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Matis H.
40 abonnés
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3,0
Publiée le 24 juillet 2018
"L'Assassin habite au 21" sous ses airs de film policier classique, gagne en profondeur par le traitement que lui accorde Clouzot.
Le cinéaste structure le long-métrage autour des faux-semblants; narratifs, aucun personnage n'est réellement ce qu'il semble être; visuels, par la présence de la magie, des pantins sans visages; formels, comme ce plan en apparence anodin qui se mue en une vue subjective glaçante. Tout cela, couplé à la fluidité du montage, nourrit un suspens efficace qui joue sur l'incertitude et l'implication du spectateur.
De plus, Clouzot met en scène ce microcosme en deux axes distincts, qui préfigure du génie de "Quai des Orfèvres", à la fois collectif dysfonctionnel et individualités mornes (l'écrivaine qui ne parvient pas à vendre ses manuscrits, le boxeur plongé dans l'obscurité, l'ancien soldat névrosé etc). Les choix de cadres deviennent alors autant de barrières entre les habitants de cette pension, là où le montage alterné rend compte de la naissance d'une psychose collective.
On peut alors regretter les nombreuses digressions, notamment autour du couple Wens/Mila, qui basculent dans un humour plus poussif, mais qui délaissent surtout les horizons thématiques et formels de l'enquête. De la même façon que le dernier tiers du film finit par répondre à un dispositif d'accusations successives lassant car trop mécanique, la mise ne scène s'étiole au profit de gros plans peu stimulants, et ce jusqu'à une conclusion expéditive.
Il est clair que "L'Assassin habite au 21" est une œuvre mineure de Clouzot, inégale dans sa construction et ses intentions, mais qui suscite un plaisir sincère, grâce à un montage limpide et les obsessions de son auteur.
Le meilleur de clouzot pour moi Fresnay égal à lui-même un très grand acteur et que dire de suzanne delair son épouse dans le film dont son rôle donne un ton comique à un film pourtant bien noir A voir absolument
Premier long métrage d'Henri-Georges Clouzot et premier coup de maitre . L'assassin habite au 21 est une enquête simple sur un tueur en série qui se nomme "Monsieur Durand" . Il signe ses meurtres avec une petite carte de visite . Puis un jour c'est le meurtre de trop il faut impérativement l'attraper ! Le commissaire Wens est alors sur le coup pour trouver le meurtrier et ceci grâce a une indication comme quoi il habiterait dans une pension au 21 .
De cette idée très simple le film nous amène dans une excellente intrigue, une intrigue bien menée de bout en bout, prenante, et aussi surprenante . Le récit baigne alors dans un brin d'humour histoire d'alléger le tout, un humour qui fait mouche et offre des dialogues finement ciselés .
Les acteurs sont bons, la caméra est bonne bien qu'il n'y ai pas de plans incroyable ou un noir et blanc magnifique c'est bon mais pas exceptionnel de ce coté ci . Autre réussite dans ce film c'est sa durée, 1h20, c'est court et c'est aussi bien rythmé, pas le temps de s'ennuyer dans cette enquête .
L'assassin habite au 21 est un excellent film policier avec une touche humoristique qui ne devient jamais lourde, un classique du cinéma Français .
"L'assassin habite au 21" fait partie des premiers longs-métrages d'Henri-Georges Clouzot. Parfaitement maîtrisé, il est un excellent polar français teinté d'humour avec une très bonne intrigue policière et une mise en scène soignée. Les acteurs principaux, Pierre Fresnay et Suzy Delair, sont formidables. Jusqu'à la fin, on ne sait pas qui est l'assassin. Un chef-d'oeuvre du cinéma français comme on n'en fait malheureusement plus.
Le film référence. Pourtant en Noir et Blanc pourtant avec aucuns effets spéciaux on admirera le scénario les acteurs (dont Pierre Fresnay). A voir absolument!
Pour son premier film (tourné pendant l'Occupation), on retrouve déjà tout l'univers cher à Clouzot, entre polar noir et comédie de mœurs, peuplé de personnages troubles et pittoresques, et servi par des dialogues savoureux.
C'est le premier long métrage que je visionne du cinéaste Henri-Georges Clouzot qui était un metteur en scène adulé par certains cinéphiles, "L'assassin habite au 21" a pour ma part des qualités mais aussi des défauts !! e film est un polar qui nous interpelle avec un tueur en série qui assassine ses victimes laissant une carte sur chaque victimes sur lequel est écrit "Monsieur Durand". Qui est l'assassin ? Le film nous le questionne mais pour ma part pas longtemps car le jeu des comédiens paraissait trop théatrale à la limite du supportable. Certes, les rares décors extérieurs sont très bien filmés, le scénario donne quelques bons rebondissements mais comme je l'ai dis au dessus , les 1 heure 20 m'ont paru un peu longue je pense que Henri-Georges Clouzot a du faire mieux dans sa carrière pour avoir une bonne réputation Il y a quelques acteurs connus dans le casting comme Pierre Fresnay ou Noel Roquevert mais l'ensemble est assez moyen.
Précisons à nouveau qu'il ne s'agit en aucun cas d'un film noir mais bien d'une comédie policière où l'intrigue et la vraisemblance s'effacent devant l'humour et le second degré. Malgré un scénario farcesque et la voix criarde de Suzy Delair, le long-métrage est plutôt réussi grâce au bon dosage interprétatif des autres acteurs ainsi qu'à un dialoguiste en verve. Un divertissement certes vieilli mais sympathique.
Un film de 1942, réalisé en pleine guerre, sous l'occupation. En noir et blanc, bien évidemment. Tout ce qui aujourd'hui ne suscite guère l'adhésion du public... Pensez donc, un film réalisé par des collabos !
Oui, mais voilà, le réalisateur est Henri Georges Clouzot, un réalisateur exceptionnel, vénéré par le grand Hitchcock et considéré par le cinéphile invétéré Quentin Tarantino comme "étant parmi les plus grands". Et donc, ce film "L'Assassin habite au 21" a finalement bravé le déclassement instinctif pour s'imposer comme un film d'atmosphère, un polar avant l'heure avec une galerie de personnages fantaisistes pouvant transformer Agatha Christie en simple plagiaire. Un grand film...
Cela faisait longtemps que je voulais le voir. Une chaîne du câble m'a donné cette grâce. Et j'avoue être stupéfait. Ce film est étonnamment moderne, notamment dans les relations conjugales de Pierre Fresnay et de Suzy Delair. Le contexte est certes un peu suranné, mais les rapports humains sont d'une belle justesse, au point que le spectateur d'aujourd'hui se laisse happer par l'histoire. Pierre Fresnay est excellent dans un rôle à tiroir ; les seconds rôles sont géniaux d'authenticité avec une brochette d'acteurs, souvent morts depuis longtemps, mais qui ont marqué leur époque. Enfin, il n'y pas ce sur-jeu qu'on voit souvent dans des compositions de l'époque. Là, le naturel et la performance d'acteur-et d'actrice sont au rendez-vous. Avec un scénario amusant et prenant jusqu'au terme...
La conclusion s'impose et ne souffrait déjà - à mes yeux - d'aucune espèce de doute. Des films anciens, en noir et blanc, doivent être revisités avec curiosité. Surtout quand un grand réalisateur est aux commandes. Clouzot est assurément un grand bonhomme du cinéma, et on peut regretter qu'il ne soit pas davantage notre contemporain. Son ton incisif aurait fait merveille, aujourd'hui comme hier. Avec, en plus, la reconnaissance par nos plus jeunes. Mais il n'est jamais trop tard pour partir à sa découverte...
Cette enquête policière ne manque pas d'intérêt. Mais je vais commencer par le point négatif : je n'ai pas apprécié le jeu de Pierre Fresnay et Suzy Delair. Leurs incessantes chamailleries sonnaient faux et ne faisaient que casser le rythme et nuire au suspense. J'ai par contre été impressionné par le jeu de Pierre Larquey ou de Noël Roquevert. Les rebondissements ne manquent pas : fausses pistes, libérations aussi soudaines que les arrestations, etc.
“L’assassin habite au 21” est l’adaptation du roman policier de Stanislas-André Steeman publié en 1939. Un clochard vient de gagner une grosse somme à la loterie mais devient la cinquième victime d’un assassin qui signe ses crimes d’une carte de visite au nom de Monsieur Durand. Un commissaire a deux jours pour le trouver mais son amie s'immisce dans l’enquête. Henri-Georges Clouzot est l’un des premiers cinéastes à inclure de l’humour dans ce genre noir. Le mélange a de quoi nous déstabiliser et le rythme n’est pas toujours bien défini. Clouzot, n’hésite pas à critiquer l’administration à travers des personnages fainéants et désintéressés. La réalisation est classique et l’oeuvre fluide sans pour autant être surprenante. D'autres critiques sur notre page Facebook : Cinéphiles 44 et notre site cinephiles44.com
Premier film de Henri-Georges Clouzot, L'Assassin habite au 21 est une sympathique comédie policière qui déjà impose le style Clouzot. Des personnages forts, des dialogues aux petits oignons, une super ambiance et une histoire passionnante à suivre. Porté par les excellents Pierre Fresnay et Suzy Delair, L'Assassin habite au 21 est un film à voir pour tous fans du réalisateur français et de polar.