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    Gueule d'amour
    note moyenne
    4,0
    126 notes dont 24 critiques
    répartition des 24 critiques par note
    6 critiques
    11 critiques
    6 critiques
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    Votre avis sur Gueule d'amour ?

    24 critiques spectateurs

    Alasky
    Alasky

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    3,5
    Publiée le 29 septembre 2020
    Belle interprétation du grand Gabin, déjà un monument à l'époque, dans un de ses rôles qui feront de lui un acteur mythique. Comédie douce amère, avec ce petit charme désuet des années 30 que j'aime beaucoup.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

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    4,0
    Publiée le 19 avril 2020
    Un excellent film sur la dépression amoureuse plus que sur l'amour lui-même. Un thème dur pour qui l'a vécu ou le vit et justement bien traité par Jean Grémillon. Ce dernier ne tombe jamais dans la mièvrerie. Les acteurs, eux, sont convaincants avec en première ligne notre Jean Gabin national. A voir.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2021
    "Gueule d'amour" fait partie de la dizaine de films qui ont forgé la légende du Gabin d'avant-guerre. Dix films et quatre metteurs en scène qui ont fait de Jean-Alexis Moncorgé, enfant de la balle, l'acteur français le plus représentatif de cette période troublée où se côtoient le fol espoir vite déçu d'une émancipation de la classe ouvrière et les prémisses d'une guerre mondiale devenue inévitable à cause d'une Europe pacifiste,naïvement aveugle face aux audaces toujours plus inquiétantes d'une Allemagne fanatisée par un Hitler lui offrant une revanche inespérée sur l'humiliation subie avec le Traité de Versailles. Jean Grémillon était l'un de ses quatre réalisateurs. Sa rencontre avec Gabin tient du concours de circonstances. Devenu une immense vedette, l'acteur a depuis plusieurs années dans son viseur, le roman éponyme d'André Beucler (paru en 1926) dont le titre évocateur lui plait beaucoup. Grémillon de son côté est plutôt dans une passe difficile. Après l'accueil désastreux du trop novateur "La petite Lise" (1930) suivi de l'échec public de "Daïnah la métisse" (1931), le jeune réalisateur est devenu persona non grata dans le milieu du cinéma français. C'est le producteur Raoul Ploquin qui lui remet le pied à l'étrier en l'embarquant dans son aventure de coproduction avec la UFA ("Valse royale" et "Les pattes de mouche"). Gabin et Grémillon connaissent bien le scénariste belge Charles Spaak pour avoir chacun déjà travaillé avec lui à deux reprises.Afin de centrer le dilemme amoureux du roman de Beucler sur la personne de Gabin, celui-cisera quelque peu revu et corrigé. Impossible assurément d'établir une hiérarchie entre "Pépé le moko", "La belle équipe", "La grande illusion", "La bête humaine", "Quai des brumes", "Le jour se lève" ou encore "Gueule d'amour", chacun de ses films accédant sans conteste au rang de chef d'œuvre. Il s'agit plus prosaïquement d'observer le miracle Gabin opérer à chaque fois sous nos yeux. Et c'est sûrement avec Grémillon que l'âme profonde de Jean-Alexis Moncorgé est la plus finement mise à nu, laissant apparaître la sensibilité extrême de celui qui comme Lucien Bourrache ne détestait pas se voir affubler du surnom de "Gueule d'amour". En effet la tonalité enjouée de l'entame du film, guidée par la virilité largement exposée du brigadier de retour au pays où il affole tout la gent féminine, suivie des remarques amusée de la hiérarchie à propos de celui qui contribue à un autre pan de la célébrité du régiment de spahis d'Orange va assez rapidement basculer dans une dramaturgie virant au pathétique quand la tranquille assurance de "Gueule d'amour" va se heurter à Madeleine Courtois (Mireille Balin), lointaine héritière des demi-mondaines et autres cocottes qui firent la pluie et le beau temps dans les corps et les cœurs des grandes fortunes du XIXème siècle. Sidéré devant cette femme à la féminité raffinée qui le toise et le domine, "Gueule d'amour" redevenu Lucien Bourrache aux manières plutôt gauches, va rapidement entrer en méprise profonde. Départi de son uniforme et du prestige de l'institution qu'il représente, Lucien redevient le prolétaire anonyme très vite désorienté quand il décide de suivre Madeleine à Paris où il la visite régulièrement dans le luxueux appartement de son amant argenté. Sa force brute et son charisme animal ne parviendrontbien sûr jamais à combler le fossé qui le sépare de celle qui s'est hissée dans les plus hautes sphères en jouant de ses charmes, cornaquée par sa mère (Marguerite Deval) qui l'a précédée dans la même voie. Dès lors,la partie semble jouée et Lucien Bourrache complétementbrisé n'aura plus qu'à repartir vers Orange où il constatera amèrement que "Gueule d'amour" n'est plus qu'un lointain souvenir pour celles qui désormais se pâment devant les nouveaux spahis fraichement recrutés. Décidément semble nous dire Grémillon, la vie est une grande roue qui tourne inlassablement. Aidé de Charles Spaak, le réalisateur n'a plus qu'à concocter pour Lucien Bourrache une issue tragique qui contribuera comme "La bandera", "Pépé le Moko" , "Quai des brumes" et bien d'autres à la construction du mythe Gabin. Malgré la prédominance du drame amoureux si sensiblement décrit, Jean Grémillon, cinéaste humaniste engagén'en n'omet pas pour autant de plier l'esthétique de son film à sa vision clivée de la société selon laquelle dominants et dominés ne vivent pas dans le même monde. Ainsi les intérieurs sophistiqués du Casino de Cannes et de l'appartement parisien de Madeleine sont entièrement filmés en studio à Berlin alors que l'environnement naturaliste où évolue Lucien Bourrache l'est en décors naturels. On notera enfin le recours au chef opérateur allemand Gunther Rittau dont la pratique de l'esthétique expressionniste auprès de Fritz Lang et de Von Sternberg est particulièrement efficiente dans la mise en perspective de l'effondrement mental du triomphant brigadier spaphi descendu de son cheval sans jamais pouvoir y remonter.
    Olivier
    Olivier

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    3,5
    Publiée le 26 août 2018
    Waouw, un film fort, très fort, qui oscille tragiquement bien pour nous faire voyager d'un bonheur flottant à l'impensable dans une scène absolument choquante et époustouflante. Jean Gabin jeune livre deux interprétations magnifiques d'un homme heureux et au-dessus de tout, ainsi que celle d'un homme en-dessous de tout et terriblement triste, il est tout simplement de plus en plus méconnaissable et la mise en scène sait quelles choses montrer pour amplifier et décrire chaque situation. Une chose aussi appréciable est que le film conserve le même rythme, peu importe la situation du personnage de Jean Gabin, ce qui nous permet de nous imprégner de toutes ces émotions et des toutes ces réactions. Quelques mixages sons, ou des plans d'd'établissement réutilisés n'enlèvent tout de même pas le charme de ce bon film !
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,0
    Publiée le 27 juillet 2018
    Un peu déçu quand même. Gueule d’amour est mou et très attentiste. Il se rebiffe parfois mais ça n’épaissit pas le personnage. Seule la fin dramatique apporte une tension qu’on aurait aimé ressentir davantage
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    3,0
    Publiée le 3 mars 2018
    Gueule d’amour est un bon classique à voir, ne serait-ce que pour la prestation de Jean Gabin.
    L’acteur trouve ici un de ses premiers grands rôles qu’il campera à la perfection. Les autres acteurs sont très bons et Mireille Balin en particulier est excellente en personnage double.
    L’histoire, est assez simple mais très efficace car le film a le mérite d’être assez court.
    Il y a une vraie dramaturgie dans l’écriture du film, et la fin est assez prenante.
    Peut-être le classique de Gabin le plus mémorable, mais c’est pas mal.
    Newstrum
    Newstrum

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    3,5
    Publiée le 19 avril 2017
    Un classique de Grémillon où l'on retrouve l'espèce de naturalisme poétique du réalisateur, même si on peut lui préférer aujourd'hui Le ciel est à vous ou Remorques. Voir ma critique complète sur mon blog :
    Eowyn Cwper
    Eowyn Cwper

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    3,5
    Publiée le 2 décembre 2015
    Ce film est une évolution - encore une - dans le cinéma français, qui n'hésite pas à montrer la cruauté de l'amour. Un projet audacieux porté au pinacle par la prestation d'acteurs hors des critères de l'époque dans leur sensibilité, et en plus extrêmement communicatifs dans leur vision de la vie. Pour parler personnellement, c'est un des seuls vieux films qui me fassent substituer, en esprit, les acteurs par ceux qu'on choisit aujourd'hui pour des films profondément sentimentaux et complexes. Riche en sentiments, transmetteur d'émotions, il défend les anciennes valeurs de l'amitié et de la loyauté mais émeut dans ses implications.
    Top of the World
    Top of the World

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2014
    Adapté du roman éponyme d'André Beucler, "Gueule d'amour" de Jean Grémillon raconte une histoire d'amour et d'amitié tragique entre deux hommes, Lucien et René, et une femme, Madeleine, dans la France des années 1930. Le film est remarquable par l'intelligence et le brio de la mise en scène et un montage (aussi effectué par Grémillon) précis et épuré, qui permet en 90 minutes de donner une densité et une ampleur romanesque inattendues au film. Celles-ci viennent aussi d'un scénario impeccablement écrit qui évoque l'impossibilité d'un amour réciproque entre des personnes de différentes classes sociales. Le film peut être vu à cet égard comme une critique cinglante du conformisme bourgeois de l'époque, notamment à travers les personnages horriblement cyniques du majordome et de la mère de Madeleine. Du très bon cinéma, soutenu par des dialogues percutants et par l'interprétation de Jean Gabin, génial dans le rôle-titre.
    Teresa L.
    Teresa L.

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    4,5
    Publiée le 10 mars 2013
    Je montre souvent ce film à des ami(e)s dans la vingtaine (et on m'en reparle toujours d'un ton ému). Tout d'abord parce qu'ils ont rarement l'occasion de voir Gabin jeune, jouant autre chose qu'un daron perclus d'auto-satisfaction. Ensuite parce que le couple qu'il forme avec Balin est moins artificiel ici que dans Pépé le moko- le film, à l'inverse de ce dernier, n'est aucunement misogyne. Ensuite parce que Grémillon multiplie les audaces: mélange de genres, documentaire, ruptures de tons, fondus sarcastiques, etc. Et enfin, parce que le personnage de Balin est donné comme tel et par conséquent nul ne peut avoir de réponse satisfaisante, moins un drame de la jalousie que celui, irrémédiable, de la solitude existentielle.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2013
    Emmener par une excellente Mireille Balin dans le rôle de la femme fatale et surtout par un prodigieux Jean Gabin qui apporte toute sa classe et son talent dans le rôle principal, ce mélodrame français s’inscrit comme étant l’un des plus réussi des années 30. La mise en scène de Jean Gremillon est d’une grande finesse et l’histoire réserve son lot d’émotions. Une œuvre qui s’avère donc bien passionnante, fortement émouvante et qui mérite son statut de classique du cinéma français.
    Guillaume836076
    Guillaume836076

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    4,0
    Publiée le 10 février 2013
    Très bon film de Jean Grémillon.
    Moins connu que ses œuvres ultérieures considérés à juste titre comme des films clés de l'histoire du cinéma français, ce film s'inscrit dans la veine romantico-réaliste des années 30, dont Jean Gabin était en train de devenir le héros mythique avec Duvivier, Renoir et Carné...
    Postérieurement, Grémillon avait essuyé de nombreux échecs injustes - cf à La Petite Lise, incompris- et s'était réfugié dans la réalisation d’œuvres de commandes indignes de son talent, qui éclate superbement ici. Le film n'a pas vieillit techniquement, la photographie est superbe et surtout Grémillon filme avec une modernité étonnante.

    Scénaristiquement bien structurée sur un roman fort d'André Beucler, adapté par Charles Spaak, le sens de l'image et de la direction d'acteur de Grémillon permet une analyse et dénonciation virulente de la lutte des classes par l'intermédiaire d'une histoire d'amour passionnelle entre un simple et naïf soldat devenant ouvrier (Jean Gabin) et une riche parvenue entretenue en mal d'amour (Mireille Balin). A cet égard, les scènes entre Gabin, Balin, le majordome et la belle-mère (talentueuse Marguerite Deval) sont très réussies, dialoguées avec brio par Spaak.

    Chacun des personnages ont leur motivations respectives, bonnes ou mauvaises mais ils ont un but qu'il nous est donné à comprendre et non de juger. Gabin et Balin nous emportent dans ce tourbillon de passion que l'on pressent funeste ou tragique. Ils sont tous deux remarquables. Lui, charismatique et excellent dans l'émotion et la sensibilité -Gabin est et restera un mythe car il a su être tout le monde et jouer sur toutes la palette des sentiments rencontrés dans la vie d'un homme, en ce sens son digne héritier c'est Depardieu- ; elle, belle, cynique, vénéneuse mais déchirante parce qu'en proie à la vacuité désespérée de son existence qu'elle tente de comblée par un amour qu'elle sait impossible...
    L'autre beau personnage, le plus étonnant, c'est celui de l'ami de Gabin, joué par René Lefèvre, un peu insignifiant au départ, mais qui révèle sa force dramatique dans la dernière partie du film. Lui aussi, jouet de Balin, est involontairement celui qui permet au tragique d'advenir; Mais c'est lui qui permet la rédemption du personnage de Gabin, au nom de leur amitié profonde, mais aussi parce qu'il est paradoxalement le personnage le plus lucide, eut égard à sa propre naïveté... Il ne juge pas son ami, peut-être aurait-il fait de même...
    Les dernières scènes sont magnifiques.d'intensité, où l'on ressent la profondeur définitive et fatale de leur amitié, qui laisse penser qu'il ne s'agit plus d'un simple sentiment amical, mais de bien au-delà...
    Grand film !
    NeoLain
    NeoLain

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    5,0
    Publiée le 5 mai 2012
    Amour qui à de la gueule... Un chef-d'œuvre, Jean Gabin qui se laisse évader d'amour et même plus, la passion pour une femme jouer par l'actrice Mireille Balin, une des plus belles femmes des années trente dont sa carrière se brisa, à vous d'en savoir plus sur la vie de cette femme à qui pourtant tout lui à réussi, bref. L'histoire de gueule d'amour est du début à la fin une vérité qui bouscule, qui montre que les sentiments peuvent être aussi fragile qu'un verre qui se brise, qui montre qu'une femme peut-être aussi une peste, belle, égoïste et mauvaise en elle.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 22 juillet 2011
    Il a été dit que le Gabin des années 30 était le grand interprète de la désillusion ouvrière. « Gueule d’amour » en est une bonne illustration. Le film commence comme une comédie kitsch, avec personnage glamour et artificiel de sous-off à beau minois et uniforme bien chamarré, il se termine en mélo populiste et réaliste, où la figure de femme fatale sert surtout à incarner le pouvoir odieux et désespérant de l’argent. Les péripéties précédant le drame final sont très cruellement ironiques. C’est triste, touchant et sans mièvrerie, un des films les plus cinglants, à sa manière, sur les rapports de classes, et c’est servi par tout l’immense talent de metteur en scène de Grémillon. Une pépite du grand cinéma français des années 30.
    chrischambers86
    chrischambers86

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    4,0
    Publiée le 10 juillet 2010
    Jean Gabin revient vite à son image de marque avec "Gueule d'amour", sous la direction de Jean Grèmillon! Un film de commande, certes, mais avec lequel il retrouve son public et qui vaudra à son rèalisateur un succès commercial qui influera heureusement, pendant quelques annèes du moins, sur sa carrière! Tirè d'un roman d'Andrè Beucler qu'avait remarquè Gabin, "Gueule d'amour" est une histoire comme le grand public des annèes 30 les aimait! Tous les ingrèdients y sont: la garce rencontrèe à Monte-Carlo, interprètèe par une Mireille Balin alors en pleine gloire, l'officier de spahis, Gabin, et le copain Renè Lefèvre! "Gueule d'amour" ou l'odyssèe d'un être simple et fruste que sa naïvetè, sa disponibilitè dèsarmèe exposent à tomber dans le piège fèminin, jusqu'à la scène finale, très sournoisement mèlo, mais d'une grande justesse de ton! Un film pudique, ou tout paraît vrai, où un Gabin en pleine possession de son mètier atteint l'intensitè qui alimentera son mythe...
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