Je n’avais jamais entendu parler de ce film et je n’en attendais rien. Première surprise, Olivia wilde aux manettes, la belle numéro 13 de dr house pour qui j’avoue un petit faible. Seconde surprise, un joli casting avec Chris Pine, Harry styles et Florence Pugh que je découvre ici. Dernière surprise : un thème sf d’anticipation, ce thème qui m’a valu mes plus beaux souvenirs de cinéma (et mes plus grosses déconvenues aussi). Allez, je me jette. Pour quel bilan ?
Et bien, difficile à résumer. Mitigé je dirais. D’abord parce que le thème est archi éculé. Sans trop spoiler l’intrigue, on se rend bien vite compte que le monde 50’s qu’on nous affiche pose quelques problèmes. Machiste, trop coloré, avec des interdits … on est dans similacron 3, le classique roman SF bien adapté pour la télé par fassbinder en 73 (le monde sur le fil) et moins bien pour le cinéma en 1999 sous le titre de passe virtuel, certainement pour ses accointances thématiques avec matrix ou dark city, énormes succès du moment.
Mitigé encore parce que le film subit à mon sens 2 énormes défauts : sa bande son est médiocre et son scénario, trop ambitieux certainement, maladroit. A grands renforts de bruits étranges, le film part dans le Ying pour aller dans le yang sans arrêt, usant son thème à outrance et faisant sortir le spectateur. La résolution est bancale même si le strict final m’a plutôt plu.
Pour lui, le film offre une bonne photographie, une réalisation qui m’a semblé plutôt bonne, assez stylisée sans trop en faire, et des acteurs au niveau. La très jolie Florence Pugh porte le film de ses doutes de fort belle manière et s’avère convaincante. Belle mention aussi pour Harry styles, qui se révèle de plus en plus comme le type talentueux de partout, à suivre. Et même si tout est maladroit, le film se regarde jusqu’au bout avec envie de comprendre les enjeux.
Entre 2,5 et 3, plus 3. Passable mais prometteur sur certains aspects !