du cinéma tels que "Chantons sous la pluie" et "Once Upon a Time... in Hollywood". Cependant, il évite habilement de devenir une simple copie de ces références, apportant sa propre vision et son style distinctif à l'histoire. Les comparaisons avec Tarantino sont inévitables, mais Chazelle parvient à explorer un univers différent avec une approche unique.
Le casting du film est remarquable, avec des performances solides de la part de tous les acteurs. Mention spéciale à Margot Robbie, qui livre une prestation géniale dans son rôle. Chaque personnage est un véritable personnage de cinéma, captivant et mémorable. L'engagement des acteurs contribue à la puissance du récit et à l'immersion dans l'âge d'or du cinéma.
La bande sonore, malgré quelques emprunts à la partition de "La La Land", est de qualité et accompagne parfaitement les scènes du film. Cependant, le film souffre de baisses de régime et de longueurs évidentes, avec une durée de plus de trois heures. Ce léger défaut aurait pu être corrigé pour maintenir un rythme plus soutenu et captivant.
Dans l'ensemble, "Babylon" est un drame musical flamboyant qui rend hommage au cinéma et à l'âge d'or d'Hollywood. Damien Chazelle prouve une fois de plus son talent de réalisateur, bien que par moments il se laisse un peu déborder par son sujet. Malgré quelques faiblesses, le film propose une expérience cinématographique passionnante, portée par des personnages fascinants et une mise en scène grandiose. C'est un coup de cœur qui marque le début de l'année cinématographique avec éclat.
Le film s'ouvre sur un prologue déjanté et anachronique qui capture immédiatement l'attention du public. Chazelle modernise l'époque de façon excessive, créant une atmosphère débridée et dynamique. Cependant, il est important de noter que cette approche peut parfois être trop grotesque, vulgaire et de mauvais goût, ce qui peut devenir assommant. Certaines scènes hasardeuses ou maladroites peuvent être dérangeantes, mais elles sont contrebalancées par des moments d'une grâce folle et d'onirisme captivant.
Le réalisateur parvient à créer une ambiance irrévérencieuse, tragique et drôle, rappelant les chefs-d'œuvre du cinéma tels que "Chantons sous la pluie" et "Once Upon a Time... in Hollywood". Cependant, il évite habilement de devenir une simple copie de ces références, apportant sa propre vision et son style distinctif à l'histoire. Les comparaisons avec Tarantino sont inévitables, mais Chazelle parvient à explorer un univers différent avec une approche unique.
Le casting du film est remarquable, avec des performances solides de la part de tous les acteurs. Mention spéciale à Margot Robbie, qui livre une prestation géniale dans son rôle. Chaque personnage est un véritable personnage de cinéma, captivant et mémorable. L'engagement des acteurs contribue à la puissance du récit et à l'immersion dans l'âge d'or du cinéma.
La bande sonore, malgré quelques emprunts à la partition de "La La Land", est de qualité et accompagne parfaitement les scènes du film. Cependant, le film souffre de baisses de régime et de longueurs évidentes, avec une durée de plus de trois heures. Ce léger défaut aurait pu être corrigé pour maintenir un rythme plus soutenu et captivant.
Dans l'ensemble, "Babylon" est un drame musical flamboyant qui rend hommage au cinéma et à l'âge d'or d'Hollywood. Damien Chazelle prouve une fois de plus son talent de réalisateur, bien que par moments il se laisse un peu déborder par son sujet. Malgré quelques faiblesses, le film propose une expérience cinématographique passionnante, portée par des personnages fascinants et une mise en scène grandiose. C'est un coup de cœur qui marque le début de l'année cinématographique avec éclat.
Qu’est-ce qui vaut à une telle proposition de cinéma de se faire descendre de la sorte dans les médias ?
S’il n’est certes pas exempt d’excès visuels, Babylon n’en reste pas moins un film exceptionnel au format démesuré, mais qui correspond à l’ampleur de ce qu’il raconte. Ce que Damien CHAZELLE propose dans ce film est tout bonnement incroyable : la reconstitution du vieil Hollywood, les mouvements de caméra, les (nombreuses) références. On regarde une « machine de guerre » en marche que rien ne semble pouvoir arrêter, si ce n’est le terme de sa propre histoire, qui est un vaste hommage à tout un pan du cinéma, qui a amené à ce film, justement.
Peut-être que, finalement, le plus gros reproche qui lui est implicitement fait est d’avoir démarré trop fort sa carrière. Whiplash, son premier film est un chef-d’œuvre autant qu’une énorme claque visuelle, thématique, sans parler de la direction d’acteurs. Même si je suis moins client de ses films suivants, je reconnais le talent de mise en images et de mise en scène systématiques. Sa scène d’introduction à Babylon, qui est tout à fait surprenante, était peut-être une façon de l’auteur de s’adresser aux critiques en leur disant « je vous emmerde », c’est le cas de le dire.
Ce qui est certain, en tous cas, c’est que la façon dont il présente ses personnages, ainsi que leur évolution, n’est pas toujours glamour, ni flatteuse. Il s’applique à démonter des mythes autour des stars et/ou producteurs. Mais cela ne rend-il pas l’histoire réaliste, tout en suscitant notre empathie pour ses héros ?
On peut lui reprocher sa durée fleuve et la richesse de ses décors qui nous obligent à être attentifs du début à la fin, nous font réfléchir pour nous laisser presque épuisés. Mais il s’agit bien là d’un cinéma total, comme il en est peu.
Ceci dit, entre nous, si de telles stars répondent favorablement aux demandes de Chazelle, c’est qu’il y a une raison et qu’à mon avis, ce sont les critiques qui se trompent.
S’il n’est certes pas exempt d’excès visuels, Babylon n’en reste pas moins un film exceptionnel au format démesuré, mais qui correspond à l’ampleur de ce qu’il raconte. Ce que Damien CHAZELLE propose dans ce film est tout bonnement incroyable : la reconstitution du vieil Hollywood, les mouvements de caméra, les (nombreuses) références. On regarde une « machine de guerre » en marche que rien ne semble pouvoir arrêter, si ce n’est le terme de sa propre histoire, qui est un vaste hommage à tout un pan du cinéma, qui a amené à ce film, justement.
Peut-être que, finalement, le plus gros reproche qui lui est implicitement fait est d’avoir démarré trop fort sa carrière. Whiplash, son premier film est un chef-d’œuvre autant qu’une énorme claque visuelle, thématique, sans parler de la direction d’acteurs. Même si je suis moins client de ses films suivants, je reconnais le talent de mise en images et de mise en scène systématiques. Sa scène d’introduction à Babylon, qui est tout à fait surprenante, était peut-être une façon de l’auteur de s’adresser aux critiques en leur disant « je vous emmerde », c’est le cas de le dire.
Ce qui est certain, en tous cas, c’est que la façon dont il présente ses personnages, ainsi que leur évolution, n’est pas toujours glamour, ni flatteuse. Il s’applique à démonter des mythes autour des stars et/ou producteurs. Mais cela ne rend-il pas l’histoire réaliste, tout en suscitant notre empathie pour ses héros ?
On peut lui reprocher sa durée fleuve et la richesse de ses décors qui nous obligent à être attentifs du début à la fin, nous font réfléchir pour nous laisser presque épuisés. Mais il s’agit bien là d’un cinéma total, comme il en est peu.
Ceci dit, entre nous, si de telles stars répondent favorablement aux demandes de Chazelle, c’est qu’il y a une raison et qu’à mon avis, ce sont les critiques qui se trompent.
C'est totalement excessif, foisonnant, extravagant, fellinien et harassant... un film orgiaque qui opère un virage mélancolique et crépusculaire, embrassant ainsi pleinement ce que fût le Hollywood des années 20, la promesse et le chaos. Robbie est toujours aussi fantastique, Pitt toujours aussi charismatique, les scènes de tournage sont un ravissement flamboyant... Et n'était-ce un interprète principal (Diego Calva), pas mauvais mais sans charisme, et un final raté, pompeux et emphatique (entre le sort, tragique et pathétique, réservé aux personnages et un épilogue franchement grandiloquent et caricatural, limite gênant), j'aurais totalement adhéré à cette folie!
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