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Ricco92
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5,0
Publiée le 23 octobre 2019
Après une dizaine d’années à travailler en tant que scénariste (il signe notamment le script des Inconnus dans la maison d'Henri Decoin), Henri-Georges Clouzot signe son premier long métrage en tant que réalisateur avec L’Assassin habite au 21. Il prouve ainsi que ce métier est fait pour lui car il réussit dès ce premier essai à signer un chef-d’œuvre. Si on peut être surpris du ton léger que l’on y retrouve assez régulièrement (peut-être dû à un désir de légèreté du public français vivant en pleine Occupation) et qui contraste avec le ton généralement très sérieux des œuvres suivantes du cinéastes, cette enquête policière à la Agatha Christie est un petit bijou du genre à la réalisation impeccable et servi par de très grands acteurs (Pierre Fresnay, Suzy Delair, Pierre Larquey ou encore Noël Roquevert). Presque 80 ans après sa réalisation, L’Assassin habite au 21 reste ainsi toujours aussi plaisant à suivre. Pour un coup d’essai, c’est un coup de maître !
Revoir ce film aujourd'hui, pour un spectateur de ma génération, c'est la joie de savourer le jeu d'acteurs extraordinaires comme Jean Tissier et Noël Rocquevert. Suzy Delair en fait un peu trop, certes, mais ce cabotinage nous amuse. Les dialogues sont dans l'ensemble excellents. Le scénario est imaginatif mais sous-exploité. On déplore qu'il tourne à la farce et que la réalisation manque de ces petites subtilités et détails inquiétants qui faisaient le talent de Hitchcock. Les jeunes générations pourront trouvé certaines séquences un peu ringardes, d'autant qu'elles correspondent à des moeurs qui ont beaucoup changé. Néanmoins, j'ai passé un bon moment en revoyant L'assassin habite au 21 pour la troisième fois en une quarantaine d'années.
Clouzot est vraiment un très bon réalisateur. Quand on pense que L'assassin habite au 21 est son premier film ça fait quand même rêver. Ce film est vraiment très réussi : il y a une très bonne mise en scène, de très bons comédiens, des passages très drôles. J'ai pu lire que le scénario n'était pas si imprévu que ça, certes, mais j'ai envie de dire qu'on s'en fout, il ne faut vraiment pas bouder ce plaisir devant ce film. En plus y a un truc super c'est qu'à chaque fois il part dans une direction complètement inattendue. Le film est très frais, ça m'a surpris en fait que Clouzot fasse un film si frais après ce que j'avais vu de lui, qui était très réussi (à part Le salaire de la peur que je n'ai pas aimé) mais qui était plus grave et plus sombre. Bref, un très bon premier film, j'ai passé un très bon moment en le regardant.
Cette oeuvre policière d'avant-guerre et signée par l'excellent H.G Clouzot fleure bon le passé, une ambiance à mi-chemin entre la farce et l'enquête à la Agatha Christie. Mais qui donc se cache derrière le redoutable Monsieur Durand, auteur de crimes en série ? Les dialogues tranchants et la bande-son désuète finissent de compléter le tableau : ce melting-pot défraîchi possède toujours un charme indéniable !
Un jeune inspecteur enquête sur un tueur sans scrupules à Paris. Le film premier de Clouzot est incroyable au niveau des dialogues. Si plusieurs acteurs surjouent un peu selon les critères d'aujourdhui, d'autres sont vraiment modernes. Les rapports de couple entre Pierre Fresnay et Suzy Delair sont hallucinants d'actualité. La fin est clairement baclée, mais le plaisir issu de ce film, 80 ans après son tournage, est un signe de qualité que peu de films provoqueront. A voir.
Un divertissement policier, genre prisé à l’époque, très réussi. Le premier terme de cette qualification l’emporte sur le second. Grâce à une galerie de personnages pittoresques aux différents travers (sous couvert d’humour, Clouzot n’est pas tendre avec la nature humaine) et à des dialogues savoureux, caustiques et percutants, avec même quelques perles pour la mémoire, l’essentiel du film est extrêmement plaisant. Ensuite, même si l’intrigue policière repose sur une excellente idée, son traitement semble avoir moins intéressé le cinéaste que la galerie de portraits précitée et l’ambiance qu’il a réussi à créer.
Je ne sais combien de fois j'ai pu voir ce film, mais à chaque fois, c'est un plaisir renouvelé ! Freinez Delair, sinon, elle va chanter, mais pourquoi diable, je te vouvoye Camille ?
tourné sous la continental par clouzot ,on n,y sens déjà le climat de suspicion et son atmosphère moite qu l'on retrouvera également 1 an plus tard dans le corbeau .
Film de 1942, produit par la Continentale, policier au dénouement inattendu, Clouzot nous met dans la peau du meurtrier avec une caméra subjective et filme des plan-séquences étonnants. Répliques très humoristiques. Un petit bijou.
J'ai du mal à croire qu'il s'agisse du 1er long de H-G Clouzot tellement ce dernier est d'une remarquable facture. La mise en scène est d'une inventivité folle comme ce fameux plan-séquence en vue subjective qui accompagne le 1er meurtre. Audacieux, le film l'est assurément et formellement, c'est un pur chef d'oeuvre. Les dialogues, très rythmés, sont très drôles et avec des acteurs aussi en forme, on passe un agréable moment devant ce film policier sombre et caustique, qui dépeint une société déjà en déliquescence. On est tenu en haleine jusqu'au final grâce à une intrigue habile et la virtuosité filmique de Clouzot permet plusieurs visions afin de se délecter de ses multiples trouvailles. D'autres critiques sur
Réalisé en 1942, pour la continentale ( compagnie de production française sous le contrôle de l'occupant), " l'assassin habite au 21 " est un des fleurons du cinéma hexagonal de la période et sans doute aussi, de toutes périodes confondues.
Ressortie en salles pour le 100 ème anniversaire de la Gaumont et possibilité de revoir dans les meilleures conditions, cet opus fameux de HG Clouzot cinéaste majeur des années 194O et 1950.
C'est d'ailleurs, pour mémoire, un des seuls cinéastes ( ils sont une poignée dans ce cas ) à avoir été couronné au cours de sa carrière, des titres suprêmes des trois plus importants festivals internationaux de cinéma ( Cannes, Venise et Berlin ).
Il y a ici tous les ingrédients du chef d'oeuvre. Un scénario en béton, des acteurs exceptionnels jusqu'au plus petit rôle, des dialogues ciselés, décapants, pas une réplique n'a pas été pesée au trébuchet et enfin mais surtout, une mise en scène d'orfèvre.
On atteint avec ce genre de travail artistique les sommets. Voilà un incunable du septième art.
Une comédie policière bien sympathique et qui ne fait pas son âge. Le mélange comédie légère/enquête policière parait désuet par moment mais cette impression est vite oubliée devant la qualité des dialogues, vifs et savoureux, qui nous tiennent en haleine jusqu’au dénouement final assez inattendu. La mise en scène est plutôt classique mais comme toujours chez Clouzot on retrouve quelques plans d’une modernité incroyable (le premier meurtre par exemple).
A la pension des Mimosas, au 21 de l'avenue Junot, se cache un assassin que le commissaire Wens (Pierre Fresnay), se jetant dans la gueule du loup en y louant une chambre, se charge de débusquer. L'intrigue est très classique, se proposant de nous faire découvrir parmi plusieurs suspects - et chacun d'eux de figurer simultanément ou alternativement le coupable probable- le mystérieux criminel. Le film de Clouzot- un de ses plus célèbres à juste titre- est un très interessant témoignage d'un certain cinéma, tout autant conçu pour les premiers rôles que pour les seconds. Autour de Frenay, Larquey, Roquevert (déjà fameux en ganache nostalgique des colonies), Tissier ou Suzy Delair illustrent ces seconds rôles estimables et indispensables qui coincident avec l'âge d'or du cinéma français des années 30 à 40 et qui se gravent dans notre mémoire bien plus sûrement que beaucoup d'emplois principaux. Sobres ou cabots, il représentent ici, avec une présence inégalable, une classe et un langage populaires drôles et plein d'un charme désuet. Il faut dire que les dialogues de Clouzot sont d'une détonnante causticité où perce parfois une réelle ironie antisociale. Pour ces raisons, le film vaut absolument d'être revu en dépit que l'on connaisse son dénouement.
J'ai longtemps ignoré ce film car "Le Corbeau" toujours de Clouzot sortit l'année suivante m'avait déçu malgré un sujet fort passionnant. Mais Les Clouzot restent des Clouzot des films passionnants incroyablement bien écrit et toujours inventifs sur la forme que ce soit l'éclairage, le jeu d'acteur ou les petites trouvailles visuelles ici et là qui ont forgé sa réputation de Hitchcock à la Française. Fidèle a Pierre Fresnay pour ses premiers films, celui-ci le lui rend bien. L'actrice excellente également même quand elle surjoue et encore une fois les dialogues qui apportent vraiment à ce film le truc en plus. Un nouveau film de Clouzot qui ne déçoit pas et qui confirme qui était le vrai patron à l'époque en France voir dans le monde pour ce qui était du suspens au cinéma !
Sans aucun doute une rosée cinématographique céleste s'est posée sur cet opus lumineux, bouillonnant, dynamique et plein d'humour voyageant de bout en bout dans une intrigue passionnante.
Aucune gâche dans ce catalogue de bons mots éparpillés intelligemment dans un contexte sédentaire prenant et drôle permettant à des personnages sanguins d'offrir leurs vitalités verbales et physiques dans une intrigue de premier ordre.
Paradoxalement, la France occupée met au monde une œuvre d'esprit d'une jeunesse éternelle, pleine de vitalité, de suspense et de charme abreuvée constamment par le bon mot qu 'il soit provoquant, moqueur ou ironique.
C'est du lourd dans un climat historique pesant permettant curieusement à un concept sous surveillance de se vêtir de la plus belle parure qui soit.
Un enthousiasme débordant, perpétuellement présent dans un contexte imposant uniquement un cinéma Français soporifique qu'il soit fantastique, poétique ou de délation.
Un pied de nez énergique et humoristique à toutes formes de censures.