Gueule d'amour
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Deroo Blar
Deroo Blar

1 abonné 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 mai 2026
On ne peut pas être et avoir été. Gueule d'amour a changé mais il fut un temps ou il était le beau gosse après qui toutes les filles couraient.

Seulement, un jour, il tombe réellement amoureux au point d'en devenir presque adolescent. Il est fou de Madeleine mais celle-ci va de l'un à l'autre sans se soucier du cœur de l'homme.

Le drame psychologique est puissant. Encré dans son époque, il est certes différent aujourd'hui mais similaire aussi à bien des égards.

Gabin est sobre, niais par moment, fragile.
Mireille Balin est belle et détestable.
René Lefèvre est l'ami que l'on souhaite
Les trois sont justes et forts dans leur rôle.

Film puissant qui a presque 90 ans. Intemporel.
Yves Motte dit Fallize
Yves Motte dit Fallize

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mars 2026
Un des sommets (et il y en a) de l’œuvre de Jean Grémillon, ce trop grand méconnu du cinéma français
Charlotte28
Charlotte28

203 abonnés 2 829 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 novembre 2025
Tout auréolé de sa séduction militaire, Gueule d'Amour s'amourache d'une donzelle entretenue, quitte à y perdre raison, attrait ou situation. Sensible, entre naïveté et chagrin, Jean Gabin confère une profonde densité à ce héros romanesque, aussi aveugle (dans un premier temps) à la réalité psychologique de son adorée qu'à ses propres désavantages (sociaux). Sans mièvrerie, ce mélodrame peint des amours cruelles, quitte à verser dans les clichés du film noir qui se veut le meilleur antidote au badinage (féminin) avec les sentiments des partenaires. Récit de désillusion autant que d'amitié complice par la douleur du bonheur fantasmé, l'intrigue perd en cohérence dans son dernier acte. Amer.
Justin  Navi
Justin Navi

5 abonnés 298 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2025
Un très beau film dramatique, sur ce que l'on appelait à l'époque un crime passionnel, mais aussi sur l'amitié. L'interprétation est remarquable en particulier Mireille Balin.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 11 janvier 2024
Un film qui commence presque sur le ton de l'humour, avant de sombrer petit à petit vers la tragédie. Métaphore du temps qui passe, et qui n'épargne personne. spoiler: A l'image de Gabin faisait chavirer tous les cœurs au début du film, avant de finir fatigué et sans plus aucune classe.
Hotinhere

790 abonnés 5 461 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 octobre 2022
Un mélodrame social touchant, dans lequel un Gabin vulnérable se retrouve brisé par une femme (la belle et vénéneuse Mireille Balin) qu'il a dans la peau et par le cynisme de classe.
Lorsque l'amour tourne au drame, ça a de la gueule. Même si la dernière partie n'est pas très crédible.
Y Leca
Y Leca

46 abonnés 1 174 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 12 septembre 2022
Gabin n'a pas le nez qui sied à une gueule d'amour mais joue avec conviction le rôle d'un séducteur transi d'un amour curieusement naïf pour une garce. Il sera rattrapé par une fatalité assez similaire à celle du Jour se Lève qu'il tournera 2 ans plus tard. Film daté mais plaisant.
Max Rss
Max Rss

252 abonnés 2 307 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2021
Autant vous dire qu'au moment de revisionner cette "Gueule d'amour", je partais vers l'inconnu, n'ayant plus du tout de souvenirs de ce que j'avais pu en voir une dizaine d'années auparavant. Une fois le film lancé, le temps de 10 minutes (les dix premières, quoi), je me suis réellement demandé ce que je foutais là. Je n'arrivais pas à me plonger dedans. Et puis, sans que je ne m'en aperçoive, la magie a opéré. J'y ai vu un film merveilleux, mais aussi sombre et hélas terriblement réaliste. La chute de cette histoire est connue d'avance, mais on ne peut pas ne pas avoir de compassion pour ce militaire qui, par amour pour une femme, va se détruire petit à petit, jusqu'à arriver au geste de trop. En plus de ça, le film insiste assez fortement sur le fait que, lorsqu'il était militaire, Bourrache était "gueule d'amour" aux yeux de tous, tout le monde le regardait (surtout les femmes), tout le monde le traitait avec respect, alors que de retour dans la vie civile, il n'est plus que Bourrache, ou Lucien pour les intimes et le monde ne lui fait alors plus aucun cadeau. Voir un personnage aussi attachant dégringoler, aussi bien mentalement que physiquement ne laisse pas indifférent. Les dialogues sonnent juste, la mise en scène de Grémillon très propre et l'interprétation est remarquable. Il y a bien sûr Mireille Balin, femme fatale exquise, mais aussi et surtout Jean Gabin, en mode royal. Jamais il ne s'est montré aussi touchant et fragile que dans ce film. Sa voix, à la fois naïve et mélancolique vous va droit au coeur. Ici, il est cet homme vers lequel vous avez envie de vous avancer pour le serrer fort dans vos bras et lui dire que, même si vous ne le connaissez pas, il est votre pote et que vous ne voulez pas le voir sombrer. Voilà, malgré dix premières minutes difficiles (en tout cas pour moi), j'applaudis des deux mains.
Alasky

454 abonnés 4 537 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 septembre 2020
Belle interprétation du grand Gabin, déjà un monument à l'époque, dans un de ses rôles qui feront de lui un acteur mythique. Comédie douce amère, avec ce petit charme désuet des années 30 que j'aime beaucoup.
Acidus

872 abonnés 3 936 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 avril 2020
Un excellent film sur la dépression amoureuse plus que sur l'amour lui-même. Un thème dur pour qui l'a vécu ou le vit et justement bien traité par Jean Grémillon. Ce dernier ne tombe jamais dans la mièvrerie. Les acteurs, eux, sont convaincants avec en première ligne notre Jean Gabin national. A voir.
soniadidierkmurgia

1 435 abonnés 4 337 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 avril 2024
"Gueule d'amour" fait partie de la dizaine de films qui ont forgé la légende du Gabin d'avant-guerre. Dix films et quatre metteurs en scène qui ont fait de Jean-Alexis Moncorgé, enfant de la balle, l'acteur français le plus représentatif de cette période troublée où se côtoient le fol espoir vite déçu d'une émancipation de la classe ouvrière et les prémices d'une guerre mondiale devenue inévitable à cause d'une Europe pacifiste, naïvement aveugle face aux audaces toujours plus inquiétantes d'une Allemagne fanatisée par un Hitler lui offrant une revanche inespérée sur l'humiliation jamais digérée de la signature du Traité de Versailles.
Jean Grémillon était l'un de ces quatre réalisateurs. Sa rencontre avec Gabin tient du concours de circonstances. Devenu une immense vedette, l'acteur a depuis plusieurs années dans son viseur, le roman éponyme d'André Beucler (paru en 1926) dont le titre évocateur lui plait beaucoup. Grémillon de son côté est plutôt dans une passe difficile. Après l'accueil désastreux du trop novateur "La petite Lise" (1930) suivi de l'échec public de "Daïnah la métisse" (1931), le jeune réalisateur est devenu persona non grata dans le milieu du cinéma français. C'est le producteur Raoul Ploquin qui lui remet le pied à l'étrier en l'embarquant dans son aventure de co-production avec la UFA ("Valse royale" et "Les pattes de mouche"). Gabin et Grémillon connaissent bien le scénariste belge Charles Spaak pour avoir chacun déjà travaillé avec lui à deux reprises.
Afin de centrer le dilemme amoureux du roman de Beucler sur la personne de Gabin, celui-ci sera quelque peu revu et corrigé. Impossible assurément d'établir une hiérarchie entre "Pépé le Moko", "La belle équipe", "La bête humaine", "Le jour se lève", « Remorques » ou encore "Gueule d'amour", chacun de ses films accédant sans conteste au rang de chef d'œuvre absolu. Il s'agit plus prosaïquement d'observer le miracle Gabin opérer à chaque fois sous nos yeux. Et c'est sûrement avec Grémillon que l'âme profonde de Jean-Alexis Moncorgé est la plus finement mise à nu, laissant apparaître la sensibilité extrême de celui qui comme le spahi Lucien Bourrache ne détestait pas se voir affubler du surnom de "Gueule d'amour". En effet la tonalité enjouée de l'entame du film, guidée par la virilité largement exposée du brigadier de retour au pays où il affole tout la gent féminine, suivie des remarques amusées de la hiérarchie à propos de celui qui contribue à un autre pan de la célébrité du régiment de spahis d'Orange, va assez rapidement basculer dans une dramaturgie virant au pathétique quand la tranquille assurance de "Gueule d'amour" va se heurter à Madeleine Courtois (Mireille Balin), lointaine héritière des demi-mondaines et autres cocottes qui firent la pluie et le beau temps dans les corps et les cœurs des grandes fortunes du XIXème siècle.
Sidéré devant cette femme à la féminité raffinée qui le toise et le domine, "Gueule d'amour" redevenu Lucien Bourrache, aux manières plutôt gauches, va rapidement entrer en méprise profonde. Départi de son uniforme et du prestige de l'institution qu'il représente, Lucien redevient le prolétaire anonyme très vite désorienté quand il décide de suivre Madeleine à Paris où il lui rend visite régulièrement dans le luxueux appartement de son amant argenté. Sa force brute et son charisme animal ne parviendront bien sûr jamais à combler le fossé qui le sépare de celle qui s'est hissée dans les plus hautes sphères en jouant de ses charmes, cornaquée par sa mère (Marguerite Deval) qui l'a précédée dans la même voie.
Dès lors, la partie semble jouée et Lucien Bourrache complètement brisé n'aura plus qu'à repartir vers Orange où il constatera amèrement que "Gueule d'amour" n'est désormais qu'un lointain souvenir pour celles qui se pâment devant les nouveaux spahis fraîchement recrutés. Décidément semble nous dire Grémillon, la vie est une grande roue qui tourne inlassablement. Aidé de Charles Spaak, le réalisateur n'a plus qu'à concocter pour Lucien Bourrache une issue tragique qui contribuera comme "La Bandera", "Pépé le Moko», "Quai des brumes" et bien d'autres à la construction du mythe Gabin. Malgré la prédominance du drame amoureux si sensiblement décrit, Jean Grémillon, cinéaste humaniste engagé, n'en omet pas pour autant de plier l'esthétique de son film à sa vision clivée de la société selon laquelle dominants et dominés ne vivent pas dans le même monde. Cet à cet effet que les intérieurs sophistiqués du Casino de Cannes et de l'appartement parisien de Madeleine sont entièrement filmés en studio à Berlin alors que l'environnement naturaliste où évolue Lucien Bourrache l'est en décors naturels. On notera enfin le recours au chef opérateur allemand Günther Rittau dont la pratique de l'esthétique expressionniste auprès de Fritz Lang et de Von Sternberg est particulièrement efficiente dans la mise en perspective de l'effondrement mental du triomphant brigadier spahi descendu de son cheval sans jamais pouvoir y remonter
Olivier
Olivier

29 abonnés 63 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 août 2018
Waouw, un film fort, très fort, qui oscille tragiquement bien pour nous faire voyager d'un bonheur flottant à l'impensable dans une scène absolument choquante et époustouflante. Jean Gabin jeune livre deux interprétations magnifiques d'un homme heureux et au-dessus de tout, ainsi que celle d'un homme en-dessous de tout et terriblement triste, il est tout simplement de plus en plus méconnaissable et la mise en scène sait quelles choses montrer pour amplifier et décrire chaque situation. Une chose aussi appréciable est que le film conserve le même rythme, peu importe la situation du personnage de Jean Gabin, ce qui nous permet de nous imprégner de toutes ces émotions et des toutes ces réactions. Quelques mixages sons, ou des plans d'd'établissement réutilisés n'enlèvent tout de même pas le charme de ce bon film !
weihnachtsmann

1 617 abonnés 5 728 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 27 juillet 2018
Un peu déçu quand même. Gueule d’amour est mou et très attentiste. Il se rebiffe parfois mais ça n’épaissit pas le personnage. Seule la fin dramatique apporte une tension qu’on aurait aimé ressentir davantage
Attigus R. Rosh
Attigus R. Rosh

253 abonnés 2 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mars 2018
Gueule d’amour est un bon classique à voir, ne serait-ce que pour la prestation de Jean Gabin.
L’acteur trouve ici un de ses premiers grands rôles qu’il campera à la perfection. Les autres acteurs sont très bons et Mireille Balin en particulier est excellente en personnage double.
L’histoire, est assez simple mais très efficace car le film a le mérite d’être assez court.
Il y a une vraie dramaturgie dans l’écriture du film, et la fin est assez prenante.
Peut-être le classique de Gabin le plus mémorable, mais c’est pas mal.
Newstrum
Newstrum

56 abonnés 261 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 19 avril 2017
Un classique de Grémillon où l'on retrouve l'espèce de naturalisme poétique du réalisateur, même si on peut lui préférer aujourd'hui Le ciel est à vous ou Remorques. Voir ma critique complète sur mon blog :
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