Edward aux mains d'argent
Note moyenne
4,4
81403 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

1 610 critiques spectateurs

5
1020 critiques
4
390 critiques
3
106 critiques
2
61 critiques
1
20 critiques
0
13 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 6 juin 2016
Edward aux mains d'argent, sorti en 1990, pourrait se résumer bien simplement à une adaptation à la sauce Burtonienne du mythe de Frankenstein. Edward est un jeune homme reclus dans un grand château aux allures gothiques, implanté sur une colline qui surplombe une banlieue moderne. Créé de toute pièce par un savant décédé, il a tout d'un humain, si ce ne sont ces deux mains, pourvues de ciseaux remplaçant ses doigts. Il va être l'objet de la curiosité d'une ville entière lorsqu'il va intégrer tant bien que mal le quotidien d'une famille de cette bourgade. Edward va être plus ou moins adopté par cette communauté, jusqu'à ce qu'un malheureux accident fasse tout dégénérer.
J'ai découvert ce film du haut de mes dix ans, en sixième donc. Aujourd'hui, j'ai dix-huit ans, et je ne m'en suis toujours pas remise. Je me souviens encore de la façon atroce dont mon cœur s'est brisé lors de la scène finale, et des étoiles mêlées aux larmes dans mes yeux face à la fabuleuse Ice Dance. Edward aux mains d'argent est le premier film à avoir profondément marqué mon âme d'enfant, me faisant découvrir à la fois la magie du cinéma, le caméléon Johnny Depp et l’œuvre de Burton dans toute sa splendeur.

Je trouve ce long-métrage d'une richesse thématique, visuelle et émotionnelle phénoménale, ainsi que d'une grande efficacité quant à sa capacité à émerveiller tout en dénonçant quelque chose de très fort, problème toujours présent dans la société actuelle: la discrimination. Burton nous présente alors une satire de la société, mettant en scène une jolie banlieue typiquement américaine dont les maisons sont toutes parfaitement bien alignées et dans laquelle les hommes partent tous au travail le matin tandis que leurs femmes vaquent à leurs occupations à la maison, qui consistent principalement à se tenir informées du moindre petit ragot. La société critiquée ici est celle qui refuse la différence, après avoir pourtant été attirée par celle-ci.
Ce conte décalé, comme de multiples œuvres de Burton, puise beaucoup d'inspiration dans divers mouvements artistiques.
On y retrouve ainsi l'expressionnisme allemand: en effet, nous pouvons voir une source d'inspiration dans Métropolis, qui présente également une figure de scientifique effectuant des expériences sur un corps d'apparence humanoïde dans son laboratoire, ou encore Nosferatu avec l'image du château isolé au sommet de la colline. Cette dernière œuvre permet de faire le lien avec un second mouvement, le mouvement gothique. On revisite ici tous ses codes: ambiance sombre, adaptation du mythe de Frankenstein, architecture du château éloigné de toute trace de vie... Enfin, la poésie décalée du film est ponctuée de touches romantiques donnant du baume au cœur, ainsi que d'une bonne dose de surréalisme. Tous ces éléments font d'Edward aux mains d'argent un film qui ne se regarde pas avec les yeux, mais qui se ressent avec l'âme, et l'un des rares films au palmarès de mes favoris.

Dans ce film, chaque personnage est emblématique d'une idée, porteur d'un message.
Commençons par le plus important, le personnage principal. Edward est profondément bon, symbole même de l'innocence qui ne connaît pas le mal. Sa perception du monde est erronée car il a toujours vécu en deçà. Il représente le Monstre, une créature ou un individu dont l'apparence, le comportement, surprend par son écart avec les normes d'une société. Le monstre, du latin monstranum, est celui qui va être montré, exposé au monde: on le donne en spectacle tel une bête de foire. Coté apparence, avec ses entailles plein le visage, ses vêtements et ses cheveux noirs, ce personnage est en nette opposition avec tous les autres qui sont quant à eux très colorés au niveau vestimentaire. Il tentera tant bien que mal de cacher cette différence aux yeux du monde et de s'habiller de la même manière que les autres, cependant cet essai se terminera sur un échec, et il déchirera lui-même ces vêtements qui ne lui correspondent pas avec ces ciseaux. Ce geste peut être considéré comme emblématique: même s'il tente de s'intégrer à cette société, sa différence fait et fera toujours de lui un étranger au sein de celle-ci. Le noir sur ses vêtements, en plus d'accentuer le contraste entre le jeune homme et le reste des protagonistes, peut être assimilé au deuil qu'il porte depuis la mort de son Père, à l'austérité et à l'abandon. Contraste également avec sa peau très pale, synonyme de pureté.
Les ciseaux sont ici pour lui rappeler le cadeau perdu dans la scène d'ouverture, les mains. La main établit le contact hum-main, et c'est bel et bien cela dont le jeune homme va être privé tout au long du film. Effectuer un baise-main, demander la main de quelqu'un... Toute une gestuelle de reconnaissance, de dignité part effectivement des mains. Elles sont aussi le symbole du toucher, qui est également refusé à Edward et donne naissance à la réplique culte: «Hold me. -I can't...». Grâce à nos mains, tout un patrimoine génétique est à notre portée, notamment avec les empreintes digitales qui marquent notre unicité en tant qu'individu. La main donne, reçoit, elle fait le lien, tout simplement, et le jeune homme en est privé. Cependant, si Edward est monstrueux d'apparence, il reste profondément humain dans son fond intérieur. Tout le contraire des habitants du quartier dont les maisons, vêtements et autres excentricités colorées cachent la noirceur de leurs âmes.

Nous assistons ici à la première collaboration d'une très longue série entre Johnny Depp et Tim Burton. Et quelle merveilleuse performance que celle du jeune homme, qui nous fait ressentir toute la solitude et la fragilité de ce personnage mélancolique sans avoir besoin de toucher un seul mot. Sortant des sentiers battus, l'acteur tenait à jouer ce rôle afin de se dégager de cette image de bad-boy pourfendant les cœurs de ces jeunes demoiselles. S'il nous fend tout de même le cœur par sa performante, tout en retenue et en justesse, nous pouvons considérer cela comme chose faite, car son talent d'acteur est ici révélé au grand jour. Ainsi, tout le monde a pu découvrir le caméléon aux multiples facettes.

Après Ed Wood, ce film est le deuxième long-métrage pouvant être considéré comme une autobiographie du réalisateur, car il est possible de voir dans le personnage d'Edward un véritable double de Tim Burton. En effet, ce dernier est, tout comme le jeune homme, un artiste considéré comme un outsider au vu des normes imposées par la société. Il est très intéressant de noter que le savant qui crée Edward est joué par Vincent Price, un acteur ayant fortement influencé le réalisateur, idole de son enfance, héros de ses rêveries gothiques et morbides. En effet, dans son premier court-métrage indéniablement autobiographique, Vincent, le protagoniste est tout comme lui un enfant solitaire et rêveur, étranger au monde réel, dont la passion pour ledit Vincent Price vampirise l'imaginaire. Nous pouvons donc voir dans ce choix de casting une métaphore de Price en tant que père rêvé de Burton, qui le construit et le fait devenir le personnage marginal que nous chérissons tant. Vincent Price est ici l'Inventeur d'Edward, le Dieu. Oublié de tous du haut de sa colline, il tente de créer l'homme parfait et meurt avant de l'avoir achevé. Comme précisé plus haut, les apparences sont trompeuses dans ce long-métrage. Edward, le fils qu'il s'est créé, viendra prendre sa place sur la colline à la fin du film et fera tomber la neige sur la terre, donnant au monde les rêves qui lui manquaient. Nous pourrions nous demander si le Créateur n'avait pas par inadvertance donné naissance à un monstre. La réponse est non, car le jeune homme cache une âme pure et innocente sous ses apparences monstrueuses. S'il fait le mal, c'est uniquement par inadvertance et maladresse.
Winona Ryder est aussi du voyage. Burton faisait jouer la jeune actrice pour la première fois dans Beetlejuice. Étant à l'époque la petite amie de Johnny Depp, leur complicité à l'écran n'est donc pas feinte et ajoute même une petite touche de magie au film. Le regard de la jeune fille envers Edward évolue en opposition avec le regard de ses pairs, passant de la méfiance à l'amour.

Diane Wiest joue ici le rôle de Marraine la bonne fée, étant clairement le personnage le plus emblématique du conte dans ce long-métrage. Edward ne l'effraie pas et elle l'adopte immédiatement, le prend sous son aile, allant même jusqu'à l'accueillir chez elle et à lui présenter sa famille. Elle incarne à l'écran l'image de la Mère qui manque au jeune homme.
Passons au dernier élément, mais pas des moindres, dans la symbolique des personnages: le bon peuple. Les gens cantonnés à leurs belles certitudes, habitudes, qui pensent tout savoir. Ce film interroge la définition-même de ce qu'est un monstre, et c'est finalement ce beau monde qui va se comporter de façon monstrueuse envers Edward, constat dur et désespéré de la nature humaine. spoiler: La scène durant laquelle la foule se rassemble afin de le chasser jusqu'à son propre château dans lequel il s'est réfugié en est véritablement emblématique
. La curiosité et l'adoration ont cédé leur place à la peur, et ils veulent désormais détruire le jeune homme, au prétexte d'un acte qu'ils l'ont poussé à commettre contre son gré.

Fantastique, ce conte l'est. Brutal, aussi, lors des explosions de violence d'Edward. Car si le jeune homme est profondément gentil, il se heurte à la méchanceté du monde. Le rejet du monde pousse Edward à se haïr lui-même, et le plan dans lequel il déchire la tapisserie de la salle de bain avant de se regarder dans le miroir ne peut que nous déchirer le cœur. Penchons-nous quelques instants sur la symbolique du miroir. Le miroir reflète la vérité, supposé montrer l'âme de celui qui se tient devant. Edward se retrouve confronté à son reflet, ainsi il se rend compte qu'il n'aura jamais sa place dans ce monde, qu'il y est manipulé. Le jeune homme taillade la tapisserie de rage et cela donne lieu à une tension de plus en plus palpable qui atteindra son apogée dans le climax du film spoiler: avec le meurtre de l'ex petit ami de Kim
, moment frappant de cruauté.
Cependant, en parallèle avec cette violence dévastatrice, Burton nous offre ici des scènes à la féerie tout simplement splendide. Le rêve déborde de l'écran et vient toucher nos âmes, porté par une bande-son merveilleuse. Les émotions sont décuplées et on ne visionne plus le film: on le vit. En cela, les scènes du final et de la danse de Kim comptent parmi celles qui m'ont le plus touchée à ce jour. Le personnage d'Edward est conscient de sa différence et l'utilise afin de créer malgré tout. Il s'exprime à travers ce handicap qui lui permet de faire de l'art, de sculpter formes ou visage avec sa simple imagination ou, finalement, de faire tomber de la neige (un autre symbole de pureté) sur un quartier tout entier.

Ce long-métrage met ainsi en avant l'un des thèmes emblématiques de la filmographie de Tim Burton: la solitude, la différence. Rentrer dans un moule ou être confronté à la solitude infinie sont les seules options possibles. C'est le message et la critique que semble nous faire passer le cinéaste, critique qui transcende les années afin de venir s'inscrire, toujours aussi frappante de vérité, dans la modernité de la société. Comme souvent chez Burton, la beauté se cache ailleurs. Ici, dans le cœur du jeune homme et non pas sous les couches de maquillage des mégères du quartier.

Je tiens tout particulièrement à accorder une mention spéciale à Danny Elfman. En tant que parfaite indécise, j'ai toujours eu beaucoup de mal avec les préférences. Cependant, je n'hésiterais pas une seule seconde avant d'affirmer qu'Elfman est mon compositeur favori. Son travail sur le film est absolument magistral, époustouflant... Magique, tout simplement. Il me suffit d'entendre les premières notes de la fabuleuse Ice Dance pour replonger immédiatement dans cet univers féerique, qui ne manque jamais de me donner des frissons. Je redeviens l'enfant que j'étais lors du premier visionnage de cette oeuvre, les yeux écarquillés devant le film qui a fait naître en moi la passion du cinéma.
AV ciné
AV ciné

129 abonnés 688 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2023
Un très beau grand classique poétique du très talentueux Tim Burton !
L'histoire est très bonne et l'univers un peu gothique est plaisant.
Johnny Depp nous offre une superbe performance, il est juste formidable dans son rôle et Winona Ryder est très agréable et absolument très belle !
Dianne Wiest est très sympathique et Anthony Michael Hall est satisfaisant.
Tous les autres acteurs sont très corrects et les images sont convaincantes.
Les décors sont très bons comme pour le très original quartier résidentiel avec les maisons de chaque couleur !
Les tenues des personnages sont très satisfaisantes, le costume d'Edward est très bien conçu et Johnny Depp est vraiment incroyablement grimé.
Les ciseaux d’Edward sont très bien faits et le château où il vivait est très convaincant.
L'ambiance est très plaisante et la bande originale est fabuleuse !
Les petites pointes d’humour sont assez amusantes et l'émotion est présente !
On est vraiment très touché par la beauté du récit et la morale sur l'acceptation malgré les différences est absolument très bien, la romance entre Edward et Kim est vraiment magnifique !
Un film donc très réussi et absolument très bien pensé, c’est vraiment l’un des meilleurs films du très créatif Tim Burton avec un Johnny Depp totalement génial et surtout marquant !
On passe un merveilleux moment dans un esthétisme en plus très soigné !
J.Dredd59
J.Dredd59

124 abonnés 707 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 mars 2016
Pour moi le meilleur Burton, on a tout son univers : le gothique, l'amour, la dénonciation de la société trop modélisée, les desperates housewives américaines, Johnny Depp qui joue bien, une actrice décalée (Wynona Ryder dans un de ses meilleur rôle d'ailleurs), une superbe musique dans le ton, un scénario solide et sympa, une trame un peu classique mais efficace et de bons effets spéciaux.
Bref une réussite qui mériterait plus de publicité, davantage qu'un étrange Noël de M. Jack, mais Disney n'est pas derrière ici...
Karim A.
Karim A.

49 abonnés 616 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 26 janvier 2016
Un hymne à la tolérance, le gentil c'est le monstre aux ciseaux, les méchants c'est souvent nous.
Film touchant, naïf et humaniste.
anonyme
Un visiteur
4,0
Publiée le 16 novembre 2016
Vous dire que ce film est sublime, c'est un peu comme vous dire que Le Pen est méchant, que Trump sera un mauvais président et que la guerre c'est mal....En bref c'est correct. Et c'est peut-être ce qui frappe dans ce film, c'est qu'il est correctement sublime par les sentiments qui se dégagent de chaque personnages et de ce que l'on ressent à la fin. En ce jour de célébration internationale de la tolérance, comment ne pas rendre hommage à ce film qui montre la force de ce sentiment indémodable.Voilà regardez ce film, c'est un conseil parce que cette critique est tellement raté que je préfère vous laisser les rênes de votre vie.
Allez Ciao
alice l.
alice l.

21 abonnés 136 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 janvier 2016
Est t'il possible de ne pas apprécier ce chef -d'oeuvre ? Non je ne pense pas ça relève presque de l'impossible . Burton nous offre un des films de toutes sa carrière des plus personnel . Le personnage d'Edward , un jeune garçon aux mains de ciseaux est bouleversant à la fois timide et torturé . Jonny Deep incarne à merveille son rôle . L'histoire en est serte très simple mais relève à la fois de la beauté , de la sensibilité . La société dans lequel nous nous trouvons est conformiste et ce Edward vient faire ''tache'' dans ce décor où être différent n'est pas accepter . Un aspect encore bien présent actuellement malheureusement .Alors Edward n'est peut être pas un ''humain'' à proprement parlé puisqu'il à été ''fabriqué'' par un inventeur qui n'a pas eu le temps de le finir mais sans doute dans le sens morale du terme il y est bien plus humain que tout les habitants de cette banlieue réuni . Encore une fois c'est du grand Burton , du pur génie on avance dans un univers qu'on lui reconnait bien sombre ,un univers pleins de noirceur mais d'une beauté à coupé le souffle .
Michel1664
Michel1664

31 abonnés 839 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 décembre 2015
Un bien beau film de Tim Burton. Un conte sur la différence assez triste et très original avec des personnages attachants par leur gentillesse (Edward, la maman et la fille). Bien que tout le voisinage de la famille soit bien "spécial", la vitesse à laquelle ils acceptent puis rejettent Edward est tout de même un peu trop extrême/simpliste. Le coup du copain jaloux à mort aussi un peu convenu. C'est un film très poétique, peut-être un poil trop pour un type terre à terre comme moi :-)
NarnoNarno
NarnoNarno

51 abonnés 726 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 décembre 2015
Conte onirique et philosophique où l'imagination foisonnante "burtonienne" fascine notre regard et nos émotions, "Edward aux mains d'argent" est une oeuvre baroque et colorée où se bousculent la pureté, la différence, l'étrangeté, le burlesque, le monde de l'enfance et le monde de l'adulte, la naïvité et l'innocence, la maturité nocive et ignorante, la standardisation de la communauté. Conte satirique également où la société de consommation d'un american way of life n'est pas épargnée. Tim Burton trouve dans le style et le thème "Edward aux mains d'argent" l'un des fondements d'un cinéma qui lui est propre, ingrédients ciselés à la perfection pour une recette aussi juste et poignante que celle d'un chef d'oeuvre.
Shawn777

832 abonnés 4 007 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 novembre 2015
Au risque d'aller au sens contraire de tout le monde, "Edward aux mains d'argent" n'est pas, pour moi, le meilleur film de Tim Burton. Sortit en 1990, ce film est la toute première et c'est le début d'une grande et ingénieuse collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton. Le scénario est très original et on reconnait très bien l'univers de Burton avec son coté gothique mélangé à la couleur, la fantaisie et à l'humour et ce film en est la parfaite illustration. Il y a ici également beaucoup d'amour et de poésie puisque le film raconte une "romance" entre spoiler: Edward et Kim mais elle est quelque part impossible et la fin du film en est d'ailleurs à la fois magnifique et triste.
Le rythme du film est très bon puisque l'on ne s'ennuie pas une seconde et une fois qu'on est rentré dans le film, on ne peut plus en sortir mais c'est un peu l'effet Burton car il procure dans chacun de ses films la bonne dose de magie nécessaire pour nous faire oublier tout ce qu'il y a autour et ne penser qu'au film qu'on a devant les yeux. Les décors sont géniaux tout comme le maquillage de Johnny Depp qui est encore une fois méconnaissable. La mise en scène est aussi très bien faite et très soignée, surtout lors d'une courte scène durant laquelle toutes les voitures de la banlieue, qui d'ailleurs parodie ici très bien les petites banlieues américaines et leur commères, sortent de leur garage en même temps pour partir. La B.O signée Danny Elfman est aussi belle que le film et elle colle très bien avec. Du coté des acteurs, ils sont tout simplement géniaux, surtout évidemment Johnny Depp qui interprète son rôle à merveille. "Edward aux mains d'argent" est donc un immanquable de Tim Burton et il est donc absolument à voir !
Amine B
Amine B

5 abonnés 25 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 octobre 2015
super beau film d'amour,comédie, peur,... bref ce film est fantastique tous ce qu'on demande
anonyme
Un visiteur
4,5
Publiée le 27 décembre 2017
Voici la première collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton, un film qui mélange romantique, comédie, humour, fantastique et drame.
C'est l'histoire du personnage de Edward (Johnny Depp) qui à été créer par un inventeur mais n'a pas pu terminer son oeuvre en raison de sa mort. Edward est un personnage pas comme les autres, il n'a pas été terminé par son créateur, il lui manque ses mains qui ont été remplacer par des ciseaux. Ayant jamais sorti de son chateau, il va etre acueillit dans une famille ou il va découvrir la vie et tomber amoureux pour la premiere foi de Kim (Winona Ryder).
Un chef d'oeuvre de Tim Burton et son meilleur film, une trés beau film avec de beau décors. Une histoire triste et émouvante, Johnny Depp interprete à merveille son personnage timide et perdu, Winona Ryder talentueuse joue un personnage ayant au début peur du personnage de Edward qui le trouve assez bizarre va eprouver des sentiments pour lui en apprenant à le connaitre. a voir absolument.
anonyme
Un visiteur
5,0
Publiée le 21 septembre 2015
Ce film est une véritable œuvre d'art, tel une poésie pleine d'émotion.
Très coloré et très sombre à la fois, psychologiquement brutal par moments, sans oublier ce fameux côté gothique, très cher à Mr. Tim Burton.
Ce film nous conte l'histoire d'un personnage qui sort du commun du mortel, Edward (Johnny Depp), et qui a une multitude de lames de ciseaux à la place des mains.
Innocent, timide et torturé psychologiquement, mais vraiment très habile de ses "mains"; voilà qui est Edward, pour simplifier.
Celui-ci a toujours vécu en reclus dans le haut manoir où il a vu le jour, jusqu'à ce qu'il rencontre une vendeuse à domicile (Diane wiest), qui le fît venir vivre chez elle. De là, les ennuis commencent...
Car la tendresse et la naïveté sont au rendez-vous, mais aussi la peur, la colère et la jalousie, sans oublier... la mort...
Dans ce film fantastique / poétique, rien n'a été laissé au hasard.
Les acteurs (actrices) jouent à la perfection, les décors nous font entrer dans ce monde étrange, et la bande son nous fait littéralement voyager au cœur même de l'histoire.
Les effets spéciaux (ne pas oublier la date de sortie de ce film) sont magnifique, on y croirait presque.
Bref... ce film est réellement un des plus pur chef-d'œuvre de l'univers cinématographique.
anonyme
Un visiteur
3,5
Publiée le 4 septembre 2015
Les décors du film sont assez beau et Tim Burton nous plonge bien dans son monde a lui !!! Parfois je trouve que le personnage de Johnny Depp est assez énervant !!! Je trouve que quelques fois le film est assez lent est traîne en longueur mais dans l'ensemble Edward aux mains d'argent est un bon petit film avec en plus une musique superbe composée par Danny Elfman !! A voir en famille 7/10!!
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)
Lucas L (LeBigKalu sur SensCritique)

104 abonnés 386 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 9 avril 2017
Edward aux mains d'argent, c'est mon Burton préféré. Quand on me dit Burton, je pense à ce Film, c'est un film d'une poésie qui me subjugue à chaque visionnage, et qu'il est beau ce Film, qu'il est beau, les acteurs sont géniaux et je le dis tout le temps mais la c'est vrai, Johnny Depp c'est un de ses meilleurs rôles, Winona Ryder je crois que c'est son premier bon rôle et elle est excellente, la réalisation de Burton elle est incroyable, et les plans sont iconique, quand on me dit Edward aux mains d'argent je pense au plan, ou Edward court avec la police et les habitants derrière lui, ce plan il m'a imprégné la rétine et il est tellement fort, au niveau des designs c'est ultra contradictoire on à Edward et son château qui sont ultra noir presque gothique on se croirait dans Hellraiser, et de l'autre côté on a la banlieue toute coloré et un peu paradisiaque mais monotone. 18,5/20
Kev T
Kev T

43 abonnés 659 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2018
Tim Burton est, pour moi, magistral lorsqu'il réalise ce genre d'oeuvre gothique à la fois enfantine et mature. Depp est tout aussi magistral lorsqu'il peu interpréter l'innocence et la cruauté dans le même personnage. Pas étonnant que ce film ait eu ce succès : il est multi-générationnels car il nuance les traits de l'humain.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse