Sublime... De belles musiques, des images, des couleurs, des plans... 3h que l'on ne voit pas défiler... Les personnages sont complexes et ce film illustre avec brio les carrières façonnées et ainsi que les dérivés du cinéma à ses débuts.
Je vous avertis de suite. Aucunement fans du réa (même si Whiplash est une baffe, je ne peux le revoir. Trop nocif pour ce que ça me rappelle). Du coup, je n'avais aucune attende particulière, et encore moins de curiosité (malgré le beau casting).
J'ai trouvé le film un brin longuet. Malgré la qualité de l'œuvre. Des choses qui auraient pu être élaguées facilement, ou d'autres un peux trop gros (tout le passage avec Maguire par ex ... Même si plaisant de le voir, oui). En soi c'est une œuvre charger (sans doute trop ?).
Ce n'est pas pour autant qu'elle n'a rien à dire (vaut mieux). La création d'Hollywood dans ce qu'elle a de plus fou (et encore, on aurait aussi beaucoup à dire sur les 70'/80's/90's jusqu'à Me Too). Et l'Homophobie/misogynie/racisme ambiant dans les studios.
Le long métrage choisi de s'attarder sur quelque personnage. Dont certains ne sont pas forcément passionnants (y avaient mieux à faire où a donner que celui de Pitt je pense). Margot Robbie illumine l'écran. Par contre, la révélation du film c'est clairement le perso de Diego Calva.
Vraiment incroyable (et quelle trajectoire). L'ost n'est pas en reste, aussi fou et entrainant que le début du métrage. J'y vois plus une critique sur Hollywood qu'une lettre d'amour ... Même si oui, y a une forme de respect et de passion qui se transmet (à l'écran notamment).
Du coup je pense que j'ai vraiment apprécié le film. Même s'il a fait le même effet qu'un coulis de chocolat. Délicieux, mais ça peut devenir vite écœurant. Je pense pas le revoir avant un LONG moment. Mais belle proposition (l'ambition est là).
Avec une durée de plus de 3h la megaproduction Babylon nous gratifie en vérité de deux films pour le prix d'un. Ça c'est la bonne nouvelle. La moins bonne c'est qu'ils sont tous les deux finalement assez médiocres.
Le premier film qui occupe en gros la première moitié de Babylon, mais revient aussi par intermittences dans la seconde, c'est une sorte de provocation, de surenchère de tous les instants, dont il le but est clairement de nous en mettre plein la vue, voir de repousser quelques limites dans le cinéma traditionnel. C'est flamboyant, tapageur et ça part dans tous les sens, sans véritable profondeur. Comme une sorte de spectacle un peu racoleur par dessus le film. Enfin bref pas grand chose à en dire d'autre.
Le second film qui occupe surtout la deuxième moitié de Babylon, est dramatiquement bien plus construit, mais pas forcement plus intéressant C'est une histoire assez classique d’ascension puis de chute de personnages comme on en a déjà vu souvent au cinéma. On est quelque part entre les Affranchis, Scarface et Boogie Nights avec la même durée (au delà de 2h30) dans les trois films et cette même construction pyramidale qui montre d'abord les années fastes, puis la lente déchéance des protagonistes, etc. Bref rien de forcément trés original non plus. D'ailleurs la thématique du cinéma des années 20 et 30 sert d'avantage de décor, de toile de fond à Babylon qu'autre chose. On pourrait tout assez bien être dans un film de gangsters (et il y en aura, ne vous inquiétez pas), avec une opposition entre les truands vieille école dépassés par la pègre moderne.
Au milieu de toute cette agitation, quelques moments surnagent de temps en temps , comme cette séquence ou le personnage incarné par Brad Pitt comprend que sa carrière touche à sa fin. C'est plutôt bien écrit et il y a de l'émotion pour le coup. On a deux ou trois passages un peu forts comme ça dans le film, mais sur une durée de 3h c'est bien trop peu.
Pour finir je voudrais juste rappeler que sortait il y a maintenant 4 ans un autre film avec le même casting (coïncidence ou non ?) et un titre qui aurait pu aussi bien pu convenir ici . Ce film s'appelait Il était une fois dans Hollywood et était signé Quentin Tarantino. La comparaison entre les deux ne tourne pas à l'avantage de Babylon car le film de Tarantino possédait un véritable ton et un sacré humour, deux choses qui font plutôt défaut ici.
Chef d'œuvre à la réalisation rocambolesque. Scénario palpitant et plein de rebondissements. Les acteurs hoolywoodien nous prouvent leur valeur en nous délivrant des prestations magiques. Je recommande vivement !
Un hommage au cinéma, dans tous ces excès et sa splendeur à la fois. Un casting incroyable (Brad Pitt et Margot Robbie en tête ) et une histoire menée tambour battant. L'humour/dérision est omniprésent dans ce film, tout en laissant la place à des moments de grâce. La BO est juste exceptionnelle aussi!
Nul, chacun donne son opinion. J'aime le cinéma et la liberté intellectuelle qu'il procure pour les réalisateurs. Mais bon, ce type de film c'est vue et revue, de la baise - de la drogue - des fêtes gigantesque... etc etc, rien de nouveau. Je vois pas en quoi il chamboule le cinéma au point de mettre une chef d'œuvre.
C'était à la fois tellement et pas assez. Trois heures ont passé en un éclair, dès le début nous sommes plongés dedans. Un plan-séquence incroyable qui nous entraîne dans une fête qui flirte avec l'orgie, ça nous met directement dans l'ambiance. Un Hollywood où tout est excès, drogue, musique, folie et démesure. Après la dernière demi-heure, j'avais la bouche ouverte lorsque le titre du film est apparu. Damien Chazelle est au sommet de son art, après "La La Land" et "Whiplash", il nous pond "Babylon". C'est tout simplement sa déclaration d'amour au cinéma, au septième art. Il nous fait passer par toutes les émotions, on rit, on est triste, choqué, surpris. Il nous mène à la baguette et je ne pouvais pas résister. Ça sonne comme un gros bordel, mais c'est tellement ordonné à la fois. Tout le monde joue parfaitement bien, Brad Pitt et Margot Robbie sont incroyables, passionnés, c'est leur art et ça se ressent tellement! Il y a des moments puissants, certains deviendront cultes, et des dialogues poignants. Le passage du cinéma muet a parlant, où tout le monde doit s'adapter, tout le monde est chamboulé, et l'adaptation doit se faire immédiatement, pas de place pour ceux qui ne suivent pas la cadence, et Chazelle nous le fait comprendre. Une fin chargée en émotion, les années 30, où le cinéma a subi ses plus grands changements mais aussi ses plus grandes inspirations. Nous avons vu tout le film du point de vue de Manny, spoiler: qui retourne à Hollywood et constate le changement, avec un moment chargé de références, d'émotions et rythmé à la perfection. Absolument à voir pour les cinéphiles.
Tour à tour grossier, grotesque, vulgaire, pathétique, émouvant, intense, intelligent, Babylon nous donne à voir une tonne d’émotions dans cette débauche d’alcool, d’argent, de sexe, de drogue, bref de décadence. Car Babylon c’est un film sur la décadence hollywoodienne du début du XXème siècle. Masi Babylon c’est aussi un tour de force magistral : montrer du beau dans toute cette dépravation, arriver à nous rendre sympathiques des personnages pourtant tous plus exécrables les uns que les autres, parce que Babylon traite d’un sujet universel, la soif de reconnaissance et à travers elle d’une certaine immortalité (que le personnage de Brad Pitt incarne le mieux) et toutes les dérives que cela peut engendrer.
Personnages tous plus réussis les uns que les autres, auxquels on s’attache malgré tous leurs défauts, c’est avec une grande attention que l’on suit leur destin dans ce monde complètement déconnecté du monde réel. Car Babylon (et c’est un autre de ses tours de force) nous invite dans le rêve hollywoodien, tout en le gardant borderline avec le cauchemar qu’il peut engendrer, un monde dans lequel les façades dorées cachent les ruines que l’on ne doit pas montrer. Babylon joue parfaitement sur cette ambivalence. D’un foisonnement visuel et scénaristique incroyable Babylon finit même par nous user (dans le bon sens du termes) à l’image de ces personnages tous incroyablement interprétés. Tant et si bien qu’en 3h15 de temps on ne s’ennuie pas une minute. D’autant plus que le film, plutôt comique au début va peu à peu complètement changer de ton jusqu’à nous entrainer dans les profondeurs les plus nauséabondes de ce monde factice, mais aussi de l’être humain. Car Babylon est autant une histoire humaine qu’une histoire de cinéma, car c’est aussi ça Babylon, un vibrant et flamboyant hommage au 7ème art dans son essence même.
Incroyablement riche et dense, superbement filmé, très bien joué, avec un BO de haut vol, Babylon nous entraîne dans sa folie de la première à la dernière minute pour le plus grand plaisir de qui aime le cinéma. A voir.
Euh, tout ca pour raconter sans que ni tête le passage difficile des acteur du muet vers le cinema sonor ? Ennuié on est sortie au bout de deux heures, car la suite trop evidente....
Film qui montre la décadence et la démesure du cinéma hollywoodien mais qui propose aussi une réflexion sur le cinéma à travers le parcours de plusieurs personnages. Des épisodes burlesques émaillent les passages plus réflexifs. Et certes il y a des passages scatologiques mais voulus par Damien Chazelle pour démontrer quelque chose. On retrouve par ailleurs une certaine luminosité , des plans très travaillés propre au réalisateur et qui rappelle Whiplash. La musique est aussi très présente bien sûr. A voir ! Les 3 h ne paraissent pas longues !
Un film énergique qui n'accorde pas d'épaisseur à ses personnages: tout est misé sur le rythme mais quid de la psychologie des personnages et leur histoire? De plus je n'ai absolument pas cru au look de M Robbie elle est parait trop moderne pour incarner un perso des années 20...