L'Assassin habite au 21
Note moyenne
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AMCHI

6 945 abonnés 5 936 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 1 avril 2010
1 an avant son remarquable Le Corbeau Clouzot réalise ce polar inspiré d'un très bon roman du romancier Belge Steeman. Je dois avouer que ce film m'a donné l'impression d'avoir moins bien vieilli que Le Corbeau bien que l'intrigue soit bonne et que le final nous amuse L'Assassin habite au 21 manque cruellement de suspense.
MoviesGeek
MoviesGeek

14 abonnés 479 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 décembre 2011
Un film policier sympathique qui accuse quand même son âge. Les personnages sont atypiques, mais le dénoument est franchement moyen et peut décevoir le plus grand nombre.
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 juillet 2015
Un très bon film policier et de suspense qui apporte quand même trois petites déceptions: le début laisse augurer une intrigue à la Agatha Christie et se révèle intense et genial, mais c'est un peu gâché par le côté comique suscité par l'arrivée de la femme dans la pension et du coup cette intrigue s'arrête nette. Puis l'accumulation des meurtres devient assez répétitive c'est dommage. Je trouve également la fin décevante. Malgré toutes ces réserves, l'ambiance et le jeu des acteurs sont excellents.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 20 mars 2014
Première merveille d'Henri-Georges Clouzot, L'assassin habite au 21 est un modèle du genre, dont la chute reste l'une des meilleures des films policiers. Avec un mélange de malice et d'astuce, le commissaire qui mène l'enquête est incarné par un Pierre Fresnay très chaleureux qui sait immédiatement conquérir le spectateur. Dommage qu'il soit épaulé par l'insupportable Suzy Delair.
🎬 RENGER 📼 Cinéphile Nostal𝙂𝙚𝙚𝙠

8 850 abonnés 8 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 février 2008
Second long-métrage pour Henri-Georges Clouzot, après La Terreur des Batignolles (1931) et bien longtemps avant le remarquable Le Salaire de la peur (1953), il réalise un thriller noir et qui a l’originalité d’allier le suspens comme le faisait si bien un certain Hitchcock et « l’humour saignant ».
Une mise en scène parfaite dans des décors impeccables, le tout accompagné par des acteurs crédibles, étonnants, drôles et mystérieux.
Sans oublier les deux atouts majeurs de cette œuvre, les répliques virulentes, cinglantes, bref sans aucune retenue mais toujours drôles et « légères », et enfin, l’excellente idée de Clouzot, celle de nous montrer les meurtres en caméra subjective, c’est tellement plus appréciable.
Redzing

1 450 abonnés 4 912 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 20 mai 2024
Pour son premier long-métrage, Henri-Georges Clouzot propose un film policier qui deviendra une référence dans le genre. Un serial killer rode dans les rues de Paris, en laissant une carte de visite sur les corps des victimes. Le commissaire Wens apprend que le tueur réside dans une pension de famille. Lequel des pensionné est l'assassin ?
J'avais deviné le twist final facilement en lisant ce pitch. Il faut dire que maintenant, plus de 80 ans de films policiers en tous genres et toutes combines nous séparent de "L'assassin habite au 21". Mais ça n'a rien enlevé au plaisir que j'y ai pris.
Clouzot s'appuie beaucoup sur ses comédiens en forme, et ses répliques saillantes, dont quelques-unes mémorables. Livrant ainsi un polar globalement sombre et violent, mais avec de nombreux intermèdes humoristiques très réussis.
Mais surtout, il découpe son scénario et sa mise en scène avec intelligence et élégance, aboutissant à un polar finalement très moderne, tant sur le fond que la forme. J'ai décelé quelques répliques qui semblent faire référence à l'Occupation en cours à l'époque (invisible à l'écran). Mais j'ignore si c'est volontaire, ou une surinterprétation de ma part.
Je note aussi des audaces de réalisation. Telle qu'une chambre vue depuis la serrure. Ou un cours plan filmé en vue subjective, se terminant par un embrochement. Une technique que reprendra Michael Powell dans "Peeping Tom", et qui sera ensuite allègrement utilisée dans divers gialli et slashers.
Du très bon !
Ti Nou

624 abonnés 3 851 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 juin 2023
Premier long-métrage d’Henri-Georges Clouzot, cette comédie policière se démarque par sa malice, la qualité de ses dialogues et sa galerie de personnages. La caricature d’un microcosme parisien y est jubilatoire.
Acidus

872 abonnés 3 937 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 février 2016
Avec "L'assassin habite au 21", H.G. Clouzot signe une excellente comédie policière. Sur une intrigue à la Agatha Christie ( spoiler: le dénouement final est proche d'un "Le crime de l'Orient Express"
), le film nous dévoile un humour noir et ravageur. Cet humour est parfaitement mis en avant par des dialogues croustillant et bien écrits. Comédie et suspens en font une oeuvre palpitante et passionnante qui mérite amplement que l'on s'y attarde.
Shawn777

805 abonnés 3 934 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 mai 2023
Ce premier long-métrage, réalisé par Henri-Georges Clouzot et sorti en 1942, est vraiment très bon ! Adapté du roman homonyme de Stanislas-André Steeman, le film nous raconte l'histoire d'un détective qui se rend au 21 avenue Junot pour débusquer un assassin dans une pension. Un peu à la manière d'Agatha Christie et de ses "Dix Petits Nègres", nous sommes presque dans un huis-clos dans lequel l'assassin se trouve parmi les personnages principaux. J'apprécie beaucoup ce genre de thrillers policiers, enfin quand ils sont bien faits bien-sûr, et celui-ci est particulièrement captivant. Déjà de par son histoire donc, qui est prenante du début à la fin, surtout que sa courte durée lui évite les longueurs, et puis car le film est porté par de très bons personnages. En effet, les pensionnaires de la maison sont tous différents les uns des autres, ont tous leurs traits de caractères, sont presque peut-être même caricaturaux pour certains, ce qui accentue cette ambiance "Cluedo". Mais nous retiendrons particulièrement ici le détective, porté par un Pierre Fresnay très charismatique. Sans oublier la volontairement agaçante mais maligne Suzy Delair qui, pour une fois dans un film de l'époque, ne sert pas uniquement de pot de fleurs. D'ailleurs, certaines scènes tomberaient complètement à l'eau sans la complicité des deux acteurs, notamment la scène des points noirs, qui est très drôle. C'est par ailleurs aussi ce subtil mélange des genres qui contribue au succès du film. Nous ne sommes pas dans de la pure comédie pour autant mais ces petites touches d'humour, quelques-fois même d'humour noir, apportent un ton léger au film, sans pour autant discréditer son atmosphère de thriller.
dougray
dougray

274 abonnés 1 904 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 mars 2014
Pour son premier film, le réalisateur Henri-Georges Clouzot adapte Stanislas-André Steeman, auteur belge (un peu oublié aujourd’hui) dont l'univers n’est pas sans rappeler Agatha Christie. Ce choix n’a, d’ailleurs, rien d’étonnant quand on sait que Clouzot a, également, adapté deux autres romans de Steeman, à savoir "Six hommes morts" (qui donnera "Le dernier des six") et "Légitime défense" (qui donnera "Quai des orfèvres"). Il faut dire que les thèmes chers à Steeman colle parfaitement à l’univers noir du metteur en scène et son (dé)goût pour la nature humaine. Car, dès son premier film, Clouzot donne le ton de son cinéma, tant sur le fond (l’avilissement de l’homme guidé par ses plus bas instincts, les relations de couple comme préoccupation majeure…) que sur la forme (l’influence majeure de l’expressionnisme, les jeux d’ombres et de lumières, le suspens jusqu’à la dernière minute, le soin de caractérisation de chacun des personnages…). Clouzot se montre même ambitieux dans sa mise en scène avec des plans en vue subjective payants et un sens du rythme épatant pour l’époque, qui servent parfaitement l’intrigue. A ce titre, l’enquête s’avère étonnement intéressante (et fait immanquablement penser aux meilleures romans d’Agatha Christie) et, surtout, surprenante dans sa résolution. Le talent de Clouzot permet, cependant, de transcender l’intrigue, en refusant de se cantonner à la seule résolution de l’enquête pour s’intéresser aux suspects de cette pension, dont les rôles ont été confiés à des acteurs, pour la plupart peu connus mais extraordinaires dans leur interprétation. Ainsi, autour d’un Pierre Fresnay impeccable avec son physique passe-partout (ce qui était, également, sa limite et l’a empêché, sans doute, de marquer son époque tel un Gabin, un Jouvet ou même un Blier) et d’une Suzy Delair pleine de fantaisie (mais dont on peut déplorer la volonté du réalisateur de la faire chanter à tout prix), on retrouve une pléiade de seconds rôles magnifiques dont les excellents Pierre Larquey, Noël Roquevert et Jean Tissier, qui campent un trio d’assassins peu scrupuleux tous simplement savoureux. Enfin, Clouzot se permet, dans cette ambiance délicieusement macabre (le mystérieux assassin sans visage qui laisse sa carte de visite sur ses victimes, la psychose l’entourant… tout un programme), de distiller des touches du pure comédie, voire de décalage ahurissant pour l’époque. A ce titre, la scène finale, où le flic fait face, sans jamais rien perdre de son flegme, aux assassins qui se disputent la paternité de leur plan, est une véritable merveille. Que dire de plus sur "L’assassin habite au 21", si ce n’est qu’il ne nous épargne pas quelques ficelles scénaristiques un peu grosses (à commencer par le coup des cartes de visite du fameux Monsieur Durand, retrouvées dans une commode) ? C’est tout de même bien peu pour empêcher le film d’être un petit bijou comme on n’en fait plus… et qui mériterait d’être redécouvert.
cylon86

2 834 abonnés 4 430 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2014
Premier film d'Henri-Georges Clouzot, "L'assassin habite au 21" témoigne déjà du talent de son réalisateur et de sa façon de voir le monde. Sous couvert d'une enquête policière passionnante, il nous plonge dans une pension de famille et nous présente des personnages peu reluisants. Les hommes sont tous vaniteux, menteurs et accessoirement tueurs tandis que les femmes sont des curieuses et des allumeuses. Avec cette vision cynique de l'être humain (qui sera encore plus forte avec "Le Corbeau") doublée de cette enquête sur la piste d'un tueur qui nargue la police en tuant à sa guise, le film n'a pas perdu de sa superbe au cours des années. Si le jeu des acteurs a évidemment un brin vieilli, il n'en reste pas moins irrésistible surtout que Clouzot sait soigner sa distribution en leur confiant tous des rôles troubles et nuancés. Filmé dans une mise en scène très soignée et très maîtrisée (dont le premier meurtre filmé en plan-séquence) et rythmé par des dialogues vivaces (dont certains à double sens) qui restent encore étonnamment modernes aujourd'hui, "L'assassin habite au 21" est sans conteste le premier chef-d’œuvre de son réalisateur.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 décembre 2021
Le premier film de Clouzot réalisateur est une commande d'Alfred Greven pour le compte de la Continental. Mais en cette année 1941 Clouzot n'est pas un débutant, ayant derrière lui et à travers toute l'Europe une solide carrière de scénariste et de dialoguiste. Le film est tiré d'un roman policier de l'auteur belge Stanislas-André Steeman dont un roman a déjà été adapté un an plus tôt par Clouzot pour le compte de Georges Lacombe avec Pierre Fresnay dans le rôle de l'inspecteur Wensceslas Vorobeïchik et Suzy Delair dans celui de sa compagne Mila-Malou. "Le dernier des six" ayant été un succès, Greven entend y donner une suite et demande à Clouzot de réaliser lui-même le deuxième épisode des aventures de ce couple d'enquêteurs anachronique. Sherlock Holmes avait comme fidèle et docile compagnon le docteur Watson, l'inspecteur Wens moins chanceux, cela dépend par quel côté on aborde le sujet, est affublé d'une petite tête de linotte qui parce qu'elle s'est mis en tête de devenir une chanteuse d'opérette célèbre, passe son temps à pérorer sur son talent incompris. L'opposition des deux tempéraments fait tout le sel de l'enquête qui avance paradoxalement grâce aux maladresses de Mila-Malou, plus souvent qu'à son tour véritable tête à claques. Pierre Fresnay à la voix caverneuse et au flegme imperturbable est en osmose parfaite avec une Suzy Delair tonitruante, devenue depuis quelques temps la muse de Clouzot. Si Steeman est cité au générique pour l'adaptation on peut constater que Clouzot est déjà en contrôle de tous les aspects de son film. Pas question pour lui de laisser une once de décision à quiconque sur ce qu'il considère comme un travail personnel pour lequel il est uniquement entouré d'assistants dévoués et obéissants. On connaît la réputation d'ogre des studios qui a accompagné le réalisateur tout au long de sa carrière mais force est de constater avec ce premier film que la réussite est au bout, surtout si l'on compare "L'assassin habite au 21" avec "Le dernier des six". Le film de Lacombe ne manquait pas de qualités ni de charme et son scénario était au moins aussi solide que celui de "L'assassin habite au 21" mais la méticulosité de Clouzot apportée à chaque scène y fait cruellement défaut. Inspiré par l'expressionnisme allemand de Murnau et de Lang, Clouzot en utilise les techniques visuelles pour l'aspect noir de son film qu'il mélange savamment avec l'aspect drolatique de l'intrigue symbolisé par la galerie de personnages hauts en couleurs qui entourent un inspecteur Wens incarnant presque à lui seul hormis le boxeur aveugle de la pension, la normalité. Le film ayant été tourné pendant l'Occupation, Clouzot a peut-être voulu brosser avec cette galerie de portraits d'êtres hors normes et souvent sans morale, le tableau d'une société française en train de se vautrer dans la Collaboration. Le boxeur aveugle interprété par Jean Despeaux, ancien champion olympique des poids moyens en 1936 à Berlin dont on se demande la raison de sa présence incongrue parmi cette brochette d'acteurs confirmés illustre peut-être la métaphore d'une France devenue aveugle ou au contraire représente-t-il le seul être encore pur parce que non voyant. Minutieusement chacun des personnages interprétés par la fine fleur des seconds rôles de l'époque allant du filandreux Jean Tissier au sentencieux Noel Roquevert en passant par le cauteleux Pierre Larquey , le pataud André Gabriello ou le bravache Raymond Bussières a le droit à sa propre scène où il peut présenter les multiples facettes de son personnage tout en contribuant à épaissir un peu plus le mystère qui entoure le terrible Monsieur Durand, tueur implacable qui semble prendre un malin plaisir à jouer avec la police cherchant une popularité qui fatalement le perdra. Au-delà de cette intrigue assez classique et représentative des polars de l'époque que Clouzot ne cherche pas à transcender, c'est cette mise en valeur des comédiens qui permet une vision sans cesse renouvelée et jouissive du film. La force des classiques est que le temps ne les abîme pas et "L'assassin habite au 21" pourtant très daté de son époque n'a pas pris une ride ayant même subi une réelle cure de jouvence avec le traitement numérique prodigué par la Gaumont qui vient de mettre sur le marché une superbe copie du film visible en DVD et Blu-ray . Clouzot qui poursuivra dans même la veine avec "Le Corbeau" et "Quai des orfèvres" crée une trilogie unique qui constitue presque à elle seule l'affirmation d'un style noir français qui pourrait être vu comme un pont entre l'expressionnisme allemand et le film noir américain.
Roub E.

1 306 abonnés 5 373 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 octobre 2017
Un des grands films de Clouzot qui s’ouvre plus de 30 ans avant Halloween de Carpenter sur un meurtre à la première personne qui donne le ton de ce que sera la qualité du film. Un film qui quitte petit à petit le polar pour la comédie policière avec des dialogues truculents cités par des acteurs plein de gouailles. Le scénario ménage bien des effets et donne du plaisir à suivre cette partie de Cluedo mené par un inspecteur malin affublé d’une fiancée plutôt envahissante. C’est amusant et réussi quand au suspens, bien mis en scène, il n’a pas usurpé son titre de classique du cinéma français.
Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 octobre 2012
Ce film est un petit bijou qui a très bien vieilli. Certes la voix aigüe de Suzy Delair, n'est plus de saison, mais le jeu des acteurs ( superbe PIerre Fresnay !) est excellent, les dialogues superbement ciselés et les scènes dans la pension de famille forment une galerie de portraits truculents. L'intrigue, assez légère et la fin (un peu tirée par les cheveux qund même) ne sont que des prétextes (on est très loin de ce que Clouzot fera en termes de suspens avec les diaboliques). Beaucoup de finesse et beaucoup d'humour.
selenie

7 446 abonnés 6 655 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 février 2020
Ce film est le premier long métrage de Henri-Georges Clouzot, futur réalisateur majeur du cinéma français et considéré comme le "Hitchcock français". Clouzot est implacable et méticuleux jusque dans sa vision très pessimiste de notre monde. Néanmoins, si cet angle sera bientôt sa marque de fabrique dans ce premier long le réalisateur-scénariste instille un peu de légèreté surtout via le personnage de l'épouse un brin farfelue interprétée par Suzy Delair. L'intrigue est bien ficelée mais sans doute un peu trop vite expédiée, en effet 1h20 est un peu court pour apprécier pleinement le récit qui aurait mérité d'être un peu plus étoffé notamment sur le suspens. Les personnages sont truculents et joués par des acteurs parmi les plus talentueux de leur époque. En prime des dialogues ciselés aussi bien dans la fantaisie que dans la tension.
Site : Selenie
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