La Communion
Note moyenne
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92 critiques spectateurs

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Bazart
Bazart

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4,5
Publiée le 10 mai 2020
Dans ce troisième long métrage, qui a fait sensation à la dernière Mostra de Venise, Jan Komasa enquête sur la dynamique sociale d'une petite communauté où arrive un nouveau prêtre qui cache sa véritable identité; il se penche sur la vie d’un petit village, empêtré dans une culpabilité collective difficile à surmonter et qu'un jeune homme, en usurpant l'identité d'un prêtre, va leur révéler.

Avec ce personnage de faux curé, on pense- ironique hasard des sorties culturelles du moment- au personnage de Désiré dans le dernier roman d'un Pierre Lemaitre qui semblait s'amusait énormément à écrire cet escroc de grand talent qui rouait toute une communuauté .

Ici, évidemment, il y aura moins de frivolité dans le cheminement de Daniel; ce jeune déliquant, abimé par la violence depuis toujours et qui découvre la spiritualité dans son établissement pénitencier.

Ce jeune homme, en quête de certitudes et de rédemption, va endosser un peu par hasard le rôle d'un homme de foi auprès de paroissiens qui vont être particulièrement réceptifs à la modernité et l'anti conformiste de ce (faux) émissaire de Dieu.

Mais ce personnage ô combien charismatique a soif d'idéal mais animé d'une violence liée à son propre passé qui lui reviendra forcément en pleine face.

L'arrivée de ce jeune Daniel, comme un personnage pasolinien- on pense à Théorème mais à l'échelle même d'une communauté et non pas d'une famille- va totalement bouleverser l’équilibre précaire que la communauté, conservatrice, a douloureusement mis en place depuis un évènement tragique dont on découvre progressivement les contours.


Daniel va apprendre - un peu malgré lui- à sortir de leur torpeur un groupe d'hommes et de femmes rongés par la rancoeur et la colère, pansant les plaies de ses paroissiens pour certainement mieux guérir les siennes .

Plus que de religion ou de foi, il est avant tout question de rédemption et de sa capacité à pardonner ses propres péchés et ceux des autres .

Quelle est l'intention première des prêches de Daniel? Sont elles pour lui ou pour les autres avant tout?

Jan Komasa ne répond pas forcément à cette question et c'est ce qui rend son long métrage aussi passionnant et pertinent..Sa mise en scène, toute en tension, rend le spectateur particulièrement attentif au moindre frémissement de ces personnages qui tentent d'échapper à leurs conditions et à leurs démons antérieurs..

Un très beau film...
Ge0kok0
Ge0kok0

12 abonnés 90 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2020
Un copieux chemin de croix morose et éprouvant, sous fond d'imposture d'un homme, s'immisçant au sein d'une communauté ecclésiastique rongée par la peine.
Malgré le talent incontestable de son protagoniste Le scénario est éparpillé et manque de justesse à travers certaines lacunes de ses scènes. Mitigé dans l'ensemble le pitch laissait entrevoir pourtant de belles promesses
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 647 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 mars 2020
Daniel est un jeune délinquant polonais de vingt ans. Alors qu’il réside dans un centre de détention juvénile, il ne peut pas accéder aux études de séminariste, sa vocation spirituelle. Envoyé dans une petite ville dans un atelier de menuiserie pour des travaux forcés, il décide alors de se faire passer pour un prêtre et prend la tête d’une paroisse. Marqués par un drame commun, les habitants de la ville vont découvrir des méthodes inédites à la paroisse grâce à la foi de Daniel. A la fois étrange et sombre, mais aussi optimiste, “La Communion” doit sa force à la complexité du personnage principal que le comédien Bartosz Bielenia interprète avec empathie. Cette histoire d’usurpation d’identité offre une réflexion intéressante sur la sincérité des imposteurs et la repentance des honnêtes paroissiens.
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L'AlsacienParisien

686 abonnés 1 431 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 18 mars 2020
Représentant la Pologne aux derniers Oscars, "La Communion" a attisé ma curiosité par son rapport à la foi et à la spiritualité. Dans la même veine, j'ai beaucoup pensé au "Disciple", film russe qui abordait le thème de la religion avec cette même dualité et cette fougue juvénile. Adapté d'une histoire vraie, le film raconte l'usurpation d'identité d'un jeune criminel issu d'un centre de détention qui se fait passer pour un prêtre pendant quelques mois au sein d'un village. Célébrant les messes quotidiennes et assurant les confessions, il gagne la confiance des habitants, jusqu'à se révéler plus efficace que son prédécesseur. Loin des dogmes officiels, c'est avec le coeur et l'esprit qu'il s'adresse à Dieu et aux paroissiens. Difficile de ne pas être charmé par l'aura magnétique de l'acteur principal, Bartosz Bielenia, au jeu ambivalent, tantôt doux comme un agneau, tantôt ultra-violent. C'est lui qui pulse toute cette mascarade avec brio ! Ce rôle de voyou touché par la grâce est attachant mais aussi par moment inquiétant. En effet, le célèbre dicton prend ici tout son sens : l'habit ne fait pas le moine ! Et c'est justement cette dualité que questionne le film. Qu'est-ce que la rédemption ? La vocation ? Croit-il vraiment en Dieu ? Les notions de péché, de renaissance, de légitimité arpentent ce récit d'éveil spirituel et soulèvent des questions. Seulement voilà, tout se concentre sur ce personnage et son évolution ambiguë. Les tenants et les aboutissants restent flous. Les personnages secondaires se font oublier malgré une tentative d'histoire d'amour qui passe totalement à la trappe. La mise en scène, elle, est très statique et le style assez sobre si on omet la scène finale. Pas déplaisant et plutôt interessant, "La Communion" manque néanmoins de saveur pour marquer considérablement les esprits. Sans doute est-ce une question de sensibilité mais, pour ma part, je l'ai déjà oublié.
Nicolas E
Nicolas E

23 abonnés 32 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 mars 2020
Quelle claque !!!
Dernier film vu avant la fermeture de mon cinéma préféré Le Fontenelle à Marly-le-Roi.
Quel message extraordinaire sur la nature de l'homme à la fois noir et blanc !!!
Bravo à ce cinéma polonais qui mérite d'être connu
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 15 mars 2020
film Polonais, vu en VO. Ce film dérange de part la fragilité des personnages, l'importance de l'église dans ce lieu "maudit" et la violence des personnages d'un centre disciplinaire dont est issu le personnage principal. Très décontenancent mais superbe.
Dois-Je Le voir ?

411 abonnés 1 862 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 mars 2020
Ce drame est vraiment excellent. C’est peut-être LA bonne surprise de ces premiers mois de 2020. Comme quoi, il est important d’aller voir des films de tous horizons pour trouver la petite perle. Je l’ai trouvé très beau. Il y a beaucoup de passages poignants. Les thèmes abordés m’ont touché. On va aller sur le terrain du pardon, de la rédemption, ou encore du partage. Des notions humanistes que j’apprécie fortement. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles sont merveilleusement bien traitées. Il n’y aura pas que le côté positif. Loin du monde des bisounours, on aura aussi affaire à une violence morale face à la douleur de certaines personnes. Cela va entrainer des phases de réflexion sur la vie. Cet exercice est prenant. On va être dans le spirituel plus que dans la théologie. Ce que j’ai aimé aussi est l’évolution du personnage. On l’accompagne dans sa prise de fonctions et son ouverture vers les autres. Cela fait d’une histoire qui a priorité peut-être banale, une aventure humaine passionnante à regarder. Je dois souligner un point fondamental. Toutes ces émotions n’auraient pas été possibles sans la prestation remarquable de Bartosz Bielenia. La jeune Eliza Rycembel l’accompagne parfaitement.
didier P.
didier P.

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 décembre 2021
le rythme est fluide presque lent
L'ambiance nous capte, nous envoûte presque.
Film réaliste, on s'attache aux personnages de cette communauté villageoise. On oublierait presque l'arnaque du héros qui se fait passer pour prêtre . Il est le prêtre et c'est tout.
Son histoire de délinquant importe peu finalement. C'est pas l'essentiel surtout en pensant à la fin christique et sacrificielle vraiment trop chargée de symboles
amafu
amafu

10 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 13 mars 2020
C'est un excellent film, qui nous montre un jeune homme sortant d'une maison de redressement, qui souhaite entrer au séminaire mais il en est empêché par son casier judiciaire...Et qui se retrouve prêtre d'une paroisse d'un village par suite d'une imposture. Mais le tour de force du film c'est de montrer la complexité du personnage, qui dès qu'il "devient" prêtre, semble habité par sa foi. Et le spectateur finit par y croire....Tout en se demandant quand et comment il sera démasqué. Si je n'ai pas mis une demi étoile de plus, c'est juste que j'ai trouvé qu'il y a tout de même quelques longueurs. Mais vraiment, c'est une très heureuse découverte.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 mars 2020
Excellant film qui a recu le Prix Europa Cinema et meritait un Oscar (nominé). Il faut savoir, qu'en Pologne le prêtre a un rôle important dans la vie sociétale et dans ce film son rôle est prépondérante afin que la communauté du village retrouve l’équilibre moral et abandonne la haine. Mieux que la police. Tres bon film pour reflechir !
Christoblog

920 abonnés 1 799 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 mars 2020
La communion offre pratiquement tout ce qu'on peut attendre du cinéma : une histoire intéressante, une interprétation inspirée y compris chez les seconds rôles, une mise en scène qui sert son sujet tout en étant inventive.

J'ai été littéralement bluffé par la qualité d'écriture du film : un scénario qui nous entraîne dans des méandres inattendus, un découpage très efficace, un rythme enlevé. Jan Komasa parvient à nous faire éprouver une gamme de sentiments très différents, qui va de la peur à la sidération, de l'amusement à l'émotion esthétique. Quand le cinéma parvient à un tel degré de maîtrise dans toutes ses composantes, il me procure une sorte de jouissance permanente.

Difficile de ne pas évoquer dans cette débauche de compliments le regard tour à tour dur, tendre et halluciné de Bartosz Bielena. A ce titre, la dernière scène du film constitue un climax impressionnant, qui s'impose déjà comme un des grands moments de l'année cinéma.

A ne rater sous aucun prétexte : le meilleur film de 2020 à ce jour.
Camille P.
Camille P.

22 abonnés 47 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 mars 2020
Daniel, vingt ans, polonais, sort d’un centre de délinquants. C’est un jeune paumé qui évolue dans un univers marqué par le désœuvrement, la violence, la drogue et l’alcool … il est pourtant très attiré par l’église, une vocation qui lui est interdite du fait de son passé criminel.

Le hasard et un malentendu permettent finalement à Daniel de se faire passer pour prêtre spoiler: et d’officier en tant que tel pendant plusieurs mois dans un petit village.
Intéressant de voir ce prêtre improvisé spoiler: faire preuve d’un pur bon sens auprès des paroissiens et leur tenir un discours hyper moderne et convaincu.

En voyant ce film, inspiré de plusieurs histoires vraies, j’ai réalisé à quel point les hommes d’église, en revêtant un simple habit, pouvaient inspirer confiance aux fidèles. D’où la nécessité pour l’église, me semble-t-il, de former et d’encadrer sérieusement ses prêtres.

Les sermons de Daniel et ses actions quotidiennes, parfois discutables, plaident par ailleurs pour une modernisation de l’église !

Le film pointe aussi l’hypocrisie des croyants qui, bien que pratiquants et fidèles de la messe hebdomadaire, ne se dispensent pas de manœuvres et de bassesses en contradiction avec les principes chrétiens.

Se pose enfin la question de la rédemption et du droit pour un homme au passé discutable de repartir à zéro et de prêcher la bonne parole, pourquoi pas.

C’est donc un bon film dans lequel on ne s'ennuie pas une minute, avec des rebondissements et qui fait réfléchir.

Coup de chapeau pour Bartosz Bielenia, l’acteur principal qui, avec sa gueule d’ange (sorte de Grand Corps Malade plus jeune), incarne brillamment le jeune Daniel.
Alarach
Alarach

18 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mars 2020
très beau film quasi tout en plans fixes. Une réflexion sur le pardon, la croyance. Formidable.
RFL
RFL

2 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 10 mars 2020
Le cinéma polonais est parfois surprenant. Et il est rare. "La communion", c'est vraiment du grand Cinéma ! On en sort complètement retourné. Et ébloui !
Bernard D.
Bernard D.

129 abonnés 613 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 septembre 2022
« La communion » est le deuxième film du jeune cinéaste polonais Jan Komasa.
Daniel (Bartosz Bielenia), 20 ans, est dans un centre de détention et il est – si je puis dire –l’enfant de chœur du père Tomasz lors des messes organisées dans la prison. A sa sortie, il doit aller travailler dans une menuiserie … mais il n’ira pas et par un curieux concours de circonstances, il va atterrir chez le prêtre de la paroisse. Celui-ci étant très malade et Daniel s’étant présenté comme étant le père Tomasz, Daniel va le « remplacer » pour quelques jours et ainsi avoir à gérer une petite paroisse endeuillée par un terrible accident de voiture ayant tué 6 adolescents et un conducteur de camion dont l’épouse est « lynchée » par le village.
Les méthodes employées par Daniel ne sont pas « conformes » aux traditions catholiques : il parle d’un Dieu sur terre et proche des personnes avec des prêches directement adressés aux villageois et des attitudes assez spectaculaires (cf. la scène du baptême), faisant tiquer la bonne de l’ancien curé. Mais Daniel va progressivement attirer à lui la sympathie des villageois et il va même réussir à résoudre le drame lié à l’accident … Cependant le destin va le rejoindre et après une dernière « exhibition » dans l’église – mystique et expiatoire qui n'est pas sans rappeler le titre polonais du film (Corpus Christi) -, Damien va rejoindre la prison avec une scène finale tout à fait stupéfiante.
Ce film très spectaculaire nous interpelle sur la possibilité ou non d’être racheté de ses fautes – ici un crime dont on ne connaît pas la nature exacte et un terrible accident de voiture – et sur la limite entre une foi « dogmatique » et une attitude empathique et proche des gens. A noter au passage que le cinéaste égratigne le rapport de force entre le politique (le maire du village qui est le propriétaire de la menuiserie) et le religieux (cf. le dialogue dans la voiture et ensuite la bénédiction de l’annexe de la menuiserie).
Bref un film tiré en parti d’un fait divers réel, élu meilleur film européen et ayant concouru pour les Oscars, est stupéfiant et on en sort réellement « vidé ». A souligner la performance de l’acteur - Bartosz Bielenia – dont la qualité de l’expression tant verbale que gestuelle est sidérante avec une oscillation permanente entre un désir de rédemption et un désir de pouvoir (cf. la dernière scène).
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