Entre deux épisodes d’"Aquaman", James Wan revient à un cinéma horrifique plus confidentiel. Sans contrainte, il ose un film baroque et foutraque assez réjouissant dans le grand n’importe quoi. "Malignant" fait fi de toutes notions de réalisme ou de crédibilité, sombre parfois dans le luxueux nanar mais procure un plaisir certain.
Du bon et du moins bon concernant ce dernier James Wan. Tout d'abord c'est la première fois qu'il s'entoure aussi mal, quasiment tout le casting est à la rue, ou bien est-ce la direction d'acteur mais il y a clairement un problème de ce côté là. Ensuite et malgré l'animation du "monstre" étonnante et efficace, il y a beaucoup trop d'effets spéciaux, on en perd en crédibilité et en authenticité. En revanche l'intrigue est prenante et l'ambiance sonore intéressante ainsi que le twist très sympathique. Pour autant et dans l'ensemble je reste déçu, Wan est capable de tellement mieux qu'il n'y a qu'un pas avant de le taxer de feignant sur son "Malignant".
Sur une mise en scène maîtrisée, l'expert J. Wan (Conjuring, Insidius...) propose une nouvelle variation horrifique jouant avec les nerfs du spectateur : aliée à des visions, une série de meurtres terrifiants perpétrés par une mi-créature mi-homme. Un scénario bien pensé et surprenant, une franche réussite dans le genre!
Débutant dans une ambiance spectrale parfaitement maîtrisée par James Wan, le récit bifurque vers une pseudo justification scientifique (la possibilité réelle pour une personne d'être détentrice de deux ADN si les fœtus de vrais jumeaux se sont mêlés suffisamment en amont pour que l'un intègre l'autre) pour partir dans un délire psychologico-horrifique passablement répugnant dans lequel les acteurs ne brillent guère. Dommage d'avoir gâché un matériau premier prometteur...
L'histoire est pas mal, bien amenée et il y a quelques surprises ce qui n'est pas évident pour un film d'horreur. Malgré tout, l'interprétation est un peu moyenne, c'est dommage de n'avoir pu faire un meilleur casting pour apporter une touche d'angoisse au film
Malignant est fou, mais pas forcément dans le sens qui plaît au public. James Wan à qui l'on doit les géniaux Saw et Conjuring, Maîtres étalons du frisson, semble rejouer une partition proche et j'avoue que pendant une heure et demi j'acceptais ce super thriller où une femme est en proie à des visions de meurtres au cours desquels un esprit rode. La réalisation est somptueuse, les morts originales, et le mélange des genres entre film de fantômes et enquête de police avec un vernis Giallo matchait bien. Puis il y a la dernière demi heure. James Wan a complètement craqué. La ficelle Body Horror et expérimentation médicale est tellement énorme (je n'en dirais pas plus), que les éclats de rire s'enchaînent jusqu'à la fin, tout devient Too Much (le scenario, le jeu, les effets) avec une petite pointe de déception, en forme de "pourquoi ?"
Plutôt malin et bien filmé le Malignant de James Wan. La première partie est très horrifique et la seconde nous offre un twist assez saisissant et déstabilisant. Le scénario et la manière dont il est amené sont très intelligents. ça se regarde avec plaisir même si le démarrage peut paraître poussif.
Avec Malignant, James Wan nous propose un film inégal. Concernant les points positifs, l'excellent réalisateur du chef d'œuvre "Conjuring : Les dossiers Warren" prouve une fois de plus sa maîtrise de la mise en scène en soignant ses plans, ses mouvements de caméra et ses chorégraphies (sur le climax). Malheureusement, côté casting, ce n'est pas folichon et sur l'écriture, le premier quart rend incohérent le reste du film, sauf si on considère que ce sont les 3/4 du film qui sont cohérents amputés du premier quart.
Il m'aura fallu moins de 30 minutes pour comprendre l'intrigue (à mon grand désarroi). James Wan surfe sur le succès de Split (M. Night Shyamalan) à la différence qu'ici le TDI ne bascule plus dans le fantastique mais dans l'horreur.
C'est peut être sur ce point que Wan commet sa plus grande erreur, dès lors qu'il décide de personnifier la maladie du Trouble Dissociatif de l'Identité à la manière d'un Émile Zola avec sa locomotive dans "La bête humaine". La subtilité est, ici, sacrifiée sur l'autel du "grand guignol". Le "Vilain" astucieusement entrevu sur la séquence d'introduction perd donc toute son aura. La peur cède au dégoût.
La bande sonore est de bonne facture mais les quelques musiques utilisées pour les transitions sont catastrophiques tant elles frisent la parodie.
Et si le climax final se déguste à la manière d'un désir coupable, le générique qui tombe comme un couperet, occulte totalement les conséquences du massacre, laissant aux téléspectateurs, un sentiment de frustration face à cette œuvre inachevée...
Une purge stylistique. A par quelques effets gore sympa, ce film tout entier est a baffer cause de ces gesticulations visuelles qui détruisent une quelconque envie d'avoir peur. James Wan a fait beaucoup mieux.
Le réalisateur James Wan retourne à ses premiers amours avec ce film d’horreur qui se plante dans les grandes lignées. Trop sûr de son talent, le cinéaste déploie un tas d’artifice de mise en scène flirtant vers le grotesque d’autant que l’intrigue fumeuse est effroyablement mauvaise. Un film kitch et ridicule au possible.
Un navet sans nom, lumière horrible même en pleine nuit on dirait qu'il fait jour, de la fumée à n'en plus finir. Éclairage vraiment horrible 0 pointé pour l'équipe lumière et pour le réalisateur qui aurait dû le voir, devenant pour quelqu'un qui nous fait des conjuring et saw qui sont plus ou moins bons (pas tous surtout les derniers) Au début du film j'ai vraiment eu l'impression que c'était une parodie de film d'horreur et qu'on allait voir les acteurs regarder le film au cinéma, mais bon c'était bien le film malheureusement... Et les acteurs en plus jouent horriblement mal.
C’est peu dire que j’attendais beaucoup du retour de James Wan au cinema d’horreur après ses incartades dans le Blockbuster mainstream sur fond vert. Et j’ai été déçu! Si la première partie du film fonctionne plutôt bien, si son côté série b est dans un premier temps plaisant. Le film soufre dans la seconde partie de sa radicalité et d’un manque de maîtrise. Voulant à tout prix s’accrocher à son pitch assez taré mais peinant à trouver des solutions pour le rendre crédible, il n’est en plus par moment pas aidé par une qualité d’interprétation inégale des différents acteurs. Dommage aussi que quelques horribles Cgi n’entament encore plus notre suspension d’incrédulité déjà mise à rude épreuve. Clairement en dessous de ses autres films d’horreur et du coup décevant tout n’est cependant pas à jeter loin de la.
Malignant c'est un sacré délire régressif assumé et totalement fun. James Wan propose un film hybride, qui mélange les genres : le fantastiques, le slasher, le gore, l'action, pour un rendu déconcertant, explosif et fascinant, qui frôle souvent la parodie.
Ce dernier film en date de James Wan, sorti tout récemment, qui, après un blockbuster super-héroïque pour DC, revient à son genre de prédilection, c'est-à-dire l'horreur. Même si j'ai aujourd'hui un peu de mal avec le cinéma d'horreur commercial (non pas par snobisme mais parce-qu'ils se ressemblent de plus en plus), je suis toujours impatient de découvrir un James Wan car le réalisateur est très doué dans le genre et possède toujours des idées de mise en scène originales. Et nous sommes effectivement bien dans un film du réalisateur ! Nous pouvons en effet y retrouver un peu tous ses styles, notamment du "Saw" (notamment dans les scènes du grenier et d'autres scènes un peu crades), du "Insidious" (concernant l'exploration du passé et d'un autre univers) et du "Conjuring" dans les nombreux passages horrifiques. Wan recycle mais instaure en même temps une toute autre ambiance avec d'excellentes idées de mise en scène, que je ne peux malheureusement pas dévoilées ici au risque de spoiler. Seulement, le film pêche vraiment au niveau de son scénario ! Nous avons effectivement de nombreuses incohérences, qui se multiplient avec la révélation du gros twist, mais l'intrigue possède également de nombreux temps morts, notamment dans toute sa première partie qui est une enquête policière très classique et qui fait penser à un DTV ou à un film de série B, ce qui est très dommage de la part du réalisateur qui nous aura habitué à plus captivant et plus spectaculaire. Concernant l'horreur, ce sera surtout une horreur visuelle et psychologique à laquelle le spectateur sera confrontée car le film ne fait pas peur à proprement parler. On connait maintenant tous les "trucs" du réalisateur et, même si les jump scares sont peu nombreux (heureusement au profit d'une ambiance, dans l'ensemble, réussie), ces derniers n'arriveront pas à nous faire sursauter. Concernant les acteurs, nous retiendrons surtout Annabelle Wallis car son personnage laisse plus de place à une palette de jeu plus large. Si "Malignant" n'est donc pas complètement raté, il ne fait pas non plus partie des plus réussis du réalisateur et encore moins des plus marquants !
Comme si ça ne lui suffisait pas d'avoir réalisé trois des franchises les plus effrayantes du cinéma d'horreur contemporain (« Saw », « Conjuring » et « Insidious », pour ne pas les nommer), James Wan démontre qu'il en encore largement « sous le pied » en nous offrant « Malignant ». Son nouveau « bébé » se révèle vite aussi intelligent, efficace et original que ses grands frères... et largement aussi tendu, bien évidemment ! En effet, dès les premières minutes, le climat d'angoisse se met en place... et la tension ne fait que monter crescendo jusqu'à la scène finale. On comprend d'ailleurs très vite que les personnages vont devoir se méfier des pannes électricité et des zones d'ombre qui leur cachent un mystérieux tueur qui ne manque ni de sadisme, ni de détermination. Ainsi les meurtres s’enchaînent, quasiment sans temps mort, juste entrecoupés de quelques scènes plus calmes mais déterminantes pour la bonne compréhension de l'histoire. Au final, James Wan nous emmène une nouvelle fois dans les méandres de son cerveau... visiblement peuplé de terrifiants fantômes, tous plus effrayants les uns que les autres. Pourvu que la source ne se tarisse jamais, tant cette nouvelle œuvre tient (haut la main) toutes ses promesses. Un must !