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Tendax_montpel
43 abonnés
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4,0
Publiée le 30 juin 2011
Dans ce très beau polar français, vous ne trouverez pas vraiment de héros. Ils sont plusieurs à essayer de coincer l'assassin. Une mise en scène soignée et des dialogues savoureux font de ce film un véritable classique.
Grand spécialiste du suspense, Clouzot, livre un excellent film dans la même veine d'Hitchcock, avec une tension qui va crescendo jusqu'au final génialement mis en scène. Pierre Fresnay est excellent. J'avais déjà vu Le Corbeau (qui reprend un peu la trame) et Les Diaboliques, qui sont d'autres grands films, cela confirme HGC comme un de nos plus grands réalisateurs français.
Le premier film de Clouzot, et tout y est déjà : audace de mise en scène, de montage, causticité des dialogues, misanthropisme ambiant, une intrigue solide, du suspense. Clouzot est sans aucun doute un des plus grands réalisateurs français, assez probablement le plus moderne de son temps (ses films n'ont aucun relent de naphtaline, fait assez rare à l'époque de la Qualité Française), et si "L'Assassin habite au 21" n'égale pas encore ses meilleurs films, il n'en est pas moins déjà excellent. Ambitieux et divertissant (il s'agit d'un whodunit au déroulement somme toute assez linéaire et classique), il comporte certaines scènes assez étonnantes, à commencer par spoiler: le premier meurtre... en caméra subjective, une trentaine d'années avant l'essor des slashers . Efficace et moderne, le premier Clouzot est un excellent Clouzot.
Premier film de Henri-Georges Clouzot et il est plutôt réussi. L'enquête pour découvrir qui est Monsieur Durand est très bien menée, sur fond de huis-clos. Les dialogues sont très bons et certains personnages marquent le spectateur (notamment Suzy Delair). Pierre Fresnay joue bien mais cela semble un peu facile et il prend légèrement trop son rôle à la légère selon moi. Le dénouement est également un peu décevant, même si c'est assez surprenant.
Pour son premier long-métrage, Henri-Georges Clouzot frappait fort et réalisait un chef-d'œuvre. Sur une intrigue policière passionnante, il déroulait une galerie de personnages tous plus succulents les uns que les autres, n'oubliant pas d'étriller souvent avec humour les petites faiblesses et les sales habitudes des gens et des Français d'une manière générale. Sa mise en scène est remarquable de dynamisme et l'ensemble des acteurs – Pierre Fresnay et Suzy Delair en tête, sont géniaux. Un bonheur absolu.
C'est toujours perturbant de découvrir des films vieux à ce point tant les codes du cinéma ont changé. Mais ici avec L'assassin habite au 21, une fois passé au dessus de l'acting un peu étrange et des dialogues un peu vieillot, c'est un pur plaisir. On est face à Cluedo en film ni plus ni moins, avec des dialogues souvent ponctués de piques envers les autres personnages,c'est très drôle. L'enquête est surprenante de A à Z, ça fait beaucoup pensé aux plus récents "A couteaux tirés" de Rian Johnson. Bref, L'assassin habite au 21 n'a pas du tout vieilli et reste un film absorbant même 80 ans après. A voir absolument !
J'ai 33 ans et très rarement l'occasion de visionner des films aussi âgés. Aussi lorsque j'ai vu que ce film était diffusé sur F3 j'ai immédiatement programmé le magnéto... J'avoue que j'ai été déçu, non pas par l'histoire, les acteurs mais plus généralement par le côté "vieillot" de l'ensemble. Je vais faire hurler, je sais, mais je trouve le film "gentillet", pas spécialement prenant. C'est sans doute dû à l'âge du film sans doute, ou à moi, qui je le répète, suis peut-être trop jeune pour apprécier des films de cette époque à leur juste valeur. J'ai regardé ce film pour ma culture cinématographique personnelle, je l'aurai donc vu. Celà étant, j'adore Le salaire de la peur, comme quoi, mon cas n'est pas desespéré...
Le mystérieux Monsieur Durand perpètre des crimes crapuleux et terrorise tout Paris. Priorité nationale, le commissaire Wens (Pierre Fresnay) est nommé sur cette enquête. Sa charmante compagne (Suzy Delair), lançant un défi à son ami, part à la chasse du dangereux criminel. A la pension des Magnolias (au 21), ils découvrent tout deux des pensionnaires assez marginaux ayant tous de bonnes raisons de commettre ces crimes crapuleux. Un peu comme dans « Les 10 petits nègres », tous sont coupables a priori. Le dénouement s’avèrera par contre très différent. H.G. Clouzot, pour son premier film, montre déjà toute l’étendue de son talent qui fait de lui un réalisateur majeur du noir&blanc français. Au même titre qu’un Hitchcock, il est un véritable maître du suspens et de la mise scène. Très novateur, il joue avec les ombres et la lumière, de mouvements de caméra,… Et pour ne rien gâcher, les dialogues sont souvent très drôle et très « politiquement incorrecte pour l’époque ». Et puis le casting est de tout premier choix : Pierre Fresnay, Suzy Delair et le très bon second rôle de l’époque que j’adore Noël Roquevert. Et Clouzot, qui déjà pour son premier film prend un malin plaisir à sonder les côtés les plus sombres de l’âme humaine… Le très controversé « Corbeau » suivra et le condamnera à ne plus pouvoir tourner jusqu’en 1947, car ce dernier était produit par Goebbels lui-même. Si les films de cet époque ont souvent mal vieilli et nous font subir un rythme effroyablement lent ; celui-ci est dynamique, vif, enlevé et très percutant dans ses dialogues… Un grand classique du cinéma français à ne pas louper.
« L’assassin habite au 21 » est le premier film policier de Henri-Georges Clouzot (1942) ou mieux comédie policière car le ton en est léger même si l’inspecteur Wens (Pierre Fresnay) est chargé de découvrir un certain Mr Durand, un tueur en série sévissant à Paris près de Jaurès. Des renseignements donnés par un indic (Raymond Bussières) lui apprennent que le tueur loge dans une pension de famille, les Mimosas, au 21 de la rue … dans Montmartre. Et c’est costumé en pasteur bible à la main qu’il va infiltrer les lieux … ainsi que – bien en dehors de sa volonté – son amie, Mila Milou (Suzy Delair) qui vise une carrière de chanteuse lyrique. Dans cette pension de famille, logent des personnages typés et savoureux : un ancien médecin militaire bourru, un prestidigitateur cleptomane, un fabricant de jouets, une vieille romancière de livres policiers ou encore un boxeur aveugle et mystérieux, son infirmière « chaleureuse » … magistralement interprétés par Noël Roquevert, Jean Tissier, Pierre Larquey, Jean Despeaux, Huguette Vivier ; André Gabriello … L’enquête d’être menée non pas d’un seul trait malgré une atmosphère digne des meilleurs Agatha Christie mais plutôt à la manière du jeu « Le Cluedo » avec des suspicions rapidement effacées par la suite des évènements. L’opposition entre le sérieux de Wens pour Wenceslas Vorobietchik et les gaffes commises par Mila-Milou tantôt adorable tantôt détestable (d’où peut-être son double nom ?) engendre déjà le sourire et par ailleurs le dialogue est truffé de nombreuses phrases faisant mouche. Signalons le tout premier plan-séquence en vue subjective d’un meurtre à la canne épée et une superbe scène où Pierre Larquey doit se déshabiller pour savoir s’il a pris ou non un bain. Il est également intéressant de remarquer quelques éléments qui interviendront dans les films ultérieurs de Clouzot : pour le tueur on évoque celui de Düsseldorf (qui inspira le fameux « M, le Maudit » de Fritz Lang cf. « Le corbeau ») ; la vieille fille de la pension est retrouvée morte dans une baignoire comme dans « Les diabolique » ; le Dr Lintz (Noël Roquevert) n’est pas comme il le dit un ancien médecin ayant fait les colonies mais un repris de justice pour avoir commis un avortement (cf. « Le Corbeau »). Bref un film très plaisant qui n’a pas encore la qualité des grands Clouzot du fait d’un jeu parfois théâtral … mais cela était peut-être voulu quand on connait la « maîtrise » (pour ne pas dire emprise) de HG Clouzot sur ses acteurs, et ce afin de dédramatiser la noirceur de l’histoire ?
La première réalisation d’Henri-Georges Clouzot est une libre adaptation du roman policier éponyme de Stanislas-André Steeman, romancier dans la tradition de Georges Simenon. Le cinéaste dote son premier film d’une réalisation certes classique mais déjà maîtrisée. Il s’aventure ainsi vers quelques mouvements d’appareil intéressants et propose une belle variation de cadres notamment dans la scène d’interrogatoire au commissariat du docteur Linz (Noël Roquevert). Le réalisateur livre une sorte de cluedo en quasi huis clos dans la pension des Mimosas sise au 21 avenue Junot. La narration fluide est parfaitement rythmée par d’incessantes et savoureuses vacheries que se lancent les protagonistes. La plus belle des caractéristiques de L’assassin habite... au 21 demeure la galerie de personnages bien campés dressée avec brio. Autour de l’inspecteur Wenz (Pierre Fresnay), Clouzot fait vivre une douzaine de personnages caractérisés avec soin jusqu’à un épilogue un peu abrupt. Critique complète sur incineveritasblog.wordpress.com
Ce film a terriblement vieilli et c’est une raison suffisante pour ne pas le traiter de chef d’oeuvre.D’autres films de la même année sont restés intacts car ils n’ont pas utilisé la mode du moment pour séduire le public.Ici, tous ces grands comédiens cabotinent et c’est à celui qui en fera le plus.C’est agréable,intelligent et drôle,c’est donc plus une comédie de boulevard qu’un film.Certaines séquences resteront célèbres: le brocanteur perché derrière un reverbère,l’agent qui se fait cracher sur ses chaussures,le curetage des points noirs de l’inspecteur...La mise en scène est interessante par son originalité et sa clarté mais la direction des acteurs laise à désirer,il fallait s’y attendre avec tous ces phénomènes.
L'Assassin habite au 21 est un très bon film réalisé par un des maîtres du cinéma français : Henri-Georges Clouzot. Naviguant entre le film policier et la comédie avec succès, le film surprend surtout par sa clarté et son efficacité. On sent que Clouzot va à l'essentiel, il n'a besoin que d'une heure et une vingtaine de minutes pour exposer son histoire et ainsi ne jamais faire attendre le spectateur. Pierre Fresnay, Noël Roquevert (un second rôle marquant du cinéma français) et Jean Tissier (que je ne connais que par ce film) jouent tout trois à merveille. L'Assassin habite au 21 prouve qu'a l'époque ou l'excellent Humphrey Bogart déclamait ses répliques de Casablanca, en France on savait aussi faire des excellents films.