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Un visiteur
5,0
Publiée le 5 août 2007
Encore un chef-d'oeuvre de Bergman qui réalise le plus grand film d'analyse psychologique sur la relation mère-file. Sonate d'Automne est une pure oeuvre d'art où l'analyse est construite dans la seule perspective artistique. L'enfance d'Eva est un traumatisme puisqu'elle est impuissante à exprimer par des mots ce qu'elle ressent face à sa mère puisqu'elle est tétanisée par son admiration envers elle. Elle intériorise sa souffrance, elle s'interdit tout bonheur, elle mutile son amour pour ne pas vexer sa mère. Dans cette relation de destruction la mère cherche l'amour de l'autre mais n'arrive pas à en donner car l'Humain ne lui provoque aucune émotions, seule la musique lui permet de ressentir. La mère feint l'amour et la fille réprime la haine, la mère est l'inachevée création et la fille est l'enfance inavouée, la mère est le tourment de l'indifférence et la fille est la mémoire traumatisée. La scène où la mère joue pour sa Eva est absolument magnifique, c'est la révélation de la haine, le regard terrible d'Eva, la décomposition de son visage, l'impassibilité de la mère devenue le maître face à l'élève. Eva accuse sa mère d'avoir créer la maladie d'Helena faute d'avoir créer l'amour, la maladie est un plein qui a remplacé le vide maternel. La musique est un instrument de torture pour Eva puisque sa mère s'abstente par elle et la domine par elle. Le jeu des deux actrices est absolument incroyable de vérité, la tension est abominable, Charlotte se ratatine et se liquéfie face aux révélations d'Eva. La dureté des paroles d'Eva lui permet de sacrifier ses démons sur l'autel de sa frustration. Elle devient adulte en inversant son rapport avec sa mère, en détruisant son créateur elle réalise son humanité et elle achève sa mutation psychologique.Chez Bergman l'évocation de l'absence fait blêmir la lumière, le récit de la souffrance durcit l'image et l'obscurcit, tout le propos psychologique fusionne avec laréalisation artistique.Une oeuvre bouleversante et insaisissable.
Voilà un film qui dissèque l'histoire familiale au scalpel... tout ressurgit...même si il faut attendre un peu que le film avance pour que les fissures déjà apparente ne se révèlent pleinement ...cette histoire est une tragédie...tragédie psychologique à la suedoise... c'est peut-être bien une critique de la société nordique ...qui étouffe tout ...les sentiments sont étouffés...le manque d'amour apparent de parents à enfants vécu comme une cicatrice qui jamais ne se referme complètement... J'ai vu ce film il y a déjà 3-4 mois...mais il m'a bien marqué...et sauf erreur c'est le premier Bergman que je visionne (il m'en aura fallu du temps)... pourtant ça fait bien plus de 10 ans que je connaissais de réputation...je n'ai pas été déçu ,bien au contraire, souvent avant de visionner un film je m'efforce de ne pas trop en espérer, c'est là le meilleur moyen d'éviter le plus possible les grosses déceptions...Ce film c'est une vision à la loupe de la cellule familiale suèdoise...bien sur on sait bien que la plupart des familles nordique n'étaient pas si dysfonctionnelle...mais cette réalité locale bien que poussé à l'extreme ici...à le mérite d'être mise à jour, mise à nu, par Bergman qui à le courage d'abordé des thèmes qui doivent agacer pas mal de conservateur suèdois... eux qui pensent que les travers de leur société doivent rester de l'ordre du privé...Bergman n'en a que faire...les dialogues sont travaillés forts et poignants... les non dit on été trop longtemps lourd à porter par la grande fille (Liv Ullmann) ...alors forcément quand la vanne d'amertume et de reproche s'ouvre...cela emporte la mère (Ingrid Bergman) ... les deux actrices sont saisissantes ... l'une des derniere scene avec la mère seule dans le train en dis long sur elle... Le seul hic , qui à vrai dire n'en ai pas vraiment un, ce n'est certainement pas le genre de film que l'on regardera avec sa nouvelle copine latina fan de reggaeton... ou le genre de film à voire entre potes, pop-corn trop salés et autre sodalu éventrés... mais bon on s'en fout hein :-)
Sonate d'automne, réglement de comptes mère-fille.Un jour ou l'autre, on ne peut y échapper.La psychanalyse a été interdite en Suède, pays socialiste, jusqu'en 1968. De quoi les socialistes avaient-ils donc si peur, qu'on découvre les motifs et désirs secrets de l'âme humaine à travers ses agissements ? Voir aussi Fanny et Alexandre ainsi que Cris et chuchotements ( difficile celui-là, traite de la mort).
Rien à redire de ce film. Ingrid Bergman est vraiment excellente, Liv Ullmann paraît bien laide et adopte avec brio ce rôle de vieille fille. Cette nuit de conflit me restera longtemps dans l'esprit; les dialogues sont très fins et très intéressants. Que les films de Bergman sont beaux !
Un tout grand texte, profond, intelligent et intense. Il n'y a pas que les dialogues qui sont grands les deux actrices (Liv Ullman et Ingrid Bergman) sont également prodigieuses, la relation mère/fille a rarement été aussi bien jouer. La réalisation est bien marqué Ingmar Bergman (très reconnaissable).
Loin d'être le meilleur Bergman, on pourrait penser que celui ci ne sait pas réellement où il veut nous emmener avec son message intriguant. Cependant le film possède toujours de grandes qualités et avec un final qui saura redonner une certaine valeur au film.
Une merveille de Bergman qui dissèque avec acuité les rapports mère-fille dans des scènes d'une violence et d'une tension sidérantes. La confrontation entre Ingrid Berman et Liv Ullmann est inoubliable. Bouleversant et admirable.
Qui suis-je pour critiquer Bergman? Un petit con prétentieux sûrement. Mais bon, autant j'ai adoré certains de ses films, surtout les comédies, comme "Sourire d'une nuit d'été", pleine de fraîcheur et d'esprit ; autant la vision de "sonate d'automne" m'a paru rébarbative et fastidieuse. Franchement, les relations capricieuses d'une fille de 50 ans avec sa mère de 70 ans, et sa soeur handicapée moteur, le tout appuyée par une image assez laide... c'est assez tristounet. Les critiques peuvent se branler dessus, je trouve pas ça très excitant. Surestimé.
Bergman maîtrise sans nul doute le sujet des confrontations familiales, Sonate d'Automne peut-être perçu comme une œuvre lente, ce n'est heureusement qu'aux premiers abords, petit à petit l'histoire se développe et le spectateur entre dans l'univers d'Antan, ambiance campagnarde dont l'éducation, es valeurs issus d'un catholicisme très emprunt, révèlent les pires aspects de la nature humaine.
Une mère, célèbre pianiste qui a tout donné à sa carrière, rend visite à sa fille après 7 ans d’absence. Un drame bergmanien sombre et austère, en forme de règlement de compte, où la parole sert à exorciser les douleurs enfouies du passé, interprété par deux brillantes actrices.
Quatre acteurs dans une maison, deux des actrices qui monopolisent l'essentiel du temps d'image d'un huis clos psychologique d'une heure trente, çà donne quoi avec Bergman ? Et bien un film passionnant et bouleversant. Evidemment tout tient grâce au talent du réalisateur, mais aussi grâce aux dialogues ciselés et à l'interprétation extraordinaire d'Ingrid Bergman et de Liv Ullmann.
De nouveaux portraits de femmes complexes portés par des performances habitées d'Ingrid Bergman et de Liv Ullmann dans un cadre minimaliste mettant en avant la justesse des dialogues et des éléments de psychanalyse, symbolisés avec élégance dans les scènes musicales, notamment l'opposition tacite au piano entre la mère et sa fille. Un crû très réussi!
La plupart des films vieillissent assez mal d’une façon générale, les drame familiaux par ailleurs vieillissent aussi assez mal, et celui-là en particulier, avec une Ingrid Bergman vieillissante qui surjoue et une liv Ullmann qu’on a vue plus inspirée
Eva invite sa mère, qu'elle n'a pas vue depuis longtemps, à séjourner chez elle. Les retrouvailles sont celles qu'on attend d'une mère et d'une fille, aimables et tendres. Simples politesses de circonstances car, conformément à l'objet du film, le passé ressurgit... D'expression tragique -la puissance et l'exaspération des sentiments passent par un formalisme austère- et de contenu psychanalytique, "Sonate d'automne" est caractéristique du style et des préoccupations d'Ingmar Bergman. Le cinéaste ouvre le "procès" d'une fille fait à sa mère, Charlotte, pianiste et, surtout, mère de famille absente, indifférente, égoïste. Le ressentiment s'exprime dans des scènes d'une grande violence verbale. La discorde et l'incommunicabilité entre les deux femmes, Bergman les symbolise par la soeur cadette, handicapée et incapable de s'exprimer et de se mouvoir. Evidemment, le propos est profond et le visage des interprètes filmé en gros plan traduit le drame avec la gravité requise. Mais le rigorisme de Bergman, tant artistique que spirituel ou religieux, peut rebuter, autant que son dolorisme affecté et son intellectualisme. Soumis à ces pesanteurs et artifices, le face-à-face entre Liv Ullmann et Ingrid Bergman perd de son authenticité et, consécutivement, de son émotion, pour n'apparaitre qu'un cas d'étude psychanalytique et thérapeutique aussi avenant que le presbytère suédois où se développe le sujet.