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lograt
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4,0
Publiée le 16 septembre 2024
le film est ancien et les effets spéciaux forcément un peu daté mais le scénario et les situations en font malgré tout un très bon film encore aujourd'hui.
Merveilleux film de Wolfgang Petersen, presque un conte de fées. On est immergés dans cet univers plein de détails surprenants ! Les effets visuels sont esthétiques. De plus, certains passages sont émouvants, grâce à la musique et aux jeux d'acteurs. Une pépite.
Wolfgang Petersen, réalisateur renommé pour ses œuvres cinématographiques distinctives, nous livre en 1984 une adaptation audacieuse du roman emblématique de Michael Ende, "L'Histoire sans fin". Le film, une coproduction germano-américaine, promettait une immersion dans l'univers fantastique de Fantasia. Si le projet avait de nobles ambitions, l'exécution oscille entre réussite éclatante et quelques faiblesses notables, justifiant une réception plutôt mitigée.
Un Envol vers l’Imaginaire
Dès les premières minutes, "L'Histoire sans fin" captive par son décor enchanteur et ses effets spéciaux innovants pour l’époque. Le monde de Fantasia, avec ses créatures mystiques et ses paysages variés, est superbement réalisé. Le dragon porte-bonheur Falkor, avec sa fourrure rose et ses écailles scintillantes, reste un symbole marquant du film, représentant à la fois l'évasion et l'espoir.
Les séquences tournées aux studios Bavaria Film de Grünwald, malgré quelques complications techniques comme la fonte des décors sous la chaleur, contribuent à une atmosphère immersive. La musique de Klaus Doldinger et Giorgio Moroder, notamment la chanson emblématique "The NeverEnding Story", accompagne parfaitement les aventures de Bastien et Atreyu, ajoutant une couche émotionnelle et nostalgique indéniable.
Un Voyage Émotionnel... et Chaotique
Bastien, interprété par Barret Oliver, est un personnage avec lequel beaucoup de jeunes spectateurs peuvent s'identifier. Son échappatoire dans un livre magique face aux défis de la vie réelle est poignante. Noah Hathaway, incarnant Atreyu, apporte une dimension héroïque et tragique à l'histoire. Cependant, la représentation des personnages souffre parfois d'une certaine superficialité. Les relations, bien que touchantes, manquent de profondeur, surtout dans le contexte dramatique du livre de Michael Ende.
Le récit est riche en symbolisme et en métaphores, ce qui plaira aux amateurs de contes philosophiques. L'affrontement d'Atreyu avec Gmork, une créature de l'ombre, et la quête pour sauver l'impératrice de Fantasia, incarnent des luttes universelles contre le désespoir et l'oubli. Cependant, certaines scènes peuvent paraître longues et manquent de dynamisme, ce qui ralentit le rythme global du film.
L’Ambiguïté de l’Adaptation
L'auteur Michael Ende lui-même a critiqué l'adaptation, la jugeant infidèle à son œuvre. Le film prend des libertés narratives qui, bien que nécessaires pour une adaptation cinématographique, dénaturent certains aspects profonds du livre. Les essais de maquillage pour Atreyu, qui dans le livre a la peau verte, ont été abandonnés, et plusieurs éléments clés de l'intrigue sont simplifiés ou omis.
Les performances des acteurs adultes, notamment Gerald McRaney en père de Bastien et Thomas Hill en Karl Konrad Koreander, sont solides mais peu exploitées. Leur présence aurait pu enrichir davantage l'histoire en apportant une perspective plus mature et une réflexion plus profonde sur les thèmes de la perte et de la résilience.
Un Héritage Complexe
Malgré ses imperfections, "L'Histoire sans fin" a laissé une empreinte durable dans la culture populaire. Le film est devenu culte, notamment grâce à sa bande sonore et à certaines scènes iconiques comme la traversée des marécages de la mélancolie et le vol sur le dos de Falkor. Les suites et adaptations télévisées qui ont suivi n'ont pas réussi à capturer l'essence de l'original, souvent perçu comme un joyau imparfait mais précieux.
En conclusion, "L'Histoire sans fin" est une œuvre qui, malgré ses faiblesses, réussit à émerveiller et à toucher le cœur des spectateurs. C’est un film à la fois enchanteur et imparfait, qui parvient à transporter son audience dans un univers où l'imagination et l'espoir règnent. Il mérite d'être redécouvert et apprécié pour ce qu'il est : une aventure fantastique inégale mais sincère.
L'Histoire sans fin – dans les deux sens que revêt ce titre – ne manque pas de créativité. Le lecteur, cet enfant sans mère, harcelé par ses camarades de classe, se plonge dans les livres pour tenter d'échapper à une réalité morne.
À des degrés différents, tout un chacun est habité par le même désir de s'évader dans l'art. C'est à travers un film que l'on voit l'enfant voyager au moyen d'un livre. Mais ç'aurait pu être dans un tableau, au son d'une mélodie, entre deux sculptures. Hélas, cette thématique est ensuite relayée au second plan, puisque c'est le noyau même de l'histoire auquel on s'intéresse.
Fantasia n'a pas de fin. L'impératrice malade requiert l'aide d'Atreyu afin de trouver un remède. Pour mener à bien cette quête, il sollicitera l'aide de personnages bariolés, perdra des partenaires, fera preuve de courage et de persévérance. Schéma volontairement archétypal du récit de fantaisie.
Servie par de magnifiques décors, l'Histoire sans fin garde le charme suranné des contes de fées. L'usage des animatroniques artificialise le récit, mais le rend attachant. Comme un spectacle de marionnettes auquel on assisterait : on voit les ficelles, on sait que le contenant est factice ; et pourtant, on aime à y croire.
Le film a 40 ans maintenant, alors certes les effets spéciaux ont mal vieilli... Mais le film, la musique, les personnages, cet univers continuent de m'emouvoir et reaniment en moi l'âme d'enfant. Envie de rever à nouveau pour reconstruire Fantasia.
C'est pas une superproduction moderne, mais la poésie et l'imaginaire sont bien plus importants selon moi. La liberté de l'imaginaire a rarement, voir jamais autant été mise en valeur que dans ce film. Pouvoir regarder ce film, rêveur, une fois adulte, c'est je pense, avoir gardé de la poésie, sa capacité à rêver, ses grands espoirs d'enfant en un monde beau, ce qui est essentiel.
Un chef d'oeuvre du cinéma fantastique : Film merveilleux ; destinés aux enfants , mais qui plait aussi aux adultes . Un bon scénario , une bonne histoire . Des images , paysages , personnages merveilleux . De l'action ( non violente ) , du suspens , des émotions intense . Un chef d'oeuvre pour les enfants et les adultes .
Une claque cinématographique pour l'époque un film vue une centaines de fois les effets spéciaux non pas vieillis pour le bonheur de chacun est les émotions du passé
Ça doit être la troisième fois que je le vois, les 2 premières étant il y a env. 30 et 35 ans ! Bon, effet immédiat : j’ai perdu 35 ans ;-) et il faut avouer qu’il faut accepter de regarder un tel film avec des yeux d’enfants. Que de souvenirs ! Je pense qu’il devrait même arriver à toujours faire rêver nos jeunes têtes blondes, sans compter la musique du générique.
Classique des films de fantasy pour enfants, "L'Histoire sans fin" donne pourtant l'impression que ses auteurs l'ont écrit et réalisé sous substances illicites.
Je préciserai dès à présent que cela n'a rien à voir avec la présence de marionnettes ou d'animatronics. Au contraire, je suis l'un des premiers à les défendre.
D'ailleurs, dans ce film, ils sont bien faits et donnent une part d'âme à ces personnages.
Non, mon propos porte plus sur la conception des personnages, le character design. Les artistes sont allés très loin dans leur imagination. C'est parfois un peu dérangeant.
Cela lui donne cela dit un univers visuel fort et donc facilement reconnaissable.
Cependant, rajoutez à cela un jeu d'acteur bancal et on est souvent au bord de ce que l'on appelle aujourd'hui le cringe.
Il faut dire qu'ils ne sont pas aidés par les dialogues niais, même pour un film pour enfants. On pourrait élargir le propos à l'histoire dans sa globalité, qui manque sacrément de subtilité.
Heureusement que l'originalité de l'univers nous fait (un peu) oublier le reste.
3 ans après « Le Bateau » (1981), le cinéma allemand s’internationalise encore un peu plus sous l’impulsion du même Wolfgang Petersen. Revoir son adaptation de « L’Histoire Sans Fin », après tant d’années, pique toutefois les yeux à cause de certains effets spéciaux et de décors en carton-pâte grossiers. Mais le charme même désuet de ce conte de "fantasy", destiné pour l’essentiel à un jeune public, lui sauve quelque peu la mise.