Gagarine
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Frederic P.
Frederic P.

7 abonnés 23 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 13 juillet 2021
Magnifique film , passionnant, poétique , touchant , romantique, d'un grand humanisme !les deux pieds dans le réalisme social et malgré tout extrêmement romanesque et du e très belle poésie et d'un lyrisme bouleversant ! Les acteurs sont géniaux, la photographie magnifique... que deviennent nos vies quand les lieux de ces moments de vie disparaissent ...qu'en reste t il ...peut on accepter de voir détruire les lieux où l'on a grandit ... même si ceux ci étaient loin d'être des palaces ... d'où vient cet attachement... un film magnifique, passionnant, bouleversant , original , une véritable œuvre d'art ... qui transforme le réel en art , en œuvre d'art ...
SebLefr3nch
SebLefr3nch

220 abonnés 691 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2021
Un premier film réussi très poétique qui montre l'arrivée de nouveaux réalisateurs à suivre. En utilisant le symbole de la cité Gagarine avant sa démolition, les réalisateurs arrivent a nous faire entrer dans l'intimité de ses habitants, tous différents les uns des autres. Comme la cité, le personnage principal est abonné par sa mère et doit se débrouiller seul pour rester debout. L'histoire est prenante et ne nous laisse pas indifférents.
mattdvl
mattdvl

30 abonnés 49 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juillet 2021
Film plein de promesses qui ne sont qu'à moitié tenues, la faute à un casting inégal, notamment un acteur principal sans relief, et à des dialogues assez plats qui ne donnent pas sa pleine puissance à l'histoire. Dommage.
Isabel I.
Isabel I.

50 abonnés 317 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 juillet 2021
Gagarine sonne comme une épopée, la réalisation de l'ambition  d'une nation, du monde .
Gagarine,nom d'une cité  de banlieue .
Humanité, solidarité, connivence et on a tellement envie d'y croire !
Solitude,  abandon mais aussi de belles  rencontres avec de belles personnes.
Et surtout l'idée d'aller au bout, tout au bout de ses rêves. Réaliser sa vision de la vie ...
Un film qui permet de se dire "je sais pourquoi j'aime le cinéma " un film qui va raisonner encore longtemps.
Les acteurs, les occasionnels ceux du quartier et  les professionnels donnent à l'histoire toute sa force . Vraiment je conseille.
Christophe
Christophe

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 7 juillet 2021
Quelle délicatesse, quelle poésie, quelle beauté du quotidien
Gagarine est un ravissement de fantaisie, d'imagination. Quel film !
Vincent Garcia
Vincent Garcia

3 abonnés 48 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 juillet 2021
Un bien joli film poétique et globalement feel good. Il frustre légèrement de ne pas épouser suffisamment son génial concept plus tôt et patauge un peu pendant 45 min.
lhomme-grenouille

3 616 abonnés 3 170 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 juillet 2021
Celles et ceux qui me suivent le savent : chez moi le mot « artifice » n’est pas un gros mot. Bien au contraire.
L’artifice est l’outil principal de l’artiste.
C’est même – étymologiquement parlant – le cœur de l’activité artistique.
"Artificium" c’est l’habilité. Le talent. La maîtrise.
Habilité à signifier quelque-chose à travers l’objet.
Talent pouvant aller jusqu’à faire oublier la nature artificielle dudit objet.
Le cinéma du réel – le cinéma du vrai – est un leurre.
Dans un art – et notamment dans le septième – seul compte la capacité de l’auteur à nous faire oublier le temps d’un film qu’on est assis dans une salle obscure à regarder des images projetées.
Qu’on soit dans du cinéma naturaliste ou fantastique, un artifice est réussi sitôt on l’oublie.
Et si je prends la peine de préciser tout cela en préambule de ma critique, c’est bien évidemment parce qu’il sera question de cela dans l’approche que j’ai eue de ce « Gagarine ».

Car « Gagarine » c’est avant tout un regard qu’on cherche à porter sur un lieu.
Un projet urbain. Un espace de vie. Une utopie…
…Mais aussi une époque révolue qui s’efface.
Or, à partir d’un tel sujet, si ce film avait voulu suivre les habitudes du cinéma hexagonal, il se serait sûrement engouffré soit dans du cinéma naturaliste à la Kechiche, soit dans du fantasme anxiogène à la Audiard.
Seulement voilà – premier bon point pour le duo Fanny Liétard / Jérémy Trouilh – le pari adopté ici est totalement différent.

Les premières minutes sont d’ailleurs assez éloquentes de ce point de vue.
Des images d’archives du passage de Youri Gagarine à Ivry en 1963, le film transite tout de suite sur les lignes surréalistes qu’il reste dans le paysage urbain de cette autre époque.
Le montage est habile tant l’enchainement des plans et l’habillage sonore cherchent en permanence à faire transpirer du lieu l’état d’esprit qui l’habitait à ses origines.
L’apparition du soleil derrière un monolithe de béton donne au projet urbain une allure kubrickienne.
L’écoute des communications du cosmonaute sur fond d’antennes paraboliques sur les toits rappelle comment cette cité a pu être perçue à ses origines comme l’incarnation d’un progrès tangible pour le monde ouvrier.
Et puis surtout, observer les premiers pas du personnage principal dans un couloir teinté de rouge, au ralenti, en plan totalement débullé, donne à ce lieu de vie un aspect totalement futuriste – un futur révolu – qui tranche avec le regard qu’on pourrait traditionnellement porter sur ce genre d’endroit.
Dès le départ donc, « Gagarine » se pose comme un pur concentré d’artifices visuels et sonores, mais des artifices qui participent à accomplir ce qu’il y a de plus intéressant et de plus noble au cinéma : offrir un regard nouveau sur l’objet qu’on entend filmer.
…Autant dire que – sur ses débuts – ce film a su me brosser dans le sens du poil.

Et pourtant, quand bien même s’engageait-il de la plus encourageante des manières que « Gagarine » n’a pas su tenir sa ligne.
A se demander d’ailleurs si les deux d’auteurs avait une ligne bien claire sur ce long-métrage
Partis au départ pour réaliser un documentaire, le duo a fini par bifurquer sur un projet de fiction, d’où peut-être ce résultat un brin bâtard qui ne sait pas trop sur quel pied danser.
Parce qu’après cette introduction qui questionnait le projet grâce un habile jeu de montage, voilà que le film bascule tantôt dans la fiction « ladjiliesque », tantôt dans le naturalisme kéchichien, pour parfois revenir vers une forme d’onirisme qui n’est pas sans rappeler l’ « Asphalte » de Samuel Benchetrit.
Le souci c’est que non seulement tous ces aspects peinent à faire corps entre eux, mais surtout – et c’est le vrai problème – c’est qu’à part l’introduction, aucun de ces éléments ne parvient à fonctionner à lui seul et pour lui-même.
…Et c’est là que revient à la figure de ce film – et douloureusement – la question de l’artifice.

Car comme je le disais plus haut : l’artifice fonctionne sitôt nous fait-il oublier que nous sommes en train de regarder un film.
Or, me concernant, sur de trop nombreux aspects « Gagarine » a peiné à convaincre.
Et plus que les lieux, ce sont surtout les gens qui chez moi ont fait toc.

Un gamin dont les parents sont arrivés d’Afrique au début des années 2000 et qui décident d’appeler leur fils Youri en référence à la cité dans laquelle ils ont débarqués ? …Toc.
Un gamin abandonné par sa mère mais qui peut vivre seul à la maison – chez lui – avec un super télescope qui vaut plusieurs milliers d’euros ? …Toc.
Un gamin qu’on ne voit jamais aller à l’école mais qui dispose des compétences techniques d’un ouvrier qualifié titulaire d’un BTS d’électronique ? …Toc.
Un gamin qui est teeeeeellement attaché à sa cité qu’il fait tout pour la retaper afin qu’elle ne soit pas détruite ? …Toc.
(Je peux encore entendre qu’un vieux qui ait emménagé dans sa cité dans les années 60 ou 70 soit attaché à sa cité. Mais pas un gosse d’aujourd’hui.)
Le jeune petit bobo qui essaye de jouer les dealers de pied d’immeuble ? …Toc.

…Et puis s’ajoutent à cela toutes ces kéchicheries qui nous rappellent l’origine sociale des deux auteurs.
Quand la vieille mamie raconte son arrivée à Gagarine, il faut qu’elle se mette à chanter.
Quand la gamine rom se met à négocier avec le ferrailleur rom, il faut qu’ils se mettent eux aussi à chanter. (Véridique.)
Quand des mamas du quartier se réunissent c’est pour faire une séance de yoga-karaté en dansant et en riant…
Tout ça a des allures de carte postale pittoresque pour bobos de centre-ville en mal de safari en pleine Prolétarie.
C’est certes plus maladroit que blâmable en soi certes, mais le résultat est là.
Les kéchicheries, chez moi, c’est du toc au carré.

Et franchement c’est dommage…
…C’est dommage parce que je trouve que ce film était pétri de bonnes intentions : ça c’était manifeste.
Il y a d’ailleurs de temps en temps de bonnes idées qui surnagent à droite et à gauche.
spoiler: Je pense notamment à ce plan juste avant l’explosion de la cité, où on a l’impression que cette dernière est en train de décoller comme une fusée. C’est LE plan du film. Une idée géniale. Totalement en lien avec ce qui avait été amorcé au début.

De même, cette promesse de début de film à vouloir questionner le lieu sous tout un ensemble de facettes était des plus louables. L’intention était la bonne.
spoiler: D’ailleurs, conclure le film sur les véritables images de la démolition de la cité, accompagnées de témoignages d’habitants – raccrochent habilement les wagons.

Dommage seulement que tout ça se fasse un peu tard.
Mais au bout du compte, le sentiment qui a persisté me concernant ça a été - encore et toujours – cette terrible impression d’artifice factice.
J’ai vu des acteurs.
J’ai lu un scénario.
J’ai perçu une intention.
Mais à part durant l’intro je n’ai jamais été dans le film.

C’est terrible à dire, mais faire du bon cinéma – même avec les meilleures intentions du monde – ça ne s’improvise pas.
Bien traiter un sujet au cinéma – l’air de rien – ça nécessite à la fois de connaître l’art mais aussi et surtout de connaître le sujet.
Et je pense que c’est tout ce qui sépare un film généreux mais factice comme « Gagarine » d’un film généreux ET maitrisé comme pouvait l’être par exemple les « Misérables » de Ladji Li.
Car quand Ladji Li parle des cités, lui, il les connait. Il y a vécu.
Et même si j’estime qu’il est toujours possible de parler d’un sujet qu’on n’a pas connu dans sa chair – et au fond le succès de « la Haine » du fils-à-papa-réalisateur Mathieu Kassovitz le démontre très bien – je considère néanmoins que, dans des cas comme celui-ci, il faut savoir se rappeler d’où on parle et savoir faire preuve de modestie.
Car pour avoir lu quelques interviews de Fanny Liétard et Jérémy Trouilh, j’ai vraiment l’impression que tous deux sont venus avec leur bagage de représentations en tête ; cherchant d’ailleurs tellement à les fuir qu’ils ont fini par reproduire un négatif tout aussi ridicule et stéréotypé ; preuve s’il en est qu’ils sont restés finalement prisonniers d’une approche trop superficielle du sujet.

Alors certes, je ne retirerais pas à ce « Gagarine » le mérite d’avoir voulu explorer un espace qui lui était jusqu’alors inconnu, mais force m’est malgré tout de constater qu’avant lui d’autres s’y sont déjà risqués et ont su d’ailleurs accomplir cet exploit avec bien plus de maitrise et d’habilité.
Rien d’exceptionnel donc pour ma part.
Juste la triste confirmation que, pour espérer nous emmener dans les étoiles, le cinéma a besoin de bien plus que de quelques artifices…
…Surtout si ceux-ci se révèlent en fin de compte si factices.
Bourige
Bourige

6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 juillet 2021
Un premier film poétique et sensible. De jeunes acteurs magnifiques, une cité filmée telle qu'elle apparaît comme un corps humain et vivant. Une autre façon de montrer la banlieue, belle et pleine d'espoir sans pour autant être naïve, magnifiée par une photo et une musique de haut niveau.
elloodd
elloodd

5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2021
Un décollage onirique en rempart à la mélancolie de la fin d'une histoire de vivre ensemble.
De très beaux personnages individuels qui prennent leur sens dans le collectif de la cité.
Une histoire poignante qui parle aussi de la considération envers les "banlieues"
Cinephille
Cinephille

174 abonnés 634 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 2 juillet 2021
Désolée je n’ai pas fait partie des gens qui ont pleuré à chaudes larmes devant Gagarine. Autant la première partie avec la vie de la cité est touchante et intéressante. Autant la seconde manque totalement de consistance. Que ce soit les videos ds Claudie Haigneré ou les séquences vaguement psychédéliques mon désintérêt ne faisait que grandir et l’ennui s’installer. Il n’y a plus vraiment de scenario juste des moments. De plus je trouve le fait que les deux acteurs principaux (Alseni Bathily et Lina Khoudry) soient si beaux est un handicap du film car on a l’impression que ces deux jeunes ne cadrent pas avec les autres et avec le contexte.
Hélène D.
Hélène D.

37 abonnés 100 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 juillet 2021
Un film entre rêve et réalité. Excellente idée de fusionner le nom du personnage et de sa cité. Le jeune acteur principal est excellent. Un film en dehors des clichés qu’on voit toujours dans certains journaux télévisés. Belle surprise.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 1 juillet 2021
Quel génie d'avoir choisi de raconter cette histoire avec autant de poésie, et quel poésie... Celle du quotidien, celle du monde magnifié par les yeux d'un rêveur, celle qui fait merveilleux et extraordinaire la moindre chose qui nous entoure. Quelle beauté. Cette citée qui se transforme en vaisseaux spatiale a chaque regard, et dont le moindre son, le moindre recoin devient une évocation de cette vie dans l'espace.
C'était vraiment une expérience complète : un visuel soigné et travaillé, donnant a voir la beauté en tout, un travail du son vibrant et enveloppant, mention spéciale au montage, dans le rythme juste, dans la beauté de l'association des images...
Sans mentir, j'en suis rester sans voix un long moment, vraiment touché parce que je venais de voir, cueilli dès les premières minutes du film. Cueilli parce que très surpris de la façon dont ce sujet à, pour une fois, était traité et de la force qu'il prenait pour la première fois à mes yeux, grâce à cette poésie sincère et touchante.
Alors un grand bravo aux réalisateurs, et à toute l'équipe du film bien sûr... Je ressort rarement aussi touché du cinéma, rarement aussi ému par un film. L'enfant que je suis aime être émerveillé ; j'aime le merveilleux, et je l'aime aussi dans notre monde, dur, amère, car - et vous l'avez montré avec brillot - il se cache partout, dans chaque recoin... Dans le scintillement des Étoiles, mais aussi dans dans une cage d'escalier, dans le murmure qui traverse les conduites d'aérations, dans chaque choses qui nous entoure et que nous ne prenons même plus le temps de regarder, de voir. Et ce soir, émerveillé, je l'ai été plus que de raison, jusque dans mon sein, et comme ca fait du bien...
Mélany T
Mélany T

43 abonnés 799 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juin 2021
De bonnes intentions, de l'originalité et une envie de mêler poésie et social honorable. Mais il y a un problème de scénario (on dirait un court étendu en long), de construction des personnages et de montage. Dommage.
Yves G.

1 845 abonnés 4 020 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juin 2021
Youri, seize ans, a grandi dans la cité Gagarine, à Ivry-sur-Seine, une barre HLM inaugurée en grande pompe en 1963 en présence du célèbre cosmonaute soviétique. Elle a, hélas, au fil des ans, connu la lente déchéance des immenses barres d'immeubles des Trente Glorieuses. Son évacuation, le relogement de ses occupants, sa destruction sont devenus inéluctables. Mais Youri, ingénieux Géo Trouvetou qui rêve depuis toujours de devenir cosmonaute, entre en résistance. Avec la complicité de Diana, une jeune Rom qui lui fournit les matériaux dont il a besoin, de Houssam, son voisin et ami, et de Dan, un petit dealer, il transforme son appartement en capsule spatiale auto-suffisante.

Pour leur premier long-métrage, Fanny Liatard et Jeremy Trouilh ont planté leur caméra dans la "ceinture rouge" parisienne. Ils y ont filmé la destruction d'un grand ensemble. Ils auraient pu en faire un documentaire. Leur film en porte la trace depuis ses toutes premières images - qui montrent Youri Gagarine à Ivry-sur-Seine inaugurant la cité qui porte son nom - aux toutes dernières - où on entend en voix off le témoignage de quelques habitants. Ils auraient pu aussi en faire un film marqué au sceau du réalisme social, comme on en a tant vus pour raconter la banlieue depuis "La Haine" jusqu'aux "Misérables" en passant par "L'Esquive", "Bande de filles" ou "Divines".

Le parti qu'ils ont choisi est radicalement différent et sacrément culotté. "Gagarine" s'inscrit dans le registre du réalisme magique voire de la pure poésie sinon de la science-fiction. Il accompagne Youri dans son délire jusqu'au-boutiste. Les critiques qui ont accueilli ce conte fantastique, sélectionné en compétition officielle à Cannes en 2020, sont laudatives. Elles saluent ce parti pris original, aux antipodes de la façon désormais bien conventionnelle de filmer les banlieues et leur anomie. Elles vantent sa douceur, sa beauté plastique, son inventivité, son onirisme.

Sans rien dénier de ses qualités, je suis hélas passé à côté de ce beau film. Si j'ai été touché par le jeu de la formidable Lyna Khoudri, la révélation de "Papicha", j'ai trouvé bien pataud Alséni Bathily, le héros, et sous-employé le pourtant excellent Finnegan Oldfield dans un rôle de petite frappe. Je ne disconviens pas que le film soit poétique et doux. Mais j'ai trouvé que sa métaphore était filée avec trop de systématisme pour ne pas tourner au pur concept : filmer la destruction de la cité Gagarine comme le décollage d'une fusée spatiale. Un concept qui m'est apparu aussi artificiel que stérile.
Laurent C.
Laurent C.

294 abonnés 1 133 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 30 juin 2021
On aurait presque oublié que le célèbre nom d'une cité parisienne vouée à la destruction est celui d'un astronaute. Le pari de ce film éminemment original et inventif est de proposer un conte qui allie la question des banlieues à celle de l'onirisme. Pour une fois, les jeunes ne sont pas présentés dans les stigmates qu'on leur connaît et les réalisateurs donnent la part belle aux communautés Rom. Le jeune héros principal est un garçon un peu abandonné, formidablement intelligent, qui est déterminé à restaurer son HLM et lui éviter la disparition. Il engage un combat touchant qui emprunte à ses talents d'ingénieur en herbe, à ses capacités à la rêverie et à sa sensibilité. Le film parle d'amitié, d'amour, d'attachement au territoire.

Mais tout cela ne suffit pas. Le manque de moyens cinématographiques arrête un peu le projet des cinéastes. Deux CRS ne suffisent pas à faire croire à une révolte qui se prépare. Trois ouvriers qui sécurisent un chantier immense semblent bien ridicule. Même l'engin fantasmagorique que le héros s'invente paraît bien pauvre et désuet. Finalement, si les idées sont bonnes, on s'ennuie dans ce conte moderne qui ne convainc pas vraiment.
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