Conte d'hiver
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Angela Ki La
Angela Ki La

65 abonnés 586 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 15 novembre 2011
Dire que j’ai préféré la saison précédente serait un euphémisme. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut passer d’un chef-d’œuvre de légèreté à ce truc lourd, triste et sans imagination. C’est vrai, cela se déroule en hiver, mais ce n’est pas une raison pour avoir une image aussi laide, (j’espère vraiment que c’est moi qui suis tombé sur une mauvaise édition vidéo, parce que là c’est franchement pas possible). Et cette fille complètement conne et qui nous sort du Pascal, qui n’a rien à faire là, où qui pleure soudain devant du Shakespeare, le contraste tout bonnement pas crédible. Et cette histoire qui devrait tenir par les personnages tellement l'histoire elle est banale, mais ils ne tiennent pas la route eux non plus, trop clichés, et trop de dialogues pour ne rien dire. Rohmer se fait rattraper par ses vieux démons, c’est trop intello pour marcher réellement dans une fiction filmée, ça aurait mieux fait de rester à l’état de script, ou de scénar à développer. Cela ressemble assez aux téléfilms à deux euros qui passent sur les chaînes publiques, il n’y a pas de supplément d’âme. Film ennuyeux et glacé à éviter.
Schwann
Schwann

19 abonnés 261 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 janvier 2012
Rohmer est génial, c'est un fait. "Conte d'hiver" n'est pas parfait et c'est loin d'être son meilleur film, mais il reste remarquable et fait du bien. Les dialogues se suivent sans en perdre une miette, ils nous emportent, nous laissent avec nos propres interrogations, pour finalement nous donner des ouvertures ou des révélations, surprenantes pour certaines. Le contraste entre une réalisation simple et des sentiments amoureux compliqués voire égoïstes est formidable. La fin laisse pantois, et de manière étonnante un peu déçu peut-être - c'est un conte ! - mais néanmoins heureux.
cinono1

365 abonnés 2 276 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 avril 2024
Comme il est écrit sur ce site, meme s'il filme les élans du coeurs, en utilisant des dialogues soutenus, Eric Rohmer a certainement capté ,plus que tout autre, quelque chose de la France des années 1950 a 2000. Pas de manière naturaliste, les gens ne parlent pas comme ca dans la vie ,mais en captant quelque chose des moeurs et en prenant soin de les encadrer des lieux, des metiers de gens de la classe moyenne. Si c'est la raison qui fait l'homme, ce sont les sentiments qui le conduisent.Chez Rohmer, les personnages expriment leurs émotions. Ici ,on suit une jeune femme partagée entre trois hommes, un qu'elle a idéalisé et qu'elle a laissé partir, et deux autres. auquel il manque quelque chose a ses yeux. Un conte d'hiver a parfois des allures de conte de fées, il suggère de croire en son destin, et il faut reconnaître que le final offre réjouissement. Rohmer, ce romantique.
maxime ...

308 abonnés 2 069 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 mars 2023
Le second volume des Contes de saison commence par une romance au bord de l'eau, tout en musique, dont les paysages me semble d'emblée, très familier, mais peu importe si je les ai déjà vues de près, ce qui compte, c'est bien le délice de l'enivrement de cette parenthèse qui s'achemine, par une bourde lourde de sens et de conséquences ...

On retrouve par la suite Félicie, son personnage titre, dans un autre décors, loin de la plage, des tenues légères ( lorsqu'il y'en a ). Ici, une écharpe entoure le cou de cette jeune femme qui aspire à revivre l'amour, qu'elle sait perdu, mais dont aucun barrage n'a de moyen d'entrave sur ses désirs, ses besoins, sur ses fuites, comme dans son repli !

Comme toujours chez Rohmer, enfin dans ce que j'ai pu en voir, il est question de fulgurances, dans la conversation, au travers de l'échange, soit profond, ou à contrario plus léger, l'agitation est en tout cas une solide amie, un repère assez joyeux également. Ce Conte d'Hiver n'échappe pas à ses aventures, à ses péripéties entre rêve et réalité, dans l'idée, comme dans sa concrétisation, ou non ... D'ailleurs il y'a, une petite vacherie dans le rapport très personnel qui se niche dans les confessions de nos personnages, chez tous d'ailleurs. Il y'a, par ce biais, beaucoup d'humour et de dérision franchement bienvenue.

La spiritualité et la foi succède à la philosophie dans ce second volet, une proximité entre les deux " croyances " coopte néanmoins. La tranche de vie mise en situation, en relief, en dit souvent long sur le moment présent comme sur la projection, j'avoue qu'a ce titre-ci, j'ai moins adhéré avec ce long métrage. A l'instar de Félicie, je ne suis pas fâché avec, juste moins porté sur le sujet. Quoique la philo et moi ( rires !! ).

J'ai par contre été très intéressé par cette forme d'instabilité émotionnelle chez cette jeune femme qui tout en spontanéité se détourne des inconvénients, et gagne à tendre vers des pulsions qu'elle estime être ce qu'il lui faut. Ce qui passe pour des caprices est au contraire un lâché prise complet, sans hypocrisie elle abonde vers ses envies, pour fuir la raison et embrassé sa passion. " - J'ai des réactions de petites filles ! ", dit-elle. Elle conserve de cela une fougue et une jovialité qui contamine, son spectateur tout du moins.

Un portrait sans emphase, au contraire, beau et proche d'un caractère, un jolie sourire qui par-dessus le marché achève de prendre fait et cause pour cette dernière.
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 834 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2021
Une fois habitué au jeu naturaliste des acteurs, on peut se laisser porter par cet apologue sur la foi qui confère à l'amour une dimension mystique et polysémique, ainsi que la scène shakespearienne l'illustre. Portée par des dialogues habiles, l'intrigue se résume aux atermoiements sentimentaux d'une femme éprise d'un souvenir empli de promesses de bonheur et impose donc un rythme lancinant. La mise en images de l'hibernation de ce sentiment, en sommeil mais non éteint...
Bertie Quincampoix
Bertie Quincampoix

142 abonnés 2 053 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 7 mars 2021
Deuxième film du Cycle des contes des quatre saisons d’Éric Rohmer, ce long-métrage sorti en 1992 nous embarque dans la vie tourmentée de Félicie, jeune mère célibataire qui ne se résout pas à se mettre en couple avec l’un de ses deux amants, hantée par le souvenir de son premier amour, Charles, qui lui a laissé une fille de 5 ans. Évoquant le Conte d’hiver de Shakespeare, ce film au ton très contemporain est une superbe réflexion sur l’amour pur, la vie de couple et les concessions auxquelles on doit parfois consentir – ou non – pour atteindre l’état de plénitude amoureuse. Un très beau témoignage sur les paysages urbains de la France du début des années 90.
inspecteur morvandieu
inspecteur morvandieu

92 abonnés 4 231 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 6 juin 2024
"Conte d'hiver" envisage, sous l'angle du conte de fées, l'existence du grand amour, celui dont chacun rêve et imagine, et que l'héroine, patiente et convaincue, finira par rencontrer, on n'en doute pas.
Commencé sous les auspices lumineux et sensuels (une femme nue dans un film de Rohmer!) d'une idylle de vacances, spoiler: le film se dénoue, des années et un enfant plus tard, dans des retrouvailles hasardeuses et optimistes.

Entre ces deux époques, ce ne sont qu'indécisions et revirements de la part de Félicie, incapable d'aimer tout à fait les deux deux amants qu'elle se partage, Loïc l'intellectuel, et Maxence le bourgeois tranquille. Le temps est alors à la grisaille et aux discours invariablement abordés par Rohmer sur les degrés de l'amour, ses choix et ses conjonctures. Comme beaucoup d'héroines rohmériennes, Félicie croit savoir ce qu'elle veut, en l'occurence l'homme de sa vie, ne transige pas sur les principes, mais ses actes sont alors souvent incohérents, voire irresponsables.
Le film de Rohmer n'est pas aussi agréablement fantaisiste, saison oblige, que d'autres oeuvres. Peut-être aussi parce que la jeune femme qu'est Félicie n'est pas aussi attachante que d'autres; ou que la très mince intrigue du film, peut-être trop long, confine parfois au bavardage.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 13 janvier 2023
C'est du Rhomer, donc un film qui dérange les codes du cinéma et qui se rapproche des codes du théâtre. D'ailleurs on assiste à une scène de Shakespeare, c'est-à-dire le film dans le film ou en l'occurrence la pièce de théâtre dans la pièce de théâtre. Un tour de force pour mettre en évidence la folie du personnage qui est restée accroché à un espoir amoureux fondé sur une saison estivale et un échange d'adresse erroné. Un enfant naît de cette union furtive et fonde l'histoire d'amour fantasmé. Mais comme il s'agit de Rhomer qui base souvent ses récits sur des hasards, ici la fin est plutôt heureuse. Ce quatrième mouvement des contes des quatre saisons finalise cette mini série à voir indépendamment. Je n'ai pas trouvé de lien entre chaque mouvement, les personnages ne sont pas les mêmes, les lieux ne sont pas les mêmes, etc.
TTNOUGAT

701 abonnés 2 530 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 10 octobre 2010
Loin de moi l'idée de critiquer l'oeuvre de Rohmer ,c'est sans doute ce qui restera de mieux comme témoignages d'une certaine société française des années 1950-2000. Mais sur ce forum,il est question aussi de donner ses goûts et il n'est pas toujours facile de voir les personnages de Rohmer à travers l'image qu'il en donne .Aussi il faut excuser ma sévérité sur l'héroïne que je trouve absolument détestable. C'est une vraie catastrophe , à fuir absolument,d'un égoïsme ravageur elle prend tout ce qu'elle peut sans rien offrir aux hommes qu'elle ne voit que lorsque elle a besoin d'eux. De plus, je la trouve peu plausible,coiffeuse ne donnant aucune importance à son métier ,inculte et fier de l'être ,elle accumule les questions et ne comprends jamais rien aux réponses que lui donne sa maman et deux messieurs.C'est l'anti-héroïne par excellence portant tous les défauts qu'une seule femme ne peut avoir en totalité. De plus ces problèmes quotidiens ,je les connais par coeur et je ne vais pas au cinéma pour cela. Dotée d'une idée fixe illusoire,il faudra vraiment un conte et le talent du cinéaste pour que je sorte de la salle des larmes aux yeux. Le début du film est un superbe roman photo muet mais ce qui suit est indigeste au possible jusqu'au moment où arrive la pièce de Shakespeare .Là, touchée par une sorte de grâce venant de son passé,elle va acquérir un peu de douceur aidé en cela par un homme absolument merveilleux. Pour moi le film bascule alors et le cinéma reprend ses droits, mais une fois de plus, c'est un homme qui la sauvera car ''conne à lier'' c'est elle qui l'avait dit,elle fuyait encore à cause cette fois de la jalousie,défaut que Rohmer lui avait épargné jusque là. La petite fille privée d'Amour en trouvera pourtant pour verser quelques larmes... Le cinéma de Rohmer étant ce qu'il est,je préfère dans ces conditions passer deux heures avec Camus ou Comte-Sponville et regarder du pur cinéma comme « Une chambre en ville » par exemple. Bien entendu  « les contes d'hiver restent un beau film » mais j'aime mieux Rohmer ailleurs dans ses courts métrages (Nadja à Paris)ou dans quatre aventures de Reinette et Mirabelle.
Patjob
Patjob

43 abonnés 755 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 décembre 2020
Quelle peut être la vie sentimentale de Félicie après l'amour de vacances idyllique vécu avec Charles ? C'est autour de cette incertitude que Rohmer nous raconte ses relations et ses hésitations. Ce faisant il montre ou évoque différentes formes et différentes intensités d'amour. Et aborde de nombreuses questions philosophiques : N'est-il pas préférable (quand une conviction s'impose) de ne pas avoir le choix ? Y-a-t-il une âme personnelle qui nous survit et qui préexistait ? Quel est le pouvoir de la foi, en Dieu ou dans la vie ? Posées ainsi, ces questions apparaissent démesurément ambitieuses. Mais Rohmer se moque des discours pédants autosatisfaits (la séquence caricaturale du diner avec les amis de Loïc), peut-être aussi d'ailleurs de quelque film précédent, et il va nous faire "ressentir" ces questions, comme Félicie ressent les choses plus qu'elle n'est capable d'en discourir. Le film respire l'intelligence, et non l'intellectualisme. Les dialogues sont ciselés et pertinents, avec quelques savoureux traits d'humour, les personnages sont d'une véracité frappante (y compris, voire surtout, la petite Elise) bien que nous soyons dans un conte, le rythme et la construction parfaits. L'idée de la pièce de théâtre (Le conte d'hiver) dans le film, métaphore de ce se passera dans le film lui-même, est superbe. Un véritable bijou du cinéma intimiste.
Jean-françois Passé
Jean-françois Passé

137 abonnés 231 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 juin 2013
e et fini en Bretagne , en apparence , avec un intermède de recherche, d'errance , d'hésitations amoureuses en région parisienne , le tout orchestré de main de maître par l 'intelligence et la finesse de Rohmer . Un pur régal d'authenticité et de merveilleux à la fois .
stans007
stans007

36 abonnés 1 462 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 janvier 2023
Peut-être le meilleur du Cycle des quatre saisons avec une visite touristique de Nevers, la pointe habituelle de philosophie sur la réincarnation de l’âme, un court moment d’émotion avec l’extrait de l’œuvre éponyme de Shakespeare, le jeu bluffant de vérité d’une fillette de quatre ans, et une intrigue qui tient la route jusqu’à l’improbable final… mais n’oublions pas qu’il s’agit d’ un conte !!
Yasujirô Rilke
Yasujirô Rilke

272 abonnés 1 059 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 novembre 2006
Eric Rohmer change de voie. Dans ce "Conte d'hiver" (France, 1991), les acteurs jouent plus qu'il ne récitent ( jusqu'ici le cinéaste avait mis un point d'honneur a faire réciter ses acteurs non-professionel plus qu'à les faire jouer ). Ainsi donc le film demeure plus consistant, plus abordable mais aussi et surtout plus crédible. Le cinéaste dirige ses acteurs avec précision, on remarque cependant encore les contraintes auxquels Rohmer soumet ses acteurs. Rohmer est-il un despote du contrôle ou simplement un innovateur un peu bateau ? En tout cas, le film se regarde avec facilité, avec plaisir même. Si le personnage joué par Charlotte Véry, indécis par essence, agasse, c'est que l'histoire fonctionne. Son personnage est donc déchiré entre trois amours dont l'un commencé fougueusement n'est devenu que platonique. Ce changement est d'ailleurs illustré par un montage maitrisé qui dynamise le film (ouf!). Bref, "Conte d'hiver" (France, 1991) d'Eric Rohmer est une oeuvre sur l'amour et sur ce qu'on sait de ses propres amours. Théme intéressant adapté scénaristiquement de façon original. Scénaristiquement ais-je dis. Car en effet, nul recherche plastique ou même visuel dans "Conte d'hiver". Rohmer se contente de filmer avec justesse mais sans le moindre effort de suggestion. En conclusion, "Conte d'hiver" est peut-être l'un des meilleurs Contes des quatres saisons cependant la réalisation n'en demeure pas moins quasi-nulle.
BlindTheseus

347 abonnés 2 566 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 24 mars 2008
Malgré quelques ambiguités, une belle démonstration ( et de toute façon typiquement française ) que lorsque « la jeunesse » ne répond pas, le pire est à craindre...
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 1 juillet 2010
Moralité : écouter ses sentiments, quitte à vivre dans l'espoir, mais aucun cas les refuser, ou accepter la situation réelle.
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