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Typi35
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4,5
Publiée le 25 juillet 2014
Je m'étais arrêté sur "Rayon Vert" et "le Genou de Claire" chez Rohmer et avait du mal à lancer un nouveau Rohmer, CONTE D'HIVER ne m'a pas fait regretter mon choix. Un genre de personnage comme on n'en voit pas dans le cinéma, qui à elle seule en vaut la peine.
Deuxième film de la série "Contes des quatre saisons". Etude hivernale pleine d’esprit sur les espoirs que l’on croit inutiles et les amours perdus. Brillant. C’est en visionnant Conte d’hiver de Shakespeare que Rhomer a eu l’idée de faire la série des contes.
Deuxième film de la série "Contes des quatre saisons" Rohmer filme comme à son habitude à l'économie simplement sans suggestion visuelles . Félicie semble hésiter entre Loïc, l'intello chrétien, et Maxence, le coiffeur mais ne peut se résoudre à oublier Charles un amour de vacances perdu de vue mais avec qui elle a eu une fille qui a maintenant 5 ans . Tout semble hésitation au cours du film , elle attends le miracle qui arrivera puisque Félicie retrouve Charles par hasard . Tout çà est bien beau mais l'ensemble reste assez mal joué par les acteurs et ressemble plus à un téléfilm qu'à un grand Rohmer.
e et fini en Bretagne , en apparence , avec un intermède de recherche, d'errance , d'hésitations amoureuses en région parisienne , le tout orchestré de main de maître par l 'intelligence et la finesse de Rohmer . Un pur régal d'authenticité et de merveilleux à la fois .
La même continuité dans les contes des 4 saisons. Toujours aussi bien mis en scène avec simplicité et légèreté ne cachant en rien l'aspect tragique des grandes indécisions. Le tout arrive à toucher doucement le spectateur, la grande force de Rohmer.
Cela fait fort longtemps que je n'avais pas été déçu par Rohmer, et pourtant là ce fut le cas. Si j'adore le début, cette romance passionnelle dont on voit quelques bribes, sans dialogue c'est franchement beau, et puis on comprend la bourde du personnage principal, pas foutu de savoir donner son adresse correctement. Si j'apprécie le film pour ses dialogues, les situations, les personnages, les idées développées, ça ne m'a pas forcément touché, bien que la fin soit assez belle, ça n'a pas la saveur de Conte d'été (par exemple pour rester dans les contes des quatre saisons). En fait le marivaudage m'a semblé moins beau, moins émouvant, moins intéressant que dans d'autres films du réalisateur et je le déplore fortement. Après le film possède aussi quelques lenteurs, par exemple la scène au théâtre, je trouve qu'elle casse trop le rythme du film, même si elle reste intéressante (et ça me donne envie de m'intéresser à cette pièce), ça fait trop césure dans le film. Après on a des thèmes Rohmériens classiques : la fille qui ne sait pas ce qu'elle veut, mais attention nouveauté cette fois : c'est en hiver. Je ne sais pas pourquoi, mais j'avais un peu peur de ce film avant de le voir parce que justement je trouve que Rohmer excelle dans l'été, dans le thème des vacances frivoles qui ne finissent que trop vite, et je l'adore pour ça. Là je ne sais pas, il n'y a pas cette liberté liée à la saison chaude, et ça m'a manqué, aussi on sentait très peu que les personnages sont en pleines vacances de Noël, c'est dit plusieurs fois, mais ça me semble un peu artificiel comme "décor", enfin je n'y ai pas forcément cru. Bref c'est un film tout à fait correct, que j'apprécie, mais je n'ai pas été subjugué comme j'aurai aimé/adoré l'être. Mais cette déception ne m'empêchera pas de regarder les deux autres contes que je n'ai toujours pas vu, mais j'en attendais un peu plus sur ce thème de l'amour perdu, mais comme récemment en voyant Before Sunrise/Sunset, je n'ai pas senti le thème comme il aurait dû se faire sentir, voir comme Rohmer l'avait déjà fait sentir dans d'autres de ses films. Tant pis. Mais film très agréable tout de même.
Rohmer est génial, c'est un fait. "Conte d'hiver" n'est pas parfait et c'est loin d'être son meilleur film, mais il reste remarquable et fait du bien. Les dialogues se suivent sans en perdre une miette, ils nous emportent, nous laissent avec nos propres interrogations, pour finalement nous donner des ouvertures ou des révélations, surprenantes pour certaines. Le contraste entre une réalisation simple et des sentiments amoureux compliqués voire égoïstes est formidable. La fin laisse pantois, et de manière étonnante un peu déçu peut-être - c'est un conte ! - mais néanmoins heureux.
Quand le génie créateur d'Eric Rohmer tombe en hibernation, on obtient ça. De très loin, le pire des quatre contes. Les recettes sont pourtant les mêmes : une qualité de l'image qui n'est pas sans rappeler les séries allemandes des années 70, une absence de musique, l'accent mis sur les dialogues, un entremêlement de relations amoureuses, un jeu d'acteur quelque peu hasardeux. Seulement, cette marque de fabrique rohmérienne trouve ses limites dans "Conte d'hiver". On se fait clairement chier. Au cours de ce long chemin de croix, l'extrait de la pièce éponyme de Shakespeare constitue le summum de l'ennui. Il s'agit certes de justifier le titre du film, mais ce trop long extrait met du coup en exergue la vacuité du film. En outre, jamais une histoire rohmérienne ne m'a semblé si peu crédible. Pas uniquement à cause de la piètre performance d'acteurs. Charlotte Véry, par exemple, semble réciter son texte sans réellement le comprendre et encore moins le vivre. L'invraisemblance du scénario contribue aussi pour beaucoup à cette impression de gros fake. En témoignent les dix dernières minutes, sorte de voyage au pays des bisounours, en tout cas véritable claque donnée au réalisme dont le film se drapait jusqu'ici. En somme, un échec, mais qui ne fait que mettre en valeur le reste de l'excellente production léguée par Eric Rohmer.
Dire que j’ai préféré la saison précédente serait un euphémisme. Je n’arrive pas à comprendre comment on peut passer d’un chef-d’œuvre de légèreté à ce truc lourd, triste et sans imagination. C’est vrai, cela se déroule en hiver, mais ce n’est pas une raison pour avoir une image aussi laide, (j’espère vraiment que c’est moi qui suis tombé sur une mauvaise édition vidéo, parce que là c’est franchement pas possible). Et cette fille complètement conne et qui nous sort du Pascal, qui n’a rien à faire là, où qui pleure soudain devant du Shakespeare, le contraste tout bonnement pas crédible. Et cette histoire qui devrait tenir par les personnages tellement l'histoire elle est banale, mais ils ne tiennent pas la route eux non plus, trop clichés, et trop de dialogues pour ne rien dire. Rohmer se fait rattraper par ses vieux démons, c’est trop intello pour marcher réellement dans une fiction filmée, ça aurait mieux fait de rester à l’état de script, ou de scénar à développer. Cela ressemble assez aux téléfilms à deux euros qui passent sur les chaînes publiques, il n’y a pas de supplément d’âme. Film ennuyeux et glacé à éviter.
Loin de moi l'idée de critiquer l'oeuvre de Rohmer ,c'est sans doute ce qui restera de mieux comme témoignages d'une certaine société française des années 1950-2000. Mais sur ce forum,il est question aussi de donner ses goûts et il n'est pas toujours facile de voir les personnages de Rohmer à travers l'image qu'il en donne .Aussi il faut excuser ma sévérité sur l'héroïne que je trouve absolument détestable. C'est une vraie catastrophe , à fuir absolument,d'un égoïsme ravageur elle prend tout ce qu'elle peut sans rien offrir aux hommes qu'elle ne voit que lorsque elle a besoin d'eux. De plus, je la trouve peu plausible,coiffeuse ne donnant aucune importance à son métier ,inculte et fier de l'être ,elle accumule les questions et ne comprends jamais rien aux réponses que lui donne sa maman et deux messieurs.C'est l'anti-héroïne par excellence portant tous les défauts qu'une seule femme ne peut avoir en totalité. De plus ces problèmes quotidiens ,je les connais par coeur et je ne vais pas au cinéma pour cela. Dotée d'une idée fixe illusoire,il faudra vraiment un conte et le talent du cinéaste pour que je sorte de la salle des larmes aux yeux. Le début du film est un superbe roman photo muet mais ce qui suit est indigeste au possible jusqu'au moment où arrive la pièce de Shakespeare .Là, touchée par une sorte de grâce venant de son passé,elle va acquérir un peu de douceur aidé en cela par un homme absolument merveilleux. Pour moi le film bascule alors et le cinéma reprend ses droits, mais une fois de plus, c'est un homme qui la sauvera car ''conne à lier'' c'est elle qui l'avait dit,elle fuyait encore à cause cette fois de la jalousie,défaut que Rohmer lui avait épargné jusque là. La petite fille privée d'Amour en trouvera pourtant pour verser quelques larmes... Le cinéma de Rohmer étant ce qu'il est,je préfère dans ces conditions passer deux heures avec Camus ou Comte-Sponville et regarder du pur cinéma comme « Une chambre en ville » par exemple. Bien entendu « les contes d'hiver restent un beau film » mais j'aime mieux Rohmer ailleurs dans ses courts métrages (Nadja à Paris)ou dans quatre aventures de Reinette et Mirabelle.
Malgré quelques ambiguités, une belle démonstration ( et de toute façon typiquement française ) que lorsque « la jeunesse » ne répond pas, le pire est à craindre...