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    Gueule d'amour
    note moyenne
    3,9
    123 notes dont 24 critiques
    répartition des 24 critiques par note
    6 critiques
    11 critiques
    6 critiques
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    Votre avis sur Gueule d'amour ?

    24 critiques spectateurs

    Plume231
    Plume231

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    5,0
    Publiée le 25 novembre 2009
    Comme beaucoup de classiques du cinéma français de cette période, Gueule d'amour réussit à rendre l'atmosphère de la France de son époque, celle avec un ciel un peu nuageux, quand même ensoleillé, mais qui va bientôt fortement s'assombrir. Le film aborde à merveille le thème de la fatalité à travers les personnages d'un séducteur naïf, parfaitement incarné par un Jean Gabin qui arrive à nous rendre son personnage très émouvant, et d'une femme fatale complexe loin d'être totalement dénuée de sentiments et de remords, tout aussi parfaitement incarnée par Mireille Balin. La consistance des personnages secondaires n'en est pas pour autant négligée, à l'exemple du bon copain interprété par René Lefèvre. Le scénario et les dialogues sont très brillamment écrits par Charles Spaak et la réalisation de l'injustement méconnu Jean Gremillon souvent inspirée, faisant notamment une très bonne utilisation des extérieurs. Les dernières minutes, tout en étant crédibles, sont très étonnantes. Un chef d'oeuvre.
    Top of the World
    Top of the World

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    4,0
    Publiée le 28 avril 2014
    Adapté du roman éponyme d'André Beucler, "Gueule d'amour" de Jean Grémillon raconte une histoire d'amour et d'amitié tragique entre deux hommes, Lucien et René, et une femme, Madeleine, dans la France des années 1930. Le film est remarquable par l'intelligence et le brio de la mise en scène et un montage (aussi effectué par Grémillon) précis et épuré, qui permet en 90 minutes de donner une densité et une ampleur romanesque inattendues au film. Celles-ci viennent aussi d'un scénario impeccablement écrit qui évoque l'impossibilité d'un amour réciproque entre des personnes de différentes classes sociales. Le film peut être vu à cet égard comme une critique cinglante du conformisme bourgeois de l'époque, notamment à travers les personnages horriblement cyniques du majordome et de la mère de Madeleine. Du très bon cinéma, soutenu par des dialogues percutants et par l'interprétation de Jean Gabin, génial dans le rôle-titre.
    halou
    halou

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    4,0
    Publiée le 18 novembre 2008
    Premières larmes de Gabin à l'écran sur les épaules de René Lefebvre..Un beau film.
    tomPSGcinema
    tomPSGcinema

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    4,0
    Publiée le 2 mars 2013
    Emmener par une excellente Mireille Balin dans le rôle de la femme fatale et surtout par un prodigieux Jean Gabin qui apporte toute sa classe et son talent dans le rôle principal, ce mélodrame français s’inscrit comme étant l’un des plus réussi des années 30. La mise en scène de Jean Gremillon est d’une grande finesse et l’histoire réserve son lot d’émotions. Une œuvre qui s’avère donc bien passionnante, fortement émouvante et qui mérite son statut de classique du cinéma français.
    Teresa L.
    Teresa L.

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    4,5
    Publiée le 10 mars 2013
    Je montre souvent ce film à des ami(e)s dans la vingtaine (et on m'en reparle toujours d'un ton ému). Tout d'abord parce qu'ils ont rarement l'occasion de voir Gabin jeune, jouant autre chose qu'un daron perclus d'auto-satisfaction. Ensuite parce que le couple qu'il forme avec Balin est moins artificiel ici que dans Pépé le moko- le film, à l'inverse de ce dernier, n'est aucunement misogyne. Ensuite parce que Grémillon multiplie les audaces: mélange de genres, documentaire, ruptures de tons, fondus sarcastiques, etc. Et enfin, parce que le personnage de Balin est donné comme tel et par conséquent nul ne peut avoir de réponse satisfaisante, moins un drame de la jalousie que celui, irrémédiable, de la solitude existentielle.
    benoitparis
    benoitparis

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    4,5
    Publiée le 22 juillet 2011
    Il a été dit que le Gabin des années 30 était le grand interprète de la désillusion ouvrière. « Gueule d’amour » en est une bonne illustration. Le film commence comme une comédie kitsch, avec personnage glamour et artificiel de sous-off à beau minois et uniforme bien chamarré, il se termine en mélo populiste et réaliste, où la figure de femme fatale sert surtout à incarner le pouvoir odieux et désespérant de l’argent. Les péripéties précédant le drame final sont très cruellement ironiques. C’est triste, touchant et sans mièvrerie, un des films les plus cinglants, à sa manière, sur les rapports de classes, et c’est servi par tout l’immense talent de metteur en scène de Grémillon. Une pépite du grand cinéma français des années 30.
    Attigus R. Rosh
    Attigus R. Rosh

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    3,0
    Publiée le 3 mars 2018
    Gueule d’amour est un bon classique à voir, ne serait-ce que pour la prestation de Jean Gabin.
    L’acteur trouve ici un de ses premiers grands rôles qu’il campera à la perfection. Les autres acteurs sont très bons et Mireille Balin en particulier est excellente en personnage double.
    L’histoire, est assez simple mais très efficace car le film a le mérite d’être assez court.
    Il y a une vraie dramaturgie dans l’écriture du film, et la fin est assez prenante.
    Peut-être le classique de Gabin le plus mémorable, mais c’est pas mal.
    cbio
    cbio

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    2,5
    Publiée le 16 mai 2010
    bien réalisé, mais le scénario oscille entre mièvrerie et désenchantement et aucun des personnages n'est sympathique. Gabin reste fascinant.
    shev
    shev

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    5,0
    Publiée le 29 septembre 2006
    Voici un réalisateur peu estimé qui le mérite pourtant autant, sinon plus que d'autres de la même époque. Son film est une très belle tragédie, emprunt d'un profond pessimisme. Gabin y trouve là un excellent rôle, qui lui permet d'étendre son registre, et de nous émouvoir.
    soniadidierkmurgia
    soniadidierkmurgia

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    5,0
    Publiée le 9 avril 2021
    "Gueule d'amour" fait partie de la dizaine de films qui ont forgé la légende du Gabin d'avant-guerre. Dix films et quatre metteurs en scène qui ont fait de Jean-Alexis Moncorgé, enfant de la balle, l'acteur français le plus représentatif de cette période troublée où se côtoient le fol espoir vite déçu d'une émancipation de la classe ouvrière et les prémisses d'une guerre mondiale devenue inévitable à cause d'une Europe pacifiste,naïvement aveugle face aux audaces toujours plus inquiétantes d'une Allemagne fanatisée par un Hitler lui offrant une revanche inespérée sur l'humiliation subie avec le Traité de Versailles. Jean Grémillon était l'un de ses quatre réalisateurs. Sa rencontre avec Gabin tient du concours de circonstances. Devenu une immense vedette, l'acteur a depuis plusieurs années dans son viseur, le roman éponyme d'André Beucler (paru en 1926) dont le titre évocateur lui plait beaucoup. Grémillon de son côté est plutôt dans une passe difficile. Après l'accueil désastreux du trop novateur "La petite Lise" (1930) suivi de l'échec public de "Daïnah la métisse" (1931), le jeune réalisateur est devenu persona non grata dans le milieu du cinéma français. C'est le producteur Raoul Ploquin qui lui remet le pied à l'étrier en l'embarquant dans son aventure de coproduction avec la UFA ("Valse royale" et "Les pattes de mouche"). Gabin et Grémillon connaissent bien le scénariste belge Charles Spaak pour avoir chacun déjà travaillé avec lui à deux reprises.Afin de centrer le dilemme amoureux du roman de Beucler sur la personne de Gabin, celui-cisera quelque peu revu et corrigé. Impossible assurément d'établir une hiérarchie entre "Pépé le moko", "La belle équipe", "La grande illusion", "La bête humaine", "Quai des brumes", "Le jour se lève" ou encore "Gueule d'amour", chacun de ses films accédant sans conteste au rang de chef d'œuvre. Il s'agit plus prosaïquement d'observer le miracle Gabin opérer à chaque fois sous nos yeux. Et c'est sûrement avec Grémillon que l'âme profonde de Jean-Alexis Moncorgé est la plus finement mise à nu, laissant apparaître la sensibilité extrême de celui qui comme Lucien Bourrache ne détestait pas se voir affubler du surnom de "Gueule d'amour". En effet la tonalité enjouée de l'entame du film, guidée par la virilité largement exposée du brigadier de retour au pays où il affole tout la gent féminine, suivie des remarques amusée de la hiérarchie à propos de celui qui contribue à un autre pan de la célébrité du régiment de spahis d'Orange va assez rapidement basculer dans une dramaturgie virant au pathétique quand la tranquille assurance de "Gueule d'amour" va se heurter à Madeleine Courtois (Mireille Balin), lointaine héritière des demi-mondaines et autres cocottes qui firent la pluie et le beau temps dans les corps et les cœurs des grandes fortunes du XIXème siècle. Sidéré devant cette femme à la féminité raffinée qui le toise et le domine, "Gueule d'amour" redevenu Lucien Bourrache aux manières plutôt gauches, va rapidement entrer en méprise profonde. Départi de son uniforme et du prestige de l'institution qu'il représente, Lucien redevient le prolétaire anonyme très vite désorienté quand il décide de suivre Madeleine à Paris où il la visite régulièrement dans le luxueux appartement de son amant argenté. Sa force brute et son charisme animal ne parviendrontbien sûr jamais à combler le fossé qui le sépare de celle qui s'est hissée dans les plus hautes sphères en jouant de ses charmes, cornaquée par sa mère (Marguerite Deval) qui l'a précédée dans la même voie. Dès lors,la partie semble jouée et Lucien Bourrache complétementbrisé n'aura plus qu'à repartir vers Orange où il constatera amèrement que "Gueule d'amour" n'est plus qu'un lointain souvenir pour celles qui désormais se pâment devant les nouveaux spahis fraichement recrutés. Décidément semble nous dire Grémillon, la vie est une grande roue qui tourne inlassablement. Aidé de Charles Spaak, le réalisateur n'a plus qu'à concocter pour Lucien Bourrache une issue tragique qui contribuera comme "La bandera", "Pépé le Moko" , "Quai des brumes" et bien d'autres à la construction du mythe Gabin. Malgré la prédominance du drame amoureux si sensiblement décrit, Jean Grémillon, cinéaste humaniste engagén'en n'omet pas pour autant de plier l'esthétique de son film à sa vision clivée de la société selon laquelle dominants et dominés ne vivent pas dans le même monde. Ainsi les intérieurs sophistiqués du Casino de Cannes et de l'appartement parisien de Madeleine sont entièrement filmés en studio à Berlin alors que l'environnement naturaliste où évolue Lucien Bourrache l'est en décors naturels. On notera enfin le recours au chef opérateur allemand Gunther Rittau dont la pratique de l'esthétique expressionniste auprès de Fritz Lang et de Von Sternberg est particulièrement efficiente dans la mise en perspective de l'effondrement mental du triomphant brigadier spaphi descendu de son cheval sans jamais pouvoir y remonter.
    Attila de Blois
    Attila de Blois

    Suivre son activité 323 abonnés Lire ses 3 214 critiques

    4,0
    Publiée le 19 avril 2020
    Un excellent film sur la dépression amoureuse plus que sur l'amour lui-même. Un thème dur pour qui l'a vécu ou le vit et justement bien traité par Jean Grémillon. Ce dernier ne tombe jamais dans la mièvrerie. Les acteurs, eux, sont convaincants avec en première ligne notre Jean Gabin national. A voir.
    weihnachtsmann
    weihnachtsmann

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    3,0
    Publiée le 27 juillet 2018
    Un peu déçu quand même. Gueule d’amour est mou et très attentiste. Il se rebiffe parfois mais ça n’épaissit pas le personnage. Seule la fin dramatique apporte une tension qu’on aurait aimé ressentir davantage
    Alasky
    Alasky

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    3,5
    Publiée le 29 septembre 2020
    Belle interprétation du grand Gabin, déjà un monument à l'époque, dans un de ses rôles qui feront de lui un acteur mythique. Comédie douce amère, avec ce petit charme désuet des années 30 que j'aime beaucoup.
    NeoLain
    NeoLain

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    5,0
    Publiée le 5 mai 2012
    Amour qui à de la gueule... Un chef-d'œuvre, Jean Gabin qui se laisse évader d'amour et même plus, la passion pour une femme jouer par l'actrice Mireille Balin, une des plus belles femmes des années trente dont sa carrière se brisa, à vous d'en savoir plus sur la vie de cette femme à qui pourtant tout lui à réussi, bref. L'histoire de gueule d'amour est du début à la fin une vérité qui bouscule, qui montre que les sentiments peuvent être aussi fragile qu'un verre qui se brise, qui montre qu'une femme peut-être aussi une peste, belle, égoïste et mauvaise en elle.
    Olivier
    Olivier

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    3,5
    Publiée le 26 août 2018
    Waouw, un film fort, très fort, qui oscille tragiquement bien pour nous faire voyager d'un bonheur flottant à l'impensable dans une scène absolument choquante et époustouflante. Jean Gabin jeune livre deux interprétations magnifiques d'un homme heureux et au-dessus de tout, ainsi que celle d'un homme en-dessous de tout et terriblement triste, il est tout simplement de plus en plus méconnaissable et la mise en scène sait quelles choses montrer pour amplifier et décrire chaque situation. Une chose aussi appréciable est que le film conserve le même rythme, peu importe la situation du personnage de Jean Gabin, ce qui nous permet de nous imprégner de toutes ces émotions et des toutes ces réactions. Quelques mixages sons, ou des plans d'd'établissement réutilisés n'enlèvent tout de même pas le charme de ce bon film !
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